Chapitre 115
En se remémorant tout cela, Garen ne put s’empêcher de penser à Andrela.
« À son âge, Andrela était déjà devenu Grand Maître du combat. Je ne sais pas combien il a dû sacrifier, ni tout ce qu’il a traversé. Pas étonnant que son esprit soit un peu anormal. C’est peut-être seulement grâce à une telle concentration et à un tel extrémisme qu’il a atteint un niveau si élevé aussi jeune. Comparé à lui, je peux dire que j’ai triché pour en arriver là… » Il savait pertinemment qu’il n’avait rien d’un être doué.
Parmi tous les jeunes maîtres qu’il avait rencontrés, seul Andrela avait atteint le niveau de Grand Maître du combat. Même Beo, de l’Épée des Sables cramoisis, n’en était que proche. Il lui manquait manifestement du courage. Sa cultivation martiale était peut-être parfaite, mais il n’avait pas encore accompli sa cultivation de l’âme.
Chassant ces pensées, Garen rajusta son costume et sortit à grands pas de l’aile, en direction de l’entrée principale de la grande salle. Oncle Anjer l’y attendait déjà pour l’accueillir.
« Il pourrait y avoir quelques problèmes tout à l’heure. En apparence, ils ne te chercheront pas d’ennuis par égard pour moi, mais, s’il s’agit des jeunes, je n’aurai aucune raison d’intervenir. Ce sera donc à toi de te débrouiller. J’ai aussi demandé à Venia et aux autres de t’accompagner. Veille à ta sécurité et ne te sers pas de ton entraînement martial comme prétexte pour les provoquer. Tu as compris ? » lui recommanda son oncle à voix basse.
« J’ai compris, oncle », répondit Garen en hochant la tête, impuissant.
Ce n’est qu’alors qu’Anjer fut satisfait. Il tendit la main et lui tapota la tête. « Ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vus. Tu as encore grandi ! Ça ne fait qu’un peu plus d’un an, et te voilà devenu si costaud. Le haricot vert que tu étais a complètement disparu. Pas mal, pas mal. »
Il lui ébouriffa les cheveux en riant à gorge déployée. Impuissant, Garen le laissa faire autant qu’il le souhaitait.
« Bon, suis-moi. Sois un peu plus poli : tous ceux qui sont à l’intérieur sont des personnalités importantes, bien au-dessus de toi. Tisser de bonnes relations te sera utile plus tard. »
« D’accord. » Garen ne put que hocher la tête.
Dès qu’ils franchirent les portes, il aperçut dans un coin Boravil, le gouverneur de Huaishan, qui bavardait en riant avec deux hommes d’âge mûr portant un bouc, jouant parfaitement son rôle d’accompagnateur.
« Ils n’ont vraiment pas l’air d’être des gens ordinaires. » Garen s’interrogea un instant sur l’influence que son oncle exerçait dans les hautes sphères.
Les forces les plus puissantes qu’il eût rencontrées dans le monde des arts martiaux étaient la Porte du Cercle Céleste et le clan de Su Lin. Seulement, il ignorait à quel niveau se situaient les dix personnes et plus réunies dans cette grande salle.
Mais tout cela n’était que pensées en l’air. Il suivit docilement son oncle, affichant l’air poli et réservé qui convenait à un cadet.
Non loin de là, un homme et une femme d’âge mûr observaient attentivement Garen et Anjer tandis qu’ils franchissaient les portes.
« C’est donc le futur héritier qu’Anjer a choisi ? » La femme portait une robe rouge sans manches, ajustée et à col montant. Ses cheveux blonds étaient noués en une queue-de-cheval soignée sur le côté, et ses yeux bleus, longs et étroits, lui donnaient une allure à la fois fière et incisive.
