Chapitre 280
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Traducteur : Hydrogen B
Relecteur : Hydrogen B
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Chapitre 280 : La nation bénie, l’humanité maudite — 3
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Baaanng.
Les coups de feu ne cessaient pas. À l’instant où je les entendis, un trou apparut dans le mur, au-dessus de moi et sur ma gauche. C’était clairement un impact de balle. Les projectiles de qi d’Historia pouvaient transpercer même l’acier, mais cela restait dans les limites du raisonnable.
Et puis, il se passa quelque chose d’étrange.
Le trou de balle, qui aurait dû se limiter à un point, rêva de devenir une ligne et se mit à onduler. L’horrible brèche, qui avait entaillé le béton broyé et l’acier, s’étira jusqu’au sol, comme si quelqu’un l’avait tracée d’un seul geste.
L’espace d’un instant, je crus voir l’illusion d’une épée longue de plusieurs dizaines de mètres qui balayait les environs.
Les coups de feu cessèrent.
Juste après, trois des ailes droites de l’ange explosèrent simultanément.
Des plumes s’éparpillèrent. Une lumière sacrée envahit mon champ de vision. Privées de leur point d’ancrage, elles partirent dans tous les sens, tandis que l’ange, privé de son élan vers la droite, était projeté de mon côté droit.
Mais…
『As-tu… atteint le mystère ? Et juste après avoir tourné le dos à l’État militaire… !』
L’ange était toujours intact. Historia agrippa son poignet palpitant.
Le monde avait accepté son absurde requête, mais manier cette absurdité exigeait tout de même de la force. Elle raffermit son poignet tremblant.
« C’était l’occasion rêvée… ! Rien ne garantissait que je puisse recommencer ! »
Elle avait connu une poussée de croissance soudaine en plein combat. Son adversaire pris au dépourvu et exposé, elle l’avait frappé avec une technique puissante. Une attaque surprise parfaite.
« Mais je n’ai pas pu en finir ! Si j’avais visé l’ange, Hui et l’officier des transmissions seraient morts eux aussi… ! »
La présence du capitaine AB et de moi-même l’avait empêchée d’attaquer le corps principal de l’ange. Historia avait l’air profondément déçue.
Tss. Tu t’éveilles en plein combat ! Si tu avais caché ce pouvoir, j’aurais lu tes pensées à l’avance et j’aurais fait équipe avec toi !
Le monde était vraiment injuste. C’était moi qui avais besoin d’un éveil pareil, alors pourquoi Historia devait-elle encore progresser ? Même en matière de puissance de combat, pourquoi les riches devenaient-ils plus riches et les pauvres plus pauvres ?
C’est alors que je l’entendis.
『Aaaah !』
L’ange se cramponna aux moignons de ses ailes et hurla de douleur. Même un ange ressentait donc la douleur quand on lui arrachait la chair des ailes. Bien fait pour lui…
Tandis que je savourais intérieurement sa souffrance, ma lecture des pensées capta quelque chose.
« Ça fait mal, ça fait mal ! »
Un hurlement mental provenait de l’intérieur de l’ange. Ce n’était pas le cri d’Eimeder. C’était celui d’IA, le sacrifice à l’intérieur de l’ange. Elle aurait dû être inconsciente, pourtant elle hurlait à l’agonie.
Et elle n’était pas seule.
« A-Aah… ! »
Le capitaine AB, qui s’était synchronisée à mes côtés, hurla elle aussi. Les officiers des transmissions, cachés dans leurs pièces respectives, poussèrent tous à la fois des cris mentaux. Vingt-six personnes qui hurlaient ensemble me firent battre les tempes.
« Quoi ? Ce n’est pas fini ? »
Plus les cris des officiers des transmissions se mêlaient, plus la lumière de l’ange brillait. On aurait dit une plante qui se nourrissait de leurs hurlements.
Quand ce chœur d’agonie atteignit sa dernière note, une lumière sacrée jaillit des épaules de l’ange.
Historia cria :
« Attention ! Hui, cours ! »
Pas la peine de me le dire ! Je sais bien que c’est dangereux !
J’attrapai le capitaine AB et me jetai sur la Reine du Tissu. Après l’avoir enveloppée pour l’empêcher de tomber, je tendis le tissu vers Azzy et criai :
« Azzy ! En traîneau ! »
« Ouaf ! Rien que cette fois ! »
Azzy mordit le bord de la Reine du Tissu et partit aussitôt. L’accélération brutale me rejeta en arrière. Un traîneau tiré par le Roi des Chiens méritait bien le titre de roi des traîneaux à chiens.
Une explosion lumineuse retentit derrière nous.
