Chapitre 95
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Traducteur/éditeur : Chen
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◈ My Girlfriend Returned as a Dragon ◈
Chapitre 95 : Toc, toc, nous sommes du NIS.
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Ces derniers jours avaient été un véritable tourbillon.
Le temps avait filé si vite que j’avais du mal à me rappeler ce que j’avais fait chaque jour.
Et c’était tout naturel.
Depuis que les États-Unis et la Russie m’avaient proposé la naturalisation, plusieurs autres pays m’avaient contacté avec des offres similaires.
Mais surtout, si je me sentais aussi débordé, c’était parce que mon entraînement avait atteint un degré absurde par rapport à avant.
Peu de temps auparavant, Rokan m’avait soumis à un entraînement si intense que j’avais frôlé la mort.
Ensuite, il m’avait lancé une phrase glaçante.
« Ça devrait suffire. »
Et apparemment, ce n’était pas une menace en l’air. Depuis quelques jours, Rokan m’entraînait sans relâche, presque aussi durement.
Sans la magie dont Rokan se servait pour me soigner au bon moment, il n’aurait rien eu d’étonnant à ce que je me retrouve en soins intensifs quelque part.
J’avais craint de devoir continuer à endurer un entraînement pareil.
Heureusement, aujourd’hui était un jour de repos.
Demain, j’allais entrer pour la première fois dans une Porte de rang S ; Rokan m’avait donc accordé une journée de congé pour que je sois en forme.
Mais quand même…
À quel point une Porte de rang S pouvait-elle être terrible ?
J’avais entendu toutes sortes de rumeurs.
On disait que l’écart avec une Porte de rang A était incomparable.
Le test de simulation de rang m’avait déjà paru difficile la dernière fois. Rien que de penser que celui-ci serait encore pire me donnait mal à la tête.
Mais les soucis de demain pouvaient attendre demain. Aujourd’hui, je n’avais qu’à ne rien faire et à bien me reposer.
De toute façon, m’inquiéter ne changerait rien.
Étalé sur mon lit comme un paresseux, je profitai de mon temps libre.
Toute la fatigue accumulée me plongeait dans une agréable somnolence.
Je commençais tout juste à m’endormir quand mon téléphone sonna brusquement.
« Je ne m’attendais pas à recevoir un appel… »
J’étais sur le point de m’endormir. Si c’était du démarchage, j’allais vraiment être furieux.
Je vérifiai le numéro. Ce n’était ni Sia ni Rokan, mais un numéro que je n’avais jamais vu.
Au moins, ça n’avait pas l’air d’être du spam.
Mais le numéro m’était inconnu et j’étais à moitié endormi, alors je décidai de ne pas répondre.
Si c’était urgent, la personne pouvait m’envoyer un texto.
Mais voilà.
À peine l’appel terminé, alors que je m’apprêtais à me rendormir, le même numéro rappela.
J’ignorais si c’était urgent, mais j’avais l’impression que la personne continuerait d’appeler jusqu’à ce que je décroche.
Faute de mieux, je répondis.
Pourvu que ce ne soit pas pour rien.
« Allô ? »
[Bonjour, chasseur Yoon Minjun. Ici le ministère des Affaires étrangères de la République de Corée.]
« … Pardon ? »
La mention du ministère des Affaires étrangères me réveilla instantanément.
En même temps, je me demandai si c’était une arnaque téléphonique.
Quelques années plus tôt, j’avais reçu un appel du même genre. Quelqu’un qui prétendait être procureur dans une antenne locale m’avait demandé si je savais que mon compte bancaire servait de compte-relais à des criminels.
L’arnaque était si évidente que j’avais menti en disant que je le savais, juste pour les embêter, puis j’avais raccroché aussitôt.
Je cherchais comment les faire tourner en bourrique avant de raccrocher si c’était encore une arnaque, quand la personne reprit la parole.
[Vous avez récemment reçu des offres de naturalisation des États-Unis, de la Russie, de la France, du Royaume-Uni, du Brésil, de la Chine et de plusieurs autres pays, n’est-ce pas ?]
À ces mots, tous les poils de mon corps se hérissèrent.
J’avais dit à Sia, à Rokan et à ma famille que plusieurs pays m’avaient fait des offres, mais, à part les États-Unis et la Russie, je n’avais révélé à personne lesquels m’avaient contacté.
Ce n’était donc pas un canular.
