Chapitre 7
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Traducteur/éditeur : Chen
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◈ Ma petite amie est revenue sous la forme d’un dragon ◈
Chapitre 7 : Oppa, comment tu as fait ça, au juste ?
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Après un déjeuner rapide, nous arrivâmes à la Porte de rang D que nous devions nettoyer aujourd’hui.
Taille recommandée du groupe : deux personnes.
C’était une Porte de rang D tout à fait ordinaire, connue pour ses apparitions d’hommes-lézards.
« Sia, tu as de l’équipement ? »
« Oui ! J’en ai plein dans mon espace de stockage. Pourquoi ? Tu n’as pas pris le tien, oppa ? »
« Si, je l’ai pris. Je demandais juste au cas où tu n’en aurais pas. »
Pour moi, rien n’avait vraiment changé depuis un an, alors l’équipement dans mon espace de stockage devait toujours y être. Mais ce n’était pas forcément le cas pour Sia.
Après sa réincarnation, l’espace de stockage dont elle s’était servie dans sa vie précédente, ainsi que tout ce qu’il contenait, aurait dû disparaître.
J’avais donc supposé qu’elle n’aurait pas d’équipement, mais Sia était déjà prête, comme si c’était tout naturel.
Mais alors…
« … ? »
La première pièce d’équipement que Sia sortit fut une épée.
À première vue, c’était une épée extraordinaire.
Je le compris sans même la tenir.
Elle était d’une puissance absolument démesurée.
Je la regardai tout de même, un peu perplexe.
Déjà, ça n’avait aucun sens que Sia, une dragonne, sorte une arme pour une simple Porte de rang D.
Mais surtout, une mage comme Sia n’aurait-elle pas dû utiliser un bâton plutôt qu’une épée ?
Du moins si elle comptait se faire passer pour une mage de rang D.
Comme je me faisais cette réflexion, Sia me tendit l’épée.
« Tiens, oppa. Prends-la. »
« … Hein ? »
« C’est mon cadeau pour toi. Je me suis dit qu’elle t’irait bien. »
Son geste inattendu me prit au dépourvu.
« Elle ne te plaît pas ? Je devrais t’offrir autre chose ? »
« Non, non, ce n’est pas ça. Si ça vient de toi, Sia, je serais content même avec un cure-dent. C’est juste que je suis un peu dépassé. Merci. J’en prendrai soin. »
« Il y a encore autre chose, oppa. »
« Hein ? Encore autre chose… ? »
« Oui. Attends un instant. »
Comme si l’épée n’avait été qu’un début, Sia se mit à sortir toutes sortes d’équipements de son espace de stockage : une armure, un casque, une cape et des accessoires.
Vu la qualité de l’épée qu’elle venait de m’offrir, le reste de l’équipement ne pouvait pas être ordinaire non plus.
Et quand je les enfilai, mes attentes se confirmèrent.
Chacun des objets dégageait une présence inhabituelle.
« Merci, Sia. J’en prendrai soin. »
« Attends un instant, oppa. Il en reste encore beaucoup. »
Même après ça, Sia continua à sortir des artefacts de son espace de stockage.
J’avais entendu dire que les dragons entassaient des trésors dans leur repaire, mais ce spectacle dépassait largement tout ce que j’avais imaginé.
« Sia, cette épée… elle a un nom ? »
Pendant qu’elle s’activait, je l’interrogeai sur l’épée.
Le reste de l’équipement était incroyable, lui aussi, mais quand je tenais cette épée, j’avais l’étrange impression qu’un fil invisible nous reliait.
Comment dire ? Même si je la tenais pour la première fois aujourd’hui, elle m’était étrangement familière, comme si je la portais depuis longtemps.
Sia parut un peu surprise.
« C’est… une Épée en os de dragon. »
Une Épée en os de dragon.
Ce n’était pas simplement une bonne arme. Elle avait quelque chose de plus.
Malgré tout, utiliser un équipement aussi dément contre de simples hommes-lézards…
Ça avait quelque chose d’étrange, à sa manière.
Enfin.
Une fois prêts, Sia et moi nous retrouvâmes devant l’entrée de la Porte, le cœur battant.
J’étais nerveux, car cela faisait longtemps que je n’avais pas participé à un raid dans une Porte, mais les souvenirs de notre ancienne vie me gonflaient aussi le cœur.
Puis, tout à coup.
Sia… ça va ?
Je jetai un coup d’œil à Sia pour m’assurer qu’elle allait bien.
Je l’avais oublié un instant, mais une Porte était un endroit horrible, où Sia était morte autrefois.
Pour elle, deux mille cinq cents ans avaient passé, mais on disait que les dragons n’oubliaient jamais.
J’avais souffert d’un traumatisme pendant l’année écoulée. Même si elle n’en disait rien, Sia n’avait-elle pas, elle aussi, un traumatisme lié aux Portes ?
« Ça va ? »
Mais au moment où je demandai à Sia si elle allait bien, elle me posa exactement la même question.
