Chapitre 291
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Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Hydrogen B
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Chapitre 291 : deux est supérieur à un
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« Ah… C’est toujours pareil. Descendre, c’est facile, mais remonter demande deux fois plus d’efforts. »
Je grommelai en gravissant l’échelle.
Dans cette obscurité si épaisse que je distinguais à peine ce qui se trouvait devant moi, je montais barreau après barreau en me fiant uniquement à mes sens. À force de tâtonner, je ne savais plus jusqu’où j’étais monté ni où je me trouvais exactement. J’avais l’impression de gravir une échelle qui ne finirait jamais.
Mes sens auraient peut-être fonctionné normalement si je n’avais pas pris ces drogues plus tôt. Mais elles les avaient aussi brouillés. Si je baissais la garde ne serait-ce qu’un instant, je risquais de lâcher l’échelle et d’essayer de m’envoler.
Tiens, c’est vrai. Pourquoi ne volais-je pas ? Pourquoi m’embêtais-je à agripper cette échelle et à la gravir barreau après barreau ?
Exactement. Je n’avais qu’à lâcher prise et battre des ailes. À trois : un, deux, trois…
« Attendez une seconce ! »
Ma voix résonna dans le passage obscur. Elle retentit dans mes tympans comme une alarme que j’aurais réglée moi-même. Surpris par mon propre cri, je retrouvai de justesse un semblant de raison.
Je me mis délibérément à parler à voix haute.
« Ouf, c’était moins une. J’ai failli sauter à la mort dans une sorte d’égout. Quelle mort embarrassante. »
Même complètement défoncé, j’avais pu m’observer en lisant les pensées des autres. La lecture des pensées me permettait de percevoir d’autres points de vue, ce qui me rendait objectif. Les drogues ne pouvaient donc pas détruire mon bon sens. C’était l’un des rares avantages de mon pouvoir, je suppose.
Mais maintenant que personne ne se trouvait près de moi, j’étais entièrement livré à ma subjectivité.
Et alors ? Alors, tant que la drogue agissait, j’étais un fou furieux complètement défoncé.
« Si seulement il y avait une personne sensée à côté de moi, ça irait mieux. Il fallait vraiment que personne ne soit là, pour une fois. J’en trouverai peut-être une en haut. »
Nous étions nombreux à être descendus. À présent, j’étais seul.
Les autres avaient décidé de rester en bas.
Je comprenais le choix d’AB et de Yuel, mais celui de Siati m’avait pris au dépourvu.
Siati avait déclaré sans détour qu’elle ne pouvait faire confiance ni à Yuel ni à AB. Devenir roi n’effaçait pas les péchés qu’ils avaient accumulés jusque-là, avait-elle dit, et elle ne pouvait pas leur faire confiance sans la moindre garantie. Il n’y avait que Siati pour jeter un froid pareil.
Pourtant, contrairement à la fois précédente, elle ne s’était pas emportée en réclamant leur mort. Elle avait plutôt choisi de rester afin de pouvoir les exécuter à tout moment s’ils déviaient du droit chemin. Elle n’avait aucun pouvoir particulier, mais possédait un pouce exceptionnellement bien adapté pour tuer quelqu’un.
Les pensées que j’avais lues chez Siati, à ce moment-là, étaient tout de même étranges. En songeant à elle, je marmonnai :
« Tu voulais devenir une juge inflexible, pas vrai, Siati ? Si tu peux juger le roi, tu seras la personne la plus haut placée de l’État militaire. Tu finiras peut-être par être celle qui aura le mieux réussi parmi nous. »
Une juge. Quelle fonction impressionnante. Au lieu de gouverner ou de bâtir quoi que ce soit, on restait en retrait et on rendait son jugement dès qu’une chose déplaisait, tout en exerçant son autorité sans en assumer la responsabilité. Siati s’était portée volontaire pour ce poste.
La princesse en avait été horrifiée et avait essayé de l’en dissuader, mais personne qui ne comprenait pas Siati ne pouvait l’arrêter. Cela dit, si elle l’avait comprise, elle n’aurait probablement pas songé à l’en empêcher.
Quoi qu’il en fût, la détermination de Siati était trop ferme pour que la princesse la fasse changer d’avis. Après avoir hésité, cette dernière choisit de rester avec elle. Contrairement à Siati, elle précisa plusieurs fois que ce ne serait que temporaire.
« Quand même, je ne pensais pas être le seul à partir. C’est facile de tomber, mais remonter, c’est dur. C’est pour ça que tout le monde se rassemble en bas ? »
Contrairement à Yuel et à AB, je ne pouvais pas rester assis au même endroit tout en voyant ce qui se passait dehors. Je n’étais pas fait pour vivre ainsi.
