Chapitre 660
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Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Hydrogen B
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Chapitre 660 : Tour de Babel, deuxième étage
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On appelait cela la Porte du Dragon : une minuscule porte par laquelle des centaines, voire des milliers de petits poissons remontaient le courant. Tous rêvaient de devenir des dragons et se bousculaient, se frappaient, se disputant le passage.
Jamais, dans l’histoire, la Tour de Babel n’avait servi de Porte du Dragon, mais ce qui s’y déroulait n’avait rien de différent des autres années.
De la compétition. Les participants devenaient des obstacles les uns pour les autres et se mettaient à l’épreuve.
Les problèmes surgissaient d’eux-mêmes, sans que personne ait besoin de se concerter, et le tri était suffisamment efficace pour éliminer l’un de deux candidats. N’importe quel examinateur aurait applaudi de joie.
Pour ceux qui se battaient vraiment, en revanche, il n’y avait que le désespoir.
« Trois, là-bas aussi ? J’avais entendu dire que la Porte du Dragon était une épreuve individuelle. Ils se sont alliés ? Enfin, nous aussi, nous sommes venus en groupe. Ce n’est pas si étrange. »
Le cardinal Elton de l’Église sacrée du Nord, rien que ça ? Un cardinal, des prêtres et des chevaliers sacrés ?
C’était une force équivalente à une légion entière !
Le cardinal Elton s’approcha, le sourire bienveillant aux lèvres. Son expression ne trahissait ni peur ni méfiance. Rempli d’une foi inébranlable et sûr de sa propre force, il ne craignait pas trois simples inconnus.
Nous non plus, nous n’avions pas peur de lui.
« Hein ? Ce sont des robes de prêtre de haut rang. Il est au moins grand prêtre, Hughes. »
« Qu’est-ce qu’un homme comme lui fait ici ? »
« Il est peut-être venu chercher le Dieu démoniaque ? »
Voilà, le problème ! C’était un concurrent !
Shei, qui avait été étroitement liée au Sanctuaire lors du cycle précédent, fut elle aussi ravie de voir les chevaliers sacrés. Mais lorsqu’elle sentit leur combativité, elle s’immobilisa. Puis elle pencha la tête.
« Qu’est-ce qui se passe ? On dirait qu’ils veulent se battre. »
« Nous sommes des concurrents. »
Au bout du compte, une seule personne gravirait la tour et s’emparerait du Dieu démoniaque. Mieux valait qu’il ne reste personne d’autre. Et puis, ces gens étaient des chevaliers sacrés qui s’étaient infiltrés ici pour récupérer des reliques saintes. Ils devaient forcément considérer les mages comme une épine dans le pied.
Pourtant, ils ne faisaient que manifester leur combativité. Ils n’attaquaient pas les premiers.
« D’abord, tendez la main à votre adversaire. Si sa main tient une arme, réprimandez-le poliment. S’il tente de vous blesser avec, ripostez. Mais faites preuve de clémence dans votre riposte. En tant que membres du clergé, nous ne pouvons pas attaquer les premiers. »
C’était parce que notre adversaire était un cardinal, un ecclésiastique d’une dévotion sans égale. Sinon, il aurait provoqué une bagarre depuis longtemps. Les mages étaient rationnels ; mieux valait attaquer que se faire attaquer. Ils étaient redoutables quand ils avaient le temps de se préparer, mais vulnérables aux embuscades imprévues.
« Je leur laisserai l’initiative. Allez-y, attaquez les premiers. »
De tous les groupes possibles, il avait fallu que les premiers que nous rencontrions soient un cardinal et ses chevaliers sacrés. Pour le reste, je n’en savais rien, mais, en matière de défense, ils comptaient parmi les groupes les plus puissants du monde. Ce serait fâcheux de nous épuiser ici.
Oh, attendez. Ils n’attaqueraient pas tant que nous ne l’aurions pas fait ? Ça pouvait être intéressant.
Tandis que je réfléchissais, Lankart perçut leur combativité et fronça les sourcils.
