Chapitre 666
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Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Hydrogen B
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Chapitre 666 : Une tour sans plafond et des humains mêlés - 2
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C’est vrai. Les humains réclament de l’ordre. Je ne le nie pas.
Un mur sur lequel s’appuyer. Un toit qui ne s’effondrera pas. Des piliers solides. Ils veulent un bon sens immuable qui les protège.
Mais voilà le problème.
« Les humains n’ont pas besoin d’ordre. »
Je marmonnai pour que seule la Sainte Vierge m’entende, puis je me détendis. Il était temps que j’intervienne.
« Je vais mettre fin à ce combat. Lankart, garde les mercenaires sous contrôle. Shei, sépare les mages qui se battent, s’il te plaît. Ancien Avant, toi aussi. »
« Et toi ? »
« Je m’occupe des paladins sacrés. »
Je n’avais pas le temps de discuter. Je courus aussitôt vers les paladins sacrés.
Les paladins sacrés possédaient la précognition de combat. Pour faire simple, c’était une brève prévision conditionnelle du futur, accordée par le pouvoir divin.
Dans les moments périlleux où le moindre mouvement pouvait leur coûter la vie, le temps semblait ralentir tandis qu’ils échangeaient des coups sous une tension extrême. Dans cet instant fugace, le Dieu céleste établissait un lien avec ses fidèles et leur montrait un aperçu de l’avenir. Cette prévision, qui se manifestait au moment précis où leurs intentions se croisaient, était brève, mais exacte.
C’était pourquoi, malgré leur maîtrise relativement faible du qi, les paladins sacrés pouvaient se targuer d’une défense à toute épreuve lorsqu’ils étaient réunis. Ils avaient la précognition de combat.
Je décidai de retourner cette faculté contre eux.
Je sortis ma brochette. Il me fallait une petite ouverture, un geste audacieux et une véritable intention meurtrière. Les yeux rivés sur le paladin sacré qui me faisait face, je pointai la brochette dans son dos et me préparai réellement à le tuer.
« Meurs. »
Cette fois, les choses étaient différentes. Ayant récupéré une partie de mes forces, je pouvais tuer un humain sans défense. De toutes mes forces, je lançai la brochette vers le dos du paladin sacré !
La précognition de combat ! Derrière moi ? Dieu céleste… !
Sentant la mort approcher dans son dos, le paladin sacré qui l’avait entrevue se retourna par réflexe. Puisqu’il s’agissait d’une vision de sa propre mort, il n’avait pas d’autre choix que de réagir.
Alors, tu as fini par réagir ? Parfait, ça suffit.
Je retirai aussitôt mon intention meurtrière et fis comme si de rien n’était. Comme lorsqu’on croise le regard de quelqu’un en essayant de lui faire les poches, je détournai naturellement les yeux, fredonnai un air et passai devant le paladin sacré.
À l’instant où le paladin sacré avait entrevu sa mort, j’avais annulé l’avenir que sa précognition lui avait révélé.
La vision a disparu !
Alors qu’il s’apprêtait à réagir à sa vision, le paladin sacré se retrouva décontenancé par la disparition soudaine de mon intention meurtrière.
L-la vision a changé… ?! Que se passe-t-il ?! La précognition de combat ne peut pas se tromper !
C’était là le problème des prévisions. Une vision annonçant quelque chose qui ne s’était pas encore produit était forcément incertaine. Dès qu’elle se manifesta, je retirai mon intention meurtrière et la trompai.
Les visions du Dieu céleste arrivaient vite, mais les rectifications, elles, prenaient du retard. Sans doute parce qu’Il ne pouvait pas admettre s’être trompé.
Je continuai à bluffer en me servant de la précognition. Au moindre mouvement en leur direction, les paladins sacrés reculaient, terrorisés.
« Hah ! »
« Hhk ! »
« Une embuscade… ! »
Certains paladins sacrés ripostèrent par réflexe, mais ils avaient même besoin du pouvoir divin pour pratiquer l’Art du qi aquatique. À vrai dire, il n’était pas difficile d’esquiver leurs attaques. Avec un peu d’adresse, on pouvait même attraper à mains nues une épée en croix à large lame.
Quelques bluffs suffirent à briser leur formation.
« Bon, ça suffit, arrêtez de vous battre. Vous vous êtes bien défoulés ? Maintenant, reposez-vous. »
« Ghk… ! Pourquoi vous nous faites ça ?! »
« Si je veux arrêter le combat, je n’ai pas le choix. Ne vous croyez pas lésés. Je vais aussi maîtriser l’autre camp. Après tout, je suis quelqu’un d’équitable. »
Alors que je me tenais devant les paladins sacrés et leur parlais, un papillon voleta vers mon oreille.
