Chapitre 412
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Traducteur : Hydrogen B
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Chapitre 412 : Le coupable est parmi nous
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Le retour de la Progenitrice tint le Château de la Pleine Lune en effervescence pendant des jours. Les vieillards, qui avaient déploré ne jamais voir la Progenitrice de leur vivant, furent si émus qu’ils ne cessèrent d’essuyer leurs larmes avec leurs mouchoirs. Des enfants curieux s’attardèrent près du château, dans l’espoir d’apercevoir ne serait-ce que de loin le visage de la Progenitrice.
Les humains n’éprouvaient ni la peur que les vampires auraient dû leur inspirer, ni le désespoir de vivre sous leur joug. Ils ne ressentaient que de la sérénité.
Peut-être était-ce ainsi que les moutons se sentaient lorsqu’ils regardaient au-delà de leur enclos.
Les vampires se réjouissaient, mais les sentiments qui se cachaient derrière leur joie étaient quelque peu différents. Ceux qui connaissaient la mort de l’Ancien craignaient qu’un incident ne survienne.
Quant aux vampires qui n’avaient pas appris la mort de l’Ancien…
« La Progenitrice a… »
« … un concubin ! »
Ils me dévisageaient avec fascination, puis se taisaient et chuchotaient dès que je passais.
Sérieusement. Arrêtez de m’appeler concubin. Ça me mettait mal à l’aise, moi, l’humain qui entendait ça. Je n’étais pas un concubin. J’étais simplement un invité qui avait témoigné de sa bonne volonté à Tyr et qui séjournait ici…
« Hyu ! »
Tyr m’aperçut à l’autre bout du couloir et s’approcha d’un pas joyeux. Son doux visage débordait d’affection, et ses pas légèrement plus rapides trahissaient son excitation.
Les vampires au service de la Progenitrice, dans le château, se couvrirent la bouche, stupéfaits par cette réaction inhabituelle.
La Progenitrice sourit à un simple humain !
En mille ans, elle n’a même jamais posé ses lèvres sur un humain, sans parler de garder un concubin… À quel point son sang doit-il être délicieux ?!
Non, là, je ne pouvais plus nier être son concubin. Pourriez-vous faire preuve d’un peu plus de dignité, comme il sied à une Progenitrice ? Et arrêter de montrer si ouvertement que je vous plais.
Ma voix intérieure ne lui parvint pas. Tyr portait des vêtements de tous les jours, confortables, plutôt que la robe qu’elle revêtait d’habitude, et elle s’approcha avec autant d’aisance que sa tenue légère.
« Tu t’es réveillé tôt. Tu as bien dormi ? Quelque chose te tracasse ? »
« Il faisait noir partout, alors je n’ai même pas remarqué que le matin était arrivé. Désolé d’avoir tant dormi… Hein ? Tôt ? »
« Se réveiller après une seule journée, c’est tôt. Les vampires dorment souvent un mois avant de se réveiller. »
« Selon les critères des vampires. Si nous dormons plus de douze heures, nous commençons à nous demander si nous ne sommes pas morts. Au-delà de vingt-quatre heures, on organise directement des funérailles. »
« Selon tes critères, nous sommes déjà morts. »
« Exactement. Les vampires sont la preuve vivante que ces critères sont justes. »
« Héhé. Je vois. »
Est-ce parce que mon cœur est revenu à la vie que le simple fait de parler me rend heureux, ou est-ce parce que c’est Hyu… ? Dois-je vraiment faire la différence ? Chaque frémissement de mon cœur est un cadeau de Hyu.
À l’écouter penser, j’étais bel et bien son concubin. Cela dit, ça ne sonnait pas très bien. On aurait dit que j’étais un homme entretenu.
« Nous avions convenu d’examiner les archives ensemble aujourd’hui. Je me sentais déjà coupable d’avoir retardé les choses. Tu aurais dû me réveiller. »
« Comment aurais-je pu te réveiller alors que tu dormais si profondément ? Nous pouvons prendre notre temps pour examiner les archives. Ce n’est pas urgent. »
« Hein ? Mais c’est une affaire de meurtre. Ce n’est pas urgent ? »
« C’est l’affaire la plus prioritaire. Mais Luscinia est mort il y a plus de dix ans. Se dépêcher maintenant ne changera rien. »
Était-ce vraiment le genre de chose qu’une Progenitrice aurait dû dire ?
Même dans l’Abîme, les paroles et les gestes de Tyr avaient toujours eu quelque chose de nonchalant. Elle ne se pressait jamais et parlait comme si une semaine ou un mois s’écoulaient en un instant. Je n’y avais pas prêté beaucoup attention dans l’Abîme, mais, depuis mon arrivée au Duché du Brouillard, j’avais compris.
Tout le pays prenait son temps.