« Anjer a travaillé dur pendant une bonne partie de sa vie. Cette fois, après tous les succès qu’il a remportés, il a plus ou moins décidé de prendre sa retraite. Mais ses affaires sont dans une situation délicate. Il ne lui sera pas facile de se retirer complètement. » L’homme avait les bras croisés. Un petit bouc blond ornait son menton, et ses cheveux courts étaient peignés sur la droite. Il avait l’air particulièrement doux.
« En fait, après ce banquet, tout sera mis sur la table, n’est-ce pas ? Je suppose qu’on en saura davantage demain. »
« Attendons de voir. » La femme eut un léger rire. « Comparé à ce Garen, je penche davantage pour Delai Xima et Vaeneris, là-bas. »
« Avec le seul soutien d’Anjer, même si Garen ne vaut rien, il reste un adversaire redoutable. On peut encore gagner un peu de temps. Ah, au fait, entre Delai Xima et Vaeneris, lequel soutenez-vous ? » demanda l’homme à voix basse.
« Cela dépendra de la situation. Ce sont tous deux de jeunes chefs de la prochaine génération, et ils ont derrière eux le soutien de personnes influentes. » La femme répondit avec désinvolture : « Vous cherchez encore à me rallier à Delai Xima ? Il est peut-être très brillant, mais ce n’est pas le genre d’homme que j’admire. Inutile d’en dire davantage. »
« Vous l’aviez donc remarqué. » L’homme sourit avec amertume. « À votre santé. »
« À la vôtre. » La femme sourit, faisant mine de lever son verre pour le trinquer contre celui de l’homme.
Garen suivit son oncle et répondit poliment aux questions des aînés tout au long du chemin. Des regards scrutateurs ne cessaient de se poser sur lui.
Tout en souriant, il se hâta vers l’homme d’une trentaine d’années qui se tenait devant son oncle et le salua d’un signe de tête. Puis il observa rapidement le visage d’Oncle Anjer.
Il ignorait à quel point son oncle l’avait aidé en grandissant. Sa sœur et lui n’avaient même pu entrer à l’académie que grâce aux relations qu’il entretenait ici. Les idées sexistes de son oncle étaient certes déplorables, mais il n’avait vraiment pas à s’en plaindre. Ce qui le troublait, à présent, c’était cette envie soudaine de lui transmettre ses affaires.
C’était si inattendu.
La dernière fois, il s’était battu de toutes ses forces pour obtenir sa part, mais son oncle était resté inflexible. Pourtant, même si Lombarth ne faisait pas beaucoup d’efforts, Anjer n’aurait pas dû être si disposé à léguer tous ses biens à Garen.
Et son oncle n’avait qu’une quarantaine d’années…
En songeant à l’âge de son oncle, Garen vit son regard s’assombrir.
« Grand frère… »
Une voix faible retentit soudain derrière lui.
Garen sursauta légèrement et se retourna. Sa sœur Ying Er se tenait là.
« Pourquoi es-tu toute seule ? Où sont maman et papa ? »
« Ils n’ont pas voulu venir, alors ils ont décliné l’invitation. » Ying Er portait une robe noire cintrée à la taille, dont l’ourlet lui arrivait aux genoux. Un bandeau noir retenait ses longs cheveux, qui lui descendaient jusqu’à la taille. Ses lèvres étaient roses et ses yeux étincelaient. De toute évidence, des professionnels l’avaient apprêtée.
« Ils ont décliné l’invitation ? » Garen resta stupéfait. Il savait depuis son enfance que ses parents et son oncle ne s’entendaient pas, mais il n’aurait jamais cru que la situation fût aussi mauvaise.
Ying Er s’approcha de lui et se plaça à ses côtés, puis salua Oncle Anjer.
Anjer lui répondit d’un signe de tête souriant.
« Ça fait longtemps que vous ne vous êtes pas vus, tous les deux. Prenez le temps de discuter. » Il tapota l’épaule de Garen. « Quand je t’appellerai tout à l’heure, viens immédiatement. Ne traîne pas. »
« D’accord. »
Garen devinait vaguement la situation difficile dans laquelle son oncle se trouvait. Il acquiesça résolument.