Hein ? Un papillon ? Il n’y avait même pas de fleurs dans cette prairie. Pourquoi un papillon était-il apparu comme ça ?
« Un papilloooon. »
« Oh ! »
Je m’en rendis compte un peu trop tard. La lame du Mille-pattes venimeux fendit l’air comme une brochette. Même si j’avais esquivé par anticipation en voyant le papillon de son hallucination, je sentis la peau près de mon oreille s’ouvrir.
Drogué, le Mille-pattes venimeux n’avait ni intention meurtrière ni objectif précis. Il se contentait de brandir sa lame au gré de ses hallucinations. Heureusement, la lecture des pensées m’avait permis de remarquer ce qu’il voyait. Si j’avais réagi avec maladresse, il m’aurait tranché le cou comme à ce paladin sacré mort.
Le problème, c’était que je ne pouvais pas le raisonner tant qu’il était drogué. Je devais mettre fin à ce combat au plus vite. Que faire ?
« Un papilloooon. »
Ah. Bien sûr.
Avant que les papillons qui voletaient ne m’atteignent, j’emboîtai rapidement deux cartes et les lançai. Au milieu de l’essaim, le papillon formé de cartes fendit l’air à toute vitesse.
Le Mille-pattes venimeux remarqua le papillon qui tournait seul en rond. Fff. Dix mètres le séparaient de l’insecte, mais sa lame jaillit comme l’éclair et trancha proprement les cartes en deux.
Quel principe incompréhensible. Mieux valait ne pas se mêler à lui. Heureusement, détourner son attention m’avait fait gagner un peu de temps.
« Il a esquivé une attaque que même la précognition de combat ne pouvait prévoir… ! »
« Mais qu’est-ce qu’il est ? »
Lankart avait maîtrisé Kuram et le cardinal Elton, tandis que Shei contenait les mages du Royaume inférieur avec Chanteciel. Ancien Avant tentait de calmer les mages du château flottant. La situation n’était pas encore réglée, mais une courte accalmie s’était installée.
C’était le moment.
Le moment d’établir mon ordre.
« Franchement. Voilà pourquoi les barbares sont irrécupérables. Je règle un problème l’espace d’un instant et vous voilà déjà en train de vous battre ? C’est une tour, pas un Colisée. »
J’imitai le mage le plus arrogant et imbu de sa personne que je pus imaginer. Il me suffisait de prendre Lankart pour modèle.
Une main sur la nuque, je promenai sur tout le monde un regard empreint de mépris et d’agacement.
« Vous avez aimé vous entretuer ? Voilà pourquoi les barbares sont des barbares. Je ne comprends pas pourquoi vous vous obstinez à répéter des actes qui ne vous apportent rien. »
Lankart et Shei comptaient parmi les plus puissants du groupe. À eux deux, ils pouvaient affronter les soixante-dix autres, sans compter le Maître de la Tour cyan caché et Hilde.
Comparé à eux, j’étais faible comme un insecte, mais ils l’ignoraient. Ils me prenaient pour un compagnon de ces deux-là, un mage qui avait pratiquement résolu à lui seul les problèmes de Babel.
C’était pourquoi je restais leur chef.
« Je vous l’ai dit depuis le début. Conformément à la volonté de Saint Rene, je partagerais avec tous le savoir acquis dans cette tour. Je vous ai demandé de ne pas vous battre, mais de coopérer et de gravir la tour ensemble. Pourtant, vous n’avez même pas su patienter un bref instant avant de révéler votre vraie nature. Ha. Cela ne va pas. Laissez-moi être parfaitement clair. »
Si l’absence d’ordre était à l’origine de tout ça, j’en établirais un. Un ordre que tous pourraient accepter.
« Je ne gravirai la tour qu’avec des innocents. Les pécheurs ne nous accompagneront pas. Battez-vous entre vous et mourez seuls dans cette tour, ou restez enterrés dans ce Royaume inférieur et ne revenez jamais. »
Ma déclaration était sévère, comme si j’étais un apôtre de Dieu.
Les innocents seraient récompensés. On aurait dit un extrait des Écritures. À ces mots, l’Ordre des paladins sacrés poussa des acclamations.
Comment auraient-ils pu emmener avec eux des gens qui pratiquaient les arts démoniaques, utilisaient du poison, ne croyaient pas en Dieu et tuaient leurs semblables ? Ces gens devaient disparaître de ce monde. Ils ne pouvaient pas confier des reliques sacrées à des êtres aussi malfaisants.
Comme si ma déclaration aurait dû être prononcée depuis longtemps, et n’avait été retardée que de peu, ils la lancèrent fièrement à la face du Mille-pattes venimeux et des mercenaires de Kuram, comme s’ils m’avaient confié cette tâche.
