Chapitre 120
WeTried Translations
Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
◈ Ode of the Brave ◈
Chapitre 120
──────
La lune observait le monde d’un air las, les paupières mi-closes, comme si elle lisait un livre ennuyeux.
On était à la fin du printemps. À l’exception de midi, le temps était frais, et la nuit, le froid tombait.
L’ennemi avait encerclé l’entrée d’Adelivari. Les mercenaires de garde grelottaient près des feux, où ils se réchauffaient.
Du campement s’élevaient des rires d’hommes en compagnie de prostituées, mêlés à des bruits de casse et à des cris incohérents.
Chaque son était imprégné de rancœur. Celle d’une vie épuisante sur le terrain, et celle des rêves de faire fortune d’un seul coup.
Le mercenariat était l’un des métiers les plus anciens du monde. Pour de l’argent, les mercenaires étaient prêts à tout, qu’il s’agisse de sauver le monde ou d’assassiner un innocent.
Les démons et les mercenaires avaient un point commun : ils travaillaient sous contrat. Si les mercenaires ne pouvaient devenir des démons, c’était parce qu’ils ne respectaient pas toujours leurs contrats à la lettre.
Les employeurs et les mercenaires se méfiaient toujours les uns des autres et, à vrai dire, ils se trahissaient souvent aussi.
Une fois le travail achevé, les employeurs pouvaient refuser de payer correctement les mercenaires et se comporter tout autrement qu’au moment où ils avaient eu besoin d’eux. À l’inverse, nombre de mercenaires empochaient l’avance et prenaient la fuite.
Ainsi, employeurs et mercenaires pouvaient devenir des ennemis jurés. Que des contrats sacrés ne valent plus que des bouts de papier était monnaie courante.
L’un des métiers les plus anciens du monde. Malgré toute cette longue histoire, les mercenaires étaient méprisés et redoutés.
Pourtant, à y regarder de plus près, ils pouvaient aussi faire pitié. Ils perdaient des compagnons auxquels ils s’étaient attachés, s’habituaient à être abandonnés, enduraient toutes les horreurs imaginables et ne cherchaient jamais d’excuses.
Ils n’avaient pas l’habitude d’être haïs. Ils n’avaient tout simplement pas le temps de s’en soucier. Même s’ils savaient qu’ils pouvaient mourir à tout instant, leur attachement à la vie était plus fort que celui de n’importe qui.
Même ces cruels chiens de chasse avaient leurs peines. C’était peut-être pour cela qu’ils tenaient toujours compagnie à des prostituées. Ils se ressemblaient.
Alors un homme s’approcha d’eux. Sous la demi-lune, il avançait comme un faucheur, avec l’air de vouloir mettre fin à leurs vies misérables.
Les mercenaires réunis autour du feu levèrent les yeux vers l’inconnu. La nuit était si noire qu’ils ne l’avaient pas remarqué avant qu’il soit tout près.
Un jeune homme en cape rouge et en cotte de mailles s’adressa à eux. La lumière vacillante du feu l’éclairait faiblement.
« De quelle compagnie de mercenaires faites-vous partie ? »
À la question de Ricart, un mercenaire réfléchit un instant avant de répondre.
« Euh… celle de ta mère ? »
Toujours recroquevillé contre le froid, le mercenaire se mit aussitôt à l’insulter. Avait-il cru que Ricart cherchait simplement la bagarre ? Le plus drôle, c’était que personne ne s’imaginait qu’ils allaient mourir.
Ricart eut un petit rire.
« Je n’ai rien de personnel contre vous. »
La lame glissa hors de son fourreau et des flammes dorées jaillirent le long du tranchant. Les mercenaires ne purent que le dévisager, les yeux écarquillés, en se demandant s’il s’agissait de magie ou de sorcellerie.
La lame tirée au clair fendit les ténèbres en un instant. Un éclair passa devant leurs yeux ; trois ou quatre mercenaires qui se réchauffaient près du feu furent éclaboussés de sang et s’effondrèrent d’un coup.
L’un d’eux tomba dans le brasier et grésilla tandis que son corps rôtissait. Déjà mort, il ne sentit pas cette douleur brûlante que l’on disait la pire de toutes.
Non par respect pour le mort, mais parce que le spectacle lui déplaisait, Ricart éloigna le cadavre du feu d’un coup de pied.
Un autre mercenaire qui passait à proximité se pencha en avant et tendit le cou pour voir ce qui se passait.
Il aperçut alors les cadavres éparpillés et recula, terrorisé. Il revenait peut-être de se soulager : il n’avait pas d’arme et n’était pas correctement équipé.
« Hé ! Hé ! »
Lorsque Ricart se tourna vers lui, les yeux flamboyants, le mercenaire se figea de peur, puis s’enfuit à toutes jambes.
