Chapitre 380
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Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Hydrogen B
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Chapitre 380 : Interlude : après avoir tué le Dieu du Tonnerre
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La foudre faiblit.
Le tonnerre, qui semblait prêt à emplir le monde, se réduisit aux battements d’un immense tambour. Le Dieu du Tonnerre, qui avait dévalé la Cascade des Nuages comme pour fendre Claudia en deux, ne poussait plus que des cris entrecoupés de faibles éclairs.
[- !]
À mesure que le rugissement du Dieu du Tonnerre s’estompait, les habitants de Claudia venus assister au spectacle redoublèrent d’acclamations.
Ouuaaaais !
Les cris de la foule étaient assez féroces pour renvoyer le Dieu du Tonnerre dans les cieux. En comparaison, celui qui avait contemplé l’humanité avec tant d’arrogance se débattait lamentablement, enfoui dans les nuages. On aurait eu du mal à dire qui était le dieu et qui était l’humain.
Shei repoussa ses cheveux mouillés et marmonna, mécontente :
« C’est étrange. Je suis bel et bien en train de tuer une idole mensongère, mais on dirait que je m’en prends à plus faible que moi. »
Si le Dieu du Tonnerre était un dieu, qu’était donc Shei, qui se tenait au-dessus des nuages et le dévorait ?
Jizan avalait la foudre. Chanteciel tranchait le tonnerre. Rien de ce que possédait le Dieu du Tonnerre ne pouvait blesser Shei, qui tenait le ciel et la terre entre ses mains pour les manier à sa guise. Au contraire, son existence même se fondait dans son pouvoir.
Le Dieu du Tonnerre tendit une main comme s’il lui en voulait, puis rugit.
[--- !]
« Tu n’arrêtes pas de crier, mais je ne comprends rien. Alors, renonce. »
Shei leva Jizan et Chanteciel, leurs pommeaux face à face.
La foudre n’était qu’un trait reliant le ciel et la terre. Tous les éclairs entraient dans cette définition. Le Dieu du Tonnerre, qui régnait depuis l’étrange palais appelé la Cascade des Nuages, se soumettait désormais à sa propre essence.
Épée et Bâton du Ciel et de la Terre, Dévoreuse de foudre.
Le corps entier du Dieu du Tonnerre s’engouffra dans l’étroit espace entre Chanteciel et Jizan. Même affaibli, il demeurait de la foudre incarnée. Son pouvoir était immense, mais l’espace entre les deux Dieux démoniaques avait largement la capacité de le contenir tout entier.
Les minuscules éclairs qui composaient sa forme, les torrents de puissance qui s’étendaient jusqu’au bout de ses doigts et de ses orteils : tout se fondit en un courant colossal et s’écoula dans les deux épées de Shei.
Son existence se dissolvait.
[….]
Les cris du Dieu du Tonnerre, qui semblaient capables de déchirer le monde, s’éteignirent peu à peu. Alors qu’il gémissait d’agonie, il paraissait maintenant petit, faible et pitoyable. Même ainsi, il tendait désespérément le bras, comme s’il cherchait quelque chose — comme s’il avait laissé derrière lui un objet précieux.
Mais il ne pouvait l’atteindre. Cette cité de nuages, encerclée par les Tours Paratonnerre, n’usait que de la foudre et rejetait tout le reste. Un unique filament d’éclair tombé du Dieu du Tonnerre toucha une Tour Paratonnerre et disparut.
« Entre. »
Shei fit pivoter Chanteciel. Sans même avoir délibérément mobilisé son qi, elle vit des étincelles jaillir naturellement entre Chanteciel et Jizan. Dans le même temps, tous les vestiges du Dieu du Tonnerre furent aspirés dans leur interstice.
Désormais, Chanteciel et Jizan étaient reliées par un fil invisible de foudre. Shei pourrait sans doute manier l’une en se servant uniquement de l’autre.
Shei poussa un long soupir. Elle avait accompli sa tâche, franchi une nouvelle étape et aidé un village en difficulté : autant de raisons d’être satisfaite et fière. En plus, elle avait obtenu le soutien sans réserve du Seigneur du Tonnerre ; la suite devrait donc se dérouler sans encombre.
Seules les acclamations de la foule, en contrebas, résonnaient encore dans les airs. Plus exaltée que jamais, Shei descendit d’un pas léger.
« Ouf ! C’est terminé ! Le Dieu du Tonnerre a disparu ! »
Tyrkanzyaka l’attendait à la Tour Paratonnerre. Elle avait observé la disparition du Dieu du Tonnerre, les poings serrés, et acclama Shei avec plus d’enthousiasme que quiconque.