Je grimpai avec une détermination renouvelée et finis par atteindre un endroit où l’échelle s’arrêtait. Qui avait interrompu sa construction à mi-chemin ? Peut-être que je n’avais qu’à sauter… Non, ce n’était pas ça. Je secouai la tête pour chasser ces pensées de plus en plus extrêmes.
S’il n’y avait plus d’échelle, c’est que j’étais arrivé à la surface. Prenant mon courage à deux mains, je tendis le bras et touchai quelque chose de dur. Ne fonce pas dedans. Il me suffisait de l’ouvrir et de sortir.
Je posai le pied sur le barreau le plus haut et poussai le couvercle de toutes mes forces.
« Nngh. »
Quand je réussis enfin à l’ouvrir, la première chose que je vis fut un bâtiment à moitié détruit. C’était le quartier général du corps des transmissions, ravagé lors du combat entre l’ange et Historia. Je jetai un coup d’œil dehors, tel une taupe ne laissant dépasser que ses yeux, et balayai les alentours du regard. Un vent chargé de terre me frappa le visage. Le goût de la poussière était amer.
L’air était pire qu’en sous-sol. Peut-être que l’endroit d’en bas était plus habitable que cette surface immonde et dangereuse. Je poussai le couvercle tout à fait sur le côté, plaquai le ventre au sol et me hissai dehors.
Bonjour, surface étouffée par la poussière. J’étais de retour, après avoir enterré sous terre les secrets de l’État militaire…
Attendez. Du sable ? Du vent ?
J’étais pourtant bel et bien à l’intérieur. Même si le bâtiment avait déjà été à moitié détruit, s’était-il effondré au point de laisser passer le vent… ?
Un frisson me parcourut l’échine. Ce n’était pas à cause du vent, mais parce que mon instinct venait de comprendre quelque chose.
Je pouvais lire les pensées. Ce n’étaient pas celles d’Historia, mais celles de quelqu’un d’autre.
Je tournai lentement la tête. Nos regards se croisèrent. Comme s’il n’avait attendu que le moment où je remarquerais sa présence, l’homme s’écria juste après :
« Bienvenue ! J’ai cru que mon cou allait se briser à force de vous attendre ! »
C’était un homme au large sourire, portant un monocle cerclé d’engrenages et enveloppé dans une cape épaisse.
Était-ce quelqu’un de proche ? Non. Nous ne nous étions rencontrés face à face qu’une seule fois auparavant.
Avions-nous de bons souvenirs en commun ? Non. Nous nous étions aussi battus, cette fois-là. Je lui avais donné un coup de poing en pleine figure.
Nous n’étions certainement pas du genre à nous saluer chaleureusement, mais il s’approcha de moi avec une familiarité à sens unique.
La situation n’avait rien d’accueillant. Mais je ne pouvais pas le laisser paraître.
Après tout, il faisait partie des Six Généraux, réputés être les personnes les plus puissantes de l’État militaire. Je le saluai avec un sourire forcé.
« Monsieur Maximilien ? Ça fait un bail. Vous allez bien ? »
« Bien ? J’attendais depuis si longtemps le jour où je pourrais vous revoir que mon cou a failli se briser ! Je ne pensais pas que nos retrouvailles seraient aussi faciles ! »
Il était resté introuvable jusqu’ici, pour n’apparaître qu’au moment où j’étais le plus vulnérable. Il éclata de rire et reprit : « Quelle énigme ! Je réfléchissais à la façon de vous rencontrer après avoir dépassé le jeune homme qui utilise le pouvoir de la Progenitrice ou du Dieu démoniaque. Et vous voilà qui venez à moi de votre plein gré ! À quoi bon avoir demandé du renfort, alors ? »
« Je ne suis pas venu ici pour vous voir. »
« Vous êtes venu voir le Lien céleste, n’est-ce pas ? Je le sais ! Mais qu’est-ce que ça change ? L’essentiel, c’est que nous nous retrouvions face à face, sans aucun obstacle entre nous, non ? »
Waouh, si une femme m’avait dit ça, j’en aurais eu le cœur qui battait la chamade. Mais comme c’était un vieux fou, mon cœur s’emballait pour une tout autre raison. Dégoûté, je reculai à petits pas hésitants.
La situation était mauvaise.
Je m’étais appuyé sur deux garanties : Historia et la princesse. Historia était plus fiable que l’imprévisible princesse, alors je lui avais accordé davantage ma confiance.
Je lui avais peut-être trop fait confiance, mais Historia était l’une des Six Généraux. Je pensais qu’elle pourrait surmonter la plupart des crises…
Mais si un autre des Six Généraux, Maximilien, m’attendait ?
« Vous cherchez ça ? »
Maximilien claqua des doigts.
Un grondement retentit, comme si un géant avait saisi le monde entier dans sa main pour le froisser.