« Un intrus ! Un intrus ! »
Sans lui prêter attention, Ricart se dirigea vers la bannière de compagnie la plus proche.
Il ne courait pas. Il marchait.
Au cri d’intrus, les hommes se levèrent de tous côtés, l’air perdu. Certains dormaient, d’autres faisaient l’amour, jouaient aux dés ou cuvaient leur ivresse.
Mais ils ignoraient combien d’intrus il y avait, ou d’où ils avaient surgi. Alors, sans réfléchir, ils se dirent : « Il n’est sûrement pas près de moi. »
Malgré tout, l’inquiétude poussa certains à sortir de leur tente pour inspecter les alentours.
L’un d’eux eut la malchance de croiser Ricart. Celui-ci abattit son épée, lui trancha la tête, puis renvoya son corps dans la tente d’un coup de pied.
En voyant son camarade décapité tomber à la renverse, le mercenaire qui se trouvait dans la tente faillit s’évanouir de stupeur.
« Putain ! C’est quoi, ce bordel ?! »
Tout le monde se mit à courir dans tous les sens, semant encore davantage le chaos.
« Où est l’intrus ? Il est où ?! »
Le commandant de la compagnie finit au moins par sortir, après s’être dégagé des prostituées et avoir enfilé son armure avec un retard considérable.
« Arrêtez ce vacarme ! Rassemblez-vous par escouades, bande de salauds ! »
Le commandant croisa alors le regard de Ricart qui s’approchait. Ses yeux se fixèrent sur l’épée en flammes.
Le commandant avait peut-être un instinct particulièrement aiguisé. Il se précipita dans la tente de commandement. Ricart se lança à sa poursuite, mais d’autres mercenaires lui barrèrent la route.
« Il est là ! »
« L’intrus est là ! »
Certains avaient leur casque de travers, d’autres n’avaient même pas réussi à enfiler leurs deux chaussures. Mais ils tenaient des armes en main. Et, contrairement à la Guilde Rubens, ils ne cherchèrent pas imprudemment à l’affronter au corps à corps.
Fiuu !
Une flèche fendit les ténèbres et effleura le visage de Ricart. Dès lors, il passa à l’action, commençant par arracher la bannière de compagnie plantée près de la tente du commandant.
À cette vue, les mercenaires s’écrièrent :
« Ce salaud ! »
« Le prince ! Le prince est là ! »
« Fils de pute ! Lâche cette bannière ! »
Les mercenaires qui observaient Ricart de loin perdirent la tête en le voyant arracher la bannière.
Ne pouvant plus se retenir, ils se ruèrent sur lui tous ensemble. Ricart fléchit les jambes, son épée dans une main, puis la fit tournoyer largement sur le côté.
Les hampes des lances furent tranchées, des corps coupés en deux et des traînées dorées jaillirent dans la nuit. Les mercenaires moururent ou s’écroulèrent en tas, leurs armes taillées en pièces.
Les mercenaires rassemblés à proximité restèrent figés devant ce spectacle incroyable.
Qu’est-ce que c’était que ça ?
Alors que les mercenaires qui l’avaient chargé s’effondraient, Ricart traversa rapidement les rangs ennemis.
Les mercenaires médusés reprirent leurs esprits.
« Hé, sale bâtard ! Lâche cette bannière ! »
Quelqu’un apporta un seau d’excréments et le lança sur Ricart. Pris au dépourvu, celui-ci se jeta vivement de côté.
Il l’évita de justesse, mais l’odeur lui chatouilla les narines. Ricart grimaça et s’écroula au sol.
Profitant de l’occasion, les hommes armés de lances et de vouges frappèrent Ricart à terre. Il fallait s’y attendre : les mercenaires étaient parfaitement coordonnés.
Nul besoin d’une technique d’épée particulière. Peu de choses étaient aussi dangereuses qu’une attaque menée de concert et avec méthode.
Mais Ricart n’était pas un homme ordinaire. Un Maître de l’Épée moyen aurait pu se retrouver piégé sans recours, mais Ricart se redressa d’un bond et s’élança haut dans les airs.
Il faisait sombre, et son saut avait été si soudain et si haut que beaucoup de mercenaires crurent qu’il avait disparu. Au lieu de la sensation caractéristique d’une lame transperçant un corps, ils ne sentirent que le sol sous leurs mains.
Seuls quelques mercenaires aux yeux perçants levèrent la tête, mais Ricart redescendait déjà, sa cape et sa bannière flottant derrière lui.
Éclair !
On aurait dit que la foudre était tombée des ténèbres au cœur de la nuit. Ricart fendit un mercenaire de haut en bas et se glissa dans l’ouverture.
Les mercenaires chancelaient, stupéfaits, tandis que l’épée dorée et flamboyante brodait la nuit comme une étoile dansante.
Crac ! Clang ! Fiuu ! Fwip !
