Chapitre 715
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Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Hydrogen B
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Chapitre 715 : À chacun son objectif
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« Que sais-tu du Roi de l’Humanité, Maître de la Tour cyan ? »
« Qu’avant l’an Un, quand les humains étaient encore des bêtes, le Roi de l’Humanité régnait sur ce continent. Que l’humain qui a vaincu les Quatre Péchés a abandonné sa forme bestiale avant de disparaître. Et qu’il y a encore des gens à la recherche du roi. »
« Tu sais déjà tout ce qu’il faut savoir ! »
« Nevida, le Dieu démoniaque vivant, figurait parmi les objectifs du Temple du Dieu démoniaque. Le temple l’a contactée à plusieurs reprises. Elle est le Dieu démoniaque qui a retracé la lignée des espèces. Si quelqu’un comme elle cherche le Roi de l’Humanité, c’est probablement que celui-ci existe vraiment. »
« C’est ça. J’ai connu un membre des Seigneurs de toute la Création qui croyait dur comme fer à l’existence du Roi de l’Humanité. J’avais moi aussi des doutes, mais je ne m’attendais pas à ce que le roi apparaisse pour de bon. »
Après un long silence, le Roi de l’Humanité était revenu. Qu’est-ce que cela signifiait ?
Pour commencer, tous les rois du monde commenceraient à s’inquiéter pour leur trône et leur couronne.
Le Roi de l’Humanité était, à tous points de vue, un Roi des Bêtes. En tant que représentant de toutes les bêtes, il avait qualité pour régner sans avoir besoin d’un trône ni d’une couronne.
« Maintenant que le Roi de l’Humanité est apparu, tous ces rois qui paradaient la tête haute ne servent plus à rien ! Débarrassons-nous de ces souverains corrompus et dépassés, et laissons le Roi de l’Humanité régner ! »
« Tu essaies donc de faire de Hughes le roi. »
« Ne fais pas comme si ça ne te concernait pas. N’es-tu pas pareille, Maître de la Tour cyan ? Tu comptais séduire Père avec ton corps. »
Depuis quand Hilde observait-elle la scène ?
Le Maître de la Tour cyan tressaillit, et Hilde sourit comme si elle savait tout. Elle avait déjà tenté le coup une fois, et savait que ça ne marcherait pas.
« Tu manques de confiance en toi, pas vrai ? Garder près de soi des gens obéissants, punir ceux qui troublent l’ordre. Décider du bien et du mal. Perdre pied sans personne à qui demander conseil. Occuper un poste où l’on ne sait rien, tout en étant obligé de faire comme si l’on savait tout. Je connais bien ça, moi aussi. J’étais juste en dessous de quelqu’un qui perdait pied. »
Cercueil de l’Ombre Zikhrund. Autrefois l’ombre et le bourreau de l’État militaire, Hilde comprenait bien l’angoisse du Maître de la Tour cyan.
Un dictateur n’avait d’autre choix que d’être sûr de son bon droit. Si ses critères vacillaient, ses subordonnés tremblaient comme si un séisme venait de les secouer.
Hilde n’avait été que les mains et les pieds de Yuel, mais même des mains et des pieds pouvaient sentir ce qui se passait dans le cœur de leur maîtresse. La moindre hésitation suffisait à leur faire percevoir ce tremblement.
« Mais Père est différent ! Père ne se trompe pas. Et il ne perd pas pied non plus. Il comprend même les pécheurs que tu n’as eu d’autre choix que de rejeter sans pitié ! »
« … ! »
« Si Père devenait roi et gouvernait un pays, celui-ci deviendrait quelque chose qui dépasse tout ce qu’on peut imaginer. »
Il avait un don remarquable pour comprendre la psychologie humaine. Il pouvait passer librement de la loi à la morale sans jamais franchir la limite. Il savait dénouer les nœuds des autres et gagner leur confiance.