À la place des ailes tranchées, des masses lumineuses pareilles à des tentacules se dressèrent. Des rayons épais comme des piliers s’abattirent dans tous les sens sur les murs et le sol. L’acier se tordit, tandis que le béton qui remplissait l’intérieur se changeait en poussière et s’éparpillait. Historia tenta de trancher les tentacules, mais ceux de lumière étaient bien plus durs et résistants que les ailes. Même elle fut repoussée, impuissante, par leurs assauts incessants.
Azzy, désespérée, serra le tissu entre ses dents et prit son élan.
« Ouaf ouaf ! Ouaf ouaf ouaf ! »
Elle courait en balançant la tête d’un côté à l’autre. La mienne partait dans tous les sens. J’avais l’impression que je serais éjecté si je lâchais prise.
Je ne pouvais tout de même pas reprocher à Azzy sa conduite démente. Chaque fois que mon corps partait d’un côté, un pilier de lumière s’écrasait juste à côté de moi.
« Ouaf ! Wouuuf ! »
Quelle conduite incroyable. Elle était assez douée pour conduire à ma place.
Azzy évita agilement les tentacules de lumière, puis serra soudain les dents.
« Ouaf ! »
« Hein ? »
Azzy planta ses pattes avant dans le sol et fit pivoter tout son corps d’un coup sec. Un changement de direction brusque qu’une bête à quatre pattes était seule capable d’exécuter. Au terme de son virage, elle nous projeta en avant.
Je dus m’agripper de toutes mes forces au capitaine AB.
Alors que nous nous envolions, Azzy leva une patte avant dans la lumière.
« Ouaf… »
« Azzy ! »
Elle se sacrifiait pour nous… ! Même toi, tu ne pouvais pas affronter cet ange toute seule !
« Aouuuuu ! »
Azzy poussa un hurlement sonore et montra les dents. Elle mordit à pleines dents un rayon de lumière épais comme un pilier.
Le tentacule fut net tranché.
Peut-être parce que ces tentacules n’étaient pas humains, Azzy poursuivit son assaut féroce. Elle les plaquait au sol de ses pattes avant et les mordait à plusieurs reprises, les tenant en respect.
Quoi ? Ce n’était donc pas si dangereux. Azzy avait même le loisir de parler au beau milieu de son déchaînement.
« Pas bagages ! Facile ! »
« Des bagages ? Tu traites qui de bagage ? »
Je me sentis vexé d’être ainsi considéré comme un bagage. Si tu ne venais pas de me sauver la vie, tu aurais découvert ce que la malveillance humaine avait dans le ventre.
『Aaaah ! Aaaaaah !』
L’ange semblait avoir perdu la raison. Il aurait pu ignorer Azzy et foncer sur nous, mais il continuait à gaspiller ses attaques sur elle. Azzy sembla un instant acculée, mais une autre ombre bondit soudain dans la mêlée.
« Miaou miaou ! »
Même l’instinct de chasse de Nabi s’était réveillé, et elle se joignit au combat. Les deux bêtes s’ébattaient entre les piliers de lumière comme si elles avaient trouvé un jeu amusant.
Pour une fois, elles m’étaient enfin utiles. Les bêtes nous avaient sauvés. Tant que j’en avais l’occasion…
« … Monsieur. »
Le capitaine AB m’appela d’une voix faible.
« Capitaine AB ? Ça va ? D’abord, il faut… »
« Je l’ai trouvée. »
Le capitaine AB me fit son rapport entre deux respirations douloureuses. Dès que ses yeux limpides croisèrent les miens, je lus tout en elle.
Le capitaine AB s’était synchronisée avec tous les officiers des transmissions du Module I pour retrouver IA. Malgré l’opposition farouche des autres, elle les avait convaincus un à un.
Puis Historia avait touché aux lois du monde et les avait déchirées.
Les ailes d’Eimeder avaient été arrachées. Cette attaque qui défiait la raison avait atteint non seulement l’Arcane innée d’IA, mais aussi, d’une manière ou d’une autre, le mystère de l’ange.
À l’instant où l’ange fut frappé, chaque officier des transmissions ressentit une étrange exaltation.
C’est alors que le capitaine AB la trouva.
Une pièce froide et sombre, étroite, construite en pierre et dépourvue du moindre ornement. Un confessionnal d’une telle simplicité qu’il en paraissait sacré.
À l’intérieur, quelqu’un était agenouillé en prière…
« En dessous de nous, monsieur. Le quartier général des transmissions a été construit au-dessus d’elle… Cet endroit est un monument érigé en son honneur… »
Le capitaine AB désigna le sol. Il était lisse sous sa couche de béton, au milieu des documents éparpillés et des golems brisés.