« Oui, c’est… exact. »
J’étais plutôt surpris, mais je me ressaisis et répondis calmement.
[Nous vous appelons pour vérifier ces informations. Le service concerné, le Service national du renseignement, vous contactera de nouveau sous peu.]
« Quoi ? Pourquoi ? »
La mention du ministère des Affaires étrangères m’avait seulement laissé perplexe.
Mais dès que j’entendis parler du Service national du renseignement, je ne pus m’empêcher de me sentir intimidé, alors que je n’avais rien fait de mal.
[Vous en saurez davantage sous peu.]
L’appel prit fin avant que j’aie appris ce qu’ils me voulaient.
Moins d’une minute plus tard, le Service national du renseignement m’appela.
[Chasseur Yoon Minjun, ici le Service national du renseignement.]
Même au téléphone, la voix dégageait un charisme écrasant.
J’en eus la chair de poule.
Mais seulement un instant.
La suite me rassura.
[Nous avons appris que vous aviez récemment reçu des offres de naturalisation de plusieurs pays. Nous vous contactons pour savoir si vous avez pris une décision.]
Au ton de la voix et à l’atmosphère que je percevais au bout du fil, je compris aussitôt.
Ah, ils m’appellent pour tâter le terrain.
Le NIS savait peut-être que j’avais reçu ces offres, mais il ne pouvait pas savoir ce que j’en pensais.
Cela dit, si je devais deviner, ils supposaient probablement que j’étais tenté.
J’étais jeune et, en peu de temps, j’étais passé d’un chasseur de rang D sans éclat à un chasseur de rang A.
Vu de l’extérieur, sans rien savoir de moi, on pouvait penser que je n’avais aucune raison de refuser l’occasion de gagner en richesse et en notoriété.
Bien sûr, c’était loin d’être le cas.
Hum…
Je n’étais particulièrement attaché ni à l’argent ni à la célébrité, et je n’avais vraiment besoin ni de l’un ni de l’autre. Mais j’étais curieux de savoir ce qu’ils allaient me proposer.
Ils m’avaient contacté ouvertement au lieu d’enquêter en secret. Cela signifiait probablement qu’ils comptaient me convaincre directement.
Pour l’instant, je voulais voir comment ils réagiraient. Je décidai donc de faire semblant d’envisager la naturalisation dans un autre pays.
« Pour l’instant, j’y réfléchis. »
Je leur répondis vaguement.
Ah, c’était trop ambigu, comme réponse ?
« Les conditions sont meilleures que je ne le pensais. »
Un bref silence, gênant, s’installa.
[… Je vois.]
« Au fait, pourquoi m’avez-vous appelé ? »
Faisant semblant de ne rien savoir, j’essayai prudemment de sonder l’agent du NIS à l’autre bout du fil.
[Nous vous avons contacté parce que nous aimerions connaître l’avis sincère des chasseurs qui ont reçu des offres de naturalisation.]
Ils m’avaient donc bien appelé pour tâter le terrain.
[Si vous avez du temps, nous aimerions discuter avec vous en personne, dans un lieu qui vous conviendrait. Quand seriez-vous disponible ?]
Que devais-je faire ?
J’hésitai un instant à accepter de les rencontrer, mais je n’avais pas grand-chose à y perdre.
Je voulais aussi savoir ce qu’ils avaient en tête.
« Ça vous irait, aujourd’hui, à dix-huit heures trente ? »
Comme j’étais de repos, je comptais les retrouver brièvement dans un endroit près de chez moi.
[Oui, cela nous convient.]
« Alors, à tout à l’heure. Je vous enverrai l’adresse à part. »
Après avoir raccroché, je leur envoyai l’adresse d’un café près de chez moi.
Qu’est-ce qu’ils vont bien pouvoir me dire ?
J’ignorais exactement ce qu’ils allaient me proposer, mais une chose était sûre : ils allaient tenter de m’offrir quelque chose pour me faire renoncer à l’idée de me faire naturaliser ailleurs.
Je ne savais pas quoi, mais quoi que j’obtienne de cette rencontre, ce serait un problème plutôt agréable à avoir.
Il me restait encore beaucoup de temps avant le rendez-vous ; pour l’instant, je me rendormis.
* * *
À mon réveil, après ma sieste, je vérifiai l’heure : il restait environ trente minutes avant le rendez-vous.
Le café n’était qu’à cinq minutes à pied de chez moi. Sinon, j’aurais dû me précipiter dehors les cheveux en bataille.
