Chapitre 324
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Traducteur : Hydrogen B
Relecteur : Hydrogen B
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Chapitre 324 : La terre où erre le Seigneur de l’Or
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Étonnamment, rien ne se passa pendant la nuit. Les chacals avaient envisagé de voler notre Cataphract, mais ils ne mirent jamais leur idée à exécution. C’était une chance pour eux. Le membre sanguinaire des Six Généraux était resté aux aguets, les yeux grands ouverts.
Hilde grommela, déçue.
« Quel dommage. S’ils avaient essayé de nous voler en pleine nuit, j’aurais pu les tuer en légitime défense~. »
« Tu es venue ici pour négocier une trêve, alors qu’est-ce que tu racontes ? Ne fais rien qui puisse leur donner un prétexte. »
La régresseuse prit cela pour une mauvaise plaisanterie, mais je lus dans les pensées de Hilde qu’elle était tout à fait sérieuse et en frissonnai. Hilde était un peu bizarre, elle aussi.
Nous décidâmes de partir avant que Hilde ne donne suite à ses intentions meurtrières. Une fois les préparatifs terminés et installés dans le Cataphract, nous appelâmes le conducteur.
« DG. Tu es réveillé ? »
Le golem répondit après un long délai.
« [État mil... ...officier... Limite... ...] »
Sa voix grésillante résonna faiblement. Le golem tenta de saisir le volant de ses bras grinçants, puis laissa retomber la tête, comme si ses forces l’abandonnaient.
Hilde le piqua plusieurs fois du doigt et marmonna :
« Tss. On dirait qu’il a atteint la limite de sa portée de communication~. Quel dommage. »
« C’est un miracle que le signal soit allé aussi loin après notre sortie du territoire de l’État militaire. DG, ta mission est terminée. Tu n’as plus besoin de conduire ce véhicule. Éteins-toi si tu as compris. »
Le golem émit une faible réponse, puis son énergie arcanique s’épuisa complètement et il s’immobilisa.
Le soutien de notre officier des transmissions prit fin là. À partir de maintenant, il nous faudrait nous débrouiller entièrement seuls. Hilde replia brutalement le golem, le jeta sur la banquette arrière et prit le volant.
« Ah… Tant pis. À partir de maintenant, c’est “moi” qui conduis. Si je m’ennuie, ce sera la catastrophe, alors, Père, donne-moi des friandises dans “ma” bouche depuis le siège à côté ! »
« Quelles friandises veux-tu trouver dans l’État militaire ? Toutes nos provisions sont en conserve. »
« Tss ! Maudit pays ! »
Tandis que Hilde claquait la langue, le Cataphract s’élança dans les étendues sauvages au loin.
Peu avant le lever du soleil, alors que le ciel de l’aube s’éclaircissait peu à peu, le Cataphract cahotait à travers les terres désolées. Nous avions fait sauter son toit pour l’alléger. Malgré ses performances remarquables, il ressemblait donc à s’y méprendre à une charrette de marchandises.
Le vent, la lumière et la poussière me frappaient sans filtre par le toit ouvert. Les larges roues transformaient les irrégularités du terrain en boîte à musique, nous livrant la chanson de la terre dans toute sa pureté. Le ciel comme la terre avaient maîtrisé l’art de rendre la vie misérable.
Pourtant, ces petits désagréments prouvaient peut-être qu’on était vraiment en vie. On ressentait la gêne parce qu’on vivait et qu’on essayait de continuer à vivre. Le vent frais nous caressait le visage tandis que nous poursuivions notre route…
Une personne à moitié morte avait toutefois une plainte de taille au sujet du soleil. Quand celui-ci apparut à l’horizon, Tyr gémit de déplaisir et inclina son ombrelle.
« De toute ma vie, je n’ai jamais emprunté une route aussi ensoleillée. Pas la moindre parcelle d’ombre à l’horizon. »
« Attends un instant. Je vais monter une tente. »
« Laisse tomber. Un tissu qui bat au vent, c’est pire que rien. »
« Je ne la monte pas juste pour toi, Tyr. Il nous en faut une au cas où il pleuvrait. »
C’était ce qu’on appelait faire semblant. Même en sachant que cela ne changerait pas grand-chose, je montai la tente et improvisai un coin d’ombre pour apaiser la mauvaise humeur de Tyr.