Personne n’aurait pu le trouver sans savoir qu’il était là. Comment aurait-on pu deviner qu’il y avait quelque chose sous cet endroit ? Même ce Module était un espace secret sans la moindre fenêtre, et personne n’avait donc pu le découvrir. Pas même la régresseuse ne l’aurait trouvé.
Pourtant, une fois qu’on savait qu’il y avait quelque chose, on pouvait le voir.
Tout en bas, dans l’obscurité glaciale, quelqu’un priait à genoux, plus bas que tous les autres.
« Bien joué, capitaine AB. »
Nous l’avions trouvée. Un sourire cruel s’étira naturellement sur mes lèvres.
« Nous allons pouvoir en finir. »
Elle avait toutes les raisons d’être anxieuse ou de douter, mais le capitaine AB me posa la question d’une voix qui semblait sur le point de se briser :
« … Est-ce que je vous ai été utile ? »
« Bien sûr. Vous m’avez aidé, vous avez aidé tout le monde ici, et vous vous êtes même aidée vous-même, capitaine AB. »
Le capitaine AB sourit, heureuse. J’aurais voulu la féliciter davantage, mais dans la situation présente, c’était déjà un luxe.
Je m’adressai à Historia, qui était en piteux état.
« Ria. Je l’ai trouvée. »
« Trouvé quoi ? »
« Celle qui a invoqué l’ange. Si on s’occupe d’elle, on pourra se débarrasser de l’ange. »
Contrairement à moi, qui débordais d’exaltation, Historia n’avait pas l’air enthousiaste du tout. Elle hésita avant de demander :
« … On ne peut pas s’enfuir ? »
Historia désigna l’extérieur. Le bâtiment n’avait pas de fenêtres, mais les combats répétés avaient ravagé ses murs et son sol de façon monstrueuse. L’ange était également occupé par le Roi des Bêtes. Nous pouvions donc nous enfuir si nous le voulions.
« C’est le quartier général. Même si on vainc l’ange, si toutes leurs forces sont mobilisées et qu’une guerre totale éclate… ils nous poursuivront jusqu’au bout. Se battre contre tout un pays, ce n’est pas une bonne idée. Hui, partons. »
« Il faut aussi avancer pour empêcher ça. L’ange et les officiers des transmissions sont au cœur de l’État militaire. Si on s’y prend bien, l’État militaire n’aura même pas le temps de donner des ordres. »
« Qui sait ce qui nous attend là-bas ? On ferait mieux de s’enfuir. Si on retrouve la Progenitrice ou Cutie, au moins, on pourra sauver notre peau… »
« On passe notre temps à fuir. Cette fois, on fuit en allant de l’avant. »
Historia se tut après avoir compris que je ne changerais pas d’avis. Dans le silence, son regard vide me reprocha ma décision.
« C’est vrai. Tu as toujours été comme ça. Tu pars sans prévenir et, même quand quelqu’un te prépare un endroit où revenir, tu ne regardes jamais en arrière. Je n’arrive pas à t’arrêter, pas même un instant… »
Contrairement à moi, Historia n’avait aucune envie de rencontrer l’ange. Elle ne voulait pas devenir l’ennemie de l’État militaire.
Elle m’avait suivi uniquement pour protéger Siati et moi, et cette réalité la rendait malheureuse.
« Si seulement je détestais l’État militaire, moi aussi, j’aurais pu être vraiment à vos côtés. Pourquoi est-ce que je n’y arrive pas ? »
On ne pouvait pas tromper son cœur. Comment aurait-elle pu détester quelque chose qu’elle ne détestait pas ?
Historia prit sa décision. Comme toujours, elle suivrait ma volonté.
« Il est où ? »
« Tu vois le document avec une carte du monde ? C’est en dessous. »
Je désignai le sol jonché de piles de papier. Historia hocha la tête.
« Reculez. »
Elle fit deux pas de côté en évaluant la direction. Quand elle eut atteint un endroit où l’ange et le sol se trouvaient tous deux dans sa ligne de tir, sans mettre personne d’autre en danger, elle chargea une balle dans son arme.
« Tu vas encore utiliser cette technique ? Ne t’inquiète pas pour les bêtes. Elles sauront l’éviter. »
« Je sais. »
Historia répondit brièvement et saisit de nouveau son pistolet comme une épée. Elle le tint à deux mains plutôt qu’à une, légèrement au-dessus de sa tête.
Ce n’était pas une posture de tir. C’était précisément pour cela qu’elle était plus menaçante que tout au monde.
« Ouaf ! »
« Miaou ! »
Les bêtes avaient l’instinct aiguisé. Sentant le danger, elles hérissèrent le poil et s’écartèrent chacune d’un côté. Il ne resta rien entre Historia et l’ange, ni au-delà de ce dernier.
Historia intégra les piliers de lumière qui déferlaient à sa trajectoire et lança de nouveau l’Intention totale de l’épée-fusil.