« Des idiots qui croient en je ne sais quel dieu. »
Arcane innée : Monde de la Main droite.
Des courants d’air tourbillonnèrent autour de Lankart. Le vent griffa le large tapis, y dessinant une spirale.
De toute façon, il n’y avait qu’un seul Dieu démoniaque. Tous les autres étaient des concurrents. Mieux valait frapper tout de suite et éliminer les problèmes à venir, et Lankart en avait les moyens. C’était un jugement rationnel.
Comme pour répondre à ses attentes, le cardinal Elton esquissa un signe de croix et attendit l’attaque de Lankart.
La situation était sur le point d’exploser quand je m’avançai.
« Attends, Lankart. Inutile de nous battre maintenant. »
« Pourquoi ? »
« Il nous reste un long chemin à parcourir dans la Tour de Babel. Nous avons d’innombrables épreuves devant nous. Ne vaudrait-il pas mieux coopérer pour l’instant plutôt que de perdre du temps à nous battre ? »
« ? »
Lankart me dévisagea comme si je venais de dire quelque chose d’incompréhensible. Il faudrait les éliminer tôt ou tard ; pourquoi se donner la peine de coopérer avec eux ?
Ce serait trop long à expliquer. Je joignis les mains en signe de croix et saluai le cardinal.
« Nous rendons grâce de nous avoir envoyé un guide, alors que nous nous étions égarés dans les ténèbres de la nuit. Votre Éminence m’apparaît comme un phare dans cette obscurité. »
Étonné que je l’aie reconnu sur-le-champ, le cardinal Elton me demanda d’un air curieux :
« Comment avez-vous su que votre humble serviteur était cardinal ? »
« Le Sanctuaire envoie chaque année des lettres au nom du cardinal. Or, la Tour de Babel s’est effondrée soudainement, sans prévenir. Un émissaire porteur d’une lettre de Votre Éminence n’aurait pas pu gravir la Tour de Babel sans votre autorisation, à moins que vous ne la lui ayez accordée sur-le-champ en personne. »
Oui, je lui avais lu dans les pensées. Une fois la réponse connue, il était facile de reconstituer l’histoire.
« Et tout fidèle du Dieu céleste a forcément entendu le nom du cardinal Elton, au moins une fois. »
« … Hmm. »
« À moins d’être un fidèle ayant étudié la théologie, il ne connaîtrait guère votre humble serviteur… A-t-il étudié la théologie ? »
Très bien. Nous allions partir sur cette hypothèse.
Je joignis les mains avec légèreté, comme un étudiant en théologie, et pris la parole sur le ton posé de quelqu’un qui lisait les Écritures. À cet instant, j’avais tout l’air d’un étudiant en théologie qui n’en avait appris que les rudiments avant de quitter ses études.
« Je suis moi aussi un disciple de Saint Rene. La théologie était également une brique que j’avais soigneusement façonnée pour bâtir ma tour. Je ne saurais égaler Votre Éminence, mais je peux affirmer que mes études n’ont pas été négligées. »
« Ho ho ! Rencontrer ici quelqu’un qui a lu les Écritures… Voilà qui doit être guidé par le ciel. »
« Même le plus beau texte ne peut être lu que si la lumière l’éclaire. Je crois que la lumière qui a éclairé mes écrits m’a guidé jusqu’à cette rencontre aujourd’hui. »
« Il n’a aucune intention de se battre ? Hmmm… Voilà qui complique les choses. »
Mon attitude polie et respectueuse décontenança le cardinal Elton.
Les mages étaient arrogants et rationnels. Ils ne revenaient pas facilement sur une décision, car leurs jugements étaient généralement justes et sensés.
Choisir de coopérer brièvement avec un ennemi qu’il faudrait affronter un jour n’avait rien d’évident. C’était encore plus difficile quand l’autre camp était composé de chevaliers sacrés. Un mage qui les laissait approcher était déjà à moitié vaincu.