Plus étonnant encore, sa force était bien moindre que son talent. Il était évidemment plus fort qu’une personne ordinaire, mais face à un Maître ou à un mage, il ne faisait pas le poids.
Que se passerait-il s’il devenait juste un peu plus fort, ou s’il disposait d’une plus grande influence sur les autres ?
Après avoir mené cette réflexion à son terme, le Maître de la Tour cyan regarda Hilde.
« Alors, nous sommes rivaux. »
« Non, nous sommes alliés ! Nous avons le même objectif, non ? Faire de Père le roi ! »
« Il n’a qu’un seul corps. Il ne peut pas être roi de deux pays. »
« Père ne voudra même pas être roi d’un seul pays. Ce serait une corvée, pas vrai ? Père n’a besoin ni d’un pays ni de pouvoir. Pourquoi en voudrait-il ? »
Hughes n’était pas du genre à accepter volontairement le poids des responsabilités. Il était libre et paresseux. Malgré son intelligence et son raffinement, il agissait comme une bête.
Il ne proposerait jamais de lui-même de devenir roi.
« Mais Père aura bientôt besoin d’un pays. Maintenant qu’il est né Roi de l’Humanité, il ne peut échapper à son destin. Les autres ne le laisseront pas tranquille, et Père sera bien obligé de se laisser entraîner par leur influence. C’est le sort des hommes pécheurs ! »
« Dès qu’on découvrira que Hughes est le Roi de l’Humanité, il lui faudra une protection, d’une manière ou d’une autre. »
« Oui ! À ce moment-là, Père devra choisir un pays. Un pays avec lequel il a des liens personnels. L’État militaire, les Petits États, le duché, la Fédération arcanique… Alors, petite question : quel pays Père devrait-il choisir ? »
« La Fédération arcanique. »
Le Maître de la Tour cyan répondit avec assurance, mais Hilde s’exclama avec un sourire malicieux :
« Faux ! La réponse, c’est tous ! »
« … Tous ? »
« Une pièce de cuivre, une pièce d’argent, une pièce d’or et une pièce alchimique. Que faire quand on trouve quatre pièces par terre ? Les ramasser toutes ! Pourquoi n’en choisir qu’une ? »
C’était parce qu’il s’agissait de pièces. Même le Maître de la Tour cyan pouvait se montrer aussi pragmatique avec de l’argent. Mais les pays n’étaient pas des pièces. Le même raisonnement ne s’appliquait pas.
Pourtant, Hilde était sérieuse.
« L’État militaire a l’officière des transmissions. Les Petits États ont le Seigneur du Vert-de-gris. Le duché a la Progenitrice. Et la Fédération arcanique a le Maître de la Tour cyan. Père bâtira un empire de harem et instaurera la paix avec son corps ! »
Le Maître de la Tour cyan resta sans voix devant le plan absurde de Hilde.
* * *
« Hui. La Fédération arcanique t’intéresse ? »
Lankart vint me trouver à l’improviste et me posa une question tout aussi inattendue. Je venais de terminer mon travail ; j’essuyai donc la sueur de mon front avant de répondre.
« M’intéresser ? Dans quel sens ? »
« Le pouvoir. Tu ne voulais pas placer le Maître de la Tour cyan au poste de Roi démoniaque par intérim, coucher avec elle et prendre sa place ? »
Je commençais à me demander si je devais cesser d’attendre que ce crétin soit puni par les dieux pour ses paroles déplacées et lui remettre moi-même les idées en place.
« Pas vraiment. Si c’était le cas, je l’aurais fait depuis longtemps. »
« Alors, pourquoi tu ne le fais pas ? »
Faire quoi ?
Lankart me regarda comme s’il ne comprenait vraiment pas.