« Grand frère, qu’est-ce qui se passe ? » Dès que leur oncle fut parti, Ying Er l’interrogea aussitôt. Ses yeux étaient pleins de doute et d’inquiétude, mais aussi d’un soupçon de confusion et d’étrangeté. « Comment as-tu pu rentrer sans même passer un peu à la maison ? Et comment se fait-il que notre oncle ait autant d’influence ? »
Garen l’emmena dans un coin et trouva deux sièges tranquilles. Ils s’assirent.
« Pour être honnête, je ne comprends pas très bien la situation, moi non plus. Oncle veut soudain que je reprenne ses affaires. Je n’étais absolument pas préparé. » Garen lui-même était perplexe. « Mais… » Il avait une vague idée, mais ne la formula pas à voix haute. « Laisse tomber. Espérons que je réussirai à passer la soirée sans encombre. Ne t’occupe pas de tout ça. Tout ira bien tant que je serai là. »
« Mais pourquoi maman et papa ne sont-ils pas venus ? J’ai appris que tu étais ici, grand frère, alors je me suis dépêchée de venir. Sinon, ils ne m’auraient pas laissée faire. » Ying Er ne comprenait pas. Elle avait soudain l’impression que ses parents et son frère, pourtant juste devant elle, étaient tous devenus des étrangers.
« Ils ne sont pas venus. C’est parce qu’ils ne le voulaient pas ? » Garen réfléchit. « J’irai les voir tout à l’heure. Je viens tout juste de rentrer, et le maître du dojo était gravement malade ; je n’ai pas eu le temps. » Il disait vrai : au départ, il n’avait pas prévu de rentrer avant d’avoir tout réglé. Il ne s’attendait pas à retrouver sa sœur ici.
« Alors, viens me chercher tout à l’heure. Ne pars pas sans moi ! » Ying Er ne se sentait pas du tout à l’aise à un banquet pareil et se rapprocha instinctivement de son grand frère.
« Je sais. » Garen rit et s’adossa nonchalamment au canapé.
À la réception, des personnalités fortunées échangeaient des compliments, tout en se livrant à des luttes ouvertes et dissimulées. Tous avaient des arrière-pensées. Cela ressemblait à une soirée comme les autres, mais le danger était bien réel. À la réception, la moindre imprudence pouvait vexer des gens susceptibles et attirer des ennuis. Il suffisait d’un instant d’inattention pour laisser échapper des informations essentielles. Tout le monde se montrait donc extrêmement réservé et poli, pesant soigneusement chaque mot.
Après être restés assis un moment, Garen et sa sœur virent leur oncle lui faire signe, un peu plus loin.
Il se leva aussitôt et s’approcha.
« Monsieur Pang Di, voici mon neveu, Garen. Qu’en pensez-vous ? Il est plutôt agréable à regarder, non ? Garen, tu ne le salues pas ? » Anjer sourit et tapota l’épaule de Garen. L’autre homme était un client important de son entreprise, qu’il ne fallait pas prendre à la légère. C’était aussi une menace considérable.
« Enchanté, monsieur Pang Di. » Garen sourit et lui tendit la main.
L’homme aux cheveux gris, Pang Di, lui jeta un regard froid.
« Bonjour. Toutefois, même si Anjer vous recommande, vous ne me faites pas très bonne impression. Bien sûr, si vous parvenez à me convaincre à l’avenir, je pourrais changer d’avis. Qui sait ? »
« Monsieur Pang Di », intervint sèchement Anjer à ses côtés. « Qu’entendez-vous par là ? » Ses yeux étincelèrent tandis qu’il fixait l’homme. Son neveu venait de se faire attaquer devant lui ; il ne pouvait naturellement pas faire comme si de rien n’était.