Rien n’était urgent. Les vampires traînaient sans se soucier de l’heure, et s’aventuraient parfois dans les rues pour jeter des pièces d’or rouge et boire du sang. Les humains utilisaient ces pièces d’or rouge, leur rémunération pour le sang, dans leurs activités économiques. Ils les échangeaient contre de la nourriture dans les ranchs et les pêcheries, ou examinaient les marchandises apportées par les marchands itinérants avant d’en acheter.
Les pièces d’or rouge dépensées de cette façon revenaient aux vampires sous toutes sortes de formes.
Avant de voir les lieux de mes propres yeux, j’avais cru que c’était l’enfer sur terre. Le Duché du Brouillard que j’avais découvert de visu était une terre pastorale où l’on élevait du bétail.
Comme des nuages qui dérivent. Comme des plantes qui poussent.
Avec une immense clôture entre les humains et les vampires.
« Toutes les preuves ont dû disparaître depuis. C’est un problème. Comment sommes-nous censés enquêter ? »
« Il n’y a donc aucune preuve ? Les vampires qui se souviennent de ce qui s’est passé à l’époque sont pourtant toujours en vie et en bonne santé. »
« Les témoignages ont toujours besoin de preuves matérielles pour les étayer. »
« De preuves matérielles… aussi ? »
Tyr pencha la tête, et un mauvais pressentiment m’envahit. Des preuves matérielles. Des objets qui expliquaient ce qui s’était passé, quelque chose dont on avait naturellement besoin pour rendre un verdict.
Il était tout à fait normal d’en demander.
Mais Tyr, la juge, penchait la tête ?
« Je suis sincèrement curieux. Comment comptais-tu mener le procès ? »
« J’écouterai les deux parties. Ensuite, je choisirai celle qui me semblera suspecte et la punirai. C’est tout. »
« C’est tout ? Ça suffit ? »
« Que faut-il faire de plus ? Un vampire du duché oserait-il me mentir en face ? »
« Et s’il le faisait ? Tu sais lire les pensées ou quelque chose du genre ? »
À ma question immédiate, Tyr sembla perdre un peu de son assurance et me demanda à son tour :
« … Les verdicts ne sont-ils pas rendus ainsi, de nos jours ? »
La façon de rendre les verdicts aurait-elle changé sans que je m’en aperçoive ? Je ne sais même pas ce qui n’a pas changé.
« C’est encore plus ou moins comme ça, mais tu sembles enquêter avec bien peu de soin pour une affaire aussi importante. »
Les juges de l’État militaire infligeaient peut-être des peines disproportionnées par rapport aux crimes commis, mais ils exigeaient tout de même des preuves. Ils pouvaient débarquer à l’improviste après le signalement d’un voisin, mais s’ils ne trouvaient rien, ils passaient simplement à autre chose. Si l’on arrêtait des gens au hasard, même quand ils obéissaient aux ordres de l’État militaire, les gens finiraient par ignorer toutes les politiques de répression et commettraient des crimes malgré tout.
Un verdict était le droit de l’État d’exercer sa vengeance. Il n’empêchait pas un incident de se produire. Qu’il s’agisse de justice ou d’état de droit, l’essentiel était que les gens aient confiance dans leur application.
Dans cette optique, il fallait aussi s’occuper de la mort de l’Ancien avec prudence, d’une manière qui inspire confiance.
« Ce n’est pas une querelle d’enfants. Une figure importante a été assassinée, alors nous devons découvrir autant de vérité que possible. Il faut écouter les témoignages sans les croire aveuglément, vérifier s’il y a des contradictions, puis rendre un jugement. Tu ne crois pas ? »
« … Hmm. »
J’avais prévu de passer d’agréables moments avec Hyu avant de m’occuper de tout ça. Nous aurions pu vivre paisiblement pendant près d’un an.
Un an, ce n’était pas rien. À ce stade, ne fallait-il pas commencer à s’inquiéter du délai de prescription ?
J’avais accepté de rester, mais je n’avais pas l’intention de tuer le temps. Je dis à Tyr :
« J’ai accepté de t’aider, alors réfléchissons ensemble à tout ça. »
« Ensemble… Dans ce cas, réfléchissons ensemble… Oui, ensemble. Héhé. »
« Oui. Mais avant de consulter les archives… J’aimerais d’abord l’entendre de ta bouche. Qui était Luscinia, et qui aurait pu le tuer ? »
« Les archives doivent se trouver dans ma salle d’audience. Parlons-en en chemin. »
Tyr prit la tête. Deux servantes vampires se tenaient dans le couloir, bouche couverte, en train de s’incliner, mais Tyr passa devant elles comme si elles n’étaient que des paravents.