Le sang avait déjà imbibé le sol, et des morceaux de chair s’écrasaient dans des bruits humides. Ce ne fut qu’alors que les mercenaires qui accouraient commencèrent à comprendre que quelque chose clochait sérieusement.
À leurs yeux, Ricart ressemblait à un héros légendaire brandissant une épée sacrée. Les Maîtres de l’Épée étaient si rares que, même en en ayant un sous les yeux, ils ne comprenaient pas ce qu’il était.
Soudain, Ricart changea de direction et retourna en courant dans le camp ennemi. À présent, les mercenaires avaient perdu leurs repères, même dans leur propre campement.
« Quoi ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Où est la bannière ? Qui est-ce ? C’est qui, l’intrus ? »
Le commandant de la compagnie, qui avait aperçu Ricart plus tôt avant de se cacher dans une tente, interrogea ses subordonnés. Mais il aurait fallu trop de temps pour tout lui expliquer.
À la place de toute explication, la bannière vola vers le commandant depuis le lointain. Quand celui-ci se retourna, la pointe de la lance qui en formait l’extrémité lui transperça le visage.
Floc !
Sa tête bascula en arrière et il s’effondra à plat ventre. Ricart arriva en un instant, arracha la lance-bannière, puis la planta de toutes ses forces dans le sol.
Une épée en flammes dans une main, une bannière dans l’autre.
« Venez la reprendre ! »
Le sang du commandant mercenaire coula le long de la pointe et imbiba la bannière.
Ricart tint les ennemis en respect, les yeux grands ouverts. Puis il cria de nouveau :
« Si vous n’avez pas le courage de venir la prendre, alors dégagez ! »
Il quitta ensuite tranquillement le camp ennemi en ruines. Il avait semé le chaos à sa guise et s’en allait comme si de rien n’était.
Les mercenaires, déconcertés et terrifiés, ne comprenaient pas ce qui venait de se passer. Ils ne pouvaient que rester là, bouche bée.
Ricart sortit du camp ennemi et gravit les marches qui menaient à Adelivari. À mi-chemin, il se retourna : une partie du camp était en ébullition, comme les vagues qui se propagent sur un lac après la chute d’un caillou.
Les mercenaires des autres compagnies voyaient bien qu’il se passait quelque chose là-bas, mais ignoraient quoi. Nombre d’entre eux s’étaient réveillés et avaient paniqué sans même savoir pourquoi.
Quand Ricart regagna enfin Adelivari, les habitants qui l’attendaient avaient allumé des torches et le regardaient en clignant des yeux.
Ricart se tenait là, couvert de sang de la tête aux pieds, la bannière ennemie à la main. Il avait à peine l’air humain.
« Accrochez la bannière aux remparts. Si quelqu’un veut la reprendre, ouvrez-lui les portes quand il le souhaite. Dites-lui qu’il pourra la récupérer s’il me bat en combat singulier. »
Ricart traitait la bannière ennemie comme un butin de guerre. D’ordinaire, ceux qui prenaient un château ou une ville y hissaient leurs propres bannières, mais, cette fois, il s’agissait plutôt d’exhiber un trophée.
Les habitants prirent la bannière des mains de Ricart. La hampe était poisseuse du sang ennemi. Quand ils la plantèrent sur le rempart, sa bannière en forme d’aile flotta sous la lumière de la lune.
Ricart regagna le palais secondaire et retira son équipement avec l’aide de Roy. Son corps était brûlant après le combat, et de la vapeur s’élevait de lui malgré la douceur relative du temps.
Roy ne reconnaissait pas Ricart, qui baissa les yeux et réfréna son envie de tuer. Son regard semblait…
« Maître… »
Roy posa la lourde cotte de mailles sur le côté et l’appela doucement. Il était mal à l’aise, se demandant si ce n’était pas quelqu’un d’autre. Ricart se tourna vers le garçon et esquissa un sourire.
« De l’autre côté du courage, il y a la folie. Personne au monde n’est dépourvu de peur. Décider jusqu’où je dois sombrer dans la folie est très difficile, mais il le faut. C’est comme marcher sur une corde raide. »
« Pourtant, vous avez pris un risque pour protéger les habitants, non ? »
« Non. »
« Alors pourquoi ? »
« Parce que je peux gagner. Et largement. Je le vois. »
« … Est-ce qu’un jour, moi aussi, je pourrai le voir ? »
« Bien sûr. »
Ricart frotta l’épaule de Roy de sa main salie par le combat, puis se rendit aux bains pour se laver.
Pendant ce temps, Roy s’occupa de l’armure de Ricart, éclaboussée de sang et de morceaux de chair. Il essuya soigneusement chaque anneau de la cotte de mailles et l’huila pour l’empêcher de rouiller.
