Chapitre 282
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Traducteur : Hydrogen B
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Chapitre 282 : La nation bénie, l’humain maudit - 5
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Il était normalement impossible d’obtenir une audience avec la Sainte Vierge de Heaven.
La Sainte Vierge de Heaven, cœur du Sanctuaire, était extrêmement occupée et chacune de ses minutes avait une valeur inestimable. Le temps de quelqu’un qui voyait l’avenir ne s’écoulait pas comme celui des gens ordinaires. Pas au figuré, mais au sens propre.
Il y avait aussi la question de la sécurité. Une foule innombrable assoiffée de prophéties aurait voulu s’approprier chacune de celles que livrait la Sainte Vierge de Heaven.
Et voilà que le chef des rebelles, celui qui avait tué un roi, réclamait une audience. Il aurait dû s’estimer heureux que le Corps de l’Épée sacrée, la force militaire directement rattachée au Sanctuaire, ne l’ait pas attaqué.
Pourtant, la Sainte Vierge de Heaven décida de se montrer. Dès qu’elle prit cette décision, personne au Sanctuaire ne s’y opposa. On organisa simplement l’audience, sans un mot.
Le Héros de guerre fut ravi lorsqu’il reçut l’autorisation. À peine apprit-il que l’audience lui serait accordée qu’il serra le poing et afficha un large sourire.
Yuel le vit distinctement grâce à sa Clairvoyance.
En voyant sa réaction, elle fut fière d’avoir réveillé la Sainte Vierge de Heaven.
Mais celle-ci, qui avait fait tout ce chemin, lui réserva un accueil tiède.
« Je refuse. »
Les mots gravés sur une épitaphe n’étaient ni cruels ni doux. Ils se contentaient d’énumérer des faits immuables.
Les paroles de la Sainte Vierge de Heaven étaient du même ordre. Depuis son réveil, elle n’avait même pas ouvert les yeux et s’exprimait sur le même ton ensommeillé.
« Nous ne nous sommes jamais mêlées de politique profane et nous ne le ferons pas davantage à l’avenir. La volonté de Dieu se trouve au-dessus des cieux, pas dans le monde des mortels. Et vous voudriez que nous prêtions à votre cause la gloire de Dieu ? Nous ne sommes peut-être pas des marchands, mais vous semblez nous prendre pour des imbéciles. »
« Sainte Vierge, ce n’est pas du tout mon intention ! »
« C’est pourtant ainsi que les choses se présentent de notre point de vue, alors écoutez-moi. Maintenant, puisque vous le souhaitez, je vais vous dire où vous en êtes. Le pays que vous avez fondé s’est effondré peu après. »
C’était une prophétie. Comprenant cela, le Héros de guerre se tut. Son corps vacilla légèrement à l’annonce de la ruine de son pays, mais il se redressa et écouta.
Au milieu du silence qu’elle avait imposé, la Sainte Vierge de Heaven reprit la parole.
« La famille royale Grandiomor possédait un pouvoir extraordinaire. Celui de garantir sa sécurité même face au plus puissant des assassins. Celui de condamner quelqu’un à mort en souriant sans s’attirer la moindre rancune. Celui de devenir l’unique survivant après avoir rassemblé des bêtes qui ne souhaitaient que se dévorer entre elles. Autrement dit, le pouvoir de devenir roi. »
Le pouvoir que les Cinq Seigneurs avaient acquis en chassant le Roi de l’Humanité… Yuel se rappela en silence ce qu’elle avait appris après avoir été choisie comme Sainte Vierge.
« C’est pour cela que Grandiomor est devenu roi. Tout le monde le reconnaissait et le servait. Mais ce n’est plus le cas. »
Maiél, la Sainte Vierge de Heaven, poussa un long soupir et agita la main.
