Chapitre 467
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Traducteur : Hydrogen B
Relecteur : Hydrogen B
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Chapitre 467 : Mouton, berger, gardien de berger
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Il existait une limite des arbres. Pas une ligne tracée délibérément par quelqu’un, mais une frontière bleue dessinée par les vastes lois de la nature.
À certaines altitudes, les grands arbres avaient énormément de mal à survivre. Les températures basses, l’air raréfié et le manque d’eau. Tous ces problèmes liés à l’altitude réduisaient considérablement leurs chances de survie. Les plantes étaient aussi des créatures sociales, à leur manière ; sans végétation semblable dans les environs, elles se fanaient de honte.
L’herbe rase occupait les espaces laissés vacants par les grands arbres. Les herbes sauvages, qui avaient vécu écrasées sous les arbres s’élevant vers le ciel, s’étiraient désormais de tout leur long et étendaient leurs racines. Dans leur propre monde, elles rivalisaient de hauteur et prospéraient ensemble.
C’est ainsi que la limite des arbres s’était tracée, avec soin, au fil d’innombrables années.
Face à une ligne si longue, j’aurais eu envie de fredonner en la longeant. Pourtant, j’avais peut-être conservé mon innocence d’enfant, mais je n’étais pas idiot. Un humain marchant au grand jour le long de la limite des arbres, sur un plateau où pas un seul arbre ne pouvait pousser, aurait attiré bien trop l’attention. La cheffe de village Biritear m’avait sûrement dit de passer par là parce qu’elle voulait qu’on me remarque.
Mais jamais je ne ferais ça. Même sans être capable de lire les pensées, je n’aurais pas abandonné les arbres pour traverser l’herbe. Je progressai avec prudence, juste en contrebas de la limite des arbres, dissimulé parmi eux. Si un animal apparaissait, j’étais prêt à me cacher sous terre au plus vite.
Après avoir marché ce qui me sembla une éternité, j’aperçus au loin un sommet recouvert de nuages. Ceux-ci semblaient pousser des soupirs épuisés, comme s’ils avaient gravi la pente pour se retrouver face à une falaise abrupte et décidé de s’y reposer un moment.
D’ordinaire, je serais passé devant en m’exclamant : « Waouh, quelle vue ! » Cette fois, je me dissimulai pour observer attentivement le sommet.
« Ce doit être la montagne où se trouve Collie. »
Je distinguai bel et bien de vagues silhouettes qui s’agitaient au loin. D’immenses masses blanches s’étendaient aussi largement que les nuages, tandis que des silhouettes humaines se dressaient çà et là parmi elles.
On aurait dit que des vampires, des humains et les troupeaux de moutons qu’ils gardaient séjournaient là-haut.
« Si un chien qui mène les humains signifie qu’il les élève, alors il y a des moutons et des bergers. Et apparemment, quelqu’un qui s’occupe aussi des bergers. »
D’après ce que j’avais lu, Collie était l’Ain de l’Ancien Lungken. C’était une femme-bête canine issue d’une lignée assez réputée, et j’avais vaguement lu qu’on la jugeait aussi exceptionnellement intelligente pour une femme-bête.
Je pouvais sans doute la considérer comme une Azzy améliorée.
Il était difficile de connaître les capacités ou les faiblesses d’une personne en se fiant uniquement aux pensées des autres, mais une chose était sûre.
Je ne pouvais pas la battre.
J’avais tout juste réussi à vaincre un Yeiling ; qu’étais-je censé faire contre un Ain ? Même les Six Généraux auraient du mal à en tuer un et ne pourraient obtenir la victoire qu’aux points. J’aurais déjà de la chance si je ne perdais qu’aux points.
« Alors, je ferais mieux d’éviter de me faire repérer si possi… »
À cet instant, un frisson me parcourut et je m’accroupis aussitôt. Une sensation de danger, non apprise mais enfouie quelque part en moi depuis des temps immémoriaux, s’empara de mon corps.