« Qui aurait cru qu’un mage pouvait être aussi poli et pieux ? S’il avait été aussi grossier que le mage derrière lui, j’aurais au moins pu lui donner une leçon. Tss. Tant pis. Tant qu’il ne révélera pas un autre stratagème, nous n’avons qu’à le laisser tranquille. »
« Vous demandiez votre chemin, c’est bien cela ? Je viens d’arriver, moi aussi, et je n’ai pas encore eu le temps d’évaluer la situation. Que s’est-il passé ? »
Le cardinal Elton se détendit et répondit :
« Protégés par la lumière, nous avons découvert cette salle en arrivant au deuxième étage. Nous nous sommes dispersés pour chercher un escalier menant plus haut, mais il n’y en avait nulle part. Nous avons ouvert la porte par laquelle votre groupe est apparu, mais derrière, il n’y avait qu’un vide sans fin. Impossible de la franchir. »
« L’espace n’était donc pas connecté. »
« C’est exact. Comme nous ne comprenions pas ce qui se passait, nous avons décidé de respecter l’usage auquel les chaises et les tables étaient destinées. Dès que tout le monde s’est assis, votre groupe est soudain apparu dans le couloir en face de nous. »
« Je vois. On dirait que l’espace est désormais connecté. Un instant. »
Je me retournai et tirai sur la porte, mais sentis que quelque chose clochait. Je l’avais poussée pour entrer, mais elle ne bougeait plus. J’essayai de la pousser, au cas où, et l’espace par lequel j’étais monté avait disparu sans laisser de trace. Il ne restait que le vide lointain.
Les espaces par lesquels on entrait et sortait étaient différents.
« Résoudre le mystère de cette porte doit être la deuxième épreuve. »
« Votre humble serviteur l’avait déjà compris. La question, c’est de savoir comment. »
« J’ai une idée. Il s’agit d’un cercle magique Lumen fondé sur la lumière. »
Je désignai le plafond. Le lustre, dont chaque lampe brillait comme une pierre précieuse, éclairait la salle de banquet. Quand sa lumière frappait les tables et les chaises transparentes, elle se réfractait en beauté et y traçait des sillages.
« La famille Lumen, aujourd’hui éteinte, dessinait des cercles magiques avec de la lumière imprégnée de mana. Elle plaçait des prismes au cœur du cercle et utilisait des rayons lumineux comme lignes pour achever ses sortilèges. J’ai entendu dire que sa vitesse d’incantation dépassait celle de toutes les autres. C’est une application de cette technique. »
Voyons voir. Celui-ci ici, et celui-là là-bas.
Je tirai des chaises, fis pivoter des tables et les déplaçai peu à peu. Les éclats de lumière éparpillés se rassemblèrent progressivement. C’était comme ramener du foin avec un râteau, puis balayer la poussière dans une pelle.
Les chevaliers sacrés semblaient abasourdis à mesure que la lumière prenait forme. Pour eux, la lumière était un objet de foi et le signe de la guidance du Dieu céleste, pas quelque chose qu’on pouvait façonner ainsi.
« Oh. Je comprends. »
« Pourriez-vous vous écarter ? Si possible, plaquez-vous contre les murs. Je dois rassembler toute la lumière du lustre. »
« Ah, euh… D’accord. »
Ébahis par le miracle que j’accomplissais, les chevaliers sacrés se levèrent maladroitement. Tandis que je déplaçais les chaises les unes après les autres, j’eus l’impression que l’espace lui-même rétrécissait peu à peu.
Les zones que la lumière n’atteignait pas devenaient sombres et vides, comme si elles n’avaient jamais existé. Si j’y mettais la main, j’avais l’impression qu’elle pourrait disparaître à jamais. Mais ce ne serait probablement pas le cas. Avant que j’y projette de la lumière, cet espace avait bel et bien existé.
Mais existait-il vraiment ?
S’il n’y avait rien pour éclairer un espace, comment savoir qu’il existait ?
