Chapitre 510
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Traducteur : Hydrogen B
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Chapitre 510 : L’heure du chien et du loup - 3
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Ce jour-là, les chiens et les loups allaient se livrer une guerre par procuration.
Ce jour-là, la volonté de tuer les humains se heurterait à celle de les sauver. Une promesse longtemps restée en suspens finirait par être tenue, après des années d’attente.
Même en ce jour historique, le matin commença comme à l’accoutumée. Le soleil se leva à l’est, les coqs chantèrent et les gens sortirent péniblement de leur lit en maudissant le matin.
Seule différence : leurs jurons étaient plus sinistres et duraient bien plus longtemps que d’habitude.
Ende avait réagi trop lentement face aux loups véloces. Le front, hérissé de pièges, avait reculé encore et encore, jusqu’à presque atteindre la ville.
Mais battre en retraite n’était pas toujours une mauvaise chose. Un repli qui réduisait le front et attirait l’ennemi pouvait être honteux, mais il était utile. D’innombrables commandants avaient péri dans des situations désespérées parce qu’ils n’avaient pas su l’admettre ; pourtant, les gens entendaient toujours le mot « retraite » et se mettaient à pointer du doigt.
« Les dégâts ont été lourds. Mais grâce à ça… les troupes se sont rassemblées. »
La liberté avait pour autre nom l’indulgence. Ende n’avait pas de véritable système en place ; même lorsqu’il enrôlait des hommes-bêtes, il se contentait de leur remettre des armes et de les envoyer au combat. Les hommes-bêtes s’étaient regroupés par clan, chacun avec l’équipement auquel il était habitué.
Certains ne voulaient pas se battre. D’autres voulaient fuir. Mais dès que les loups avaient attaqué Ende, refuser de combattre n’était plus une option. Mieux valait défendre la ville que d’affronter une meute de loups dans les plaines.
« S’ils se cachent derrière les murs, c’est qu’ils s’attendent à ce que quelqu’un les protège… Ce doit être ça. »
Même ceux qui tenaient à leur liberté ne pouvaient renoncer à la sécurité qu’offrait un mur. Gruel acquiesça aux paroles de Sapien.
« Quel dommage. Nous allons devoir trahir cette attente. »
« Gruel. Tu vas vraiment choisir ce plan ridicule ? Ce qu’il propose, ce n’est même pas un plan. Et il n’a rien accompli de notable. Il n’y a aucune raison de le suivre. »
Sapien tenta sincèrement de convaincre Gruel, mais celui-ci se contenta de sourire.
« Ça me paraît très bien. Où est le problème ? »
« Où est le problème ? En quoi “je laisse les commandants sur le terrain décider” constitue un plan ? »
Sapien se remémora l’absurde réunion stratégique de la veille.
« Tout le monde. Malheureusement, nous ne savons presque rien de leurs plans ni de leurs forces. Nous ne sommes ni particulièrement plus forts, ni plus rapides, ni même mieux préparés. Quelle que soit l’astuce que nous tenterons, nous ne ferons que perdre du terrain jusqu’à nous effondrer. »
C’était une vérité inutile. Sapien s’était emporté. Il savait qu’ils n’étaient pas prêts. Mais puisqu’ils devaient se battre malgré tout, le rôle d’un commandant était de trouver un meilleur plan, pas de saper le moral des troupes.
« Alors, à l’exception du point le plus important, je laisse les commandants sur le terrain décider. Jusqu’à ce qu’un certain événement se produise, faites de votre mieux pour survivre par vos propres moyens. Contentez-vous de maintenir vos réseaux de communication. »
Pourtant, le Magicien, qui s’était autoproclamé stratège, n’avait proposé aucune stratégie. Agacé, Sapien avait répliqué :
« S’il n’y a pas de plan, pourquoi devrions-nous suivre tes ordres ? »
« Pour une raison. Je possède la seule force dont nous pouvons décider de l’emploi. »
« Laquelle ? »
« Le moment, le lieu et la manière dont Azzy se battra. Je suis le seul à pouvoir en décider. »
Sapien n’avait pas su quoi répondre. Ils avaient amené le Roi des Chiens ici et semblaient manifestement bien plus proches d’elle. S’il fallait que quelqu’un donne des ordres, autant que ce soit une personne qui la connaisse.
Ce n’était pas comme si l’autre camp était assez faible pour qu’ils puissent s’emparer de force du Roi des Chiens.
« Cette bataille consistera à déplacer nos pièces jusqu’à ce que le Roi des Chiens et le Roi des Loups se rencontrent. Agissez comme bon vous semble. Je vous contacterai souvent. »
Ce n’était pas un plan. C’était simplement une notification.