« Waouh. Eh bien, bravo. Vous avez tué un roi qu’on ne pouvait pas tuer. Et maintenant, que vous reste-t-il, à part le mérite d’avoir tué ce roi ? Pouvez-vous exécuter sans hésiter un subordonné qui enfreint la loi ? Saurez-vous l’emporter si des vestiges rancuniers vous attaquent ? Ou êtes-vous capable de mettre en place un système sans faille ? »
Elle n’attendit pas de réponse. Comme si elle l’avait déjà vue, Maiél poursuivit d’un ton indifférent :
« Vous n’aviez rien de tout cela. Vous aurez beau vous démener, vous mourrez dans le chaos et votre pays s’effondrera complètement. Complètement. »
« Et de quelle manière… ? »
« La manière dont le pays s’effondrera ? Les possibilités sont trop nombreuses pour que je puisse en connaître les détails. »
Maiél coupa court au Héros de guerre.
« Imaginez que vous construisiez un château sur une plage de sable battue par les vagues. Vous aurez beau y mettre toute votre énergie, le château de sable finira par s’écrouler, n’est-ce pas ? Mais la façon dont il s’écroulera dépendra de vos actes. Si je voyais le vent marin éroder le mur extérieur et vous le signalais, vous le consolideriez. Vous pourriez l’épaissir, ajouter des renforts ou le bâtir en biais. »
« … C’est certain. »
« Malgré tout, quelques heures plus tard, la marée monterait et réduirait le tout à une poignée de sable. Tout le monde le sait. Mais si j’étais la seule à vous révéler cela, vous pourriez déplacer tout le château. Ou bien tenter d’ériger une immense digue pour arrêter la marée, que vous y parveniez ou non. »
Au bout du compte, le pays créé par le Héros de guerre s’effondrerait. La Sainte Vierge de Heaven prophétisait avec désinvolture l’essor et la chute d’une nation.
« Voilà tout ce que vaut une prophétie. Même si vous étiez venu me demander de l’aide dès le départ, je n’aurais rien pu faire pour vous. Vous êtes mort, et votre pays s’est effondré. »
Elle ne céda pas. La mort et la ruine coulaient des lèvres de la prophétesse. Une personne ordinaire aurait sombré dans le désespoir et serait repartie sans force.
Mais pas le Héros de guerre.
Son talent n’était ni la force martiale ni le pouvoir politique. Le Héros de guerre releva la tête, animé d’une détermination sans faille.
« Je veux bâtir le plus beau des châteaux de sable. »
Ce qui avait mené le Héros de guerre aussi loin, c’était son caractère. Il avait aussi une apparence séduisante qui le mettait en valeur, ainsi qu’une éloquence remarquable. Voilà pourquoi le roi l’avait choisi, et pourquoi il avait autrefois réussi, à lui seul, à combler le fossé immense qui séparait le Royaume de son peuple.
Son talent brillait même devant la Sainte Vierge.
« Aucune fleur ne reste rouge dix jours durant. Les fleurs finissent par se faner. Les humains finissent par mourir. Les nations finissent par décliner. Au fil du temps, elles deviennent laides, hideuses et misérables. C’est l’ordre naturel des choses, que personne ne souhaite, mais que tous doivent accepter. Mais… »
À cet instant, Yuel croisa le regard du Héros de guerre. Comme pour le lui montrer, il lui adressa un sourire empreint d’un espoir sans tache.
« Mais le peuple s’est soulevé. Un pays nouvellement fondé par la volonté du peuple sera jeune et vigoureux. Il déclinera peut-être un jour, mais il fera assurément découvrir au monde l’éclat de sa jeunesse. Nous pouvons bâtir un avenir que personne n’a jamais vu ! Car ce pays s’est élevé grâce à la force de tous, et non d’un seul roi ! »
Avec le recul, Yuel se disait que cela ne pouvait pas être une coïncidence. Le Héros de guerre avait souri à tout le monde depuis le début.
Yuel avait simplement été celle qui avait surpris ce sourire.