« On dirait… que vous tissez la lumière. »
L’un des chevaliers sacrés marmonna ces mots. Je rassemblai les centaines de rayons qui s’étendaient depuis le lustre. Lorsque le dernier fut réuni aux autres, un unique faisceau éblouissant se forma.
D’innombrables rayons, réfléchis par les chaises et les tables, convergèrent au centre de la salle de banquet. La lumière concentrée se posa sur la plus grande et la plus somptueuse des tables, où elle scintilla comme une perle.
Shei murmura sans s’en rendre compte :
« C’est joli. »
« Si nous faisons passer ce faisceau au-delà des escaliers et que nous les éclairons, l’espace intérieur se révélera. »
Lorsque je projetai la lumière, elle transperça l’espace et éclaira le vide lointain.
Elle chassa les ténèbres si éloignées qu’on aurait pu les prendre pour du néant et dévoila faiblement un escalier.
Je ne savais pas si l’escalier avait été là depuis le début et si nous n’avions simplement pas réussi à le trouver, ou s’il n’était apparu qu’une fois éclairé.
Une seule chose comptait. J’avais résolu l’énigme et trouvé l’escalier qui menait à l’étage supérieur.
C’était tout.
J’avais gagné le droit d’accéder au troisième étage.
Je souris alors avec douceur aux chevaliers sacrés.
« Allons-y ensemble, maintenant. »
« … Hmm ! »
Les chevaliers sacrés, tendus, ainsi que le cardinal Elton hésitèrent à mes mots.
Ils avaient sans doute pensé que je garderais la solution pour moi et retirerais l’échelle derrière moi. Ils avaient même discuté d’un plan pour prendre l’initiative et me repousser. Le problème, c’était que je leur avais offert ma bonne volonté avec un sourire, et les chevaliers sacrés ne savaient plus quoi faire.
Faire confiance à un inconnu était déjà désagréable. À un concurrent, c’était pire encore. Mais ils étaient des chevaliers sacrés jusqu’au bout des ongles. Sans motif valable, ils ne pouvaient pas agir.
Le cardinal Elton claqua la langue en les observant.
« Les chevaliers sacrés manquent encore de magnanimité. Il faut répondre à la bienveillance par la bienveillance, même si elle est feinte. Pourtant, ils n’ont pas dégainé leurs épées et pensent déjà à attaquer ces gens. Mais que peut-on y faire ? Les chevaliers sacrés sont des épées vouées à défendre la foi ; ils ne peuvent s’empêcher de porter ce fardeau. »
Exactement. Qu’est-ce que tu ferais si ma bienveillance était feinte ? Tu m’attaquerais dans le dos ?
Vas-y. Tant que je pouvais lire les pensées, je ne me laisserais pas surprendre. Et puis, tu ne pourrais pas faire ça de toute façon.
« Nous avons déjà complètement perdu la guerre psychologique. Nous agissons comme le clergé le doit, mais cet homme ne se comporte pas comme un mage. Tant qu’il n’a pas l’intention de se battre, nous ne pouvons pas attaquer les premiers. Nous n’avons pas le choix, il faut monter dans le même bateau. »
Pour détendre les chevaliers sacrés, le cardinal Elton changea de ton et prit la parole.
« Je comprends que vous êtes un guide digne d’être suivi. J’aimerais tout de même en discuter d’abord. La Porte du Dragon est unique, mais nous sommes nombreux. Êtes-vous certain de vouloir voyager avec nous ? »
Le cardinal Elton posait la question au nom des autres prêtres et chevaliers sacrés. Respectant son intention, je lui répondis avec sérieux :
« Bien sûr. Moi aussi, je souhaitais voyager avec vous tous. »
« Vraiment ? Je ne voudrais pas nous voir nous quereller aussi honteusement avec un guide si remarquable, bienveillant et pieux. »
« Pourquoi nous quereller ? Nous ne sommes tous que des gens qui suivent les enseignements de Saint Rene. »
Saint Rene.