Le Château de la Pleine Lune était un immense vieux château de plus de dix étages. Ses sols durs et ses hauts plafonds auraient fait craindre pour leurs articulations aux humains, mais ils ne gênaient guère les vampires, capables de nager dans les ténèbres.
Plus important encore, les briques du château avaient été durcies en y versant du sang humain pendant leur moulage. L’obscurité qui emplissait les couloirs n’était pas une absence de lumière, mais le pouvoir de la Progenitrice. Dans ce château ancien, où toutes sortes de pouvoirs se maintenaient en équilibre, les vampires pouvaient s’orienter les yeux fermés, comme des chauves-souris dans une grotte.
Tyr m’emmena dans la salle d’audience de la Progenitrice, tout en haut du château. Je crus que nous allions devoir monter à pied jusqu’au sommet, mais un tapis rouge me porta heureusement et s’éleva doucement.
Au moins, c’était confortable. Même si cette couleur rouge était probablement… Hum.
Tandis que le tapis avançait, Tyr se mit à m’expliquer :
« Luscinia était un pratiquant de l’énergie sanguine. Cela peut être difficile à comprendre, alors pour le dire plus simplement… Il associait la magie du sang aux techniques énergétiques pour réparer et améliorer le corps humain. »
« Le réparer et l’améliorer ? Le corps humain ? »
« Oui. Il détruisait les muscles pour les régénérer, brisait les os pour les ressouder. Ainsi, il rendait le corps plus fort, petit à petit, partie par partie. Il recréait aussi les techniques énergétiques au moyen de la magie du sang, ouvrant la voie aux arts de l’énergie sanguine. Il était le Grand Maître de cette école. Son savoir était exceptionnel dans de nombreux domaines, et j’ai souvent beaucoup appris de lui. »
« S’il brisait les muscles et les os… On pourrait dire qu’il ressemblait à dame Cabilah ? »
« Non. À première vue, ils pouvaient sembler semblables, mais ils étaient opposés en tout point. Par leurs aptitudes comme par leur tempérament. »
Tyr réfléchit un instant à la façon de l’expliquer, puis reprit :
« Cabilah associait son art à la magie noire et se consacrait à la marionnettique fondée sur la maîtrise. À ses yeux, les marionnettes étaient à la fois ses œuvres et des objets qu’elle chérissait et dont elle prenait soin. Les humains placés sous sa protection ne différaient pas de ses marionnettes. »
« C’est un peu effrayant. De considérer les humains comme des marionnettes. »
« Tu auras peut-être du mal à l’accepter, Hyu, mais Cabilah est l’un des Anciens les plus bienveillants envers les humains. Elle ne tue pas les humains pour des raisons personnelles et s’emploie sincèrement à exaucer leurs souhaits. Ses Soldats-Dents-de-dragon ont aussi été créés pour effectuer à la place des humains les tâches dangereuses. Ils sont employés dans les lieux de travail les plus risqués du Duché du Brouillard. »
Ah bon ? À bien y réfléchir, elle avait utilisé des Soldats-Dents-de-dragon pour cuisiner dans la calèche qui nous avait conduits ici. La cuisine était destinée aux vivants. Cabilah avait au moins eu la délicatesse de tenir compte des goûts des humains.
À Claudia, Cabilah avait été la seule à se donner la peine d’éliminer les Gardiens du Tonnerre un par un. On pouvait se demander en quoi c’était bienveillant, mais, comparée à Lungken, qui errait en quête d’adversaires puissants sans se soucier de qui se trouvait sur son chemin, ou à Valdamir, qui ne les considérait que comme des forces militaires… Cabilah était relativement humaine.
C’était pour cela qu’elle avait le moins de présence.
En repensant à tout cela, une idée me traversa soudain l’esprit et je demandai :
« Attends. Tu as dit que feu Luscinia était l’exact opposé de dame Cabilah, c’est bien ça ? Si dame Cabilah était l’Ancien le plus bienveillant, alors feu Luscinia était… ? »
« Tu as deviné juste. Luscinia était l’Ancien le plus cruel envers les humains. S’il pensait que cela l’aiderait à s’entraîner aux arts de l’énergie sanguine, il n’hésitait pas à éventrer des humains vivants. Il leur brisait souvent les os et déchirait les muscles au nom du perfectionnement. »
« Waouh. Ça me fait un peu bizarre de le dire, mais je devrais me réjouir que ce soit lui qui soit mort ? J’aurais pu finir disséqué, moi aussi. »
« À moins de vouloir mourir, aurait-il osé faire une chose pareille à mon invité d’honneur ? Quoi qu’il en soit, Luscinia était détesté jusque parmi les vampires. Il a tué tant d’humains que le sang est devenu rare. »
« Plus je creuse, plus je découvre des histoires horribles… »
Quelle ironie que celle qui avait hérité de son Sang véritable soit devenue le Sage guérisseur. Non, peut-être était-ce parce qu’elle avait appris de son mauvais exemple qu’elle s’était consacrée encore davantage à sauver les gens.
