Chapitre 152
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Traducteur/Éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Ode of the Brave ◈
Chapitre 152
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* * *
La guerre avait une atmosphère bien particulière. L’angoisse et la peur vous faisaient battre le cœur à tout rompre et trembler de tous vos membres, sans jamais savoir quand vous alliez mourir.
Chaque jour apportait son lot de sinistres rumeurs. Un village avait été dévasté. Des cadavres jonchaient les champs. Ils tuaient tout le monde : les vieillards, les femmes, les enfants…
Mais cette guerre n’avait rien de tel. La garnison de la capitale royale se demandait même si l’on pouvait vraiment appeler ça une guerre.
Les portes Sud et Ouest n’avaient pas été fermées, et les fermiers vaquaient à leurs occupations juste à côté de l’ennemi.
Ils avaient même vu des enfants s’approcher du camp ennemi pour jouer. Les soldats de l’ordre se contentaient de rire ou se prêtaient au jeu.
Tout était visible depuis les remparts.
Il y avait une chose qu’ils enviaient. Les soldats buvaient du vin produit au domaine viticole d’Azuel, à Mareng, comme s’il s’agissait d’eau. C’était un vin coûteux que seuls le roi et quelques grands nobles avaient d’ordinaire le privilège de goûter.
Peut-être pensaient-ils qu’il ne servait à rien de le laisser tourner. Les soldats de l’ordre ouvraient les tonneaux de chêne, puisaient le vin à la louche et le buvaient directement dans des bols. Ils en partageaient même avec les fermiers des environs.
Aux yeux des soldats de la garnison, c’était comme s’ils buvaient des pièces d’or. Rien ne pouvait être plus extravagant.
En ce moment même, au loin, les soldats de l’ordre buvaient ce vin hors de prix et en renversaient partout.
Un soldat de la garnison qui observait la scène depuis le rempart, partagé entre l’envie et la stupeur, prit la parole.
« C’est quoi, cette guerre du vin… ? »
« Hé, t’as entendu ? Il paraît qu’on parle de fiançailles. Entre le commandant des chevaliers et la princesse Ainea. »
« C’est qui, la princesse Ainea ? »
« La cinquième fille du roi. »
« Sérieux ? Elle est pas un peu jeune ? »
« Les nobles se fiancent tôt, tout ça. »
« J’imagine. Mais ils pourraient pas réduire nos tours de garde, maintenant ? Ou au moins nous faire tourner plus souvent ? Pourquoi diable déployer des hommes à la porte Ouest ? C’est complètement débile, non ? »
« Parce qu’ils laissent cette porte ouverte pendant la journée. »
« Ils sont bizarres, aussi. Pourquoi se sont-ils installés près de la porte Nord au lieu de prendre position là-bas ? »
« S’ils s’étaient installés à la porte Ouest, celle-ci serait ouverte. Ils savent bien qu’ils peuvent pas nous encercler, de toute façon. »
« Peu importe, j’espère juste que ces discussions de fiançailles ou ces négociations vont bientôt se terminer. Qu’est-ce qu’on fout là depuis des jours… ? »
Le soldat de la garnison grommela. Il y avait aussi des tours de garde de nuit. Les jours de malchance, ils devaient monter la garde deux fois dans la nuit.
Apparemment incapable de tenir debout, le soldat s’assit. Il n’avait même pas regardé dehors qu’un autre soldat de la garnison, un peu plus loin, s’était déjà adossé au mur et ronflait à poings fermés.
Le commandant de la garnison ne lui en tint pas rigueur. Il savait que trop discipliner les soldats en pareille situation ne ferait que susciter des mécontentements.
Les faire travailler quand il le fallait, les laisser se reposer quand ils en avaient besoin. Tout reposait sur les hommes, alors il fallait s’adapter à la situation. La guerre ne faisait pas exception.