Une sainte vénérée par le Sanctuaire et une enseignante de l’Antiquité qui avait établi le système de la Fédération arcanique.
Bien qu’elle eût le pouvoir immense de créer des sous-espaces, elle ne s’en était jamais servie pour faire du mal à autrui. À une époque où le savoir était qualifié d’hérésie et où les érudits étaient traités de démons puis exécutés, elle avait parcouru le nord en partageant ses connaissances. Elle était devenue un grand exemple pour la Fédération arcanique comme pour le Sanctuaire.
Je poursuivis en invoquant son nom.
« Saint Rene disait que le savoir ne s’accomplit que lorsqu’on le partage. La magie de la tour, les mystères du château flottant et les reliques saintes ne font pas exception. J’espère que les reliques laissées par Saint Rene seront révélées au monde entier. Si le savoir appartient à tous, personne n’aura besoin de se battre. »
« Voilà une pensée dangereuse. Le monde regorge de connaissances dangereuses et nuisibles, comme celles du Dieu démoniaque et des arts interdits. »
« Peut-être. Mais les reliques de Saint Rene ne devraient-elles pas, au moins, respecter sa volonté ? Saint Rene a partagé son savoir toute sa vie. N’est-il pas contradictoire de le monopoliser ? »
« Hum… »
Le cardinal Elton suivait lui aussi les enseignements de Saint Rene. Il ne pouvait pas être entièrement d’accord avec moi, mais reconnaissait la justesse de mes paroles.
« J’aurais beaucoup à dire à ce sujet, mais… »
« Plutôt que de nous battre, nous ferions mieux de poursuivre cette discussion en gravissant la tour. Après tout, c’est là l’esprit de Saint Rene. »
« Très bien. Allons-y. Nous ne sommes pas les seuls dans cette tour. »
Le cardinal Elton et les chevaliers sacrés relâchèrent leur posture de combat et se mirent en marche en formation ordonnée. Je les laissai monter les premiers. Je connaissais la solution ; je pouvais donc les rejoindre quand je le voulais.
« Tu voulais donc les utiliser comme boucliers ? Et les abandonner au dernier moment ? Dois-je préparer un sort pour faire s’effondrer l’espace de l’intérieur ? »
Lankart fit une proposition terrifiante, mais je secouai vivement la tête.
« Non. Une embuscade ne servirait à rien contre des chevaliers sacrés. »
« À cause de leur précognition au combat ? Nous pouvons rendre le piège plus élaboré. Si nous utilisons l’espace lui-même, même la précognition au combat ne leur servira à rien. »
« Non. S’il n’y avait que des chevaliers sacrés, ce serait une chose, mais il y a aussi un cardinal. Mieux vaut ne pas se battre, et si nous devons le faire, il faudra gagner de front. »
« Oui. Compris. »
Lankart obéit sans protester. Voilà pourquoi, malgré la charge qu’il représentait, je voyageais avec lui. Il avait confiance en mon jugement autant qu’il me suivait.
Bien sûr, la première raison, c’était que Lankart était intelligent et en savait trop pour que je puisse me permettre de ne pas l’emmener. Voyez un peu : nous avions résolu les énigmes du premier et du deuxième étage grâce à Lankart.
Les chevaliers sacrés étaient tous montés. Nous les suivîmes, en direction de l’escalier éclairé par un unique faisceau.
« … À bien y réfléchir, cette fois, je n’ai pas réussi à me concentrer sur l’énigme du deuxième étage. C’était parce que je me méfiais des chevaliers sacrés et que je préparais un sort, mais Hui a compris, malgré tout ce remue-ménage, que l’énigme du deuxième étage reposait sur un cercle magique Lumen et en a calculé la solution. Ce qui me manque par rapport à Hui, ce n’est pas seulement le savoir. Hui et moi ne voyons pas les choses de la même façon. Pour rattraper Hui, je dois changer de perspective… »
J’abandonnai derrière moi les pensées de Lankart qui projetaient leur ombre sur moi.
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