Je m’enfonçai à moitié dans le sol grâce aux Arts de la Terre et jetai un coup d’œil, la tête seule à découvert. De l’autre côté du sommet s’étendait une vaste plaine. Des animaux qui flottaient légèrement au-dessus du sol y erraient.
Je les observai.
« … Des loups. »
Tous les animaux n’étaient pas hostiles aux humains. Les loups, en revanche, l’étaient toujours. Comme si leurs demi-frères, les chiens, s’étaient réservé toute l’amabilité.
Je retins mon souffle et restai caché jusqu’à ce que les loups disparaissent. La meute, qui rôdait dans les parages, observa un instant le sommet, puis s’éloigna. Quand je fus certain qu’elle était partie assez loin, je poussai un soupir de soulagement.
« Ouf, c’était moins une. Qu’aurais-je fait si je les avais croisés dans la plaine sans les Arts de la Terre ? »
J’avais désormais les Arts de la Terre, alors, du moment que je sentais quelque chose à temps, je pouvais me cacher.
Du moment que je sentais quelque chose à temps.
Le problème, c’était que je ne pouvais pas lire les pensées des animaux. Les loups pouvaient me surprendre depuis les broussailles. Ils avaient peut-être la patience de surveiller pendant des jours le sol où je m’étais enfoui. Ou bien ils étaient assez agiles pour me mordre les membres avant même que je puisse recourir aux Arts de la Terre.
Depuis l’Antiquité, les loups étaient la plus grande menace de l’humanité. C’était aussi vrai pour moi, le Roi de l’Humanité.
« Argh. Traverser la montagne est vraiment trop risqué. La montagne elle-même est dangereuse, sans compter les gardes vampires et les animaux sauvages. Les dangers ne manquent pas. »
J’envisageai de creuser un tunnel sous la montagne, mais c’était pratiquement impossible, là aussi. Même avec les Arts de la Terre, cela me prendrait au moins un mois, et je risquais de me perdre sous terre. Surtout, les dangers qui m’y attendaient n’avaient rien d’anodin. Si je perturbais un cours d’eau souterrain, je deviendrais un cadavre noyé sous la terre. Si le tunnel s’effondrait, je laisserais derrière moi un fossile du Roi de l’Humanité.
« Malgré tout, ça doit être préférable à la frontière gardée par un Ancien. »
Bien sûr, je n’étais pas venu sans le moindre plan.
Le Duché n’était pas un pays très peuplé, ne tenait pas spécialement à instruire son bétail et les humains avaient peu de raisons de chercher à devenir plus forts. Il était donc difficile qu’un individu exceptionnel voie le jour. Malgré tout, il arrivait que des membres du bétail dotés d’une vitalité abondante et d’une magie inhabituelle sortent soudain du lot.
Comme Lir Nightingale.
Que pouvait faire un humain aussi talentueux dans le Duché ? Deux choix s’offraient à lui : devenir un vampire ou s’enfuir.
Il devait bien y avoir eu des gens qui avaient tenté de fuir avant moi. Mon travail consistait soit à suivre les chemins empruntés par les sages d’autrefois, soit à tirer les leçons de leurs échecs.
« Si un Ain joue les gardiens de bergers près de la frontière, ce n’est pas pour rien. Cet endroit doit être un lieu de passage privilégié pour les fugitifs. Difficile de le traverser ouvertement, mais je pourrais peut-être y entrer discrètement. »
Les bergers vivaient à l’écart, mais pas seuls. Un village devait se trouver dans les environs et leur servir de base. Je n’étais pas aussi doué que Hilde, mais j’étais sûr de pouvoir me fondre dans la foule des humains.
Mon plan était improvisé, mais il n’était pas mauvais. Je me félicitai et pris la direction du village voisin.
« Ouaf ! Ouaf ! »
… J’aurais évidemment dû me montrer plus prudent.
Un grand chien me fixait en aboyant à tue-tête. La seule différence entre ce chien, au pelage brun dont il était fier et aux grandes dents découvertes, et un loup, c’était qu’il ne m’avait pas encore mordu.