Au coucher du soleil, les habitants de la capitale royale terminèrent leur travail et rentrèrent chez eux. Les étoiles apparurent dans le ciel. Les appels solitaires des petits-ducs et des autres chouettes résonnèrent au loin.
Les soldats de la garnison de garde la nuit devenaient chaque jour plus négligents. À présent, ils apportaient même des couvertures, s’accroupissaient dessous et essayaient de dormir.
Le temps passa. Le crépuscule céda la place à la nuit, et une teinte bleutée envahit lentement le ciel. Le soleil n’était pas encore levé lorsqu’un garde se réveilla, gêné par l’inconfort de sa couche.
Il bâilla à s’en décrocher la mâchoire et s’étira. Puis il aperçut, tout en bas du rempart, une masse sombre. Elle avançait d’un seul bloc, comme une bête gigantesque.
Il plissa les yeux pour mieux voir, et un bruit lui parvint.
Boum. Boum. Boum.
Hein ? Attends.
Un homme courait alors vers le rempart à une vitesse terrifiante, portant seul une échelle comme s’il s’apprêtait à faire un saut à la perche. À peine s’était-il élancé qu’une armée apparut derrière lui, en marche.
« Ah !? »
Le garde resta pétrifié de stupeur. Il savait qu’il devait agir, mais son cœur s’effondra et son esprit refusa de fonctionner correctement.
« À l’aide ! »
Ce fut tout ce qu’il parvint à crier.
Bientôt, l’échelle s’accrocha au rempart. Quelqu’un grimpa en un instant, comme un cafard escaladant un mur.
Le garde saisit la lance posée à côté de lui de ses mains tremblantes.
Ce fut la fin pour lui.
Une lueur jaillit devant ses yeux, et le monde bascula. Sa tête heurta violemment le sol. Il n’eut que le temps de penser que ça faisait mal avant de perdre connaissance.
On lui avait tranché la tête.
Ricart abattit un soldat de la garnison d’un seul coup, puis leva son épée enflammée dans l’obscurité précédant l’aube, afin qu’on puisse la voir de loin.
C’était le signal.
Les chevaliers, chargés d’échelles, se précipitèrent et escaladèrent les remparts en masse. Le reste des troupes attendait à l’extérieur de la porte.
Ceux qui dormaient encore sur les remparts furent tués sur place. Les chevaliers descendirent les escaliers, puis attaquèrent plusieurs casernes simultanément, en groupes qui avaient été formés à l’avance.
Un Chevalier d’Acier portant une torche enfonça la porte d’un poste de garde d’un coup de pied.
Bam !
« Debout ! »
Les soldats de la garnison de la capitale royale se réveillèrent en sursaut, mais des chevaliers en armure lourde firent irruption et les rouèrent de coups sans retenue.
Boum ! Boum ! Crac ! Boum !
« Aah ! »
« Q-Qu’est-ce qui se passe !? »
« Aïe ! À l’aide ! »
Les chevaliers les attrapèrent par les cheveux ou la nuque et les traînèrent dehors. Ils les alignèrent face au mur, les forcèrent à s’agenouiller et leur ordonnèrent de mettre les mains derrière la tête. Ils étaient tous en sous-vêtements.
Les soldats de la garnison n’avaient aucune idée de ce qui se passait au beau milieu de la nuit. Les yeux écarquillés, ils regardaient autour d’eux, la mâchoire tremblante.
Ils distinguaient à peine quoi que ce soit dans l’obscurité et étaient morts de peur. La terreur qu’ils éprouvaient dépassait la douleur des coups de pied et de poing.
« Ne tournez pas la tête ! Vous allez mourir ! »
Les chevaliers tuèrent plusieurs hommes pour l’exemple. Les soldats de la garnison étaient si terrifiés que certains se pissèrent dessus, tandis que d’autres restèrent figés sous le choc. Depuis longtemps, ils n’avaient plus sommeil.
La porte finit par s’ouvrir. Raimund accourut, tenant les rênes du cheval rouge.