Nous avions prononcé les mêmes mots en même temps et ne tardâmes pas à échanger un sourire chaleureux.
« Tu t’inquiétais à l’idée que j’aie un traumatisme, moi aussi, oppa ? »
Je hochai la tête.
Peut-être touchée par ce petit geste, Sia m’embrassa soudain sur la joue.
« Je vais vraiment bien, alors ne t’inquiète pas du tout. Mais surtout… toi, ça va, oppa ? À cause de ce qui s’est passé, à l’époque… »
« Oui. Moi aussi, ça va. J’étais inquiet, mais je ne pensais pas que ça irait aussi bien. »
À vrai dire, j’avais été un peu nerveux avant d’entrer dans la Porte.
Mais une fois à l’intérieur, étrangement, je cessai de trembler.
Loin d’être traumatisé, j’avais même hâte d’y être.
« Tant mieux. Finissons vite et allons manger du tteokbokki mala ce soir ! »
En l’entendant, j’eus moins l’impression d’être entré dans une Porte que d’être parti faire un tour dans le quartier.
Eh bien, Sia était à mes côtés.
Avec les artefacts qu’elle m’avait donnés, je n’étais pas nerveux du tout. On aurait presque dit un rendez-vous.
Nous avançâmes lentement dans la Porte, attendant que des monstres nous attaquent.
Un peu plus tard,
plusieurs hommes-lézards apparurent à dix heures.
Ils nous observaient avec méfiance en poussant leurs cris caractéristiques.
« Oppa, là-bas. »
« Je les vois aussi ! »
« Je vais rester ici. Tu peux t’occuper de tous ceux-là tout seul, pas vrai ? »
« Bien sûr. Je reviens tout de suite. »
Sia me souhaita bonne chance et ajouta que, même si cela n’arriverait pas, elle interviendrait si la situation devenait dangereuse.
Mais je n’aurais probablement pas besoin de son aide.
L’écart de rang était tout simplement trop important.
Contrairement à moi, qui étais détendu, les hommes-lézards semblaient sentir le danger. Ils quittèrent leur posture méfiante pour se mettre en position de combat.
Kiiik !
Dès qu’ils furent assez près, je sentis la vibration agréable de l’épée et l’abattis sur eux sans hésiter.
Schlak !
Avant qu’il ait le temps de réagir, un homme-lézard eut le cou tranché net.
Je pensais que mes réflexes de combat se seraient émoussés après une si longue pause, mais peut-être à cause de la réévaluation de mon rang ce matin-là, je maniai l’épée sans difficulté.
Non, peut-être était-ce grâce à l’équipement, mais je me sentais encore plus doué qu’avant.
Mes mouvements à l’épée étaient non seulement meilleurs, mais je voyais aussi les hommes-lézards bouger beaucoup plus clairement.
Leurs enjambées, la trajectoire de leurs armes rudimentaires, tout.
Comme un poisson dans l’eau, je continuai à faire tournoyer mon épée.
Avant, je n’aurais pas pu leur trancher le souffle d’un seul coup, mais à présent, j’avais cette arme insensée que Sia m’avait donnée.
Les hommes-lézards s’effondraient sous chacun de mes coups, incapables d’opposer la moindre résistance.
« Ouf. »
Je m’attendais à ce que ce soit facile avec un équipement aussi bon, mais pas à ce point.
Je me tournai vers Sia.
Abattre quelques monstres de rang D avec une arme aussi incroyable n’avait rien de bien spectaculaire.
Pourtant, Sia me regardait, stupéfaite.
« Oppa, c’était complètement… incroyable. »
« Non, ce n’était rien. »
Qu’est-ce que tuer quelques monstres de rang D pouvait bien représenter pour une dragonne comme Sia ?
Je pensai donc qu’elle cherchait seulement à m’encourager.
« Je ne dis pas ça pour te faire plaisir, oppa. Je le pense vraiment. »
À son ton, je compris que Sia était sincèrement impressionnée par ce que je venais de faire.
Quoi ? Elle le pense vraiment ?
* * *
L’épée que Sia avait donnée à Minjun n’était pas une épée ordinaire. C’était une Épée en os de dragon, forgée à partir d’os de dragon.
Cette arme était incroyablement puissante ; elle s’était donc naturellement attendue à ce que Minjun se débrouille bien.
Mais autre chose avait surpris Sia.
Il a éveillé le pouvoir de l’épée.
Sans l’avoir fait exprès, Minjun avait clairement éveillé et utilisé le pouvoir qui résidait dans l’épée.
Le pouvoir qu’il avait éveillé était ténu, mais le simple fait d’y être parvenu avait une importance immense.
Après tout, personne n’avait jamais été ordinaire parmi ceux qui avaient révélé le potentiel d’une Épée en os de dragon.
Les Épées en os de dragon… évaluent le potentiel de leur propriétaire.
Avant que Sia ne vienne dans ce monde moderne, les Épées en os de dragon étaient réputées, dans son monde, pour trouver leur maître parmi les épéistes.
Il y avait eu un homme qui, simple soldat, était devenu maître épéiste grâce à une seule épée.