« Je vous ai dit que c’était impossible. Vous êtes quelqu’un qui détruit. Vous n’aviez pas le talent nécessaire. »
« Je le sais mieux que quiconque. Mais c’est justement pour cela que je suis venu ! Pour emprunter ce talent ! »
« Même si quelqu’un possédait un tel talent, pourquoi accepterait-il de bâtir un château de sable… ? »
Au beau milieu de sa phrase, Maiél changea brusquement d’expression et détourna le regard. La Sainte Vierge de Heaven venait certainement de voir l’avenir.
Yuel, touchée par l’histoire du château de sable, avait décidé d’aider le Héros de guerre.
« Bon sang, Yuel ! »
« Héros de guerre Valiorant ! Je suis Yuel. Je suis une Sainte Vierge ! Les Saintes Vierges ne sont pas liées par les prophéties. Je peux vous offrir un avenir que personne n’a jamais vu ! »
Grâce à sa Clairvoyance, Yuel avait observé la chute du Royaume. Elle avait assisté au soulèvement de ces humains à bout de forces, au duel du siècle où la Lance absolue affrontait une nation entière, et à tous les rugissements poussés par le peuple.
La Sainte Vierge de Heaven aurait eu du mal à comprendre tout cela : les émotions qui avaient poussé le peuple à renverser le roi qui le gouvernait, les idées grâce auxquelles il avait rallié ses voisins, les combats acharnés et les rêves qui l’animaient.
« Yuel ! Ah, tu es encore jeune ! Beaucoup trop jeune… ! »
Observer de loin ne l’avait pas protégée. Peut-être même avait-elle été d’autant plus touchée qu’elle avait reçu chaque scène sans le moindre filtre.
« Sainte Vierge de Heaven, je vous en prie. Laissez-le faire. Il a tué un roi qu’on ne pouvait pas tuer. Peut-être parviendra-t-il à bâtir un pays qui ne peut pas exister. »
« Ce n’était pas grâce à son pouvoir ! Yuel, tu as vu comment cette mort avait été possible ! »
La Sainte Vierge de Heaven avait demandé à Yuel d’observer la mort du Roi Grandiomor. Yuel devinait assez bien pourquoi. Le Roi Grandiomor n’existait probablement pas dans l’avenir de Maiél, mais elle ignorait comment il était mort. Voilà pourquoi elle l’avait demandé à Yuel, qui pouvait assister directement à la scène.
« Oui. J’ai vu. Le Roi Grandiomor est mort, écrasé par la foule qui déferlait sur lui. C’était une coïncidence, un accident, et c’est justement parce que c’était une coïncidence et un accident qu’il est mort. Cela a fait échouer le plan qui consistait à capturer le roi et à en faire une marionnette. »
« C-Comment savez-vous cela… ? »
Yuel venait de révéler sans détour des informations confidentielles, laissant le Héros de guerre stupéfait. Mais après un bref instant de confusion, il retrouva l’aisance sociale qu’il avait acquise avec l’habitude.
« Comme je m’y attendais, nul ne peut échapper au regard vigilant de Votre Sainteté, sous le ciel. Jusqu’ici, je n’avais que la foi. À présent, je comprends jusqu’au plus profond de mon être l’étendue de votre pouvoir et de vos devoirs. »
Yuel esquissa un sourire.
Le Héros de guerre ne la connaissait sans doute pas, mais elle, elle le connaissait. Elle avait observé presque toute sa révolution. Elle avait vu chaque épisode de cette histoire mouvementée se dérouler sous ses yeux.
Les compliments du Héros de guerre lui donnaient l’impression d’avoir été choisie par quelqu’un de célèbre. Elle en avait le cœur léger.
En vérité, une Sainte Vierge était bien plus remarquable que le chef d’une armée rebelle, mais Yuel était trop absorbée par la situation pour s’en rendre compte.