« Commandant ! Commandant ! »
Il faisait nuit noire, alors Raimund cria à pleins poumons. Mais il n’y avait pas lieu de s’inquiéter. Le plan avait déjà été établi et Ricart, qui attendait, s’approcha et monta en selle.
Les forces de l’ordre pénétrèrent ensuite dans la capitale royale en formation. Les chevaliers chevauchèrent rapidement en tête et s’emparèrent des principales artères.
Clac ! Clac ! Clac ! Clac !
Ils bloquèrent chaque ruelle donnant sur les grands axes, tandis que des soldats se plaçaient de part et d’autre des rues.
Lorsque le tumulte fit sortir les habitants de la capitale royale, un chevalier pointa son épée vers eux depuis sa monture et lança d’une voix glaciale et menaçante :
« Rentrez chez vous ! Approchez, et vous mourrez ! »
D’ordinaire, les chevaliers semblaient passer leurs journées à se reposer sans rien faire, mais dès que l’opération commença, ils menacèrent de mort à tout bout de champ. Et ils tuèrent bel et bien des gens.
Sans comprendre ce qui venait de se produire, les habitants regagnèrent précipitamment leurs maisons, les yeux écarquillés.
Que se passait-il ? Qu’est-ce qui se passait ?
Pendant ce temps, Ricart prit la tête de cinquante chevaliers triés sur le volet et se rua vers le château royal, appelé le Palais des Eaux. Il s’était placé près de la porte Nord, car c’était la plus proche du château.
Mais les douves entouraient le château, obligeant Ricart et les chevaliers à s’arrêter devant elles. Ils immobilisèrent leurs chevaux et regardèrent vers l’est, au loin.
Le pont-levis du château royal était abaissé et relevé à des heures fixes. Le plan consistait à s’emparer par surprise de la porte Nord au moment où il s’abaisserait, à couper les communications, puis à attendre.
Il y avait une raison pour laquelle on avait laissé les habitants circuler par les portes Ouest et Sud.
Il suffisait de leur poser la question — ou plutôt, de la poser aux fermiers qui vivaient sur les terres alentour — pour tout savoir. À quelle heure le pont-levis s’abaissait et se relevait, combien de postes de garde comptait la capitale royale et où ils se trouvaient.
Ils leur avaient même révélé des détails personnels sur les gardes, leurs liens familiaux, leurs adresses et les hommes avec qui leurs femmes couchaient.
C’était une époque où l’on ne comprenait pas encore pleinement l’importance du renseignement. Seuls ceux qui l’avaient appris par l’expérience savaient s’en servir. Ricart et les Chevaliers d’Acier avaient de l’expérience en la matière.
Aux yeux de la garnison, les hommes de l’ordre avaient peut-être passé leur temps à boire et à s’amuser. En réalité, ils avaient recueilli des renseignements et préparé leurs plans.
Qu’est-ce que des fermiers pouvaient bien savoir ? Heureux de recevoir du vin hors de prix, ils leur avaient tout raconté, même ce qu’on ne leur avait pas demandé.
Quand Ricart se retourna, les principales artères étaient déjà presque entièrement sécurisées. Toute armée avait besoin de voies d’accès, mais les voies de retraite comptaient tout autant.
Ils s’étaient réparti les tâches et avaient pris le contrôle des portes, des postes de garde et des rues avec la précision d’une balance ou d’une règle graduée.
Ricart regarda de nouveau le pont-levis. Il n’y avait toujours aucun signe qu’il allait s’abaisser. À vrai dire, il commençait à s’impatienter.
Mais à l’approche de l’aube, le pont-levis se mit lentement à descendre, sans se douter du chaos qui régnait à l’extérieur.
Dès qu’il toucha le sol dans un boum !, Ricart et les chevaliers se ruèrent à l’intérieur comme des lances qu’on projette. Les gardes du château tombèrent à la renverse, sous le choc.