Bon sang. Je savais lire les pensées des gens, pas celles des chiens. Qui aurait cru qu’un obstacle aussi imposant m’attendrait dès le départ ?
« Grrr. »
« Doucement, gentil chien. Tu me reconnais ? Je suis humain. Un humain, ton ami. »
« Grrrrr. »
« Même si tu ne me connais pas, je ne suis pas ton ennemi et je ne te ferai pas de mal. Je suis ton ami. Voilà, voilà. Gentil chien. »
« Grrr… »
Je détendis mon visage, souris doucement et continuai à lui envoyer des signaux amicaux. Le chien se méfia un peu moins et s’approcha lentement de moi. Il me renifla pour vérifier si j’étais dangereux.
Il devait être amical envers les humains. Enfin, sinon, ce ne serait pas un chien. Comme j’avais échappé, pour l’instant, à une mort par morsure, je continuai prudemment à essayer de gagner sa confiance.
« Brownie ? Où es-tu passé ? »
C’était évident. Le chien n’avait pas pu venir seul.
J’entendis son maître l’appeler à quelque distance. Le chien courut vers lui sans se retourner. Avec sa queue qui battait l’air, il fonçait vers son maître comme le fidèle compagnon qu’il était.
« Pourquoi tu es parti en courant tout à coup ? Il y a quelqu’un ? »
Je venais donc de tomber sur quelqu’un. Les rencontres que je ne provoquais pas étaient une mauvaise nouvelle…
Mais je n’y pouvais rien. Ce n’était pas le moment de faire le difficile.
Je me montrai au maître du chien. C’était un garçon qui avait l’air d’un jeune berger. Il portait un grand chapeau et tenait un bâton. En m’apercevant, il se méfia.
Un gamin ne me poserait aucun problème, mais… le chien, lui, en était un. Je n’avais pas envie de découvrir à quel point les chiens élevés par des bergers pouvaient être féroces. Je risquais de servir d’exemple.
Peut-être parce qu’il percevait l’émotion de son maître, le chien prit un air féroce. Avant que le garçon ait le temps de dire quoi que ce soit, je le saluai.
« Bonjour, gamin. C’est… »
Je lus ses pensées, puis posai la question en paroles et en gestes, de la manière la plus naturelle possible. Sans m’approcher du garçon, je levai simplement les deux mains.
« Collie se trouve bien par ici ? Je suis venu lui parler d’une affaire importante. Tu pourrais m’indiquer où aller ? »
« Collie ? Pourquoi ? »
Voyons voir. Qu’est-ce que je pouvais bien répondre ?
Quand on trompait quelqu’un, mieux valait s’appuyer sur la vérité que sur un mensonge. Il était plus facile de lui montrer deux fois le Deux de Cœurs et de lui faire croire qu’il avait vu une paire que de le convaincre qu’il avait vu un As de pique qui n’existait pas.
Je ne fis pas de quartier sous prétexte que c’était un enfant. Prenant un air grave, je me penchai vers le garçon et lui chuchotai :
« La cheffe de village Biritear, de la Vallée Noire, m’envoie. Un fugitif a été repéré dans son village. »
« Un fugitif ? »
« Exactement. Un fugitif. Un inconnu est venu demander de la nourriture. Comme on la lui refusait, il s’est faufilé dans le village et a volé des provisions. La cheffe de village Biritear m’a envoyé vous prévenir. Personne ne vaut Collie quand il s’agit de retrouver des humains suspects. »
Pour le garçon, l’individu suspect, c’était moi. Le village de la Vallée Noire n’avait pas souvent affaire à cet endroit, mais il avait déjà vu passer quelques-uns de ses habitants. Moi, en revanche, j’étais un parfait inconnu.
J’inventai donc un suspect et fis mine de le poursuivre. Je détournai ailleurs les soupçons qui pesaient sur moi.