Le bâtiment en ruine bougea. Non, c’était ce qui l’avait détruit qui bougeait, et les décombres de béton s’effritaient par vagues.
On aurait dit qu’on se tenait à l’intérieur d’un château de sable en train de s’effondrer. Les piliers qui soutenaient le bâtiment, et même les barres d’acier qui formaient le squelette du béton, furent broyés aussi facilement que du sable sec.
Ce qui apparut en renversant majestueusement le bâtiment était une immense voiture faite d’engrenages.
À première vue, elle ressemblait à une voiture automotrice dont on aurait retiré la carrosserie et qu’on aurait agrandie plusieurs fois. Mais, en mouvement, elle avait plus l’air d’un insecte que d’un véhicule.
Les engrenages ne tournaient pas seuls. Ils bougeaient toujours de concert avec ceux qui les entouraient.
À chacun des mouvements de cette énorme masse, des centaines d’engrenages ondulaient à l’unisson. Au lieu d’une voiture qui roulait, on aurait dit une chenille rampante, aussi répugnante que possible.
Le monstre s’approcha en écrasant le bâtiment, puis s’arrêta à quelques pas de moi. Il était si imposant que je dus lever la tête pour le voir.
J’avalai ma salive et répondis calmement :
« Je ne suis pas ferrailleur. »
« Ce n’est pas de la ferraille. Voici le Scarabée d’acier, chef-d’œuvre auquel j’ai consacré plus de la moitié de ma vie ! »
« C’est dommage de consacrer la moitié de sa vie à un jouet, non ? »
« Hum, vraiment ? Vous voyez les choses autrement que moi. N’est-il pas bien plus triste de vivre sans pouvoir consacrer sa vie à ce qui nous amuse ? »
J’avais essayé de le provoquer un peu, mais Maximilien s’en tira d’un simple éclat de rire. Pour une raison ou une autre, il avait une opinion bien trop flatteuse de moi. Pourquoi tous ceux qui m’appréciaient au premier regard étaient-ils des hommes ? J’en eus soudain le cœur lourd.
Maximilien s’adressa à moi comme s’il me faisait une faveur :
« Je vais vous donner l’occasion de l’examiner de près. Un homme comme vous devrait comprendre la structure du Scarabée d’acier en un rien de temps ! »
« Je ne tiens pas vraiment à la comprendre. Je parle de votre passe-temps, pas de sa structure. »
« Vous n’aurez pas le choix. Je ne sais pas si vous la cherchez, mais celle qui vous cherche se trouve là-dedans. »
Il était maintenant en train de me forcer la main. Je ne pouvais plus faire semblant de ne pas comprendre. J’avançai donc lentement, tout en surveillant sa réaction.
À l’avant de la voiture faite d’engrenages était suspendu quelque chose qui ressemblait à une figure de proue. Une femme sinistre, digne d’un navire fantôme, aux longs cheveux noirs détachés qui pendaient mollement et au corps couvert de sang.
Ses bras et ses jambes étaient cachés. Ses membres étaient coincés entre les crêtes des engrenages imbriqués.
La pensée était atroce, mais si ces engrenages se mettaient à tourner…
« Hui… »
Les bras et les jambes d’Historia seraient broyés entre les énormes engrenages.
Que s’était-il passé pendant notre si brève séparation ? Je me plaçai devant Historia, couverte de blessures, et touchai les engrenages qui la retenaient.
« Tu as même appris une nouvelle technique pour achever tes adversaires. Comment t’es-tu fait capturer ? »
« …Tch. Je n’étais pas au meilleur de ma forme. Si mon corps avait été en meilleur état… »
« Tu tiens encore à ta fierté dans un moment pareil ? Attends un peu. Je vais te sortir de là. »
J’agrippai un engrenage et tentai de le tirer, mais il ne bougea pas. Je ne pensais pas être assez fort pour la libérer. Il aurait fallu quelqu’un d’aussi fort qu’Historia pour réussir à l’arracher de là…
« C’est inutile. Ce nœud d’engrenages est de ma conception. Plus vous déploierez de force, plus celle-ci sera directement transmise pour maintenir la générale de division Historia prisonnière. Bien entendu, un homme comme vous devrait en comprendre la structure sans difficulté ! »
Pas étonnant que le dispositif ait été inutilement compliqué. Il avait fabriqué un mécanisme cruel.
La pression exercée sur Historia n’augmenterait pas simplement parce que quelqu’un comme moi forçait un peu, mais rien ne servait de gaspiller mes efforts. Je lâchai l’engrenage et dis : « La force brute ne servira à rien. Les engrenages sont imbriqués de façon complexe. Si je force sans réfléchir, tu vas te blesser. »
« …Ce n’est pas le moment de t’inquiéter pour moi. »
« Ah bon ? »
Après tout, je n’étais pas en position de m’inquiéter pour quelqu’un d’autre.
