Chapitre 121
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Traducteur/éditeur : Ordre
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Chapitre 121 : Elbridge, dix-huit ans (1)
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À la fin du combat, l’odeur âcre des bêtes démoniaques céda la place à celle du sang.
Tandis que les chevaliers ôtaient leurs casques pour se rafraîchir, Jansen circulait parmi eux et les encourageait.
« Vous vous êtes tous bien battus. Continuons comme ça. »
Jansen avait une bonne raison d’encourager les chevaliers : il était le chef de l’expédition.
Après avoir encouragé chaque chevalier et vérifié leur état, Jansen revint vers Reto et Elbridge avec un grand sourire.
« Alors, qu’en dites-vous ? Nous ne sommes peut-être pas aussi bons que les chevaliers de la Forteresse d’Hébron, mais… nous sommes quand même utiles, non ? »
« Vous êtes bien plus qu’utiles. »
Lors du combat qui venait de s’achever, le chef de l’expédition, Jansen, n’avait pas eu besoin de donner des ordres compliqués.
Même sans instructions détaillées, chaque chevalier avait agi comme une partie d’un seul organisme et rempli son rôle à la perfection.
Dès le début du combat, les chevaliers s’étaient déployés en formation défensive, avaient brisé la charge des bêtes démoniaques et protégé le mage chargé de sceller le démon.
Ils semblaient se battre exclusivement sur la défensive, mais dès qu’une bête démoniaque menaçante apparaissait, ils formaient une escouade d’assaut, traversaient le champ de bataille et l’interceptaient.
Grâce à cette coordination, ils avaient affronté plus de dix bêtes démoniaques sans subir la moindre blessure grave.
Reto était impressionné.
« Ils ont l’air plus doués pour chasser les bêtes démoniaques que les chevaliers de la Forteresse d’Hébron. »
« Même si tu dis ça par politesse, ça fait plaisir à entendre. »
« Je ne le dis pas par politesse. »
Jansen rit de bon cœur.
« C’est vrai. Autant être bons dans au moins un domaine. »
Les chevaliers de la Forteresse d’Hébron, au nord, étaient spécialisés dans les combats contre un petit nombre d’adversaires puissants, où les imprévus étaient légion. Autrement dit, ils étaient spécialisés dans la lutte contre les démons.
Ils accordaient plus d’importance à la vivacité d’esprit qu’aux stratégies bien réglées, et aux aptitudes individuelles et à l’instinct plutôt qu’aux mouvements de groupe.
Ces chevaliers, en revanche, ne cherchaient pas à se distinguer individuellement : ils s’appliquaient à lire le cours du combat et à remplir leur rôle au sein du groupe. Leur force résidait dans une coordination sans faille, et ils étaient spécialisés dans la chasse aux bêtes démoniaques plutôt que dans la lutte contre les démons. Leur approche était différente, mais ils étaient excellents.
Après tout, ils avaient rejoint la troisième expédition…
Jansen avait expliqué que deux expéditions avaient déjà échoué et que celle-ci était la troisième.
Lorsqu’une expédition échouait, on avait coutume de rassembler des personnes plus capables que celles de la précédente et d’en préparer une nouvelle.
La deuxième expédition avait été meilleure que la première, et la troisième était meilleure que la deuxième. Il n’y avait pas de place pour des chevaliers médiocres dans cette troisième expédition.
La preuve : Elbridge et Reto étaient les seuls jeunes chevaliers de l’expédition.
Même les plus jeunes parmi les autres avaient dépassé la trentaine, et les chevaliers plus âgés avaient les cheveux gris.
Les chevaliers et les paladins commençaient au plus tard à servir comme écuyers vers la fin de leur adolescence. Nombre d’entre eux avaient donc probablement vécu sur les champs de bataille avant même la naissance de Reto et d’Elbridge.
En pratique, tous les chevaliers de cette expédition étaient capables de diriger une petite expédition.
Jusqu’ici, Reto avait discrètement considéré ces chevaliers comme ses inférieurs.
Il en éprouva un peu de honte.
… Je n’ai passé que peu de temps à la forteresse, et pourtant je me suis monté la tête sans même m’en rendre compte.
Jansen reprit alors d’un ton grave :
« Le premier combat s’est plutôt bien passé, mais ne baissez pas votre garde. Si le démon ne pouvait contrôler qu’une douzaine de bêtes démoniaques, la précédente expédition n’aurait pas été anéantie. »
« … Anéantie ? »
« Oui. La première expédition est revenue avec des pertes et nous a rapporté ce qu’elle avait appris, mais personne n’est revenu de la deuxième. Tout ce que nous savons vient de la première expédition. »
Reto se raidit légèrement et demanda : « À quel genre de démon avons-nous affaire, sieur Jansen ? »
Elbridge répondit à sa place :
« Il est fort probable qu’il contrôle bien plus de bêtes démoniaques que ça, ou que celles-ci aient muté et soient devenues plus dangereuses. »
Tout en parlant, Elbridge poussa du pied les cadavres au sol.