« Hii ! »
Quarante chevaliers envahirent la cour royale et attaquèrent les quartiers où dormaient les gardes royaux. Ricart et les dix autres pénétrèrent dans le château proprement dit.
Ricart attrapa une servante qui passait par là par la nuque.
« Conduis-moi à la chambre du roi. »
La servante vit ces intrus armés et lourdement protégés qui la menaçaient, puis ses yeux se révulsèrent et elle s’évanouit.
Mais il y avait bien d’autres personnes pour les guider. Ils n’avaient qu’à en attraper une autre et à lui ordonner de leur montrer le chemin.
Au deuxième étage, la chambre du roi n’était pas loin. Deux chevaliers de garde en surveillaient l’entrée.
Les deux hommes virent Ricart et ses chevaliers, les yeux brillants d’une intention meurtrière. Sentant instinctivement le danger, ils crièrent en toute hâte à l’intérieur de la chambre :
« Votre Majesté ! »
Mais Ricart bondit comme l’éclair, abattit son épée enflammée, puis la fit tournoyer. Les deux chevaliers dégainèrent assez vite leurs propres armes, mais ils tombèrent en répandant leur sang avant même d’avoir pu prendre position. Leurs épées brisées s’écrasèrent au sol avec eux.
Clang !
Pendant ce temps, les chevaliers sécurisaient les escaliers et les couloirs, repoussant quiconque s’approchait en le menaçant de leurs épées.
« Dégagez ! Approchez, et vous mourrez ! »
La porte de la chambre du roi était étonnamment petite. Elle était toutefois épaisse, et Ricart l’enfonça d’un coup de pied de toutes ses forces.
Bam !
La pièce, à l’intérieur, était grande.
« Que se passe-t-il !? »
Quand Ricart fit voler la porte en éclats, le roi se leva de son lit, en chemise de nuit, et s’écria. Il croisa le regard de Ricart, qui faisait irruption, l’épée à la main.
« Q-Qui êtes-vous !? »
« La vengeance était un mensonge, en fait. Mais ça n’efface pas ce que vous avez fait. Accuser des innocents et les faire tuer, ça ne se fait pas, n’est-ce pas ? Alors ne vous estimez pas trop lésé. Vous l’êtes moins qu’eux. »
Ricart parla, son épée froide et luisante à la main. Ses yeux noisette étaient plus froids que la lame.
Un frisson parcourut l’échine du roi Leonar. Sa mâchoire trembla lorsqu’il prit la parole.
« Q-Quoi ? M-Mais… Tout le monde faisait pareil… »
« Je m’appelle Ricart. Je n’ai rien de personnel contre vous. »
En entendant le nom de Ricart, le roi Leonar se souvint soudain de cette élégante signature. Il ne savait pas pourquoi, mais elle lui revint aussitôt à l’esprit.
Quoi ? Son écriture ne ressemble pas du tout à son apparence.
Une femme qui se tenait derrière les rideaux de soie entourant le lit apparut alors, vêtue d’une fine chemise de nuit. Elle étendit les bras et se plaça devant le roi.
« Espèce de salaud ! Comment oses-tu venir ici ! »
Elle était plus jeune qu’il ne l’aurait cru. Ce n’était pas la reine, mais apparemment la maîtresse du roi. Son courage était admirable, mais Ricart la gifla du revers de sa main gantée de cuir.
Claque !
La maîtresse du roi fut projetée à terre d’un seul coup et perdit connaissance. Le roi Leonar la dévisagea, les yeux écarquillés.
Puis son cou s’embrasa soudain, et la femme étendue sur le sol apparut devant ses yeux.
Hein ? Qu’est-ce qui se passait ?
Il ne se rendit même pas compte qu’on lui avait tranché la tête. Son corps décapité s’effondra sur elle. Ricart n’emporta que la tête et sortit.