« Mais, Sainte Vierge de Heaven, c’est le Héros de guerre qui a rassemblé cette foule et l’a conduite jusqu’au château royal. C’est entièrement grâce à son talent qu’il a convaincu des dizaines de milliers de personnes furieuses de lui confier leur vie. Je crois qu’il en est capable. »
« Je vous en suis très reconnaissant. »
Ayant trouvé une alliée, le Héros de guerre en profita pour abonder dans son sens au moment opportun.
Alors que l’atmosphère commençait à se réchauffer, Maiél s’écria avec véhémence :
« Yuel ! Tu ne dois pas l’aider. Il n’en impose qu’en apparence. Il n’a pas la force nécessaire pour diriger un pays ! »
Le Héros de guerre baissa la tête d’un air amer, comme si ces paroles l’avaient découragé. Bouleversée, Yuel protesta à voix haute :
« C-C’est justement pour cela qu’il peut guider tout le monde ! Les rois puissants, il y en a partout. Mais parce qu’il en est incapable, il deviendra un roi encore plus extraordinaire ! »
« Je ne vois pas cet avenir ! »
Maiél implora Yuel :
« Tu auras beau l’aider, Yuel, au bout du compte, tu te retrouveras seule et tu deviendras la reine de ce nouveau pays à la place du Roi Grandiomor ! »
« Sainte Vierge de Heaven, vous avez dit qu’une Sainte Vierge n’apparaissait pas dans l’avenir vu par les prophéties, n’est-ce pas ? »
« Oui ! C’est pour cela qu’une Sainte Vierge doit rester à mes côtés ! Seule une personne qui m’atteint, moi qui règle la fréquence, peut être protégée des prophéties par l’avenir. Si tu t’éloignes trop de moi, je ne peux pas te garantir ce qui t’arrivera ! »
Seul le destin céleste permettait de vaincre le destin céleste. C’était pourquoi les Saintes Vierges échappaient aux prophéties. Autrement dit…
« Alors, s’il reste à mes côtés, pourra-t-il échapper à la prescience des cieux ? »
À l’époque, Yuel était habitée par une étrange assurance. Ou peut-être était-elle simplement trop exaltée. Peut-être était-elle jeune. Quoi qu’il en fût, Yuel était incroyablement têtue à cette époque.
Maiél referma la bouche, qui s’ouvrait et se fermait sans qu’aucun son n’en sorte, puis joignit les mains.
« Première Sainte Vierge, qui m’avez bénie. Première Sainte Vierge, qui avez aussi béni Yuel. Est-ce là aussi votre volonté… ? »
Après cette prière, Maiél poussa un profond soupir et murmura :
« Tu es excommuniée. Yuel, à partir de cet instant, tu n’es plus une Sainte Vierge du Sanctuaire. »
Yuel était toujours croyante ; elle ne put donc s’empêcher d’avoir le cœur serré en entendant le mot « excommuniée ». Mais elle comprit bientôt ce que les paroles de Maiél impliquaient.
Elle n’était plus une Sainte Vierge du Sanctuaire, ce qui signifiait qu’elle restait une Sainte Vierge. La voie d’une Sainte Vierge était tracée par les cieux ; quoi qu’elle fasse, cela ne poserait donc pas de problème. Le Sanctuaire n’interviendrait pas.
« … Alors, fais comme tu l’entends. Le Sanctuaire ne s’est aucunement mêlé de la manière dont tu as utilisé ton pouvoir. Accomplis ton projet avec le seul pouvoir de Yuel. Un avenir que je ne peux pas voir. »
Yuel fut quelque peu déçue. Elle mentirait si elle prétendait ne pas avoir espéré l’aide du Sanctuaire. Elle possédait des capacités remarquables, mais elles ne pouvaient rivaliser avec celles du Sanctuaire. L’avenir, monopolisé par les Saintes Vierges, soutenait la puissance et la foi du Sanctuaire.
Mais Yuel était une Sainte Vierge qui voyait les futurs encore inaccessibles, libérée du destin prédéterminé. Elle avait confiance en elle.