Il y en avait eu un autre, roi d’un petit royaume faible, qui avait unifié le continent avec une lame unique.
Et il existait bien d’autres grandes figures dont tout le monde reconnaîtrait le nom.
Notre oppa pourrait-il devenir comme eux, lui aussi ?
En imaginant Minjun inscrire son nom dans l’histoire des chasseurs, Sia sourit doucement.
Mais une chose lui échappait.
Dans son monde, celui qui avait autrefois mieux que quiconque utilisé le pouvoir d’une Épée en os de dragon…
était quelqu’un dont le nom avait un jour été interdit, même dans la société des dragons.
* * *
En ramassant le butin, Sia révéla à Minjun le secret de l’épée.
Elle lui expliqua qu’il avait, même faiblement, libéré le pouvoir qui y sommeillait.
Elle lui raconta aussi les exploits de ceux qui avaient libéré ce pouvoir par le passé.
Pour Minjun, c’était une histoire stupéfiante.
« Donc l’épée que tu m’as donnée n’est pas une épée ordinaire, mais quelque chose de bien plus spécial… et j’ai libéré le pouvoir qu’elle renferme ? »
« C’est ça, oppa. »
Même après avoir entendu cette histoire, Minjun semblait encore abasourdi.
« J’avais ce genre de talent… ? »
Sa question muette était tout à fait naturelle.
Si j’avais ce talent, pourquoi n’ai-je progressé que jusque-là ?
On ne l’avait pas découvert lors de son évaluation de rang. Et pourquoi était-il né avec un talent aussi étrange, dans un monde sans dragons ?
Avoir du talent était forcément une bonne chose, mais Minjun était tout de même un peu déconcerté.
« À ce rythme, notre oppa pourrait devenir un chasseur de haut rang en moins d’un an ? »
Sia lança cela sur le ton de la plaisanterie.
Mais contrairement à son ton léger, elle envisageait la possibilité très sérieusement.
Dès le départ, elle avait su que Minjun pourrait devenir un chasseur de haut rang si elle le soutenait pleinement.
C’était d’ailleurs son plan.
Mais si Minjun possédait lui-même un potentiel aussi grand ?
Même sans son aide, il pourrait accomplir de grandes choses.
Bien sûr, ce ne serait jamais facile.
« Si tu le dis, Sia… alors je dois essayer. »
« Comment notre oppa peut-il être aussi fiable ? »
Il était fiable, mais aussi si mignon et adorable que Sia lui ébouriffa les cheveux.
« Sia, tu me décoiffes. »
« Ça a aussi son charme, comme ça. »
Minjun, gêné, se couvrit le visage d’une main et écarta l’autre de Sia.
Mais Sia ne fit qu’apprécier davantage sa réaction et sourit comme une mère attendrie.
« Alors, allons-y ! »
Il était temps de repartir à la recherche d’autres hommes-lézards.
Avec l’impression d’être en rendez-vous, Sia et Minjun progressèrent lentement dans la Porte.
Un peu plus tard, ils aperçurent un groupe d’hommes-lézards qui se dirigeait quelque part.
Minjun les observa et prépara une embuscade.
Si l’épée possède un tel pouvoir… je devrais m’entraîner à le maîtriser en combattant ces types.
Il ne s’en était pas rendu compte lorsqu’il avait brandi l’épée pour la première fois.
Mais maintenant qu’il savait qu’il pouvait exploiter son potentiel, il ne pouvait plus la manier à la légère.
Ne pense à rien d’autre. Essaie juste d’en libérer le potentiel.
Bien sûr, il ne lui suffirait pas de le décider pour libérer soudain davantage du pouvoir contenu dans l’épée.
Il ignorait encore quel sens lui avait permis de libérer ce pouvoir, et ne savait même pas exactement de quoi il s’agissait.
Mais…
Ce genre de chose, tout est une question de visualisation.
Il avait entrevu une possibilité ; il devait donc trouver le moyen de la développer.
Minjun posa la main sur la garde de son épée, puis bondit sur le groupe dès que le moment fut venu.
Kiiik !?
Profitant de leur désarroi face à cette attaque surprise, Minjun abattit rapidement son épée sur l’homme-lézard de tête.
Son corps était léger, et il voyait très clairement les mouvements de l’homme-lézard.
Mais il ne sentait pas le pouvoir dont Sia lui avait parlé.
Je n’y comprends rien.
Encore une fois.
Cette fois, l’épée de Minjun transperça de plein fouet la poitrine d’un homme-lézard.
De quoi parlait Sia, au juste ?
Il ne comprenait toujours pas quelle énergie de l’épée il avait libérée, ni comment il s’y était pris.
Même en maniant l’épée de toutes sortes de façons.
Même en voyant les hommes-lézards s’effondrer, impuissants, devant lui.
Malgré tout,
du point de vue de Sia, Minjun libérait clairement le potentiel contenu dans l’épée.
Mais d’une façon légèrement différente de celle des autres utilisateurs d’Épées en os de dragon.
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