J’étais faible, je n’avais aucun pouvoir particulier et j’étais mal préparé, pourtant je me retrouvais face à l’un des Six Généraux. Je pouvais affirmer sans hésiter que j’étais encore plus impuissant qu’Historia, prisonnière de ces engrenages.
Historia semblait le penser aussi.
« Fuis. Non, gagne au moins du temps jusqu’à l’arrivée de ton compagnon. Les engrenages qu’il contrôle ne reposent que sur la force physique. La Progenitrice aurait l’avantage face aux engrenages du directeur Maximilien. Alors… flatte-le, fais ce que tu dois. Heureusement, il semble t’apprécier… »
« Hé. Je suis vraiment obligé de suivre les conseils de quelqu’un qui est ligoté ? »
« Tu as un plan ? Tu ne pourras même pas échapper au directeur Maximilien. Je le sais, je l’ai affronté. Cette personne est… étrange. »
Historia parlait d’un air grave, comme si elle révélait des secrets militaires. Je réfléchis à ses paroles, puis répondis :
« Je le sais aussi. Il a l’air étrange, même au premier coup d’œil. Tu as vraiment dû te battre contre lui pour t’en rendre compte ? »
« Je suis sérieuse ! Ses arts énergétiques sont différents, d’une certaine façon… Urgh ! »
« Ne bouge pas. Les engrenages tournent. »
Ses bras subissaient une pression suffisante pour plier de l’acier. Historia pouvait y résister parce qu’elle avait renforcé son corps grâce à ses arts énergétiques. Les membres d’une personne ordinaire auraient été tranchés.
Le dispositif semblait excessif, mais il n’y avait sans doute pas d’autre moyen de retenir quelqu’un d’aussi fort qu’Historia sans lui briser les membres. En un sens, c’était raisonnable. Sous un autre angle, c’était même un acte de bienveillance. Au moins, cela signifiait qu’il ne voulait pas la tuer ni la blesser plus que nécessaire.
« Le directeur doit vouloir quelque chose. Je ne sais pas pourquoi il ne m’a pas tuée, mais… si nous découvrons ce qu’il cherche… »
« Je vais te le dire. »
Contrairement à avant, où elle essayait de tout régler par la force, Historia réfléchissait maintenant à la situation. Elle avait l’air d’avoir appris à voir plus loin, comme le devait une générale. C’était toujours pareil : les circonstances façonnaient les gens.
Bien sûr, ma réponse changeait elle aussi selon les circonstances.
« Quoi ? »
« Le Hallebardier le sait, et moi aussi. Les calculs ne tomberaient pas juste si toi, mon alliée dans cette affaire, tu l’ignorais. »
Le jugement d’Historia était digne d’une générale. Si une vérité sans importance pouvait l’aider à prendre des décisions plus rapidement, cela me serait déjà profitable.
Alors, je le lui dis :
« Le Hallebardier n’est pas mon ennemi. »
Bien sûr, il fallait pour cela supposer qu’Historia resterait mon alliée même après l’avoir appris.
Un joueur qui ne pouvait pas faire confiance aux cartes qu’il avait en main n’était pas un bien grand joueur.
« …Pas ton ennemi ? »
Je hochai la tête et commençai à lui expliquer :
« Les Six Généraux sont au nombre de six. Si l’on t’excepte, toi qui es de mon côté, il en reste trois dans le cercle intérieur : le Cercueil de l’Ombre, le Hallebardier et le Lien céleste. Quand le Cercueil de l’Ombre est parti, il ne restait au quartier général que le Hallebardier et le Lien céleste. On se retrouve donc avec un problème de calcul tout simple. Une inégalité qu’un enfant pourrait résoudre en comparant un et deux. »
Je levai la main et écartai les doigts. Un de mon côté, deux du leur. Naturellement, deux l’emportaient sur un. Même s’il y avait des différences entre les Six Généraux, elles tenaient à leur nature.
À partir d’un certain niveau de puissance, tout se résumait à un seul chiffre. Tout ce qui se trouvait sous le seuil disparaissait après la virgule, laissant les nombres entiers régner en maîtres.
« Mais si Shei n’est pas dans cet espace, le sens de l’inégalité s’inverse. Comme ça. »
Tout en parlant, je repliai lentement mes doigts avant de les écarter de nouveau. Cette fois, nous étions deux de mon côté et un du leur. J’avais maintenant l’avantage.
Naturellement, celui qui se trouvait de l’autre côté était le Lien céleste. Il avait créé l’État militaire, l’avait protégé et voulait qu’il perdure. Le changement ne serait pas toléré.
Mais le Hallebardier, qui avait créé l’État militaire tout en le considérant comme un simple jouet amusant…
« C’est exactement ça ! »
Il confirma mes paroles avec un large sourire.
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