Mais je pointai froidement ma brochette sur eux. Lorsqu’ils sentirent mon hostilité, les visages des paladins sacrés s’assombrirent, comme si un couvercle transparent venait de les recouvrir.
« Cela vaut aussi pour vous, l’Ordre des paladins sacrés de l’Église du Nord. »
Le silence retomba.
Cette réponse les surprenait ? Comme c’était drôle. Pourquoi avaient-ils l’air trahis ? Ils s’étaient permis de fonder d’étranges espoirs sur moi, et les voilà déconcertés ?
L’ordre n’allait pas les favoriser, eux seuls.
« Comment peut-on être innocent après avoir usé de violence contre autrui ? Depuis notre rencontre, vous avez calomnié Kuram et le Mille-pattes venimeux, vous nous avez poussés à les tuer et vous avez été les premiers à vouloir leur mort. »
« Quelles sottises ! »
Le cardinal Elton rugit de colère. Il était particulièrement furieux d’avoir compris que je condamnai les paladins sacrés au nom de la foi.
« Ces deux-là pratiquent les arts démoniaques, utilisent du poison et ont transgressé des interdits ! Ils ont commis d’innombrables meurtres en gravissant cette tour ! »
« Je n’ai jamais vu ces péchés. »
« Même si l’on a les yeux bandés, il est évident que la lumière est là ! Ne faites pas semblant du contraire. Vous le savez aussi ! S’ils n’ont pas commis de meurtre, alors d’où vient cette odeur de sang, et où sont passés les mages qu’ils ont rencontrés en gravissant la tour ? »
« Je pourrais le dire autrement : ça m’est égal. Combien d’habitants du Royaume inférieur ont commis des péchés ? »
Je n’avais pas l’intention de sortir une grande tirade prétendant que tous les humains étaient des pécheurs. Je haussai les épaules en répondant.
« Comment le saurais-je ? Que vous soyez de petits voleurs, des fainéants qui trichent au jeu et escroquent les gens, ou des meurtriers qui ont déjà tué. Je vous suis supérieur à tous réunis, mais je ne connais ni vos origines ni les péchés que vous avez commis. Je n’ai donc aucune raison de revoir mon jugement en fonction de ce que vous avez fait avant de me rencontrer. »
J’avais fait tout ça, moi aussi. Pourquoi les autres ne l’auraient-ils pas fait ? J’étais un humain ordinaire ; les autres avaient probablement commis au moins autant de méfaits que moi.
Alors, oublions équitablement ce qui s’est passé dehors. Jugeons seulement les péchés que nous avons sous les yeux.
« La lumière et la justice ont beau être claires, les humains qui les acceptent sont imparfaits. Vous pouvez bien clamer la lumière et la justice autant que vous voudrez, moi, je ne vois qu’un lâche qui a mené un grand groupe en tentant de prendre l’autre camp par surprise. »
« Comment osez-vous proférer de telles inepties… ! »
Mais tu n’avais rien à répondre, pas vrai ? C’était la vérité. Tu avais beau défendre tes convictions, c’était toi qui avais brisé l’ordre de notre groupe.
Kuram sembla amusé par l’état pitoyable du cardinal Elton et prit la parole avec un léger sourire.
« Oh. Je croyais que tu ne savais faire que des discours ennuyeux. »
« Cela vaut aussi pour toi, Kuram. Avant même qu’ils agissent, tu as drogué le Mille-pattes venimeux sous leurs yeux et tu l’as poussé à tuer. Le Mille-pattes venimeux a lui aussi commis un meurtre. Vos péchés sont si graves que tomber en enfer maintenant ne suffirait même pas. »
« Je l’admets. Pour quelqu’un qui est déjà allé en enfer, y retomber n’a rien de particulièrement effrayant. »
Tout le monde s’accordait à dire que Kuram était un être malfaisant. Kuram et le Mille-pattes venimeux utilisaient des poisons et des drogues, avaient modifié leur corps en transgressant des interdits et avaient déjà tué trois paladins sacrés. Ils tomberaient en enfer même sans comploter davantage. Aucun des deux n’essaya de me convaincre.
Kuram et le Mille-pattes venimeux étaient éliminés. Je détournai froidement la tête et regardai les mages, désormais répartis en deux groupes qui se battaient entre eux.
« Et les mages. Vous êtes pires que ces deux groupes. Vous vous targuez d’être instruits, et pourtant vous avez utilisé la magie accordée par Saint Rene pour blesser les autres avec la claire intention de les tuer. »
À leur tour, maintenant. Ils croyaient que leur tour n’arriverait jamais ?
Les mages tressaillirent comme s’ils venaient d’être pris par surprise, puis protestèrent.