Grâce à sa Clairvoyance, elle avait aperçu et découvert tous les secrets et toutes les connaissances du monde. Elle pouvait voir tout ce qu’elle voulait. Repérer les ennemis et guider ses alliés vers les endroits où ils seraient les plus utiles.
Elle avait aussi gardé à l’œil plusieurs personnes susceptibles de l’aider. C’étaient des mages de la terre de l’Église de la Terre Mère, dont les objectifs différaient de ceux du Sanctuaire. Mais pourquoi refuser une aide utile ?
Tandis qu’elle observait la rébellion se dérouler dans le Royaume, elle restait souvent allongée dans son lit à imaginer d’innombrables possibilités. À sa place, elle aurait donné d’autres ordres. Les choses se seraient mieux passées.
Grâce à son pouvoir, elle pouvait rejoindre ces gens qui trébuchaient et faire en sorte que tout tourne pour le mieux.
À l’époque, Yuel le croyait sincèrement.
* * *
Quand j’ouvris la porte et entrai, une odeur fraîche, presque écœurante, me frôla les narines.
La pièce de pierre était faiblement éclairée par une unique lampe magique. Plusieurs urnes y étaient disposées çà et là. De petits portraits et des plaques étaient accrochés aux murs austères, tandis qu’une croix se dressait au-dessus d’eux.
Cette disposition m’était étrangement familière. En fouillant dans mes souvenirs, je compris bientôt d’où venait cette impression.
Ça ne ressemblait pas à la pièce où j’avais rencontré Tyr au Tartare ?
Le capitaine AB regarda autour de lui et prit la parole.
« … Rapport. Ceci est un temple. Sa forme et son agencement ressemblent, selon mon analyse, à ceux d’un ossuaire situé sous un temple. »
« Vous avez raison. »
« Cependant, depuis la décision relative à l’imposition, tous les temples, à l’exception de ceux gérés à titre privé, auraient dû se retirer. Les intentions de la personne qui a créé cet endroit sont douteuses. »
« Bien sûr. Le Sanctuaire ne pouvait pas accepter que des temples qui répandaient la volonté de Dieu aient à payer des impôts à l’État militaire. »
« Affirmatif. Il y a donc une erreur quelque part. Tous les officiers des transmissions qui ont pris cette décision auraient dû le savoir et agir en conséquence. Alors pourquoi… ? »
Tout en parlant, le capitaine AB regarda dans la direction indiquée par son Arcane innée.
Au milieu de la pièce, quelqu’un était agenouillé en prière. C’était une femme maigre et hagarde. Les mains jointes comme si elle se repentait, elle serrait contre elle quelque chose de précieux.
Comme une fidèle qui se serait entièrement vouée à sa foi.
Les liserons d’ornement entrèrent en résonance. D’innombrables boutons s’épanouirent tous en même temps en sa direction. Les lianes se mirent à pousser avec encore plus de vigueur.
Sans les tournesols qui m’observaient, le capitaine AB aurait peut-être résonné avec elle, lui aussi.
« Monsieur, veuillez me donner la main un instant. »
Je lui tendis silencieusement la main. Le capitaine AB la prit, s’agrippant à elle-même par la même occasion, puis s’approcha de la femme.
« Officier des transmissions Yuel. Ici le capitaine AB, officier des transmissions de l’État militaire. En tant qu’officier chargé de gérer et de transmettre les informations, je sollicite votre coopération. »
La seule personne vivante dans les environs. Il s’agissait naturellement de la capitaine Yuel, l’officière des transmissions.
Et c’était aussi Yuel, la Sainte Vierge clairvoyante qui avait quitté le Sanctuaire pour suivre le Héros de guerre.
« J’ai plusieurs questions à vous poser, mais d’abord… »
Le capitaine AB baissa les yeux vers Yuel et désigna ce qu’elle tenait dans ses bras.
« Quel est ce cadavre masculin non identifié que vous détenez ? »
Notes :
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