« Rien du tout. » Pang Di sourit. « Anjer, nous travaillons ensemble depuis tant d’années. Pour être honnête, votre décision cette fois-ci me déçoit beaucoup. »
Debout derrière eux, Garen écouta ces paroles blessantes sans s’en formaliser.
Les quelques personnalités qui étaient venues lui parler un peu plus tôt avaient réagi de la même façon, même si elles ne l’avaient pas dit aussi franchement.
Seulement, il n’avait jamais eu l’intention de reprendre les affaires de son oncle. Celui-ci était encore jeune, et vouloir prendre sa retraite à cet âge…
Il s’avança soudain et demanda poliment à Pang Di, avec un sourire : « Alors, que faudrait-il que je fasse pour vous convaincre ? »
Pang Di tressaillit légèrement, comme s’il ne s’était pas attendu à ce que Garen prenne soudain la parole. Il se tourna vers lui et l’examina attentivement, avant d’esquisser un rictus.
« Connaissez-vous quelque chose aux affaires ? Que savez-vous des grands cas d’étude du marché ? »
« Ces informations ne sont, au bout du compte, que des informations. J’ai une grande confiance en ma capacité à apprendre. Je suis sûr que vous avez aussi consulté mon dossier, n’est-ce pas ? » répondit Garen avec calme.
Pang Di ricana toujours.
« Et alors ? Vous n’êtes qu’un débutant qui s’est fait remarquer. Vous n’êtes pas l’héritier légitime et votre réseau est bien moins impressionnant que celui des deux autres candidats. Sans le soutien de votre oncle, qu’est-ce qui vous autorise à vous tenir là et à me parler ? Vous n’êtes qu’un étudiant ordinaire qui ne pourrait même pas franchir la porte. Rendez-vous sur novelping.com pour lire le chapitre complet.
Garen haussa un sourcil.
« Tout le monde a bien dû commencer quelque part. Vos propos sont quelque peu injustes, monsieur. J’ignore quelles sont vos exigences envers un héritier, mais croyez-moi : si vous me choisissez, je suis sûr d’en être capable. »
« Vous avez donc si confiance en vous ? Vous pensez pouvoir sans aucun doute surpasser les deux autres candidats ? » Pang Di rit.
« Si j’y parviens, me soutiendrez-vous ? » demanda froidement Garen.
« Il n’y a pas de “si”. Vous ne me plaisez tout simplement pas. J’ignore comment un simple neveu qui vous est cher a pu obtenir l’approbation d’Anjer, mais la tradition veut que les affaires reviennent à l’aîné légitime. N’essayez pas de vous emparer par de petites manœuvres de ce qui ne vous appartient pas. Quoi que vous fassiez, je ne consentirai jamais à ce que vous deveniez l’héritier. »
Voilà ce qu’ils pensaient réellement.
Garen comprit enfin.
Tous ces gens croyaient qu’il avait délibérément cherché à plaire à son oncle afin de s’emparer de la fortune familiale par des moyens malhonnêtes.
Il n’avait jamais voulu prendre part aux affaires de son oncle, mais les paroles de cet homme étaient tout de même irritantes. Il ne lui avait parlé que pour comprendre la fermeté de ses convictions et son attitude.
Seulement, le refus catégorique de Pang Di d’écouter quoi que ce soit l’indigna un peu.
« À vrai dire, j’ai envie de vous dire la même chose. Vous ne me plaisez pas beaucoup non plus. » Garen lui lança une réplique sarcastique. « Ne trouvez-vous pas qu’il est un peu tôt pour vous mêler des décisions de mon oncle ? »
« Les affaires d’Anjer… » Le visage de Pang Di se refroidit.
« Ça suffit, Garen. » Le visage de son oncle s’était rembruni.
Pang Di émit un grognement méprisant et passa devant Garen. Une lueur de crainte traversa son visage. Il savait manifestement quelque chose sur Garen et s’éloigna aussitôt, apparemment par respect pour Anjer.