« La Fédération arcanique est un pays où le savoir devient pouvoir. C’est là que tu pourrais le mieux briller. C’est le pays qui t’estime le plus. Bien trop peu par rapport à ta véritable valeur, mais ce n’est pas grave tant que vous vous utilisez mutuellement. »
Ce que voulait dire Lankart, c’était qu’il me serait plus facile d’agir à ma guise si je prenais le pouvoir au sein de la Fédération arcanique.
Dans l’État militaire, je n’avais aucune chance. Même si je devenais général, je devrais me tuer à la tâche. La surveillance se renforcerait et mes chaînes se resserreraient.
La Fédération arcanique garantissait davantage de liberté aux plus talentueux. Ici, je n’avais pas besoin de vivre dans la clandestinité comme dans l’État militaire. Voilà ce que Lankart voulait me faire comprendre.
Je répondis pourtant d’un ton indifférent :
« Tu sais bien que ce n’est pas mon objectif. »
« Alors, qu’est-ce que tu fais en ce moment ? »
« J’attends que Shei ait fini ses préparatifs, tout en faisant quelques travaux à côté. Comme tu l’as dit, la Fédération arcanique est un pays dont je peux me servir, alors j’y étends aussi mon influence. »
Lankart demanda, à moitié convaincu :
« Tu crois vraiment qu’elle va invoquer le Dieu céleste ? »
« Ouais. »
« Comment ? Cette idiote est l’une des personnes les plus stupides que j’aie rencontrées. Je n’arrive pas à croire qu’une femme comme elle connaisse la vérité. »
C’est parce que tu ne sais pas que Shei est une régresseuse. Si tu le savais, tu changerais d’avis.
Je lui répondis :
« Shei est la personne que j’ai vue s’approcher le plus du secret du Dieu céleste. »
« Le Dieu céleste n’est-il pas simplement une loi du monde composée de plusieurs Dieux démoniaques ? D’après mes estimations, il comprend la lumière, l’atmosphère, les nuages et la foudre. Cela reste un simple Dieu démoniaque, sans rien de particulièrement exceptionnel ni de beaucoup plus puissant que les autres. Quel rapport avec la vérité ? »
La vérité dont parlait Lankart n’était pas tout à fait la même chose que le savoir ordinaire.
Ce que Lankart cherchait. La vérité. Un savoir qui dépassait les Dieux démoniaques.
J’ignorais si une telle chose existait vraiment, mais je devais jouer le jeu si je voulais que Lankart continue d’agir à mes côtés.
« Le pouvoir des Saintes Vierges. La prophétie. »
« Les prophéties existent, mais je pense qu’il s’agit d’hypothèses prédites à partir de multiples observations, ou de visions autoréalisatrices obtenues en mobilisant des dizaines de millions de fidèles. Comme l’a démontré le Maître de la Tour blanche, la lumière est le meilleur moyen d’observer, mais aussi de communiquer. On en trouve également des indices chez la plus célèbre des Saintes Vierges de la Causalité. »
La prophétie était un pouvoir réel, mais tout le monde ne l’interprétait pas de la même manière. Beaucoup de ceux qui ne croyaient pas aux dieux la jugeaient absurde ou limitée, et estimaient qu’on ne pouvait même pas s’y fier dans ces conditions.
Après tout, aucune prophétesse au monde n’était parfaite, à part la Première Sainte Vierge. Je pouvais comprendre cette interprétation, mais…
« Non. Le pouvoir des Saintes Vierges est réel. Elles peuvent véritablement voir l’avenir. »
J’affirmai cela sans hésiter. Lankart changea aussitôt d’expression.
« Le pouvoir des Saintes Vierges n’est ni une mise en scène ni une tromperie, mais un véritable pouvoir divin ? »
« Ouais. »
« Alors, ça veut dire que… »
Ce n’était ni une supercherie ni quoi que ce soit d’autre. C’était un pouvoir authentique. D’où venait-il ? Très probablement d’un Dieu démoniaque. Tout comme les gens utilisaient le pouvoir d’un Dieu démoniaque en magie de la terre ou en alchimie, les Saintes Vierges puisaient dans le pouvoir d’un Dieu démoniaque.
