Chapitre 107
WeTried Translations
Traducteur : Hydrogen B
Réviseur : Hydrogen B
Discord : <a href="https://dsc.gg/wetried" rel="noopener noreferrer nofollow">https://dsc.gg/wetried</a>
Chapitre 107 : Bête, Roi des Bêtes, humain — 3
──────
Sous les yeux du lieutenant-colonel Callis Kritz, une bataille qui faisait trembler le ciel et la terre se déroulait.
Le Roi des Chiens, le Roi des Chats et la Progenitrice.
Un affrontement qui pouvait décider du sort du monde. Même si ce n’était pas le cas, pour Callis, cela revenait au même.
Son destin dépendait de l’issue du combat.
La chaîne qui cliquetait la tira en avant. Par réflexe, Callis se jeta sur le côté, mais elle ne put résister à la traction et roula lamentablement au sol.
Alors même que la chaîne autour de son cou l’étranglait, Callis se répéta une chose.
« Je ne peux pas renoncer à vivre. Je vais vivre. Je survivrai, d’une manière ou d’une autre. Survivre… gravir les échelons… l’héritage de mon père… »
Mais en était-elle capable ?
Quelques instants plus tôt, le poing de la Progenitrice avait frappé Nabi de plein fouet à la poitrine, tandis que celle-ci se déchaînait.
Parler d’un simple coup de poing aurait été absurde. C’était beaucoup trop meurtrier.
À l’instant où le poing serré toucha la poitrine de Nabi, quelque chose craqua dans un bruit sourd. Une énergie sanguine rouge explosa au point d’impact, telle un soleil.
Nabi fut alors projetée comme une balle, dévalant le couloir sans même agiter les membres.
Si Nabi avait été un être vivant ordinaire, sa poitrine se serait enfoncée et son souffle se serait arrêté sur-le-champ.
Mais elle était le Roi des Chats.
En plein vol, Nabi ouvrit ses yeux rouges, libéra sa nature sauvage et poussa un rugissement. Même dans les airs, elle se contorsionna comme une acrobate, prit appui contre le mur, lança un regard perçant dans cette direction, puis se lécha la patte avant.
Et elle disparut dans les ténèbres.
Un chat qui dissimulait sa présence ne se distinguait en rien d’un chat qui avait disparu du monde. Personne ne pouvait le voir. Personne ne pouvait l’entendre. Nabi n’existait que lorsqu’elle choisissait de se montrer.
À cause de cela, la Progenitrice et Azzy avaient été contraintes de se défendre. Chacune avait un handicap.
La Progenitrice devait protéger cette ouvrière… ou quoi que ce fût.
Et le Roi des Chiens devait protéger Callis. Plus précisément, elle devait empêcher Callis de mourir dans le contrecoup du combat.
« Le Roi des Chiens… essaie de me sauver. Peut-être même avec plus d’acharnement que moi. »
Et pourtant, entravée par une chaîne et réduite à servir d’otage, Callis ne faisait que ralentir le Roi des Chiens.
C’était si absurde qu’elle en aurait presque ri amèrement, mais elle ne pouvait rien y faire.
« Qu’est-ce que ça changerait, si je résistais ? »
Et si elle résistait ? Et si le Roi des Chats perdait ?
Les détenus de Tartare étaient des criminels capturés puis abandonnés par l’État militaire. Se ranger de leur côté ne lui vaudrait qu’un avenir sombre.
À l’inverse, si le Roi des Chats l’emportait et que les Seigneurs de toute la Création parvenaient à leurs fins, qu’est-ce que Callis y gagnerait… ?
Qu’est-ce qu’elle pouvait bien y gagner… ?
Tandis que Callis réfléchissait, son regard fut soudain attiré par le pouce droit de Rashy. Elle tendit la main pour s’en saisir par réflexe.
Clac.
La lourde chaîne de fer autour de son cou la tira en arrière.
« … La chaîne. »
Cette chaîne qui l’avait traînée, étranglée et avait tenté de la tuer jusqu’ici.
C’était la seule chose qu’elle avait gagnée en suivant les Seigneurs de toute la Création.