« Ils ont attaqué les premiers ! L’un des élus du château flottant a été blessé ! »
« Vous avez essayé de nous doubler avec votre magie de gravité ! »
« Ce n’était pas nous tous, et ils ont échoué, puis perdu la vie ! Vous n’êtes même pas capables de les pleurer ! »
« Pourquoi les pleurer ? Ça me réjouit ! Ces lâches sont morts en tombant dans leur propre piège ! »
Les mages se mirent à s’invectiver au lieu d’utiliser la magie, comme si je prendrais leur parti au cas où ils gagneraient le débat. Naturellement, je n’avais l’intention de prendre le parti de personne.
« Hein ? Des hypocrites aveuglés par la cupidité. Vous venez du château flottant, mais vous vous êtes joints à la Porte du Dragon, et vous vous croyez innocents ? Si vous avez un péché, c’est la cupidité. »
« La relique de Saint Rene renferme des connaissances secrètes que tous convoitent. Elle n’appartient pas au seul Royaume inférieur ! Nous méritons, nous aussi, une chance ! »
« Cette occasion a été créée par la famille Celsius du Royaume inférieur. Si vous la vouliez, vous auriez dû créer vous-mêmes cette occasion. Vous vivez dans le confort, au château flottant, puis vous apprenez qu’il s’est passé quelque chose dans le Royaume inférieur et vous descendez pour rafler les récompenses ? Vous n’avez pas honte ? »
Mes critiques cinglantes firent rougir les mages du château flottant. Ceux du Royaume inférieur ricanèrent, ravis.
Je ne savais pas pourquoi. Ils étaient pareils.
« Malgré tout, vous, les mages du château flottant, valez mieux qu’eux. La cupidité est après tout l’une des vertus d’un mage. Vous valez mieux que ces idiots débordant de cupidité, incapables de connaître leur place et qui se contentent de rejeter la faute sur les autres. »
Leurs ricanements s’éteignirent comme si quelque chose leur était resté en travers de la gorge. Les mages du Royaume inférieur étaient tout de même des mages. Ils comprirent rapidement de qui je parlais.
« Qu’est-ce qui vous rend si fiers d’être trop stupides pour atteindre le château flottant, au point de croire que vous pouvez juger qui en est digne ? Pourquoi vous vanter de ne pas savoir utiliser la magie de gravité parce que vous ne l’avez pas assez étudiée ? Pourtant, vous prenez les gens en embuscade avec votre magie, vous élevez la voix pour calomnier les autres et vous vous complaisez dans vos complexes d’infériorité sans connaître votre place. Vous êtes des déchets. »
Je déversai un flot d’injures sur les mages du Royaume inférieur.
Ils n’avaient pas encore atteint le château flottant, mais les mages du Royaume inférieur avaient grandi en étant traités de génies dans leurs écoles respectives. Peu habitués à de telles insultes, ils hésitèrent.
L’un des mages reprit ses esprits, me désigna du doigt et exigea une réponse.
« Vous, vous dites ça à nous ? À nous, qui avons été privés d’une chance équitable de franchir la Porte du Dragon ? »
« Oui. C’est bien à vous que je le dis. Y a-t-il de quoi être fier de rester dans le Royaume inférieur parce qu’on n’a pas assez étudié ? Vous devriez plutôt chercher à apprendre par tous les moyens et à devenir des mages dignes de monter au château flottant. Pourquoi êtes-vous si pressés de rivaliser ? »
« La Porte du Dragon est une chance pour les mages du Royaume inférieur ! Nous sommes des victimes ! »
« Vous êtes aussi des bénéficiaires. Si vous avez pu rester en vie et monter aussi haut, c’est uniquement grâce à moi. Sans moi, vous n’auriez résolu aucun problème. Vous seriez restés à la traîne ou seriez morts depuis longtemps. »
Hormis leur fougue et leur capacité à se débrouiller seuls, les mages du Royaume inférieur n’étaient qu’un fardeau. Les problèmes de Babel étaient liés à des anomalies spatiales. Comme ils n’avaient jamais étudié la magie spatiale, les mages du Royaume inférieur ne comprenaient pas mes solutions et se contentaient de me suivre. Ils ne m’étaient d’aucune aide. À vrai dire, avant qu’ils ne prennent quelqu’un par surprise avec leur magie, j’avais à peine remarqué leur présence. Peut-être était-ce pour cela qu’ils avaient tant voulu se faire remarquer.
Celui-ci était un déchet. Celui-là aussi. Rien chez eux ne me plaisait. Mon ordre n’avait pas besoin d’eux.
Pourtant, mon ordre était juste. Il n’avait simplement pas besoin d’humains. Je le déclarai devant tout le monde.
« Je l’affirme sans hésiter : vous êtes tous des pécheurs. »
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