De mon point de vue, elle semblait brandir une lame faite de ténèbres.
Une ligne de coups de feu. L’espace se fendit. Du plafond au sol, la destruction s’inscrivit dans la pièce, non pas comme une coupe nette, mais comme la trace d’une force sauvage qui avait tout déchiré.
Un grondement semblable au tonnerre emplit l’air. Les coups de feu engloutirent tout l’espace. La seule onde de choc fit trembler les murs et le plafond.
Quand le vacarme s’estompa…
『Tireuse !! Je ne te pardonnerai jamaaaais !!』
Cette fois, l’ange parvint d’une manière ou d’une autre à résister aux tirs. Il superposa des dizaines de tentacules à la croissance monstrueuse et tint bon face à l’attaque qui défiait les lois du monde.
Même l’Intention totale de l’épée-fusil n’était, au fond, qu’une ligne de coups de feu. Cela signifiait qu’on pouvait la bloquer si l’on possédait une résistance suffisante pour supporter les tirs d’Historia. C’était presque impossible, mais tout de même.
Notre objectif stratégique avait été atteint.
Le sol de béton s’était fendu. Il y avait… un passage qui descendait sous terre.
« Vas-y, Hui. »
Historia s’avança.
« Je couvrirai l’arrière. Personne d’autre ne peut l’arrêter. »
« Tu es effectivement la seule “personne” qui puisse l’arrêter. Je peux te laisser t’en charger ? »
« Reviens entier. »
« Ha ha. C’est toujours mon objectif. »
Je haussai les épaules comme si de rien n’était et me préparai à descendre. Tout ce préparatif se résuma à rassembler quelques outils et à dégager les morceaux de pierre qui bloquaient le passage.
Le passage ressemblait davantage à une échelle qu’à un escalier. Un seul faux pas, et quelqu’un pouvait tomber.
Diamant 8, objet long et fin. Grâce à la transmutation alchimique, je le changeai en une longue corde. Après l’avoir solidement attachée en haut de l’échelle, j’en lançai l’extrémité vers le bas. C’était profond : je ne l’entendis toucher aucun obstacle.
Hmm. C’était inquiétant. Je n’avais aucune idée de ce qui se trouvait en bas.
« Capitaine AB, descendez la première. Quelque chose pourrait tomber d’en haut, alors je vous suivrai. »
« Compris. »
Le capitaine AB accepta docilement mon ordre de passer la première. J’appréciais son obéissance, mais serait-elle vraiment d’une quelconque aide ? Par précaution, je lui demandai :
« Vous savez descendre le long d’une corde ? »
« J’ai essayé avec un golem. »
« Essayé, pas réussi ? Attendez. Descendons ensemble. »
Au bout du compte, je ne pouvais compter que sur moi-même. J’enroulai la Reine du Tissu autour de mon corps et y passai la corde une fois. Si je m’y accrochais ainsi pour glisser, nous atteindrions rapidement le fond.
Une fois prêt, je m’adressai à Historia.
« Le moment venu, envoie aussi Siati et la princesse en bas. Ce sera peut-être plus sûr là-dessous. »
« D’accord. »
Historia répondit sèchement et me tourna le dos, comme pour me dire de me dépêcher.
Elle avait l’air seule, là, debout sans personne, alors j’ajoutai quelques mots pour elle.
« Merci, Ria. De toujours m’aider. »
« Menteur. »
« Je suis sérieux. Je te le prouverai quand je serai remonté sain et sauf. »
« Comment ? »
« Je garde ça pour plus tard, histoire qu’on en profite. »
Je lui adressai un léger sourire tandis qu’elle s’éloignait, puis fis un pas de plus. Vers les ténèbres lointaines, en contrebas, où m’attendaient les secrets de l’État militaire.
« Capitaine AB. On y va ! Accrochez-vous bien ! »
« Préparatifs terminés. Vous pouvez partir… Kyaaaah ! »
À peine avais-je sauté dans le passage que le capitaine AB poussa un cri perçant et s’agrippa à moi.
Qu’est-ce qu’elle voulait dire, par « j’ai essayé avec un golem » ? Tomber avec son propre corps n’avait rien à voir avec une chute en golem. J’aurais pris un risque en la laissant descendre seule.
Nous prîmes de la vitesse. L’échelle me cognait le dos et me faisait mal. Le capitaine AB aurait dû se trouver de l’autre côté, mais je n’y pouvais rien puisqu’elle ne savait pas se servir d’une corde.
Dans cette position inconfortable et épuisante, le capitaine AB et moi traversâmes sans encombre les ténèbres, en direction du cœur de l’État militaire.
Bien.
Maintenant, montre-toi, État militaire.
Montre-moi le secret que tu as dissimulé.
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