Entretenir et réparer l’équipement de combat demandait beaucoup de travail. Voilà pourquoi les chevaliers avaient besoin d’écuyers, et Roy s’était chargé de ces tâches pour Ricart.
Aux bains, Marie lui versa de l’eau dessus et lui frotta le dos. L’eau chaude des sources était si agréable que même le sang collé à tout son corps sembla disparaître complètement.
Marie examina le corps de Ricart à la recherche de blessures. Le bout de ses doigts tremblait ; Ricart lui prit la main.
Aussi courageuse fût-elle, elle avait dû être inquiète. Ricart avait accompli seul cette folie.
« Tu es obligé de faire ça tout seul ? »
« Je l’ai promis aux habitants. »
« Je crois qu’on pourrait s’en charger tous les trois. »
« Quand une mêlée éclate, c’est plus facile seul. »
« Combien de fois encore devras-tu faire ça ? »
« Jusqu’à ce que j’allume un feu dans le cœur des gens. »
Ricart n’agissait pas imprudemment pour simplement étaler sa force. Il voulait littéralement donner du courage aux habitants et inspirer la peur à l’ennemi.
Il comptait faire pencher la bataille en sa faveur.
« Mais dis-moi, supposons qu’on gagne cette guerre. Qu’est-ce qui se passera ensuite ? »
« Comment ça, qu’est-ce qui se passera ? »
« Le roi. »
« Eh bien… »
Ricart s’interrompit. Les cheveux mouillés lui tombant sur le front, il baissa la tête, réfléchit longuement, puis prit la parole.
« Avant, je pensais à mon propre salut. Mais avec le temps, j’ai compris que je ne faisais que bâtir mon salut à moi. Maintenant, peut-être que j’offre aux autres une chance d’être sauvés. Le salut ultime ne compte sans doute plus pour moi. »
« … Vraiment ? Quoi qu’il arrive, nous serons toujours ensemble. »
« C’est vrai. Mais si je deviens roi, tu deviendras reine, Marie. »
« Hmm… je ne sais pas. »
« Pourquoi ? »
« Qui a dit que je ne pouvais pas devenir impératrice ? »
Ricart se tourna vers Marie et éclata de rire. C’était une plaisanterie amusante. Leurs lèvres se rejoignirent tout naturellement.
La nuit s’avança, puis le jour se leva. L’ennemi semblait agité et, peut-être parce que des rumeurs s’étaient répandues, la foule de cinquante mille personnes murmurait des paroles semblables à une prophétie.
« Quand les étoiles scintilleront sur le lac, le prince viendra. Quand le prince viendra, ce malheur prendra fin. »
Avant la tombée du jour, une autre bannière fut accrochée aux remparts. Une autre apparut le lendemain, puis une nouvelle chaque jour, jusqu’à ce que cinq bannières flottent au vent.
L’ennemi tenta de riposter en creusant des pièges et en aménageant des champs de tir, mais Ricart s’échappait comme une belette et parvenait chaque fois à s’emparer d’une nouvelle bannière de compagnie. À la fin, ils renoncèrent.
Prenant la situation au sérieux, l’ennemi sembla se préparer enfin comme il fallait à la bataille et se retira pour établir son camp au loin, à près d’une journée de marche.
Depuis la ville, on distinguait clairement les environs en contrebas, tandis que l’ennemi ne pouvait pas la voir. Il semblait donc vouloir régler ce problème en premier. Grants n’était vraiment pas un homme ordinaire.
Après le retrait de l’ennemi, les habitants d’Adelivari eurent l’impression de pouvoir respirer à nouveau. Ils commencèrent à sortir les provisions et les richesses qu’ils avaient cachées.
Hommes et femmes, vieillards et enfants, tous soutinrent la bataille comme ils le pouvaient.
Ils prêtèrent main-forte à la construction de tours de guet sur les sommets, fabriquèrent des flèches, filèrent du fil au rouet, recousirent des vêtements déchirés, et même les enfants firent des courses pour les soldats.
L’espoir habitait chaque main. L’espoir de pouvoir arrêter d’une manière ou d’une autre ce Seigneur démon destructeur. Et tandis que ces espoirs s’assemblaient un à un, ils n’en formèrent naturellement plus qu’un.
C’était comme une flamme. Une flamme sans forme fixe, qui changeait à chaque instant, mais ne poursuivait qu’un seul but.
Se consumer.
Allumer l’espoir dans le cœur des gens et le faire vivre. En ce sens, Ricart méritait bien le nom de héros. D’aventurier à berger, et maintenant héros.
Au-delà de toutes ces techniques extrêmes, et même au-delà des prophéties, ce qui comptait au bout du compte, c’était un cœur profond et une grande sagesse.
Ainsi, il pouvait désormais accomplir sa tâche avec joie.
Cette tâche consistait à avancer sans hésiter et à porter la flamme de l’espoir.
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>