Certes, parmi les hommes de la salle, personne ne craignait personne et tous étaient égaux, mais Pang Di n’avait pas besoin de s’attirer le mécontentement d’Anjer.
« Bien. Garen, ne t’énerve pas non plus. Le fils aîné de Pang Di soutient Vaeneris. Delai Xima et Vaeneris sont deux représentants de la jeune génération du côté de ma femme. Tout à l’heure, tu iras faire leur connaissance en privé. »
Anjer connaissait assez bien son neveu. Pour l’affaire récente de la société Manuyllton, il ignorait les détails, mais connaissait très bien le résultat. Garen, grâce à des liens avec les forces spéciales qu’il avait empruntées on ne savait où, avait à lui seul éliminé toute la société Manuyllton. Cela l’avait amené à voir Garen d’un autre œil. Il ne voulait donc pas que Garen garde rancune à Pang Di pour cette affaire. Après tout, celui-ci était un vieil ami avec qui il travaillait depuis de nombreuses années.
« Ce n’est rien, oncle. » Garen sourit. « Et si j’allais rencontrer les jeunes de mon âge ? »
« C’est une bonne idée aussi. Je vais demander à quelqu’un de t’accompagner. » Anjer réfléchit un instant. Il jugeait les invités de l’étage peu enthousiastes ; Garen n’avait pas grand-chose à gagner ici. Autant le laisser faire connaissance avec les autres jeunes à l’étage inférieur.
Peu après, sur les instructions de son oncle, un homme mince vêtu d’un costume bleu foncé se plaça derrière Garen. Un serveur les conduisit hors de la salle de banquet, puis, par une porte latérale, dans un petit salon.
Le salon ne pouvait accueillir qu’une vingtaine de personnes. Les murs et le plafond étaient jaune pâle, et le sol couvert de tapis en peau de mouton blanche. Les appliques diffusaient une douce lumière jaune.
Dans le salon, plus de vingt jeunes hommes et femmes étaient répartis çà et là, debout ou assis.
Un grand groupe s’était rassemblé autour de deux personnes. Les autres se tenaient dans les coins, par groupes de deux ou trois, sans attirer l’attention.
Dès qu’il entra, Garen remarqua les deux personnages qui se détachaient au centre.
À gauche se tenait un jeune homme aux sourcils épais, qui avait l’air très expérimenté. Il tenait un verre d’alcool brun, dont il sirotait le contenu de temps à autre. Il écoutait son compagnon, mais son regard semblait un peu distant. Au fil des conversations alentour, Garen entendit vaguement les autres l’appeler Delai Xima.
L’homme à droite avait les cheveux courts et bleus, ainsi que les yeux sombres. Une fine et longue cicatrice barrait son front. À l’opposé du calme de Delai Xima, il dominait la conversation. Il souriait, mais dégageait malgré tout une aura menaçante et agressive.
Lorsque Garen franchit la porte, il attira aussitôt l’attention de quelques personnes.
« Garen ! Tu as enfin eu le cran de sortir ! » L’homme mûr qui se tenait près de Delai Xima se leva brusquement et se redressa, d’un ton désinvolte. « Xima, c’est bien le type que tu avais vu, à l’époque ? »
À ces mots, Garen fut surpris et observa attentivement le visage de Delai Xima. Il se souvint soudain du jeune homme en chemise blanche qu’il avait rencontré devant la maison de son oncle. Depuis combien de temps ne l’avait-il pas vu ? Il avait tellement mûri !
Clac !
Le verre de vin que tenait Delai Xima venait de tomber par terre et de se briser en mille morceaux. Son calme et son indifférence s’étaient évanouis sans laisser de trace ; en un instant, son visage avait blêmi. Il fixait Garen, le regard vide. De toute évidence, son esprit était complètement ailleurs.
Ce ne fut qu’après que les gens autour de lui l’eurent secoué qu’il reprit ses esprits.