Chapitre 703
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Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Hydrogen B
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Chapitre 703 : Épée et magie - 1
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Le monde avait déjà pris fin.
À ces mots, Shei se redressa d’un bond.
« Roi démoniaque… ! Toi aussi, tu savais que le monde allait être détruit ! »
« Vous vous trompez tous lourdement. La destruction ne survient pas à cause des égarements d’une seule personne. Orgueil ? Le château flottant ? Ce ne sont que des déclencheurs. »
Le Roi démoniaque connaissait lui aussi la prophétie de la Sainte Vierge. S’il n’avait pas prêté attention à Shei lorsqu’elle avait annoncé que la chute d’Orgueil détruirait le monde, ce n’était pas parce qu’il ne la croyait pas.
« La cause fondamentale, c’est le pouvoir. »
Il le savait déjà, tout simplement, et avait choisi de ne pas réagir.
« Quand les humains acquièrent un pouvoir qui les dépasse, échouent à le maîtriser et s’en servent jusqu’à l’extinction de leur espèce, c’est cela, la destruction. Magie, alchimie, magie du sang, pouvoir divin… Il suffit que l’un de ces pouvoirs dévie ne serait-ce qu’un peu pour que le monde soit détruit. N’importe quel Dieu démoniaque peut anéantir le monde avec une facilité ridicule. »
Je me rappelai les pensées que j’avais lues chez Ruel. Les crises qui s’étaient succédé chaque fois qu’un Dieu démoniaque s’éveillait. Les destructions évitées, consignées dans le livre des prophéties. Certaines avaient été empêchées à temps, d’autres avaient été tant bien que mal réparées après coup, mais toutes avaient laissé de profondes cicatrices dans ce monde.
Si la destruction survenait, à qui la faute ? Au Dieu démoniaque qui avait osé découvrir des connaissances interdites ? Au souverain qui avait tenté de se servir de lui ? Aux gens ordinaires pris dans la tourmente ? À la Sainte Vierge, qui l’avait vue en prophétie sans parvenir à l’empêcher ?
Était-ce la faute de tout le monde ? Ou de personne ?
« Maître de la Tour cyan. Tu as dit que même si on donnait équitablement un couteau bien aiguisé à chacun, ces humains stupides s’en serviraient pour s’entretuer. »
« Oui. Mais je parlais de magie noire. »
« Ce n’est pas la seule. Le savoir est plus tranchant que n’importe quelle lame, et les nations du Monde inférieur affûteront ce savoir avant de s’en servir pour s’entretuer. Elles manipuleront des pouvoirs qu’elles ne peuvent maîtriser et provoqueront des catastrophes. »
Le Roi démoniaque était manifestement plus exceptionnel que quiconque. La conclusion à laquelle le Maître de la Tour cyan était parvenu, lui, l’avait tirée depuis bien longtemps.
« Pour surmonter cela, il faut de l’intelligence. Il faut des gens comme les élus de ce château flottant, qui comprennent clairement le pouvoir et les limites de leurs propres forces, savent en calculer les conséquences et ont le jugement et la maîtrise de soi nécessaires pour tenir bon. Si le monde n’était peuplé que d’élus, il ne connaîtrait jamais la destruction. Et même si elle survenait, seuls les imbéciles seraient détruits. »
C’était un survivaliste. En se préparant à la destruction qui finirait par arriver, il avait tiré seul ses conclusions et trouvé sa réponse. En tant que maître du château flottant, le Roi démoniaque ne serait pas détruit. Il pouvait survivre dans les cieux et préserver les germes de la civilisation.
« Le Monde inférieur ferait peut-être mieux de disparaître. Éliminer ces variables, imprégnées de folie et de stupidité plutôt que de progrès intellectuel, serait plus sûr. »
Au bout du chemin que souhaitait emprunter le Maître de la Tour cyan se tenait le Roi démoniaque. Un dieu froid, guidé par la raison, tendait la main aux élus, leur offrant pouvoir et savoir, sans accorder la moindre confiance aux imbéciles.
Leurs intentions étaient les mêmes, et pourtant elle ne pouvait accepter cette main sans hésiter. Elle savait combien ceux que cette froide raison rejetterait seraient misérables.
Mais de l’autre côté, il y avait moi, celui qui disait qu’il fallait donner un couteau à tout le monde. Le Maître de la Tour cyan connaissait l’infériorité des autres aussi bien que sa propre excellence. Elle savait qu’ils ne sauraient pas manier avec sagesse un pouvoir qui les dépassait.
« J’ai l’impression que mon corps se déchire en deux. »
Morale et savoir, émotion et raison, s’affrontaient. Le Maître de la Tour cyan possédait les deux, et devait donc vouloir suivre une voie médiane. Mais c’était la voie la plus difficile au monde.