À l’exception de la bête démoniaque semblable à un oiseau qu’ils avaient chassée en premier, toutes ressemblaient à des chiens.
Jansen approuva l’hypothèse d’Elbridge.
« Nous le pensons aussi. La première expédition a signalé la présence de près de trente bêtes démoniaques. Et il est fort possible que ce ne soit pas tout. »
« … Plus de trente. »
Il serait difficile d’affronter autant d’ennemis sans subir de pertes.
Voyant l’inquiétude de Reto, Jansen s’excusa tardivement :
« Je suis désolé de vous avoir entraînés tous les deux dans ce combat. Mais nous avions désespérément besoin de votre aide. Vous avez des atouts que des chevaliers ordinaires comme nous ne possédons pas. »
Reto et Elbridge acquiescèrent.
* * *
L’expédition longea la lisière d’une petite forêt pendant deux jours.
Le terrain, qui leur avait d’abord paru plat, se mit peu à peu à grimper en pente douce.
Ce n’était ni escarpé ni imposant comme les montagnes du nord. On aurait plutôt dit une grande colline, ou peut-être une petite montagne.
La forêt s’arrêta lorsqu’ils atteignirent le sommet.
Au sommet de la colline s’étendait un champ découvert, couvert d’herbe qui leur montait des chevilles jusqu’aux genoux.
Au-delà, le terrain s’inclinait brusquement, presque à la verticale, comme une falaise.
Un nuage violet était visible derrière la falaise. C’était le signe habituel qu’un démon était sur le point d’apparaître.
« On dirait qu’un démon va surgir. »
« Restons sur nos gardes. Dites à tout le monde de ne pas se relâcher. »
Les chevaliers remarquèrent alors que l’herbe au sommet de la colline avait été aplatie en plusieurs endroits.
« Il y a quelque chose, là-bas. »
« On dirait une armure… »
Les chevaliers de l’expédition regardèrent autour d’eux. Des ossements humains et des fragments de métal jonchaient le sol.
Ils ramassèrent les morceaux de métal et les examinèrent.
Plusieurs chevaliers reconnurent parmi les débris les emblèmes d’églises qu’ils connaissaient, ainsi que des traces laissées par des chevaliers de leur connaissance.
« On dirait les restes de la précédente expédition. »
« La deuxième expédition est morte ici ? »
« Probablement. »
« Hmm… »
Elbridge fit signe à tout le monde de s’approcher et parla à voix basse.
« Venez par ici. Restez accroupis. »
Les chevaliers se penchèrent et s’approchèrent d’Elbridge.
Devant lui s’étendait une pente rocheuse presque verticale, comme si un géant l’avait creusée à la pelle. À cause de sa forte déclivité, rien ne leur bouchait la vue et ils pouvaient voir très loin.
Ils aperçurent alors une masse noire en contrebas.
« C’est… »
La masse était composée des bêtes démoniaques semblables à des chiens qu’ils avaient vues plus tôt.
Le problème, c’était qu’elles n’étaient pas dix, ni vingt, ni même trente.
Elles étaient facilement plus d’une centaine, et chacune était plus grosse qu’un veau.
Quand l’écart numérique dépassait un certain seuil, ni l’habileté ni la tactique ne pouvaient plus le combler.
C’était précisément leur situation. Ils avaient repoussé une dizaine de bêtes démoniaques semblables à des chiens avec presque aucune perte, mais ils ne pourraient pas en faire autant face à près de deux cents.
Pour ne rien arranger, un démon se trouvait parmi elles.
C’était un démon humanoïde, le corps entièrement enveloppé d’une matière rouge sombre et ondulante, qui pouvait être de la peau ou un vêtement.
Il portait même un immense arc en bandoulière.
« On dirait un chasseur. Les bêtes démoniaques seraient ses chiens de chasse ? »
Les chevaliers de l’expédition échangèrent leurs avis à voix basse.
« Commençons par déterminer si nous avons une chance. »
« Une chance ? Et si nous n’en avons aucune, tu comptes organiser une quatrième expédition ? »
« Ce serait toujours mieux que de mourir ici pour rien et de ne laisser aucune information à la prochaine expédition. La deuxième est morte ici aussi. »
La discussion s’orienta peu à peu vers la retraite.
Non pas par lâcheté, mais parce que c’était tout simplement la conclusion la plus raisonnable.
Alors que l’expédition parvenait à un accord de principe et s’apprêtait à reprendre le chemin de l’aller, le visage d’Elbridge se crispa.