« Magnifique ! Tu as soumis de tes propres pouvoirs un serviteur du Dieu céleste ! C’est un exploit sans précédent, et tu as ainsi couvert de boue le visage du Dieu céleste ! »
« Euh, ce n’était pas vraiment mon intention… »
La raison était un peu différente. Ne sachant que répondre, Shei regarda ouvertement autour d’elle.
« Au fait, où est le Seigneur du Tonnerre ? »
« Elle a dit qu’elle avait quelque chose à faire, puis elle a disparu. J’imagine mal quelle affaire pourrait avoir plus d’importance que ce spectacle. »
« Qu’est-ce que ça pourrait être ? Peut-être qu’un voleur est entré chez elle ? »
« Cela se pourrait-il ? L’intrusion du Dieu du Tonnerre dans la ville est plus dangereuse que celle d’un voleur dans une maison. »
Shei était bien d’accord. Quel voleur aurait pu être plus dangereux qu’un dieu maniant la foudre ?
C’était justement pour cela qu’elle trouvait la situation étrange. Si le Seigneur du Tonnerre avait disparu, elle devait avoir une raison, mais Shei ne parvenait même pas à deviner laquelle. Surtout, cela ne s’était jamais produit au cours de ses régressions.
Sans même s’en rendre compte, Shei marmonna pour elle-même :
« C’est bizarre. Ce n’était encore jamais arrivé. »
« Jamais arrivé ? »
Shei avait souvent voyagé seule, sans compagnon, et ne se souciait guère qu’on l’entende parler à voix haute. Ce ne fut qu’après que Tyrkanzyaka eut longuement réfléchi qu’elle agita la main pour se justifier :
« Oh, non. C’était juste si inattendu. Quand on est à la tête d’une cité, on devrait assister jusqu’au bout à la défaite d’un Dieu du Tonnerre. »
« … C’est inattendu, en effet. »
Ouf. C’était moins une. Je dois faire attention. Je ne suis pas une Sainte Vierge, mais je ne peux pas laisser les autres découvrir que je vois l’avenir. Ils me traiteront comme telle.
Tyrkanzyaka lui lança un regard soupçonneux, mais Shei n’y prêta guère attention. Elles s’étaient rapprochées, certes, mais, quelques régressions plus tôt, Tyrkanzyaka avait été un désastre irrésistible. Au fil des régressions, elle avait été tantôt une ennemie, tantôt une camarade avec qui Shei avait échangé quelques mots à la fin du monde.
Pour Shei, les humains étaient des êtres à plusieurs facettes, dans lesquels passé et présent coexistaient. Comment traiter quelqu’un qui avait été un obstacle insurmontable, une ennemie de l’humanité et une compagne irremplaçable ?
La réponse était simple : ne pas s’en soucier. Ou plutôt, elle n’avait pas les moyens de s’en préoccuper avec autant de délicatesse. Les sentiments des autres changeaient sans cesse, tandis que Shei ne disposait pas de la lecture des pensées.
Avec une telle façon de penser, elle n’aurait pas dû s’entourer de compagnons. Pourtant, cette fois-ci, la situation lui était au moins favorable.
Avoir Hughes dans les parages me facilite les relations avec les gens. C’est pratique. J’ai brandi mon épée pour menacer les autres moins souvent qu’avant. Autrefois, chaque fois que je voulais convaincre quelqu’un, je devais brandir Chanteciel ou Jizan et trancher quelque chose… Je devrais mieux le traiter lors de la prochaine régression.
Elle méditait sur sa propre façon de témoigner sa gratitude, en régresseuse accomplie.
Au sommet de la Tour Paratonnerre, la poulie qui retenait l’ascenseur se mit à tourner. Celui-ci s’éleva aussitôt à une vitesse vertigineuse. Il atteignit le sommet comme s’il allait le percuter, et une silhouette familière en sortit en titubant.
Shei reconnut son visage et fronça les sourcils, perplexe.
« Hein ? Hughes ? »
Du sang coulait de son cuir chevelu déchiré. Des gouttes tombaient de la traînée rouge qui lui descendait jusqu’au menton. Il titubait comme s’il était blessé, jetait des regards derrière lui comme si quelqu’un le poursuivait, puis se hâta vers elles.
Tyrkanzyaka s’avança pour l’accueillir et lui demanda : « Hyu ? Que s’est-il passé ? On t’a attaqué ? »
« Oui… Mais surtout, attendez un instant. J’ai quelque chose à dire à Shei ! »
« À Shei ? Tu n’as rien à me dire ? »
Tyrkanzyaka posa la question avec une pointe de déception, mais elle aussi fut surprise par ce qui suivit.