À cet instant,
« Non. »
Shei intervint de nouveau, sans se douter de rien.
« On peut y arriver. »
C’était bien la Shei que je connaissais. Et pourtant, quelque chose avait changé. Tandis que mon instinct percevait une légère dissonance, Shei regarda le Maître de la Tour cyan droit dans les yeux et poursuivit :
« Une chose à la fois. On répare. On empêche. On arrête. Tant qu’on continue d’essayer. Si on trouve chaque cause de destruction, qu’on persuade les gens et qu’on ne cesse de les avertir du danger, le monde ne sera pas détruit. Nos efforts porteront leurs fruits. »
« Tu crois que ça marchera ? »
« Oui. Ça marchera. On a survécu jusqu’ici. »
Shei serra de toutes ses forces Chanteciel, planté près du pommier. Après avoir dévoré Orgueil, Chanteciel avait atteint ses limites et tremblait étrangement, en résonance avec elle.
« Personne ne veut mourir. Personne ne veut que le monde soit détruit. Le Dieu démoniaque et Saint Rene voulaient tous deux empêcher la destruction. Roi démoniaque, toi aussi, tu veux l’éviter. Si tout le monde ressent la même chose, on peut y arriver. »
C’était irresponsable. Elle n’offrait qu’un vague optimisme, sans la moindre preuve. C’était exactement le genre de discours que le Roi démoniaque détestait.
« Les mots permettent de tout dire. »
« Ce ne sont pas que des mots. Il y a aussi une preuve. Ici même. »
Shei promena son regard autour d’elle, croisant celui de tous ceux qui étaient encore là. Le Maître de la Tour cyan, moi, Chanteciel et Jizan, et même le Roi démoniaque. Après nous avoir tous regardés, elle parla avec conviction.
« Tu as dit que le monde pouvait prendre fin à tout moment, pas vrai ? Pourtant, il n’a pas encore disparu. On a fini par arrêter Orgueil. On est toujours en vie. Nous qui avons survécu comme par miracle, voilà la preuve. »
Shei le dit sans le moindre doute. C’était étrange. Après avoir connu treize régressions et assisté plusieurs fois à la fin du monde, elle aurait dû être la moins capable d’y croire.
Et pourtant, Shei gardait la foi. Avec une absurdité, une naïveté déconcertantes.
Le Roi démoniaque demanda : « Alors, qu’est-ce que tu veux que je fasse ? »
« Crois en Elisha. Elle ne cherche pas à tout abandonner. La justice, la morale, la raison, le savoir… Elle veut tout garder sans rien perdre. »
« Tu veux dire qu’elle est incapable de se décider. »
« Peut-être. Mais ce n’est pas important. Ce qui compte, c’est ce sentiment. Nous avons besoin d’humanité. »
L’humanité.
Quel mot creux.
Tant que les humains existaient, l’humanité existait. Tout comme un objet possédait des propriétés physiques, les humains avaient naturellement des qualités humaines.
Pourtant, personne ne pouvait expliquer ce qu’était l’humanité. Si le mot ne faisait que désigner les caractéristiques d’une espèce appelée « humaine », la diversité des personnalités était trop grande pour qu’on la définisse d’une seule façon. Le mot « humanité » avait peut-être un sens précisément parce qu’on ne pouvait pas le remplacer.
… En ce sens,
le Maître de la Tour cyan était le plus humain de tous.
« Hughes t’a choisie. Il croyait que si le Dieu démoniaque était entre tes mains, tu ne t’en servirais que pour le bien de l’humanité. Hughes croit en toi. Et moi aussi. »
Shei fixa le Maître de la Tour cyan, se souvenant d’Elisha Celsius, son amie et compagne d’un passé lointain.
Cette foi n’avait rien à voir avec cette régression, et pourtant elle vivait toujours dans le cœur de Shei.
« Ce n’est pas grave de faire des erreurs. Aucun de nous n’est parfait, de toute façon. Si tu restes fidèle à ton cœur, un jour, on finira sans aucun doute par surmonter la destruction. »
Le Maître de la Tour cyan ignorait d’où venait la foi infondée de Shei. C’étaient des mots qu’elle n’aurait jamais pu prononcer, auxquels elle n’aurait jamais pu croire.
Et pourtant, ils sonnaient juste. Était-ce parce qu’ils venaient de quelqu’un qui était mort plus d’une douzaine de fois sans jamais renoncer à cette foi ?
« Maître. Comme tu l’as dit, les imbéciles du Monde inférieur sont trop stupides. Ils abuseront à leur guise du savoir découvert par les mages et se tueront à force d’agir à la légère, sans même comprendre à quel point ce pouvoir est dangereux. »
Le Roi démoniaque était sans conteste plus exceptionnel que le Maître de la Tour cyan. Cela ne signifiait pas qu’elle devait se plier à sa volonté.