Jansen demanda : « Sieur Elbridge, qu’y a-t-il ? »
« … Le vent a tourné. »
Reto demanda : « Et alors ? »
À la différence de Reto, qui manquait d’expérience, les chevaliers aguerris comprirent ce qu’Elbridge voulait dire.
Jusqu’alors, le vent soufflait du démon et de sa meute de bêtes démoniaques vers l’expédition. À présent, il venait de derrière eux et portait leur odeur vers le démon et sa meute.
Et qu’il s’agisse de chiens sauvages ou de chiens de chasse, les chiens avaient l’odorat fin.
Cela n’avait sans doute pas beaucoup changé après leur transformation en bêtes démoniaques.
Les mauvais pressentiments se trompaient rarement.
Comme s’ils avaient flairé l’expédition, les chiens de chasse qui rôdaient en contrebas levèrent tous la tête en même temps. Le regard du démon se posa lui aussi sur eux.
Jansen marmonna : « … On est fichus. »
Les bêtes démoniaques, chiens de chasse, se mirent à aboyer et à courir.
Elles ne pouvaient pas grimper une pente aussi escarpée qu’une falaise. Elles firent donc un large détour. Tout comme l’expédition était montée par le versant en pente douce, les chiens de chasse semblaient vouloir faire de même.
Reto se demanda : Comment est-ce qu’on va s’en sortir ?
Il n’y avait aucune issue. Les chevaliers et les paladins étaient dotés de capacités physiques supérieures, mais pas au point de distancer ces bêtes démoniaques.
On va forcément se faire rattraper.
Il n’y avait aucune voie de sortie. Tout s’assombrit devant ses yeux.
Elbridge demanda alors aux chevaliers de l’expédition : « Combien de temps pensez-vous pouvoir tenir ici ? »
Jansen répondit à leur place :
« Est-ce que ça change quelque chose ? »
« Tu as raison. Nous n’avons pas le choix. Tenez aussi longtemps que possible. »
« Très bien. Nous gagnerons le plus de temps possible. »
Reto ne comprenait pas où Elbridge voulait en venir.
Pour quoi devaient-ils tenir ?
« Elbridge, qu’est-ce que tu comptes faire ? Tu as un plan ? »
Elbridge désigna non pas la pente douce derrière eux, mais la falaise presque verticale.
« Reto, tu vas descendre cette falaise avec moi. »
Reto contempla la pente raide.
Même en étant généreux, elle semblait cinquante à cent fois plus haute qu’un homme.
« … Je crois qu’on va faire une chute mortelle. »
« Il ne faut pas en descendre indemnes. Accroche-toi à tout ce que tu peux et pose le pied où tu peux. Il suffit d’éviter les blessures qui nous empêcheraient de nous battre. »
Reto regarda au pied de la falaise.
Il comprit alors le plan d’Elbridge.
Aucune bête démoniaque ne se trouvait près du démon pour le moment.
La meute de bêtes démoniaques semblables à des chiens grimpait la colline par la pente douce.
Pendant que les chevaliers retiendraient les chiens de chasse au sommet, avec la falaise derrière eux, Elbridge et Reto prendraient le chemin le plus court jusqu’au démon et le neutraliseraient.
Est-ce que neutraliser le démon résoudra tout ?
Il n’en savait rien. À bien y réfléchir, les chances étaient minces.
Malgré tout, la situation serait assurément meilleure si le démon était mort plutôt que vivant.
Mais un problème plus grave se posait.
Pouvaient-ils, tous les deux, sauter de la falaise et neutraliser le démon seuls ?
« Juste nous deux ? Il n’y a pas de meilleure solution… ? »
Reto hésita. Elbridge lui répondit : « Si tu n’arrives pas à trouver mieux maintenant, c’est qu’il n’y a pas de meilleure solution. Et nous ne serons pas seulement deux. »
« Qui d’autre ? »
« La personne chargée du scellement. »
Elbridge attrapa le mage qui se tenait à proximité et sauta de la falaise.
« Aaaah ! »
Le cri du mage s’évanouit en contrebas avec Elbridge.
Reto baissa les yeux.
Elbridge se freinait avec ses mains gantées de fer et ses pieds chaussés de solerets, qu’il raclait contre la paroi.
Il ralentissait aussi en s’agrippant aux creux, aux rochers saillants et aux petites branches chaque fois qu’il le pouvait.
Grâce à ces mouvements brusques, Elbridge et le mage atteignirent le bas en quelques secondes à peine.
Boum.
Elbridge toucha enfin terre, déposa le mage et fit signe à Reto.
Les aboiements des chiens de chasse démoniaques parvenaient faiblement jusqu’à eux. Il n’y avait plus de temps à perdre en hésitations.
… Ma vie est en jeu.
Reto sauta lui aussi de la falaise.
Sa descente n’avait rien à voir avec celle d’Elbridge. On aurait moins dit une descente qu’une chute. Au lieu de chercher où s’accrocher ou poser le pied, il battait seulement des membres et s’efforçait d’attraper tout ce qui se trouvait à portée.