« Hum. Puisque tu t’es donné du mal, j’accepterai ta gentillesse. »
Elle qui avait prétendu ne pas en avoir besoin se glissa docilement sous la tente et s’assit. Son ombrelle reposait toujours sur son épaule, mais son expression s’était considérablement adoucie tandis qu’elle grommelait :
« N’as-tu pas dit que ce voyage était long et urgent ? Alors pourquoi ne pas voyager la nuit ? Tu perds presque la moitié de la journée. Vous n’avez vraiment pas l’air pressés. »
« Pourquoi es-tu si pressée ? Quand tu es dans un cercueil, tu ne fais même plus la différence entre un jour et un mois. Pourtant, tu râles pour une seule nuit. »
« C’est quand je reste dans l’obscurité. Si le soleil montre son visage impudent, je sais qu’un jour a passé, que je le veuille ou non. »
« Parfois, j’aimerais moi aussi que le soleil ne se lève pas, quand je n’ai pas envie de me lever. Mais nous n’avons pas le choix. Nous devons voir ce qui se trouve devant nous avant d’avancer. »
Tyr renifla avec mépris.
« Quoi qu’il apparaisse, ce ne sera jamais que des rochers ou des barrières. Je n’ai qu’à le voir, le briser ou l’éviter. »
C’était curieux que briser vînt avant éviter. Dans ce monde, certains obstacles ne se surmontaient pas à la seule force des muscles.
« Ça ne marchera pas. »
Tyr, légèrement vexée, prit un air délibérément courroucé et répondit :
« Tu me sous-estimes. La nuit est mon domaine, et les ténèbres me sourient. Même sans la moindre lueur, je me débrouille très bien. »
« Je ne dis pas que tu manques de force… »
C’est alors que Hilde repéra quelque chose, braqua brusquement le volant et cria :
« Attention ! »
Boum.
Le Cataphract fut secoué violemment. On aurait dit que la roue avant avait heurté quelque chose de dur et avait décollé du sol. Les bagages s’envolèrent un instant et Azzy poussa un cri de surprise.
Heureusement, le Cataphract était un chef-d’œuvre de l’État militaire, conçu pour franchir tous les terrains. Il n’allait pas s’abîmer pour si peu.
Celui qui encaissa le choc, ce fut moi.
Hilde donna un brusque coup de volant pour éviter l’obstacle qui avait surgi devant nous. Je dus m’agripper à la rambarde pour ne pas être ballotté dans tous les sens.
Au milieu du remue-ménage, Tyr demanda :
« … N’étions-nous pas en pleine nature il y a un instant ? »
« Si. »
« Et maintenant… On dirait que… »
Tyr promena lentement le regard autour d’elle.
Une colline basse, parsemée de quelques arbres. De petits socles de maisons y étaient éparpillés comme des cailloux. Il n’en restait que des traces, comme si le village avait disparu depuis longtemps, ne laissant derrière lui que des ruines.
Tyr demanda :
« … On dirait des ruines. De quel village s’agit-il ? »
Ah, la question la plus inutile qu’on puisse poser dans les Petits États. Tandis que je cherchais comment lui répondre, la régresseuse prit la parole.
« Je n’en sais rien. Personne ne sait si c’était un village de l’ancien Royaume doré, si les Petits États l’ont bâti puis détruit, ou s’il est apparu tel quel avant-hier. Parce que c’est ça, les Petits États. »
« Tu ne sais pas ? »
« Ce n’est pas le seul cas. Parfois, une plage s’étend à perte de vue et, tout à coup, on tombe sur un tas de rochers. Parfois, une falaise apparaît soudain au milieu d’un village. Peu importe ce qui surgit, rien n’a rien d’étrange ici. Il n’y a aucune raison à sa présence. »
La régresseuse laissa sa phrase en suspens et regarda devant elle.
Le Cataphract atteignit de justesse le sommet de la colline après avoir slalomé entre les fondations des maisons, puis dévala de nouveau la pente. Le paysage dissimulé derrière la colline se dévoila sous nos yeux.
La régresseuse contempla l’énorme structure au pied de la pente et marmonna :
« … Ça doit être pareil, ça aussi. »
De loin, le gigantesque mur paraissait encore plus grandiose. Tel un ornement qui s’étirait le long de l’horizon, une immense forteresse nous barrait la vue. Elle était si haute que, depuis la pente, nous ne pouvions voir ce qui se trouvait derrière, et si longue que l’un de ses bouts échappait à notre regard.
Pourtant, elle ne se prolongeait pas plus loin de l’autre côté. Elle ne s’était ni écroulée ni effondrée. Elle s’arrêtait là, tout simplement, comme si les travaux avaient été interrompus.
De ce fait, elle semblait incapable de remplir son rôle : séparer une terre d’une autre.
Pour nous, c’était une chance. Hilde conduisit le Cataphract vers le côté dépourvu de mur.
À mesure que nous approchions, la grande muraille gagnait en majesté. Elle se dressait, droite et verticale, sur un sol ferme, sans la moindre trace d’usure.
Avait-elle échappé à toutes les batailles ? Ou était-elle si solide qu’aucune bataille n’avait pu l’endommager ? Tyr ne cessait d’admirer ce mur intact, dont l’absence de dégâts pouvait aussi bien témoigner de son inutilité que de son efficacité exceptionnelle.