Une étincelle traversa l’esprit de Lankart. Parmi les dizaines de millions de connaissances disséminées dans sa tête, celles qui étaient les plus proches du sujet s’assemblèrent. Les pensées d’un génie étaient si rapides et fugaces que même moi, j’avais du mal à les suivre…
Argh. Je n’avais pas envie de continuer à chercher des excuses.
« Ça veut dire qu’il existe un Dieu démoniaque du Savoir. »
« Ouais. C’est ça. Savoir, information, observation ou mesure. Peu importe son nom, il existe un Dieu démoniaque qui régit ce domaine. »
C’était la conclusion à laquelle j’étais arrivé.
C’était une découverte assez bouleversante. Le savoir, la compréhension, l’information. Un Dieu démoniaque régissait ces choses elles-mêmes ? Quelle vérité le savoir et l’information dissimulaient-ils pour qu’une telle chose soit possible ? Et si c’était le cas, où se trouvaient les limites de ce Dieu démoniaque ?
Lankart, toujours perplexe, reprit la parole :
« Le Dieu céleste, qui a donné leur pouvoir aux Saintes Vierges, serait-il le Dieu démoniaque du Savoir ? »
« C’est toute la question. Il y a sans aucun doute d’autres Dieux démoniaques au sein du Dieu céleste, mais j’ignore si le Dieu démoniaque du Savoir en fait partie. »
« Peut-être que le Dieu démoniaque du Savoir se trouve en dehors du Dieu céleste. Pour le découvrir… »
« Shei doit invoquer le Dieu céleste. »
La première étape consistait à confirmer quels Dieux démoniaques se trouvaient au sein du Dieu céleste. Jusque-là, que ça me plaise ou non, je devais avancer au rythme de Shei. J’ignorais ce qu’elle me cachait, mais les connaissances qu’elle possédait étaient authentiques.
Lankart se prit la tête entre les mains et réfléchit longuement avant de parler :
« Hui. Tu m’as dit qu’on avait un correcteur. »
Ah, c’est vrai.
Quand était-ce déjà ? Quand Lankart avait prévu de me tuer à cause des notes ? Pour calmer ce fou qui ne supportait pas qu’un autre être humain lui soit supérieur, je lui avais agité une proie alléchante sous le nez.
« Tu m’as dit qu’un superviseur de ce monde notait les principes que nous découvrions, les vérités que nous mettions au jour et mon image mentale, puis nous accordait du pouvoir en fonction de la note. »
Ce qui comptait, ce n’étaient pas les notes de l’État militaire, mais le superviseur qui observait ce monde. Il existait un être d’un tout autre niveau que les petits correcteurs de l’État militaire.
Lankart s’était complètement laissé absorber par cette théorie du complot, au point d’en oublier son projet de me tuer.
« Tu m’as dit que mon Monde de la Main droite était si puissant parce qu’il touchait à la vérité. Tu me l’as dit quand j’ai failli te tuer. »
C’est vrai. J’ai failli mourir de ta main, à l’époque. Rien que d’y penser, ça m’énerve. Comment ce salaud ose-t-il se dire mon ami ? Ce ne serait pas plutôt mon ennemi ?
« Je pensais que tu avais saisi la vérité au-delà de la magie unique et des Dieux démoniaques parce que tu étais si intelligent, mais… puisque tu es le Roi de l’Humanité, les choses prennent un autre sens. »
Oui. C’était mon ennemi. Ce crétin beaucoup trop intelligent était difficile à berner. Enfin, ce n’était pas tant qu’il était difficile à berner : c’est qu’il s’en fichait plus ou moins.
« Le Roi de l’Humanité. Un Roi des Bêtes qui représente tous les humains. Le Dieu démoniaque du Savoir a-t-il aussi joué un rôle là-dedans ? »
« Probablement. »
Je répondis brièvement.