La médaille qu’elle avait jadis arborée avec fierté et qui, au bout du compte, ne lui avait servi à rien.
Le nécessaire de suicide déguisé en espoir.
La chaîne qu’on lui avait passée au cou au nom des ordres.
Le Roi des Chats.
Tout cela n’avait fait que tenter de la tuer.
Pendant ce temps, Rashy et Azzy, qui avaient essayé de la sauver, roulaient lamentablement au sol. Ils saignaient pour que Callis reste en vie.
Callis se répéta à voix basse les mots de Rashy.
« … Mon père m’a laissée, moi, en héritage. »
Elle avait peut-être été une fille précieuse aux yeux de son père, mais elle ne comptait pour personne.
Elle était devenue lieutenant-colonel, et pourtant, elle ne savait rien.
Elle ignorait les plans des Seigneurs de toute la Création et les pions sacrifiés qu’ils avaient utilisés.
Lieutenant-colonel de l’État militaire, elle ne valait pourtant pas mieux qu’une citoyenne de niveau 1. Non, elle avait encore moins d’importance qu’un ouvrier de niveau 0. Au moins, cet ouvrier… avait été prêt à étrangler un colonel.
… Encore qu’elle ignorait si cette personne était vraiment un ouvrier de niveau 0.
Comme cette personne, Callis n’avait qu’un principe à suivre si elle voulait vivre.
« Je dois briser la chaîne. »
Inutile de penser à la suite. Callis était une pitoyable créature, indigne même du grade de lieutenant-colonel. Les perspectives et les projets ne servaient à rien ; c’était comme essayer de lire les vagues en contemplant une tempête déchaînée sur la mer nocturne.
Tout cela était réservé à ceux qui en étaient capables.
Callis ne pouvait même pas garantir ce qui lui arriverait dans la seconde suivante.
Elle devait faire tout ce qu’elle pouvait pour survivre, instant après instant.
« À partir de maintenant. »
Callis saisit sa ceinture.
Elle n’avait plus son paquet. Le paquet secret de sachets que lui avaient confié les Seigneurs de toute la Création avait disparu depuis longtemps. Il ne lui restait que le souvenir d’un petit trésor caché au plus profond d’elle-même.
L’héritage laissé par son père.
Une maison, une voiture autonome, une épée dorée à la feuille d’or et un équipement militaire.
La seule relique qu’elle pouvait emporter avec elle, l’équipement militaire, était dissimulée au fond de sa sacoche de ceinture.
Callis avait gardé cette ceinture à sacoche pour toujours avoir l’équipement militaire sur elle.
Il n’avait rien de spécial, était obsolète et ne couvrait que le bras gauche. L’État militaire ne l’avait même pas reconnu comme un équipement militaire et l’avait mis au rebut.
Et c’était précisément pour cela qu’il était devenu une relique : la seule arme remise entre les mains de Callis.
« Appel aux armes. »
Dans un murmure, Callis inséra le sachet d’équipement militaire dans le bio-terminal de son bras gauche. Une lueur alchimique jaillit, et l’acier comprimé se déplia, fil après fil.
Un officier n’était complet qu’une fois équipé de son matériel militaire.
L’État militaire était une nation jeune, qui n’existait que depuis vingt-cinq ans, depuis la prise de pouvoir du gouvernement militaire.
Il avait renversé la monarchie par un coup d’État et pris sa place. C’était l’expansion rapide de sa puissance militaire, rendue possible par toutes sortes de technologies, qui lui avait permis de s’imposer parmi les nations voisines.
Clic, clic.
Un gantelet lisse, formé d’écailles de métal, recouvrit le bras de Callis, du coude jusqu’au bout des doigts. Une fois équipé, elle serra le poing gauche. Le métal rugueux racla le métal.
La fonction de l’équipement militaire était simple : protéger le corps.
Ce n’était qu’un gant de grande qualité, un équipement militaire sans grand intérêt.
Callis n’en fut pas déçue. Un outil ne valait que par celui qui l’utilisait. Même avec un meilleur équipement militaire, Callis n’aurait pas pu en exploiter tout le potentiel.