« Mais moi non plus, je n’étais pas exceptionnelle au départ. J’étais jeune, arrogante et étroite d’esprit. Ce n’est qu’après avoir appris que j’ai compris le pouvoir et la responsabilité, et j’ai encore beaucoup à apprendre. Aussi capable que je sois, il existe sûrement dans ce monde des gens plus capables que moi. »
Elle avait comblé ses lacunes pour devenir celle qu’elle était aujourd’hui. Les autres n’étaient pas différents. Personne ne naissait parfait.
« Alors, moi aussi, je leur enseignerai. À ces humains stupides et pitoyables, pour qu’ils ne meurent pas seuls, hors de notre vue. »
Le Maître de la Tour cyan fit face à ses propres lacunes. Dès lors qu’elle comprit que personne n’était parfait, elle comprise incluse, son cœur s’allégea. Il y avait quelque chose de réconfortant à voir les défauts des autres. Cela lui rappelait qu’elle n’était pas la seule à manquer de quelque chose.
« Si on laisse un pouvoir dangereux sans surveillance, il entraînera des problèmes encore plus graves. Je vais l’expliquer à chacun, un par un, et faire en sorte qu’ils comprennent ce qu’ils peuvent faire. »
Le Maître de la Tour cyan parla avec une détermination renouvelée. Voyant son disciple changer soudainement d’attitude, le Roi démoniaque parut plutôt inquiet.
« La stupidité est une maladie. Pire encore, une maladie héréditaire incurable. Même si tu y crois, tout le monde ne possédera pas une intelligence normale. »
« Ce n’est pas grave. Je ne peux pas les abandonner, de toute façon. Alors, je leur enseignerai d’une manière ou d’une autre. »
« Ça ne se fera pas par la seule force de ta volonté… »
Le Roi démoniaque se gratta la tête.
C’était un survivaliste. Un mage si exceptionnel qu’il pouvait prévoir la destruction sans recourir à la prophétie. De son point de vue, les actes du Maître de la Tour cyan devaient sembler inutiles, sans apporter la moindre aide.
Mais c’était aussi un rationaliste.
« Bon. Fais comme tu veux. »
Il ne voyait pas l’intérêt d’intervenir sous prétexte que quelqu’un d’autre gaspillait ses forces. Il cessa aussi de s’expliquer, sachant qu’une telle détermination ne pouvait changer au fil d’une discussion.
« Du point de vue de la diversité, avoir deux châteaux flottants ne serait pas une mauvaise chose. Si tu veux bâtir un nid au sol, libre à toi. Je crois que la magie noire, comme les arts du qi, est un pouvoir dont le potentiel de développement est limité, mais… »
« S’il y a plus de survivants, il y aura plus de mages. »
« J’attendrai cela avec impatience. Mais n’oublie pas ceci : un savoir qu’on ne peut transmettre aux autres ne vaut rien. »
Le Roi démoniaque reconstruirait le château flottant. Il possédait un pouvoir proche de l’omnipotence. Personne ne pouvait l’empêcher de faire ce qu’il avait décidé.
Mais le château flottant était tombé une fois. J’avais moi-même brisé ce mythe. J’avais montré à tous que le château flottant pouvait redescendre sur terre à tout moment, qu’il n’était qu’un outil, pas une idole.
C’était donc suffisant. J’avais atteint mon objectif initial. Les humains du Monde inférieur, qui avaient contemplé le château flottant avec une admiration aveugle, accueilleraient avec joie la visite de cette merveille. Ils seraient peut-être un peu déçus que le mythe ait été brisé. Les gens grandissent quand leurs illusions s’effondrent.
Et la famille Celsius. J’avais tenu ma promesse. Je vous avais donné le château flottant. Il avait subi quelques dégâts quand je l’avais fait tomber, mais vous pourriez bien me pardonner ce petit détail.
L’affaire du château flottant était-elle enfin réglée ? Orgueil avait été arrêté et j’avais trouvé le Dieu démoniaque. Je jetai un coup d’œil à la carte de pique.
Pique 5. Pomme de la gravitation universelle.
C’était probablement lié à la gravité, mais il y avait autre chose. Il me faudrait vérifier correctement l’étendue et les effets de son pouvoir…
C’est alors que je sentis une légère vibration. Au même moment, le cri perçant du Maître de la Tour verte nous parvint, porté par le vent violent.
« Maître ! »
C’était une magie sonore adaptée de la magie du vent. La vibration secoua toute la météorite et porta sa voix jusqu’à nous. Le sort était d’assez grande ampleur, mais quelles nouvelles pouvaient être assez urgentes pour les annoncer alors que tout était terminé ? À quel point cela pouvait-il être pressant…
« Éloignez-vous ! Un monstre… ! »
« Fente du billot. »
Quelque chose coupa court à son cri.