Le garçon réfléchit à mes paroles, puis me demanda :
« Un fugitif ? Quand ça ? »
« Il n’y a pas longtemps. C’est arrivé hier soir. »
« Vraiment ? C’est très étrange. »
« Qu’est-ce qui est étrange ? »
Pour l’instant, ma feinte avait fonctionné. J’étais le fugitif, mais la question qui germait dans l’esprit du garçon ne lui laissait pas le temps de se méfier de moi. Il pencha la tête et répondit :
« Le fugitif a déjà été capturé. Collie l’a emmené au poste de garde. »
« Quoi ? »
J’étais le fugitif. Et j’avais été capturé ?
Cette fois, ce fut à mon tour de pencher la tête.
Quelle était la qualité la plus importante pour un berger ?
Savoir communiquer avec les animaux ? Avoir la force de repousser les loups féroces ? L’endurance nécessaire pour courir à travers les champs avec les moutons ?
Tout cela comptait, mais ce n’était pas le plus important. Ce qui comptait le plus, c’était de pouvoir supporter l’ennui au milieu d’un troupeau d’animaux.
Le garçon était encore apprenti, mais il avait déjà assez de talent pour être berger. Il agrémentait chacune de ses réponses à mes questions de toutes sortes de détails supplémentaires. À ce rythme, il se débrouillerait parfaitement même si on le laissait seul pendant des mois.
En chemin vers le village, guidé par le garçon, j’appris une chose assez surprenante en l’écoutant et en lisant ses pensées.
« Un avis de recherche a été lancé ? »
« Oui. On raconte que quelqu’un a réussi une évasion miraculeuse en plein Château de la Pleine Lune, où la Progenitrice et tout un tas d’Anciens s’étaient réunis pour le Reflux nocturne. Le Duc du Sang écarlate a donné l’ordre solennel de capturer le criminel vivant, à tout prix, pour pouvoir lui faire subir d’atroces souffrances ! »
Ce n’était pas un mensonge, si ? Ils n’allaient quand même pas me tuer pour de vrai ?
« Qui a apporté la nouvelle ? »
« Un messager du Duc du Sang écarlate ! Il était tellement impressionnant ! Il est arrivé comme le vent et a disparu de la même façon ! »
L’administration du Duché semblait un peu brouillonne, mais les poings de Valdamir étaient rapides et précis. J’avais beau m’être échappé du mieux que je pouvais, un messager était déjà passé. Espérant en apprendre davantage, je demandai :
« Le fugitif capturé par Collie, c’est celui qui est venu dans notre village ? »
« Tu as dit que le fugitif avait été repéré hier soir, non ? Alors, ce n’était sûrement pas lui. Le village était sens dessus dessous avant-hier. »
« Vraiment ? C’est étrange. »
Un instant, je me demandai si ce ne pouvait pas être Hilde, mais elle était avec moi avant-hier. Quelqu’un d’autre avait-il tenté de s’enfuir pendant que le Reflux nocturne affaiblissait la frontière ?
« À quoi ressemblait cette personne ? »
« Je ne sais pas trop… Je gardais les moutons, alors je ne l’ai pas bien vu. Mais Collie est parti en trombe, puis il est revenu épuisé et nous a fait descendre. Alors… je pense que le fugitif devait être un adversaire redoutable. »
Un adversaire redoutable pour un Ain du Duché du Brouillard. Quelqu’un avait-il caché sa force quelque part ? À part Hilde et moi, il ne pouvait y avoir personne d’aussi puissant.
Le garçon poussa un soupir déçu, puis me posa une question.
« Et toi ? Qu’est-il arrivé dans le village de la Vallée Noire ? »
« Le fugitif s’est caché dans le village et a volé de la nourriture. Puis la cheffe de village Biritear l’a attrapé, et ils se sont battus. »
« Ils se sont battus ? Avec la cheffe vampire du village ? »
À l’évocation du combat, le garçon s’enflamma. Ses yeux brillèrent tandis qu’il me dévorait du regard, et je lui racontai une version embellie de mes propres exploits héroïques.