« C’est au sujet de la véritable identité du Seigneur du Tonnerre ! Ce n’est pas simplement une seigneure ! »
Shei n’avait jamais entendu parler de cela dans aucune de ses régressions. En se hâtant vers la Tour Paratonnerre, elle se rappela une possibilité et demanda : « Le Seigneur du Tonnerre a sauté au sol tout à l’heure. Tu as encore fait des bêtises ? »
« Euh, on pourrait dire ça. Ou pas. »
« C’était toi ! Je me demandais pourquoi le Seigneur du Tonnerre avait soudain réagi comme ça ! »
Shei le réprimanda tandis qu’il s’interrompait, l’air embarrassé, puis s’approcha. Elle n’avait aucune raison particulière de se méfier. Ils se voyaient tous les jours ; il aurait été plus étrange de se tenir sur ses gardes. Comme entre Claudia et le Dieu du Tonnerre, l’habitude faisait baisser la vigilance.
« Enfin, quelle est la véritable identité du Seigneur du Tonnerre ? »
« C’est un peu difficile à dire devant Tyr… »
« Tu m’exclus ? »
Comme si elle ne comptait pas laisser passer cela, Tyrkanzyaka manifesta ouvertement son mécontentement. À sa réaction, il poussa un soupir résigné.
« Je ne peux pas cacher quelque chose d’aussi important. Je vais tout avouer. Le Seigneur du Tonnerre est en réalité membre du Corps de l’Épée sacrée. »
« Du Corps de l’Épée sacrée… ? »
Cette révélation soudaine força Shei et Tyrkanzyaka à réagir.
Le Corps de l’Épée sacrée. L’unité directement rattachée au Sanctuaire. Pour Tyrkanzyaka, ses membres n’étaient peut-être que des insectes apparaissant sans cesse, peu importe combien elle en tuait ; pour Shei, ils étaient des compagnons irremplaçables.
Shei avait un jour servi au sein du Corps de l’Épée sacrée. Le Sanctuaire lui avait donné ce titre pour la forme, mais elle y avait appris bien des choses, notamment les secrets du monde et l’existence des Dieux démoniaques. Elle ne connaissait pas tous les membres du Corps de l’Épée sacrée dispersés à travers le monde, mais elle avait beaucoup côtoyé ceux de l’unité principale.
Malgré tout, apprendre que le Seigneur du Tonnerre faisait partie du Corps de l’Épée sacrée la prit au dépourvu.
Sans remarquer le mécontentement qui montait sur le visage de Tyrkanzyaka, Shei répondit avec une pointe d’intérêt :
« Le Corps de l’Épée sacrée ? À supposer que ce soit vrai, comment l’as-tu découvert ? »
« C’est parce que je… Aïe. »
Une goutte de sang lui tomba dans l’œil tandis qu’il parlait. La vue brouillée, il manqua une marche. Il perdit l’équilibre et bascula vers Shei.
Il était plus grand qu’elle. S’il s’approchait et tombait, il tomberait forcément sur Shei. De plus, ils avaient passé tant de temps ensemble qu’ils s’étaient familiarisés l’un avec l’autre. Sans le moindre soupçon, Shei le rattrapa…
À cet instant, la Frontière d’inversion céleste réagit.
Un éclair argenté jaillit. Shei se rejeta en arrière, libéra son qi et prit appui sur le sol pour s’éloigner d’un seul mouvement fulgurant. Deux longues entailles apparurent sur le sommet de la Tour Paratonnerre.
La scène chaleureuse et paisible qui avait suivi la mort du Dieu du Tonnerre prit fin. Une tension aiguë emplit aussitôt les lieux. Shei agrippa d’une main ses vêtements déchirés et foudroya « l’homme » du regard.
« … Toi. »
« Oh là là. Je voulais seulement te blesser un peu. Tu as réagi beaucoup trop vite. »
Ce n’était pas Hughes.
D’un geste, elle s’essuya le front et le sang disparut. Sa silhouette rapetissa, ses cheveux se détachèrent et s’épanouirent autour d’elle.
Hilde, qui avait défait son déguisement, détailla Shei de ses yeux de renarde et afficha un sourire malicieux.
« C’était de la prévoyance au combat ? Ou simplement de la prévoyance ? »
« Une technique que j’ai apprise pour me défendre contre des gens comme toi. »
« Serait-ce la technique de ceux qui cherchent à atteindre les cieux grâce au qigong ? »
Shei n’aurait jamais cru que le sujet surgirait ici. Son visage s’assombrit.
Shei avait beaucoup d’ennemis, et tout autant d’alliés. Pourtant, aucun ennemi ne s’était autant immiscé dans sa vie, et aucun allié n’était allé aussi loin.
Elle aurait dû se méfier davantage. Zikhrund, le Cercueil de l’Ombre du Bureau du renseignement de l’État militaire. Même si elle se faisait désormais appeler Hilde et jouait les compagnes espiègles, elle était l’une des Six Généraux et l’une des personnes que Shei devait le plus craindre au sein de l’État militaire.