Crac.
C’était le bruit d’une hache fendant proprement du bois de chauffage. Rien que de l’entendre, on se sentait soulagé. Au même instant, un vent frais souffla à travers Orgueil.
« Hughes ! Attention ! »
Enveloppé par cette étrange sensation de fraîcheur, je repris mes esprits au cri pressant de Shei. Je saisis à la hâte tout ce qui se trouvait à portée de main.
Craaaac.
Orgueil se fendit verticalement en deux et s’effondra de part et d’autre.
Elle était immense, dure, lourde et remplie d’énergie magique. C’était Orgueil, que Shei et le Maître de la Tour cyan avaient dû creuser comme des taupes. J’avais été soulagé qu’une chose aussi grotesque ne soit pas tombée au sol.
Et pourtant, la météorite qui avait menacé le monde entier venait d’être tranchée en deux d’un seul coup, comme une bûche posée sur un billot.
« Théorie du cristal ! »
Craignant que la météorite fendue n’écrase les habitations alentour, le Maître de la Tour cyan créa des piliers de glace. La météorite en chute s’arrêta de justesse.
Les surfaces de coupe étaient lisses. La météorite avait été tranchée d’un seul coup. C’était d’une propreté surnaturelle. J’aurais pu être coupé avec elle, mais, tandis que je baignais dans cette inexplicable sensation de fraîcheur, je sentis soudain que quelque chose clochait.
Cette émotion n’était pas la mienne.
L’image mentale de quelqu’un envahit l’espace. Celle d’une personne qui ressentait une exaltation pure à l’idée d’avoir fendu la météorite en deux.
« Ce n’est pas fini. Qu’on le veuille ou non, Orgueil a réellement menacé l’Empire ! Le moment est différent de la fois précédente, mais il viendra ! »
Je me rappelai le coup d’épée qui était passé devant mes yeux alors que nous tentions d’arrêter la météorite. Je n’avais pu ni le lire ni le sentir, mais une entaille surgie de quelque part avait tranché à la fois le château flottant et Orgueil.
Shei avait dit que c’était le coup du Saint de l’Épée, mais je tenais cette information d’elle, je ne l’avais pas lue dans ses pensées. J’avais seulement deviné, sans certitude, qu’il s’agissait d’un coup capable de traverser l’espace.
Mais maintenant qu’il était venu en personne, maintenant que je pouvais lire ses pensées, je compris.
C’était…
Un monstre.
« Le Saint de l’Épée ! »
« Meneur de la Fédération arcanique. Roi démoniaque. »
Le Saint de l’Épée.
Rien ne permettait de savoir qui il était. Il avait l’apparence d’un passant ordinaire. Il se tenait droit, avec une mâchoire étroite. Ses cheveux étaient tirés vers l’arrière, dégageant son front. Il était grand, mais rien chez lui ne sautait aux yeux au premier abord.
Une seule chose attirait le regard : son épée. Impossible de détourner les yeux.
« Le météore dont vous avez provoqué la chute constituait un acte de rébellion contre l’Empire. Il a causé des dégâts matériels et des pertes humaines dans plusieurs États vassaux, et menacé l’ordre et la sécurité de l’Empire. »
C’était une épée droite, munie d’une garde à peine visible. Une lame sans ornement, qui se prolongeait en ligne droite. Elle n’était ni mauvaise ni particulièrement bonne. On pouvait dire qu’elle était fidèle à sa fonction.
Et pourtant, le monde se trouvait à l’intérieur.
« Cela suffit pour que je vous abatte. »
Le Saint de l’Épée abaissa doucement son arme.
La distance dépassait de loin la portée de sa lame.
Et pourtant.
« Coupe d’une couche. »
Le sang jaillit dans un léger chuintement.
Il ne coula pas. Un invisible rempart délimitait l’espace autour du Roi démoniaque. Celui-ci portait comme une armure un espace immense, que même ma lecture des pensées ne pouvait atteindre.
« C’est loin. Mais je l’ai déjà fait une fois. »
La raison traversa l’espace et trancha avec précision une couche du corps du Roi démoniaque. La pointe de l’épée fendit la météorite. Une unique fissure se dessina à travers le monde.
Li.
Si la magie innée était l’image mentale du monde, alors Li était l’image mentale d’un seul être humain. Un humain qui voyait le monde, en faisait l’expérience et le définissait, avant de le tordre en retour pour rendre réel l’irréel.
Ce qu’elle tranchait n’était pas un objet. C’était la raison elle-même. Elle coupait à travers le bon sens et transformait l’impossible en possible. Elle brisait les règles et se rebellait contre le monde.
« Maître !! »
Accompagné de ce cri perçant, le haut du corps du Roi démoniaque, les yeux grands ouverts, glissa de sa taille.
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