J’avais largement le temps, et cette longue sieste m’avait débarrassé de toute ma fatigue.
Après m’être préparé rapidement, je me rendis à pied au café où nous avions rendez-vous.
J’avais discuté avec eux plus tôt, et j’étais en position de force, pas l’inverse. Malgré tout, l’idée de rencontrer des agents du NIS en personne me rendait un peu nerveux.
Les gens ordinaires avaient rarement une raison de rencontrer des agents du NIS.
À peine entré dans le café, je regardai autour de moi et repérai, dans un coin, un homme et une femme qui avaient tout l’air d’agents du NIS.
Ils ne portaient pas de costume, mais leur charisme transparaissait malgré leurs vêtements décontractés.
Dès que nos regards se croisèrent, ils débarrassèrent leurs boissons et s’approchèrent de moi.
« Vous êtes le chasseur Yoon Minjun ? »
« Oui. »
« Veuillez comprendre que la nature de notre travail nous empêche de nous présenter. »
L’agent, un homme que je supposai être celui qui m’avait parlé au téléphone, s’inclina légèrement. L’agente me désigna la sortie.
« Ce n’est pas un endroit convenable pour discuter. Nous avons réservé un lieu plus adapté. »
« Vous aimez le thon ? »
« Oui. »
« Suivez-nous, s’il vous plaît. Nous allons vous y conduire. »
Apparemment, en tant qu’agents du NIS, ils n’étaient pas à l’aise à l’idée de discuter là où d’autres pouvaient les entendre.
Je les suivis jusqu’à un restaurant spécialisé dans le thon.
Le cadre était chic, comme dans les établissements fréquentés par les dirigeants d’entreprise et les politiciens.
Si la nourriture était bonne, je devrais y emmener Sia, une prochaine fois.
Sia aimait le thon.
« Si nous parlons affaires tout de suite, cela risque de vous couper l’appétit. Mangeons d’abord, puis nous pourrons discuter tranquillement. »
Ils disaient sans doute cela pour ne pas me mettre la pression, mais attendre qu’ils en viennent au fait m’était plus difficile.
Rester assis en silence face à des inconnus, surtout des agents du NIS, était gênant et inconfortable.
Je décidai donc d’aller droit au but.
« Ça me va. Parlons maintenant. »
Je dis cela parce que l’ambiance était vraiment gênante, mais ils semblèrent l’interpréter autrement. Leur expression changea légèrement.
« Si c’est ce que vous souhaitez. »
L’un des agents sortit une tablette de son sac et me la tendit.
Je la pris et découvris une présentation.
Aucun des pays qui m’avaient proposé la naturalisation ne m’avait présenté de diaporama. Je me demandai de quoi il s’agissait en le parcourant : on y trouvait la liste des programmes que le gouvernement pouvait mettre en place pour soutenir ma carrière de chasseur.
« Tout cela a été coordonné avec l’Association des chasseurs. »
Ils semblaient vouloir me rassurer : ce n’étaient pas de simples promesses en l’air.
Le repas arriva avant que j’aie fini de lire, mais le peu que j’avais vu suffisait à comprendre que bien des chasseurs trouveraient ces propositions attrayantes.
Mais cela ne valait que pour les autres chasseurs.
Pour moi, du moins, les conditions n’avaient rien de particulièrement séduisant.
Certains avantages n’étaient pas mal.
Par exemple, de petits privilèges comme la possibilité de nouer des contacts en participant régulièrement à des rencontres amicales avec des chasseurs célèbres du monde entier.
En revanche, certaines conditions qui plairaient à d’autres chasseurs ne signifiaient rien pour moi.
La location gratuite d’équipements et d’artefacts de rang S en était un parfait exemple.
Les équipements et les artefacts offerts par Sia seraient sans doute encore plus performants.
Malgré tout, dans l’ensemble, c’était une offre correcte.
Elle n’avait rien d’aussi extraordinaire que celles des autres pays, mais elle restait intéressante.
« Je vois. »
Je hochai la tête sans grand enthousiasme.
Mais ils semblaient avoir complètement mal interprété mes intentions.
« Y a-t-il autre chose qu’il vous faudrait ? »
Je m’étais contenté de hocher la tête parce que je venais d’apprendre l’existence de tels programmes.
Mais ils avaient visiblement mal compris ce que je voulais dire.
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