« Le Roi des Bêtes existait probablement indépendamment de tout ça. Mais… le Dieu démoniaque du Savoir a sans doute participé à sa transformation. »
Sinon, pourquoi le Roi des Bêtes de la terre aurait-il pris forme humaine ?
Le monde était plein d’inconnues. On résolvait une question, et deux ou trois autres venaient aussitôt frapper à la porte. Le savoir n’était qu’une petite barque naviguant sur un vaste océan.
Lankart fut pris d’un frisson face à cette succession ininterrompue de questions.
« J’ai de la chance d’être l’ami de Hui. Sinon, je n’aurais eu que ma magie unique et je serais resté comme une grenouille au fond d’un puits ! »
Moi, j’ai la malchance d’être l’ami de Lankart. À cause de ça, je n’arrive toujours pas à me débarrasser de cette relation inutile et égoïste, qui ne m’est même pas d’une grande aide.
Enfin. C’était sans doute mieux qu’au moins une personne me connaisse aussi bien.
… Même si je n’étais pas certain qu’il n’y en ait vraiment qu’une.
* * *
Le moment approchait.
Shei ne pourrait pas faire semblant de ne rien savoir et continuer à plaisanter bien longtemps. Ce moment heureux allait bientôt prendre fin. Shei ne pouvait plus rester une idiote.
Et lui non plus ne la traiterait plus comme telle.
Shei se rappela le jour où elle était tombée pour la première fois à Tartare. Le tournant qui avait déclenché sa régression. Le point de départ de tout. Depuis qu’elle ne savait rien, elle s’était servie de lui comme d’un point de sauvegarde pour échanger des informations. Puis, avec le temps, ils en étaient venus à tout savoir l’un de l’autre.
Le savoir était irréversible. Une fois qu’on avait compris quelque chose, impossible de revenir en arrière.
Shei effaçait ses souvenirs grâce à la Frontière d’inversion céleste et recommençait ces cycles, mais même cela prendrait fin un jour. Son âme elle-même ne pouvait pas supporter un cycle éternel.
Qu’est-ce qui avait changé lors de cette itération ? Il y avait eu bien des changements mineurs, mais le plus important était que Shei avait gardé une légère distance avec lui. Son désir de dissimuler son déguisement masculin jusqu’au bout avait maintenu entre eux cet écart subtil.
C’était peut-être pour cela qu’elle avait reconnu ses sentiments plus tard que lors de toutes les itérations précédentes. Mais elle avait pu rester plus longtemps à ses côtés.
Shei sourit. Elle s’était déguisée en homme. Elle avait fait comme si elle en était un. Elle avait bâti des murs et s’était protégée. Elle n’avait cessé de craindre qu’il ne découvre la vérité.
Était-ce pour cela qu’il avait noué des liens avec tant de femmes au cours de cette itération ? Peut-être était-ce aussi pour cela que Shei s’était éloignée de lui.
Et pourtant, elle avait été attirée par lui. Était-ce à cause des souvenirs gravés dans son corps par la Frontière d’inversion céleste ? Ou parce qu’il était tout simplement trop attachant pour qu’on lui résiste ?
Shei n’en savait rien. Elle était idiote.
Mais il y avait une chose qu’elle savait avec certitude.
Shei tendit la main vers le ciel. Ses Yeux aux Sept Couleurs, scintillant de sept teintes, illuminèrent le ciel tout entier. Le Dieu céleste, les Dieux démoniaques, le savoir, la vérité. Ses yeux, qui voyaient la lumière, contenaient l’infini savoir inscrit dans l’univers lointain.
Shei ne pouvait pas le comprendre, mais le savoir existait même sans être compris. Tandis qu’elle faisait surgir, grâce à l’Œil céleste de la Roue tournante, le savoir inscrit dans le ciel, Shei sourit avec bonheur.
« Cette itération aussi a été heureuse. »
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