À l’extérieur, les gens du château royal étaient stupéfaits par la situation. Lorsqu’ils virent ce que Ricart tenait à la main, ils eurent l’air sur le point de s’évanouir.
« Ah ! »
« Hii ! »
Les yeux du roi décapité louchaient dans des directions opposées. Sa bouche pendait stupidement, la langue sortie.
Ricart redressa les épaules et s’avança fièrement. Le chancelier, le commandant militaire, le trésorier et les autres membres du conseil consultatif n’osaient même pas croiser le regard de Ricart. Comme des rats lâches, ils se cachaient derrière les serviteurs.
Ce n’est que maintenant qu’ils comprirent à qui ils avaient eu affaire.
Avait-on jamais vu au monde un homme aussi impétueux et destructeur ?
Quoi que ces lâches aient pensé de lui, Ricart quitta le château royal sans hésiter.
Il arracha le drapeau de la famille royale de Basque — un lion jaune couché sur un fond rouge — et empala la tête du roi sur la hampe, puis planta celle-ci au beau milieu de la cour. Le sang ruissela le long du bois et imbiba le drapeau.
À peu près à ce moment-là, les Chevaliers d’Acier sortirent des quartiers de la garde royale. Leur apparence couverte de sang disait assez clairement ce qu’ils y avaient fait.
Ricart cria à pleins poumons.
« Regardez bien ! Voilà ce qui arrive à celui qui a accusé les chevaliers ! C’est la décision de Dieu ! Il a reçu le châtiment divin ! »
Il monta ensuite sur Comète Rouge, reprit le drapeau et quitta le château royal.
Les routes étaient bloquées pour empêcher les habitants de s’approcher, mais la foule se pressait tout autour.
Lorsque Ricart apparut, portant le drapeau où la tête du roi était empalée, tous le fixèrent. Le spectacle était si choquant que les habitants de la capitale royale en restèrent hébétés.
« Les chevaliers sont innocents ! »
Ricart cria tout en avançant lentement à cheval sur l’artère principale, le drapeau du roi à la main.
Clac. Clac. Clac. Clac.
Les chevaliers et les soldats de l’ordre savaient que tout cela faisait partie du plan, mais l’émotion les submergea malgré tout et ils crièrent d’une seule voix :
« Les chevaliers sont innocents ! Les chevaliers sont innocents ! »
Au milieu du silence de la foule, seuls les Chevaliers d’Acier criaient. Six mille hommes firent trembler toute la ville.
Sur le mur blanchi à la chaux d’un bâtiment particulièrement imposant, Ricart écrivit avec le sang du roi :
<Ainsi, Dieu a séparé les coupables des innocents.>
Il planta ensuite le drapeau devant le mur et y exposa la tête du roi Leonar.
À cette vue, les habitants de la capitale royale pensèrent que leur pays était perdu. Certains se demandèrent même s’ils allaient tous mourir. Tout était arrivé si soudainement, sans le moindre avertissement, qu’ils étaient incapables de réfléchir.
L’attaque de l’ordre avait été comme un éclair, comme des vents furieux et des vagues déchaînées s’abattant sur eux. Tout s’était déroulé en un instant.
Mais à y regarder de près, seuls quelques soldats de la garnison, des gardes royaux et le roi avaient été tués. Les faits eux-mêmes et le choc éprouvé par les habitants étaient sans commune mesure.
Après avoir laissé tout le monde complètement abasourdi, Ricart et les Chevaliers d’Acier continuèrent d’occuper les routes, tout en pillant le trésor royal et les entrepôts. Ils emportèrent tout au grand jour.
Puis ils quittèrent la capitale royale la tête haute et prirent la direction du nord. Le soleil venait de se lever tout à fait, annonçant le matin.
Les fermiers des environs de la capitale royale ignoraient ce qui s’était passé à l’intérieur. Tout sourire, ils saluèrent l’ordre qui s’éloignait.
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