« Quelle échelle incroyable ! Je n’ai jamais vu de forteresse aussi immense et majestueuse. Sa hauteur est stupéfiante, mais le mur qui s’étire à perte de vue est tout aussi impressionnant. S’il n’était pas interrompu en plein milieu, ce serait une grande muraille dont l’Histoire se souviendrait. Combien de temps a-t-il fallu pour bâtir une forteresse de cette taille… »
« Un jour, probablement. »
La régresseuse répondit à la remarque de Tyr.
« Hein ? Shei, tu as dit un jour ? »
« Oui. Une seule personne a construit ce mur. Ça lui a pris un jour. Pour le reste, je n’en sais rien, mais ça, c’est certain. »
Les paroles de la régresseuse étaient un fait incontestable. Je n’avais jamais rencontré le Seigneur de l’Or en personne et ignorais donc ce qui était réellement vrai, mais c’était au moins la vérité apparente.
« Cela dit… »
« Shei. Arrête de nous donner des explications superficielles et dis-nous clairement qui a construit ça et ce que cette personne fait. »
C’était sans doute difficile à expliquer. Mais il était temps qu’elle nous en parle. Combien de temps allait-elle encore tourner autour du pot ?
La régresseuse hésita.
« Euh… »
« Je ne suis pas sûre de pouvoir expliquer ça. Les pouvoirs du Seigneur de l’Or sont trop étrangers… Pour être honnête, je ne comprends pas vraiment leur principe non plus. »
Eh bien, voilà quelqu’un qui ne mâchait pas ses mots. C’était compréhensible si elle n’arrivait pas à l’expliquer. Les pouvoirs du Seigneur de l’Or étaient si étrangers.
Mais depuis quand faisait-elle semblant d’être sûre d’elle ? Elle n’avait presque rien expliqué correctement jusqu’ici.
« H-Hum… Et si tu le faisais, toi ? Tu as l’air de bien connaître le sujet. »
« Cela fait un moment que le cours est terminé. Stagiaire Shei, concentre-toi bien. »
« J-Je le connais aussi ! Je te demande seulement de l’expliquer à ma place ! »
« On dit que si l’on ne peut pas expliquer quelque chose avec ses propres mots, c’est qu’on ne le comprend pas vraiment. Ah, ah, Shei. »
« Hé ! »
« Shei. Combien de temps dois-je attendre ? »
« … Bon, d’accord. »
Il m’aurait fallu un tableau noir et une baguette, mais je n’avais ni l’un ni l’autre à disposition. Je dus donc, à regret, me contenter de paroles. Je m’adossai à mon siège et commençai :
« Je vais faire simple. Le pouvoir du Seigneur de l’Or, c’est l’alchimie. L’alchimie la plus puissante et la plus polyvalente du monde, presque comparable à la création elle-même. »
« Tu veux dire le pouvoir dont vous vous serviez pour jouer avec des bouts de ferraille ? »
« Notre alchimie ne vaut rien à côté de celle du Seigneur de l’Or. Tu vois comme ce mur s’arrête en plein milieu ? Au premier abord, on dirait qu’une immense muraille a été bâtie, puis qu’une force destructrice est passée par là et l’a fracassée. Mais c’est tout le contraire. »
Pourquoi les habitants des Petits États voyageaient chacun dans leur propre véhicule. Pourquoi une nation d’alchimie était aussi devenue une nation de nomades.
« Là où il n’y avait rien, le Seigneur de l’Or est passé et a “transmuté” ce mur. »
Tout cela était possible grâce au pouvoir du Seigneur de l’Or, capable de créer le territoire d’un pays entier.
Le Seigneur de l’Or bouleversait toutes les choses du monde. Non, il allait plus loin encore et en créait de nouvelles. Créer, c’était détruire l’ordre qui existait auparavant. Pour échapper à cette marche destructrice, les habitants des Petits États étaient devenus des vagabonds.
Après avoir dégluti, je poursuivis mon explication.
« Réfléchis-y encore. Pourquoi une grande muraille a-t-elle été bâtie au pied d’une colline ? Pourquoi une forteresse de cette taille s’arrête-t-elle en plein milieu, sans aucune raison apparente ? L’alchimie répond à ces questions. Elle a été bâtie au pied de la colline parce qu’on s’est servi de la terre et des rochers d’ici comme matériaux. Si le mur s’arrête net, sans la moindre trace, ce n’est pas parce que quelque chose l’a brisé. Il a simplement été construit jusque-là. »
Voilà pourquoi, dans les Petits États, aucun relief ni aucune construction ne semblait étrange. La raison était évidente.
Le Seigneur de l’Or l’avait créé, donc cela existait. Nul besoin d’explication supplémentaire.