« C’est pourquoi sa lignée a la capacité de manipuler son corps de façon inhabituelle grâce aux arts de l’énergie sanguine. À l’image de l’Ain Jazra que tu as vu tout à l’heure, ses membres peuvent battre de leur cape comme d’ailes pour voler, ou tordre les os et les muscles de leurs jambes afin de bondir haut dans le ciel. Si tu vois quelqu’un utiliser son corps de façon étrange, souviens-toi qu’il appartient à la lignée de Luscinia. »
« Je ne sais pas vraiment où placer la limite de l’étrange. Je connais une vampire qui s’est ouvert la poitrine et m’a montré son cœur. »
« Il y avait des circonstances, à l’époque, n’est-ce pas ? C’est aussi grâce à cela que nous avons noué des liens. »
Tyr me réprimanda gentiment, puis poursuivit :
« Malgré tout le ressentiment qu’il suscitait, un Ancien restait un Ancien. Le pouvoir de Luscinia pouvait ébranler le ciel et la terre, et ses facultés de régénération étaient inégalées. Ni les vampires ni les humains n’auraient osé seulement songer à lui faire du mal. »
« Mais quelqu’un l’a fait, pas vrai ? »
« … C’est vrai. »
« Puisque c’est déjà arrivé, les suppositions ne servent à rien. Quelqu’un a tué un Ancien. Le coupable devait donc avoir les moyens d’en tuer un. Tyr, comment peut-on tuer un Ancien immortel ? »
Même Tyr eut besoin d’un long moment pour y réfléchir. Alors que le tapis rouge sang nous portait devant la salle d’audience de Tyr, elle médita profondément avant de prendre enfin la parole.
« Même un Ancien immortel peut être anéanti si son existence même s’efface. Par exemple, et je ne crois pas que ce soit ce qui s’est passé, si quelqu’un le maîtrisait et le jetait dans les profondeurs de la Mer des Léviathans… Son corps se disperserait dans la mer et disparaîtrait à jamais. »
« C’est logique. Dès que le corps d’un vampire touche l’eau salée, son sang s’en écoule et les bêtes marines qui le sentent affluent de toutes parts. La mer elle-même est comme une bête gigantesque. Si quelqu’un était avalé par elle… il serait entièrement digéré et impossible à retrouver. »
« Ou bien, si son corps entier était mis en pièces et abandonné sous un soleil extrêmement puissant pendant environ une semaine, il subirait des dommages irréversibles. »
« La lumière du soleil transforme toute chose. Si le corps d’un vampire était laissé à sécher au soleil, même un Ancien serait en danger. »
Les vampires étaient immortels, mais pas invincibles. La lumière du soleil, l’ail, l’eau courante. Les vampires avaient de bonnes raisons de détester ces choses. Poussées à l’extrême, elles pouvaient menacer leur existence même.
Pourtant…
« Ce ne serait pas la cause de sa mort, n’est-ce pas ? »
Tyr émit un petit son admiratif, puis me regarda d’un air plein d’attente.
« Remarquable. Pourquoi le penses-tu ? »
« Parce qu’un vampire qui a hérité de son Sang véritable est apparu. »
Luscinia était mort, mais un nouvel Ancien avait surgi, héritier de son Sang véritable. Lir Nightingale. Pas encore, mais dans le futur de la régresseuse, on l’appellerait le Sage guérisseur. Lir maîtrisait si bien la magie du sang qu’elle pouvait se prétendre Ancien sans rougir.
Il ne faisait aucun doute qu’elle avait hérité du Sang véritable. Dans ce cas…
« Le fait que son Sang véritable ait été transmis signifie qu’il n’est pas tombé dans la mer ni n’a brûlé au soleil… Quelqu’un a dû attaquer et vaincre l’Ancien, puis s’emparer de son Sang véritable en utilisant une magie du sang supérieure à la sienne. »
Doum doum.
Le coupable était un vampire.
Voilà la sanglante vérité à laquelle j’étais parvenu.
Moi, Hughes, le Roi de l’Humanité, je pouvais tirer de telles conclusions avec si peu d’indices. Tyr fut sincèrement impressionnée par mon raisonnement.
C’est bien Hyu. Je pensais que, même en tant que Roi de l’Humanité, il lui serait difficile de comprendre les affaires des vampires. Je suis agréablement surprise… Peut-être Hyu pourra-t-il découvrir la vérité sur la mort de Luscinia.
… Euh, j’avais découvert tout ça grâce à la lecture des pensées. J’espérais qu’elle n’aurait pas autant foi en moi.
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