Mais cet équipement militaire, qui l’accompagnait depuis la moitié de sa vie, ferait certainement sa volonté.
Forte de cette confiance, Callis saisit le cadenas qui retenait la chaîne.
La chaîne était en alchacier de niveau 4. Jamais Callis n’aurait pu la briser par ses propres moyens.
Mais le cadenas qui la retenait, c’était différent.
Le lieutenant-général Ebon, que Callis avait cru mort, avait eu l’intention de passer cette chaîne au cou du colonel. Le cadenas n’avait besoin que d’empêcher la chaîne de se détacher. Il n’y avait aucune raison d’y consacrer des matériaux précieux.
Bien sûr, cela ne signifiait pas que Callis pouvait briser facilement un cadenas d’acier.
Mais si elle parvenait à le démonter sans le briser…
Callis serra le cadenas dans son gantelet et fit remonter le mana dans tout son corps.
La magie standard de l’État militaire.
« Set, Ri, Ri, Ri, Ri… »
Le lieutenant-colonel Callis Kritz, du corps des mages.
Les Seigneurs de toute la Création l’avaient choisie au sein du corps des mages, composé exclusivement d’officiers en raison de sa nature particulière.
Comme tous les mages, elle n’était pas particulièrement utile dans les combats à petite échelle, mais la force de la magie standard résidait dans sa polyvalence.
Le gantelet enveloppé de mana se mit à chauffer.
La magie médiée par le corps était une ancienne méthode permettant de manifester des miracles à travers son propre corps.
Les anciens mages y avaient souvent eu recours, mais la pratique avait été abandonnée, car celui qui la lançait subissait de plein fouet le contrecoup causé par l’altération des lois du monde. Il n’en restait qu’un dicton : plus le mage était puissant, plus il mourait jeune.
Puis l’État militaire inventa les bio-terminaux et les sachets d’habillement. Grâce à l’Avatar Aki, il devint possible de transférer aux sachets une partie du prix que le corps devait payer.
La magie standard devint alors une branche de la magie à part entière.
« … Ri, Ri, Rialke, Decay, Mund. »
Le mana s’accumula, et le sort prit forme.
Libération alchimique, corrosion, fracture.
Trois sorts de niveau 2 se manifestèrent simultanément.
Sort combiné : décomposition de la matière alchimique. Classement provisoire : niveau 3.
Le sort de niveau 3, qui décomposait les substances alchimiques au contact du corps, rongea lentement le cadenas.
Quand il fut suffisamment chaud, Callis referma son gantelet.
Crac.
Le cadenas se fendit dans son poing, se corroda et s’effrita. En contrepartie, la paume de son gantelet se transforma en poudre et se dispersa. Elle avait précipité l’incantation : une partie de sa peau se désagrégea aussi, et le sang coula de sa main.
Malgré tout, elle s’était libérée de la chaîne.
La chaîne lui parut légère. Comme si l’étau autour de son cou s’était desserré.
Ravie de sa liberté retrouvée, Callis rejeta la chaîne loin d’elle.
« Roi des Chiens ! »
Désormais libre, Callis cria en direction d’Azzy.
« Je suis libre ! Ne t’inquiète plus pour moi. Bats-toi ! »
« Ouaf ? Ouaf ! Dum… »
Azzy se retourna au bruit de la chaîne. En voyant Callis libérée, elle aboya joyeusement.
« … moi ! Ouaf ! »
Callis sentit ses forces la quitter un instant, mais se reprit vite et cria :
« Concentre-toi sur le chat ! »
« Je sais, ouaf ! »
Nabi bondit hors des ténèbres. Le Roi des Chiens la sentit par instinct et se prépara à contre-attaquer, en cherchant d’abord à se défendre.
Mais le bras droit d’Azzy pendait mollement sous son épaule au lieu de se lever. Elle baissa les yeux dessus, perplexe.
« Ouaf ? Yip ! »
Nabi se jeta sur Azzy comme une bête sauvage, tandis que celle-ci se tordait désespérément pour l’éviter. Azzy s’accroupit à la hâte. La patte avant de Nabi manqua sa tête et traversa le mur de béton comme s’il s’était agi de tofu. Dans la poussière qui retombait, Azzy roula pour s’éloigner de Nabi.