Mais les connaissances de Tyr s’arrêtaient trois cents ans plus tôt. Elle posa donc une question :
« Pourquoi celui qu’on appelle le Seigneur de l’Or a-t-il cessé de construire le mur ? »
« Personne, à part le Seigneur de l’Or, ne le sait. Cela fait des siècles que les gens prétendent que les murs ne servent à rien, et pourtant le Seigneur de l’Or continue d’en fabriquer. Pourquoi le Seigneur de l’Or erre dans les Petits États et remplit les terres vides de toutes sortes de choses ? Les hypothèses ne manquent pas. »
« Quelle personne étrange. »
« Eh bien, avant que je te rencontre en personne, Tyr, tu n’étais qu’une vampire qui dormait une quantité suspecte de temps. On ne peut connaître le Seigneur de l’Or qu’en le rencontrant directement. Je ne fais que te répéter ce que j’ai entendu. »
Quiconque avait étudié correctement pouvait répondre au moins à ça. On connaissait bien l’histoire générale des pays voisins, non ? Surtout s’il s’agissait d’un État ennemi potentiel.
« Pour quelqu’un qui ne fait que répéter ce qu’il a entendu, il en sait beaucoup… Il ne disait pas qu’il était citoyen de l’État militaire ? On croirait qu’il a vécu dans les Petits États. »
Ce n’était qu’un savoir de seconde main. Tandis que la régresseuse maugréait intérieurement, Tyr se rappela quelque chose et frappa sa paume de son poing recroquevillé.
« Ah, je m’en souviens. Tu en as parlé dans l’Abîme. Quelqu’un avait fabriqué des quantités innombrables d’or avec l’alchimie et provoqué la chute d’un pays. C’était le Seigneur de l’Or ? »
« Oh, tu t’en es souvenue. Mes leçons n’ont pas été vaines. »
« Hé hé. C’est bien le moins que je puisse faire, non ? J’ai pris à cœur chacune de tes paroles. »
« C’est ça. Celui qui a plongé le Royaume doré, qui avait connu toutes les formes de richesse et de splendeur, dans le chaos avant de le détruire, c’était le Seigneur de l’Or Democrias. Rien que par son existence, le Seigneur de l’Or a fait perdre toute valeur à l’or et aux armes du Royaume doré. Dans un monde inondé de contrefaçons plus éclatantes que les originaux, les habitants du Royaume doré ne pouvaient plus se fier à quoi que ce soit.
« La confiance s’effondra et l’économie s’écroula. Les riches sombrèrent et les pauvres tombèrent encore plus bas. Au milieu de ce chaos sans fin, tous les ressentiments se tournèrent contre le Seigneur de l’Or et les alchimistes qu’il avait formés. Le roi du Royaume doré tenta d’exécuter tous les alchimistes, mais… »
À quoi bon poursuivre ? Le résultat s’étalait déjà sous nos yeux. Je haussai les épaules et continuai :
« Vu que le Royaume doré est tombé et que les Petits États ont fini dans cet état, on dirait qu’il a échoué, non ? »
Ce qui s’était passé… Je l’apprendrais en rencontrant le Seigneur de l’Or, mais je ne l’avais pas encore affronté en personne. Cette occasion me permettrait d’en savoir plus.
Le roi du Royaume doré, l’un des Cinq Seigneurs. Le Roi d’Acier, qualifié de monstre de compréhension, dont le pouvoir consistait à comprendre et à analyser toutes les techniques humaines…
Comment une telle personne avait-elle pu être « dévorée » par un simple humain ? Pourquoi celui qui avait tué un roi se faisait-il appeler le Seigneur de l’Or ?
C’était l’occasion de le découvrir.
« C’est pourquoi on dit que l’agriculture est impossible dans les Petits États, sauf si la terre est particulièrement bénie. Ce n’était déjà pas une bonne terre cultivable, mais même si tu parvenais à y bâtir une exploitation digne de ce nom, dès que le Seigneur de l’Or passait par là… les champs dorés que tu avais tant travaillé à cultiver se transformaient en palais royal au sol recouvert de tapis. »
C’était aussi pour cela que, dans les Petits États, on considérait l’or comme une vulgaire pierre. Les gens ne se laissaient pas tromper par les apparences. Nourriture, transport, vêtements : ils fabriquaient ce dont ils avaient besoin sur le moment ou, si c’était impossible, le prenaient à quelqu’un d’autre. Rien ne comptait au-delà de la survie.
Une terre qui possédait plus d’outils que n’importe où ailleurs dans le monde, mais où l’on vivait plus près de l’état sauvage que partout ailleurs.
Le Cataphract dépassa la grande muraille inachevée. Incapable de remplir son rôle, elle laissait son versant intérieur exposé aux vagabonds de passage.
Notes :
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