Hilde remarqua l’air sombre de Shei et s’exclama, surprise :
« J’avais entendu dire que cette chose existait. Je ne pensais pas qu’elle était réelle. Hum, incroyable. Bref ! »
Clap, clap.
Après avoir applaudi, elle se tourna vers Tyrkanzyaka.
« Tyrkanzyaka, il y a autre chose que tu dois savoir ! »
« Je trouvais que Hyu se comportait un peu bizarrement. C’était donc toi. Ta plaisanterie est allée trop loin. »
« C’est parce que je tiens ça de mon père ! Mais crois-tu que je puisse rivaliser avec la farceuse là-bas ? »
En riant de bon cœur, Hilde brandit le couteau d’argent qui avait entaillé la poitrine de Shei. Grâce à la vivacité de ses réflexes, la lame n’avait réussi qu’à couper une seule épaisseur de tissu. Elle n’était pas tachée de sang, mais avait atteint son objectif.
Depuis le début, le couteau était destiné à déchirer les vêtements de Shei.
« Regarde ! Regarde bien, je te l’ai découpé moi-même ! »
Ce ne fut qu’alors que Shei sentit le vide étrange qui l’habitait.
Si ses vêtements étaient trop résistants, ils risquaient de se transformer en prison et de l’entraver. Elle portait un tissu qui laissait bien circuler le qi. Il en allait de même pour son adversaire. Une lame imprégnée de qigong pouvait trancher ses vêtements sans grande difficulté.
Voilà tout. Elle n’était pas blessée et la Frontière d’inversion céleste avait réagi : seule la poitrine de son vêtement avait été déchirée. C’était un résultat bien pitoyable pour une attaque surprise si soigneusement préparée.
Mais… la déchirure tombait en plein sur sa poitrine.
« Regardez par ici ! Incroyable, Shei, que nous prenions tous pour un joli garçon jusqu’à maintenant, est… ! »
Hilde l’avait frappée au moment le plus fatal. Ses vêtements seuls étaient déchirés, ce qui n’était pas si grave en soi… Le véritable problème, c’était que le « mensonge » dissimulé sous ses vêtements venait d’être révélé.
Par la déchirure, on apercevait le Fil du Ver à soie céleste qui lui entourait la poitrine. Les bandes lui enserraient le torse, sous lesquelles se dessinait une forme arrondie qu’on ne pouvait prendre pour autre chose.
Le Fil du Ver à soie céleste. Un tissu précieux, solide et peu extensible. Comme Shei bougeait beaucoup au combat, elle s’en entourait souvent la poitrine pour l’empêcher de remuer. Il suffisait de bien serrer les bandes pour se faire passer pour un homme.
Or, un tissu enroulé autour de la poitrine ne pouvait avoir que cette fonction. Surtout lorsqu’il révélait des courbes aussi manifestement féminines.
« C’était une femme ! »
Hilde ouvrit les bras et lança cela comme une actrice déclamant le point culminant d’une pièce.
… D’un certain point de vue, ce n’était pas non plus un si gros problème. Shei avait simplement caché son sexe. Mais elle et Tyrkanzyaka savaient que le piège du Cercueil de l’Ombre ne s’arrêtait pas là.
« Elle a vécu des choses qu’elle n’aurait jamais dû vivre, sait des choses qu’elle ne devrait pas savoir et connaît toutes sortes de secrets. Elle n’est même pas si âgée, pas vrai ? Et pourtant, elle a caché son sexe pour infiltrer le Tartare. À ton avis, pourquoi ? »
Voilà pourquoi elle devait rester seule.
Être entourée de gens comportait trop de dangers. Il était risqué qu’une personne la trahisse et devienne son ennemie, mais même si elle restait une alliée, cela demeurait dangereux. Une alliée avec qui elle avait partagé son cœur pouvait l’abandonner, ou bien elles pouvaient se disputer, être déçues l’une de l’autre et se séparer…
… Même si son corps revenait en arrière lors d’une régression, le cœur qu’elle avait donné, lui, s’userait.
« Vous le savez tous, n’est-ce pas ? La réponse, c’est qu’elle voulait cacher qu’elle est une Sainte Vierge ! Oui, Shei ! Il, non… elle ! C’est une Sainte Vierge ! »
Peu importait comment Hilde l’avait découvert. Ce qui comptait, c’était la présence, ici, de la personne qui haïssait le plus les Saintes Vierges et nourrissait contre elles les intentions meurtrières les plus féroces.
Shei se prépara à toute éventualité et fit face à Tyrkanzyaka.
À un moment, Tyrkanzyaka avait cessé de la questionner. Son ombrelle posée sur l’épaule, elle avait observé la scène en silence…
Et maintenant, le visage terriblement impassible, Tyrkanzyaka fixait Shei sans un mot.
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