Boum.
Reto atteignit bientôt le sol à son tour.
« Argh… »
Le bas de son corps fourmillait comme s’il avait marché sur la foudre, et ses plantes de pieds ainsi que ses chevilles lui faisaient l’effet d’avoir été poignardées.
Pourtant, rien n’avait cessé de fonctionner. Ce n’était pas parce qu’il avait bien atterri, mais parce que le corps d’un paladin, fortifié par la puissance divine, était aussi robuste.
Elbridge cria : « Allons-y ! »
Même en boitant, Reto courut derrière Elbridge.
Leur seule issue se trouvait devant eux ; il ne pouvait donc pas hésiter.
Le démon regarda Elbridge et Reto. Puis il décrocha son immense arc de son dos et banda la corde.
Il n’avait aucune flèche en main.
Pourtant, lorsqu’il visa, une flèche noire et ardente se forma dans les airs et vint se poser sur la corde.
Le démon la décocha.
Fwoooong !
La flèche brûla tout en grossissant.
Au départ, elle n’était pas beaucoup plus grande qu’une flèche ordinaire. Lorsqu’elle s’approcha d’Elbridge et de Reto, elle avait presque la taille d’un tronc d’arbre.
Elbridge leva aussitôt son bouclier et pria.
« Déesse, pas de… »
Avant qu’il ait pu achever sa courte prière invoquant la Puissance divine : Pas de recul, le bouclier d’Elbridge se mit à briller d’une lumière blanche.
La gigantesque flèche explosa au moment où elle heurta le bouclier, sans faire reculer Elbridge d’un seul pas.
Il prit de nouveau appui sur le sol et courut vers le démon.
Le démon décocha une autre flèche, mais celle-ci ne put transpercer le bouclier d’Elbridge, protégé par la puissance divine.
Le cœur de Reto battait à tout rompre.
La rapidité de jugement d’Elbridge et des chevaliers aguerris.
Le sacrifice des chevaliers qui s’étaient portés volontaires pour servir d’appâts.
La détermination d’Elbridge, sa capacité à agir et son habileté.
Tout s’était conjugué pour leur offrir une mince chance de se sortir de cette situation.
C’est ça, la force de l’Ordre du Bouclier Rouillé…
Une joie presque folle déferla en lui. Il n’avait encore rien accompli, et pourtant il avait l’impression de pouvoir tout faire.
En même temps, quelque chose le troublait.
Tout se passe miraculeusement bien. Alors pourquoi est-ce que j’ai ce pressentiment ?
L’esprit de Reto parcourut une pensée après l’autre. Non, il s’agissait moins d’un raisonnement précis que d’associations surgissant dans toutes les directions. Des pensées de toutes sortes lui traversèrent l’esprit.
Chevaliers, Église, démon, puissance divine, bêtes démoniaques, Elbridge, honneur, peur, survie, Middlemarch, Forteresse d’Hébron, Ville de Norens…
Quand ses pensées en arrivèrent là, les yeux de Reto s’écarquillèrent.
Lorsque Reto et Elbridge avaient quitté la Forteresse d’Hébron pour arriver à la Ville de Norens, ils avaient vu une partie de la ville écrasée, comme si quelque chose d’énorme l’avait aplatie et réduite en miettes.
Un chevalier qui avait reconnu Elbridge leur avait dit que c’était arrivé environ un mois plus tôt.
Il leur avait aussi conseillé de se méfier s’ils se rendaient au sud.
Il avait dit que ce démon s’était dirigé vers le sud.
Pourtant, le démon devant Elbridge et Reto ressemblait à un chasseur armé d’un arc.
Ses flèches étaient puissantes, et sa meute de bêtes démoniaques semblables à des chiens était elle aussi dangereuse.
Mais les flèches et les chiens de chasse de ce démon auraient-ils pu laisser de telles traces dans la Ville de Norens ?
Non.
Cette possibilité ne pouvait signifier qu’une chose.
Il y a peut-être plusieurs démons.
Elbridge avait presque rejoint le démon qui ressemblait à un chasseur. Il pourrait peut-être brandir son épée et lui infliger une blessure mortelle.
Mais Reto leva les yeux.
C’était à moitié un raisonnement, à moitié de l’instinct.
Quelque chose jaillit du nuage violet, laissant derrière soi une longue traînée blanche, et chuta à une vitesse terrifiante.
La chose se dirigeait probablement vers Elbridge.
Reto cria : « Regarde en haut ! »
Elbridge ne leva la tête qu’à ce moment-là.
Presque aussitôt, il leva son bouclier.
« Pas de recul… ! »
Dans un fracas tonitruant, le second démon s’écrasa contre le bouclier d’Elbridge.
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