La chaîne avait disparu, mais les épreuves n’étaient pas terminées.
La nature sauvage se manifestait quand la vie ne tenait qu’à un fil.
Quand une bête ne pouvait survivre qu’en tuant son ennemi, elle libérait toute sa férocité meurtrière. Faisant fi de tout le reste, elle s’employait à tuer son adversaire par tous les moyens dont elle disposait.
En cet instant, le Roi des Chats était une bête habitée par l’envie de tuer, qui tentait d’éliminer son ennemie comme elle savait le mieux le faire.
« Yip, yip ! »
Azzy était déjà blessée pour avoir protégé Callis. Nabi, qui frappait puis se retirait dans les ténèbres, la dominait.
La Progenitrice fit un pas en avant pour aider Azzy.
Chaque fois, Nabi se dissimulait dans l’obscurité. C’était manifestement une façon de garder la Progenitrice à distance.
Incapable de s’éloigner de l’ouvrière… la Progenitrice se mordit la lèvre et recula de nouveau.
Les chiens ne pouvaient pas libérer leur nature sauvage. Toute cette férocité revenait aux loups.
La Progenitrice ne pouvait pas bouger. Si elle quittait sa position, l’ouvrière… serait en danger.
La seule personne qui pouvait aider Azzy, à présent, c’était Callis.
Et Callis devait aider Azzy.
Si elle voulait survivre.
« Set. »
Le gantelet cliqueta. Callis rassembla tout le mana qui lui restait et récita nettement :
« Ri, Ri, Ri, Ri. Fahrenheit, Celsi, Kel. »
Placer le mana, le condenser, le condenser, le condenser, le condenser. Puis le chauffer.
En un instant, Callis enveloppa son bras gauche de mana condensé quatre fois.
Ce qui se manifesta fut une surchauffe. Le gantelet rougit. Sous l’effet de la chaleur, les écailles d’acier se dilatèrent et se soulevèrent toutes ensemble ; des flammes rouges couraient entre elles comme si le gantelet crachait du feu.
Callis serra les dents, son bras lui donnant l’impression de cuire à vif. Le gantelet le protégeait, mais la chaleur s’infiltrait par sa paume exposée. Son sang bouillonnait.
La chaleur féroce détruisait son corps autant que son équipement militaire.
Mais elle ne pouvait pas s’arrêter.
Voir Azzy tomber comptait davantage que de laisser son bras brûler.
Callis superposa davantage de mana à l’équipement militaire qui tourbillonnait déjà de mana.
« Set, Aquus, Ri, Pascal… ! »
Elle ajouta de l’eau et comprima le vent. La chaleur rassemblée dans sa main gauche engloutit avidement l’eau. Elle comprima les gouttelettes hurlantes jusqu’à leur limite.
Juste avant que Nabi ne s’en prenne de nouveau à Azzy, elle libéra la force accumulée.
« Courant de vapeur ! »
Une vapeur violente jaillit.
Une seule goutte d’eau tomba dans l’acier surchauffé. La vapeur bouillante se repoussa elle-même et jaillit vers l’extérieur. Callis concentra cette force jusqu’à son paroxysme, puis la projeta en un point précis.
C’était de l’eau devenue vapeur et vent.
Fiiiiiiou !
La vapeur jaillit avec violence. Dans un grondement assourdissant, une chaleur torride, visible sous la forme d’un blanc pur, se déversa comme si elle allait bouleverser le monde. C’était un sort de niveau 2, doté d’une certaine puissance offensive et d’une réelle utilité.
Un simple sort de combat de niveau 2. Si Nabi avait été un chat ordinaire, cela aurait peut-être compté, mais face au Roi des Chats, ce n’était qu’un tour pitoyable, incapable d’abîmer ne serait-ce qu’un poil.
Mais…
« Feulement ! »
Surprise par cette attaque inattendue, Nabi bondit en arrière.
Ceux qui s’abandonnaient à leur nature sauvage oubliaient la raison et suivaient leur instinct. Pour le Roi des Chats, qui détestait l’eau comme la chaleur, la vapeur brûlante était insupportable.