Pour suivre le Magicien, ils devaient agir à leur guise. S’ils ignoraient le Magicien et agissaient à leur guise, ils le suivaient quand même. Sapien s’était plaint de ce piège déplaisant, mais Gruel, lui, l’appréciait.
« Ça ne va pas ? Mieux vaut faire ce qui me plaît que d’inventer un plan pourri ou d’en suivre un en râlant. »
« Un plan pourri ? Ton meilleur plan, c’est de foncer dans le tas ? Et si ça tourne mal ? »
« Je suis le plus fort d’Ende. Que ça se passe bien ou mal, ce sera ma responsabilité. Puisque je devrai l’assumer de toute façon, autant faire ce qui me plaît. »
Essayer de convaincre Gruel ne mènerait pas à une meilleure solution. Incapable de proposer une autre option, Sapien décida de respecter son jugement, tout en écartant l’idée que cela revenait, là encore, à suivre les intentions du Magicien.
« Je resterai ici. Laisser la base sans défense ne ferait qu’augmenter les risques. Nous n’avons rien à y gagner. »
« Moi, je bouge. Si on reste assis ici, le cul par terre, on va se faire arracher des morceaux avant qu’ils nous traquent. »
Au bout du compte, les deux hommes partirent dans les directions qu’ils jugeaient bonnes.
Sapien regarda les guerriers de la Faction des Bêtes avancer aux côtés du corps de mercenaires orcs et se demanda s’il ne faudrait pas construire d’autres tours de guet.
« Sapien, un groupe d’hommes-bêtes canins est arrivé aux portes de la ville. Ils disent avoir fui les loups et vouloir se battre à nos côtés. »
Sapien fronça les sourcils à cette annonce inattendue.
« Un groupe d’hommes-bêtes canins ? En ce moment ? Qui sont-ils ? »
« Je ne sais pas. Je ne les ai jamais vus. Peut-être qu’ils viennent de la Faction des Bêtes ? »
« Comment le saurais-je ? Si c’est le cas, Gruel les connaît sûrement. »
Une tribu pourchassée par les loups avait-elle erré jusqu’à Ende ? Inutile de deviner, ça ne mènerait à rien. Sapien se mit en marche et demanda :
« Ont-ils d’autres signes distinctifs ? »
« Ils ont tous le pelage noir, court et luisant. Leurs oreilles sont triangulaires et pointues, et leur queue très courte. »
Comme on pouvait s’y attendre de la part d’hommes-bêtes, la description mettait l’accent sur le pelage, les oreilles et la queue. Si un autre homme-bête les décrivait ainsi, c’est que leurs traits étaient particulièrement remarquables. Tandis que Sapien se les représentait, un souvenir lui revint soudain.
« On dirait la Famille Baskerville. »
« La Famille Baskerville ? »
« Tu ne les connais sûrement pas. C’est la famille de chiens de garde la plus célèbre de l’Empire. On dit que ces hommes-bêtes canins naissent uniquement pour chasser, et qu’un toiletteur vient leur couper les oreilles et la queue dès leur naissance. »
L’homme-bête qui avait transmis le rapport se couvrit précipitamment les oreilles et la queue.
« Beurk, rien que d’y penser, ça fait mal ! Pourquoi feraient-ils ça ? »
« Les oreilles tombantes et les queues peuvent devenir des points faibles au combat. L’idée, c’est de les couper avant que ça n’arrive. »
« Quoi ? Alors, les humains se rasent-ils le crâne au cas où quelqu’un leur attraperait les cheveux pendant un combat ? »
« J’ai entendu dire que certains humains faisaient ça. C’est la même idée… Mais c’est une vieille histoire. De nos jours, les nobles préfèrent sans doute simplement les oreilles et les queues courtes. »
« Tu veux dire qu’ils leur coupent les oreilles et la queue pour qu’on les regarde ? Pourquoi les couper, et qui pourrait aimer ça ? »
« C’est le goût de l’Empire. Qu’est-ce que j’en sais ? »
« Je ne comprendrai jamais ! »
« N’essaie pas de comprendre. Accepte. C’est ça, l’Empire. Cela dit, j’ai entendu dire que les choses avaient commencé à changer un peu ces derniers temps… »
Sapien se permit un bref instant d’espérer, sottement, que la Famille Baskerville était réellement venue leur prêter main-forte, puis laissa échapper un rire amer.
« Bien sûr que non. J’en suis donc réduit à me raccrocher à des chimères ? »
Ce n’étaient probablement que des hommes-bêtes canins venus demander l’aide d’Ende. Sapien suivit son subordonné, perdu dans ses pensées.
« À bien y réfléchir, on disait que leurs yeux bleus semblaient contenir des feux follets. J’aimerais les voir, si j’en ai une autre occasion… »
Sapien ignorait que cette occasion se présenterait sous la pire forme possible.