Le garçon était captivé par mon récit, comme s’il avait assisté au combat de ses propres yeux.
« Vraiment ?! La cheffe de village a perdu ? »
« Oui. Bien sûr, nous pensions qu’elle allait lui donner une bonne leçon, mais… quand nous sommes entrés ensuite, il l’avait ligotée et était parti tranquillement. »
Et ce fugitif, c’était moi. Une force de la nature qu’on ne pouvait même pas imaginer.
Le garçon marmonna, l’air stupéfait :
« Alors, même une cheffe vampire de village peut perdre en plein jour… »
« Ce fugitif était exceptionnel. Il a vaincu la cheffe de village même en plein jour. »
Grisé par les progrès que j’avais faits, je parlai avec fierté. Mais le garçon s’écria, comme s’il refusait de s’avouer vaincu :
« Mais Collie est le plus fort ! La cheffe de village Biritear est un Yeiling, et Collie, un Ain ! Face à Collie, le fugitif n’est qu’un os qu’on jette ! »
« C’est bien le problème. »
« Pardon ? »
Exactement. J’avais tout juste vaincu un Yeiling ; comment étais-je censé semer un Ain ? Je claquai la langue et pressai le garçon, qui ne comprenait pas :
« Alors, on arrive quand au village ? »
« C’est juste là… »
« Ouaf ! »
Brownie, qui tournait autour de nous, releva la tête et aboya.
« Ouaf, ouaf ! Ouaf, ouaf, ouaf ! »
« Brownie ? Qu’est-ce qu’il y a ? »
« Ouaf ! Ouaf, ouaf ! »
Il courait partout comme s’il était surexcité. Rien à voir avec la façon dont il m’avait aboyé dessus. Le garçon s’affola en voyant Brownie s’agiter comme s’il ne pouvait contenir sa joie.
« Qu’est-ce qui lui prend ? »
« Ouaf, ouaf ! »
« Ouaf ! »
Peu après, j’entendis des pas rapides. Un chien surgit soudain au loin et s’arrêta devant Brownie. Celui-ci, qui m’avait aboyé dessus avec férocité, rabattit aussitôt les oreilles et s’inclina en guise de salut.
Les chiens avaient leur propre hiérarchie. Brownie reconnut instinctivement l’autre comme son chef et se soumit.
« Brownie ? Qui est-ce ? Tu t’es fait des amis pendant mon absence ? »
Le garçon se sentit trahi par la posture de Brownie, qui n’exprimait pas seulement de l’amitié, mais aussi de la soumission. Pourtant, il n’y avait pas de quoi. Contrairement aux humains, les chiens se soumettaient naturellement au Roi des Chiens.
Une autre question me taraudait.
« Qu’est-ce que tu fais là ? »
« Ouaf ? Je suis contente ! Contente ! »
Azzy, à qui Brownie obéissait, remua la queue et se précipita vers moi. Nous avions été séparés un bon moment, mais elle accourut comme si cet intervalle avait été supprimé et les deux bouts recollés. Sans la moindre hésitation, Azzy frotta son museau contre le bas de mon pantalon.
Les chiens qui détestaient les gens comme ceux qui les aimaient étaient tous deux problématiques. Dans un cas comme dans l’autre, dès qu’ils repéraient quelqu’un, ils se jetaient sur lui. Que ça me plaise ou non, j’allais forcément être découvert.
« Quoi ? Vous vous connaissez ? »
« Non. Enfin… »
Les femmes-bêtes canines ressemblaient à des chiens, mais n’en étaient pas. Azzy ressemblait à une femme-bête canine, mais c’était une chienne. Pour moi, c’était simplement une chienne qui retrouvait joyeusement son maître ; aux yeux du garçon, on aurait dit qu’une femme-bête canine tournait autour de moi.
Les yeux du garçon s’écarquillèrent, et il me pressa de questions. Avant que je puisse inventer une excuse, un autre cri retentit derrière Azzy.
Notes :
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