Ce n’était peut-être qu’un tour sans importance, mais la magie tordait le monde et le trompait. Callis dispersa la vapeur brûlante et repoussa Nabi.
« N-Ne t’approche pas ! »
Ce n’était pas un ordre, mais un cri qui tenait davantage de la supplique, tandis qu’elle répandait de la vapeur autour d’Azzy.
Azzy n’avait pas l’air d’apprécier davantage cette vapeur blanche. Elle frappa le sol de la queue, mécontente, mais Callis n’en tint pas compte et vint se placer à ses côtés.
« Tu es déjà blessée. On peut la tenir à distance comme ça ! Si on fait durer le combat, sa férocité finira par retomber ! »
Comme si elle se faisait une promesse, Callis maintint le sort et visa dans toutes les directions.
Un silence terrible s’abattit sur l’Abîme. Personne ne produisait le moindre bruit inutile. Le moindre son risquait de leur faire manquer le chat tapi dans les ténèbres.
Dès que Callis entendait quelque chose qui ressemblait de près ou de loin à un bruit, elle tirait de la vapeur sans attendre. Elle ignorait si elle atteignait sa cible. Elle ne pouvait qu’espérer que cela aide.
Le temps s’écoula lentement.
La sueur ruisselait sous ses cheveux. La chaleur qui avait pénétré son corps se répandait partout et la trempait de sueur. Au bord de l’épuisement et de la déshydratation, Callis s’accrochait tant bien que mal à son sort.
Pendant ce temps, la Progenitrice fit apparaître des chevaliers noirs pour emplir les ténèbres. Si le Roi des Chats tentait de profiter de l’obscurité pour les surprendre, elle le remarquerait aussitôt.
Après s’être léché les blessures à plusieurs reprises, Azzy retrouva assez de forces pour bouger. Les deux mains au sol, elle s’accroupit, prête à bondir à tout moment.
« Bien. Si ça continue comme ça… »
Elle vivrait. Elle survivrait.
Elle ne pourrait jamais retourner dans l’État militaire après avoir défié un lieutenant-général. Elle ne reverrait jamais ce qu’elle avait laissé derrière elle.
Mais si elle avait une autre chance, s’il lui restait du temps…
Cette fois, elle se créerait de meilleurs souvenirs.
Comme s’il avait entendu son souhait, le pouce que Callis tenait remua.
Un pressentiment, presque une prémonition, s’empara de Callis.
« Me voilà ! »
Elle ne l’avait pas souvent entendu, et pourtant cette voix lui manquait déjà. Le visage de Callis s’éclaira aussitôt.
Rashy l’immortel. Quel nom réconfortant.
Son existence, lui qui ne mourait jamais, même lorsqu’il mourait, et revenait toujours, rassurait profondément Callis.
Ils avaient désormais un allié de plus. Leurs chances de survivre au Roi des Chats augmentaient.
Callis se rapprochait d’un pas de l’avenir auquel elle aspirait.
Pour Callis, qui s’était détendue un instant à l’idée qu’un avenir plein d’espoir approchait,
« Bouge ! »
L’ouvrière cria, mais Callis réagit trop tard.
Pan.
Quelque chose la transperça, puis une douleur atroce l’envahit.
Callis voulut gémir, mais même cela lui fut difficile. Elle avait l’impression que quelque chose lui enserrait le corps et refusait de lâcher prise.
La chaleur qui circulait en elle s’échappa par son abdomen. Avec peine, Callis baissa la tête et regarda ce qui lui avait transpercé le ventre.
Trois lames dépassaient de son abdomen.
Elles lui étaient familières. Trois lames espacées d’une phalange.
Il ne pouvait s’agir que des griffes du lieutenant-général…
« Les traîtres… ne méritent que la mort. Vous le savez, lieutenant-colonel. »
Le lieutenant-général Ebon, privé de son bras droit, murmura froidement à Callis.
Notes :
Rejoignez notre Discord : <a href="https://dsc.gg/wetried" rel="noopener noreferrer nofollow">https://dsc.gg/wetried</a>