Gruel et la Faction des Bêtes avancèrent lentement.
Les guerriers de la Faction des Bêtes traversèrent les plaines avec le calme de promeneurs. Après avoir franchi quelques collines, ils perdirent de vue le paysage familier, remplacé par une plaine inconnue. Puis les loups commencèrent à se rassembler autour d’eux, un par un.
Un guerrier de la Faction des Bêtes, qui s’était tendu un instant, regarda autour de lui.
« Hmm. Ils n’attaquent pas. »
« Ils savent que nous ne sommes pas une proie à leur portée. Ils nous observent sans doute en attendant qu’une meute plus nombreuse arrive. »
« Je sais, mais… même quand les loups forment une armée, ils se battent de la même manière. Au fond, les loups restent des loups ? »
Les loups ne formaient pas de rangs serrés. Ils gardaient toujours leurs distances tout en poussant leur proie devant eux. Ils exerçaient une pression constante, épuisant jusqu’au dernier souffle de leur proie avant de lui trancher la gorge au moment le plus meurtrier.
Attaquer la ville de toutes parts. Terroriser le groupe jusqu’à ce qu’il se disloque, puis déchiqueter ceux qui traînaient derrière. C’était assurément la méthode des loups.
Gruel rejeta la supposition du guerrier.
« C’est différent. »
« Comment ça ? »
« Les loups ne sont plus une meute. C’est une armée. Leur proie n’est pas une bête, mais une ville. Leur échelle a changé, mais ils se battent de la même manière ? Cela prouve qu’ils ne sont pas des loups. »
… Pourtant, tromper les bergers, profiter de leur négligence et frapper les tours de guet d’un seul coup était impossible sans comprendre le fonctionnement des villes.
« Quelqu’un tire les ficelles derrière les loups. Je n’avais pas pu en dire davantage, parce que j’ignorais qui c’était… mais maintenant, je le sais. »
Des ombres ondulèrent autour des loups, et des gens apparurent.
Des humains vêtus de tuniques marchaient parmi les loups comme des bergers au milieu de leur troupeau. Les loups, qui auraient dû déchiqueter les humains, remuaient plutôt la queue avec docilité et s’écartaient.
Les humains au teint hâlé s’arrêtèrent devant Gruel. Parmi eux, un vieil homme barbu enfonça son bâton dans le sol et le pointa vers Gruel.
« Gruel ! Misérable. Même toi, qui aurais dû faire la gloire des hommes-bêtes, tu as fini par prendre le parti des hypocrites ? »
« Nous ne nous sommes jamais rencontrés. Qui es-tu pour me montrer du doigt, fantôme d’une nation déchue ? »
Tout comme ces gens connaissaient Gruel, Gruel savait qui ils étaient.
Le terme Faction des Bêtes était employé dans un sens proche de celui de « barbares ». Mais on les appelait ainsi non seulement parce qu’ils étaient des hommes-bêtes, mais aussi parce qu’ils avaient autrefois formé une faction au sein d’une nation.
Le Royaume des Dix Mille.
Une contrée barbare où l’on vivait aux côtés des bêtes sauvages, une nation marquée par les péchés de la Reine Agartha.
Le pays où bêtes et humains avaient vécu ensemble s’était divisé et dispersé. Pourtant, des vestiges subsistaient encore. Après la mort d’Agartha, les fantômes d’une nation déchue avaient à peine préservé leur lignée dans les jungles du sud, où la vie était rude même pour les humains.
Les descendants des prêtres étaient même prêts à s’allier aux loups pour étendre leur influence.
« Je m’en doutais. Vous êtes les seuls capables de tenter une folie pareille, mais vous êtes trop faibles pour vous en charger seuls. Cela dit, agir sans même connaître votre propre situation, c’est vraiment insensé. »
« Kuhahaha ! Parfois, seule la folie peut tirer une vie de la fange ! »
« La folie reste la folie. Elle ne vous a pas tirés de la fange. C’est la fange qui vous a recrachés. »
« Qu’elle nous ait recrachés ou tirés de là, une chance nous a été offerte d’en finir avec nos vies misérables ! Que cette misère ou la vie elle-même prenne fin ! »
Il y a longtemps, la Reine Agartha avait commis un acte de folie. Puisque les hommes-bêtes étaient le résultat de cette folie, il était assez facile de deviner ce qu’Agartha avait fait.
Cela s’était produit bien avant la naissance de Gruel. Il ne savait pas exactement ce qui s’était passé. Mais une chose était certaine : même si les hommes-bêtes avaient hérité du sang d’Agartha, on ne les avait jamais bien traités pour autant.
« Toi aussi, tu es pareil. Combien de temps encore vivras-tu comme un porc ? Rejoins-nous. Nous te libérerons de ta condition de viande ! »
Les prêtres qui défendaient la légitimité du Royaume des Dix Mille voyaient les hommes-bêtes comme des outils. La Faction des Bêtes comptait tant d’hommes-bêtes parce qu’après la chute du Royaume des Dix Mille, ceux qui étaient restés sur ses terres n’avaient pas supporté la discrimination et avaient rejoint les tribus nomades.
Naturellement, Gruel les haïssait.
Gruel avait suivi l’enseignement des prairies, qui conseillait de ne pas se faire des ennemis à la légère. Mais une fois l’ennemi déclaré, l’heure était venue d’appliquer l’autre leçon : l’écraser si complètement qu’il ne puisse jamais chercher à se venger.
« Tu crois pouvoir vaincre les principautés et l’Empire simplement parce que le Roi des Loups est de ton côté ? »
Gruel frotta lentement le sol du pied. Son mouvement était si discret qu’il semblait seulement réfléchir, distraitement. Les prêtres lui répondirent sans se méfier particulièrement.
« Bien sûr que non. La puissance des bêtes a ses limites. »
« Qui vous soutient ? »
« Le Grand Druide protège les forêts et les prairies. La Grande Sorcière murmure les connaissances les plus maléfiques. La Progenitrice jure une vengeance sanglante. Le Roi des Bêtes révèle à l’humanité sa férocité. Toutes ces volontés se rejoindront et mèneront cette civilisation arrogante à sa perte ! »
L’histoire était bien plus vaste que prévu ; elle en paraissait absurde. Gruel continua calmement à poser ses questions, tout en lissant le sol d’un pied.
« Est-ce qu’ils vous ont tous promis de vous prêter leurs forces ? Sur quoi comptez-vous ? »
« Pauvre imbécile. Tu n’es même pas un cheval, et pourtant ta vision est si étroite. À ton avis, que vont-ils faire de l’immense puissance qu’ils ont réunie ? »
« Donc, ils ne vous ont rien promis. »
« Tu crois qu’on peut se fier à une promesse ? Nous croyons davantage à l’ordre naturel qu’aux promesses ! »
« C’est vrai. Des personnages aussi importants ne te feraient pas une promesse aussi grandiose. Ils t’ont tourné le dos, et toi, tu t’accroches à leurs basques. »
« … Tu ferais mieux de t’accrocher à la moindre basque que tu trouves, Gruel. Quoi que tu fasses… tes oreilles et ta queue ne disparaîtront pas. »
Les hommes-bêtes resteraient toujours des hommes-bêtes. Ils ne pourraient jamais devenir pareils aux humains.
Gruel était d’accord en son for intérieur.
Mais les hommes-bêtes porcins ne souhaitaient pas voir l’ordre s’effondrer. Ce qu’ils voulaient vraiment, c’était gravir les échelons de cet ordre et régner depuis le sommet. Gruel l’avait profondément compris en venant à Ende.
À présent, qu’il le veuille ou non, Gruel était lui aussi devenu le commandant d’Ende. Pour façonner une issue qui lui convenait.
« Ai-je besoin de prendre parti pour quelqu’un ? Je n’ai qu’à tuer les ordures comme vous, qui vous obstinez à définir les autres par leurs oreilles et leur queue. »
Gruel cessa de lisser le sol.
L’Art du qi céleste était le pouvoir de s’emparer du monde. L’Art du qi terrestre était celui de pousser et de tirer la terre. Comme les deux permettaient de maîtriser quelque chose hors du corps, on rangeait souvent le Ciel et la Terre dans la même catégorie.
Pourtant, une grande différence les séparait.
Le Ciel faisait bouger le monde autour de soi. La Terre faisait bouger soi-même autour du monde. En vérité, les deux revenaient au même, mais leur ressenti différait. La nuance paraissait d’abord infime, mais elle était restée longtemps un obstacle immense.
Gruel avait stagné à ce stade pendant des années. La compréhension était bien trop difficile pour un homme-bête porcin qui avait mené une vie si simple.
Mais s’acharner à dépasser cet obstacle lui avait offert une occasion.
Gruel avait croisé un rhinocéros par hasard et trouvé l’inspiration dans son piétinement écrasant. Cela l’avait conduit à une révélation, et il avait atteint le Principe.
Nivellement du sol.
Le sol nivelé par Gruel était sous son contrôle. Comme il l’avait aplani à l’avance, il pouvait pousser et tirer son propre corps à sa guise.
Et pendant qu’ils parlaient, Gruel avait nivelé juste assez de terrain pour atteindre le prêtre.
Au moment où Gruel libéra son qi et déchaîna le Principe, le monde fut repoussé et le corps du prêtre se déchira en centaines de morceaux qui se dispersèrent dans les airs.
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