Chapitre 55
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Traducteur/éditeur : Chen
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◈ Ma petite amie est revenue sous la forme d’un dragon ◈
Chapitre 55 : Et si oppa devenait célèbre….
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Pour échapper aux appels incessants des journalistes et des représentants de guildes, et parler de ce qui se passait, j’appelai aussitôt Sia en vidéo.
Comme toujours, Sia décrocha dès la première sonnerie.
[« Oppa ! Oh, attends une seconde. Il s’est passé quelque chose ? »]
Elle me salua avec entrain, puis vit mon visage à l’écran et m’interrogea d’un ton inquiet.
La fatigue accumulée après avoir répondu à des appels toute la journée devait se lire sur mon visage.
[« Tu… as perdu la bague ? C’est pour ça que tu m’appelles ? »]
Hein ?
À bien y penser, je ne portais pas la bague que Sia m’avait offerte.
Un frisson me parcourut à l’idée de l’avoir peut-être perdue. Heureusement, en repassant les événements en revue, je me rappelai que ce n’était pas le cas.
« Non. Je l’ai enlevée un instant tout à l’heure, quand je prenais ma douche, mais je viens de me rappeler que je l’ai laissée dans la salle de bains. »
J’avais failli perdre dix ans d’espérance de vie.
Si je l’avais vraiment perdue, je n’aurais pas su comment gérer les conséquences.
[« Ouf, tant mieux. Elle ne te gêne pas, quand tu la portes ? »]
« Non. Elle me va parfaitement. Elle est confortable aussi. »
Dans ces moments-là, je me faisais peur.
Je pouvais mentir avec un aplomb incroyable, sans même ciller.
J’étais reconnaissant à Sia de l’avoir faite de ses propres mains, et je savais que porter cette bague m’aidait dans une certaine mesure.
Mais cela n’avait rien à voir avec le malaise indescriptible que je ressentais chaque fois que je la portais.
Je m’y étais suffisamment habitué pour que ça reste supportable, mais dès que je me rappelais que cette bague et le collier que je portais étaient faits avec les os de Sia, j’avais la chair de poule.
Je passai tranquillement à la salle de bains, remis la bague et la montrai à Sia.
[« Même si tu la perds, je peux t’en refaire une. Je me suis juste dit que tu t’inquiétais peut-être à son sujet. »]
Sia poussa un soupir de soulagement.
[« Alors, oppa, il s’est passé autre chose ? »]
Je lui résumai brièvement tout ce qui s’était passé dans la journée.
« Au début, c’était intéressant, mais petit à petit, c’est devenu épuisant. »
[« Ça reste une bonne nouvelle ! Ça veut dire que les gens reconnaissent ce que tu as accompli et qu’ils le saluent ! »]
« Peut-être que j’aurais vu les choses comme ça avant, mais maintenant, je m’en fiche un peu. Peu importe que les autres me reconnaissent. Ce qui compte, c’est que toi, tu me reconnaisses. »
Que je passe du rang D au rang B en un mois et demi ou que j’atteigne le rang SSS par je ne sais quel moyen, mon seul objectif était de manier pleinement le pouvoir d’un dragon.
C’était ce que je voulais dire, mais Sia sembla comprendre tout autre chose. Dès qu’elle m’entendit, elle rougit et se tortilla, toute gênée.
[« Oppa, franchement… »]
Parfois, quand Sia réagissait comme ça, je me sentais moi aussi embarrassé sans raison.
Je m’éclaircis la gorge, puis repris :
« J’en ai marre de répondre aux appels, mais je ne peux pas les ignorer ou éteindre mon téléphone comme ça. Je ne sais même pas comment ils ont eu mon numéro. Je me suis dit que ce serait mieux de parler à notre Sia que de répondre à des gens comme ça. »
[« Mm-hm ! Ne t’inquiète pas. Je vais tout de suite te faire oublier ta fatigue. Hum, de quoi est-ce qu’on pourrait parler ? »]
Nous discutâmes encore longtemps, et nous parlâmes aussi de notre rendez-vous de la semaine.
Après notre longue conversation.
« Alors, on se voit à ce moment-là. »
[« D’accord ! Et oppa, si tu laisses ton téléphone allumé pour moi, tu peux l’éteindre, ça ne me dérange pas. Si tu as besoin de m’appeler, tu as aussi ton ordinateur. »]
« C’est vrai. Je ne suis pas obligé de passer par mon téléphone pour te joindre. »
Pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt ?
Je pouvais utiliser le chat vocal ou autre chose. Il y avait plein de possibilités.
« Alors, Sia, je vais probablement éteindre mon téléphone pour aujourd’hui. Ne t’inquiète pas trop, d’accord ? »
[« D’accord ! Le dîner ne va pas tarder, alors régale-toi. »]
« Toi aussi. »
Après avoir raccroché, je jetai mon téléphone sur le lit, soulagé.
Cette longue conversation avec Sia avait balayé ma fatigue.
Puisque je lui avais déjà dit que j’éteindrais mon téléphone, j’allais justement le faire.
Mais un nouvel appel arriva.
« Encore… ? »
Avant de l’éteindre, je répondrais à celui-là. Juste à celui-là.
* * *
Après avoir raccroché avec Minjun, Sia se plongea dans ses pensées.
C’était indéniablement une bonne nouvelle que l’homme qu’elle aimait soit reconnu par tant de gens.
Les appels des autres l’avaient clairement épuisé, mais, malgré tout, pendant leur conversation, Minjun avait qualifié cette fatigue d’agréable.
Il y avait pourtant une chose qui l’inquiétait.
« Et si oppa passait à la télé ? »
D’après ce que Minjun avait dit un peu plus tôt, il ne semblait pas avoir l’intention de participer à une émission ou d’accepter une interview.
Mais ce n’était que son impression.
Qui sait ? Minjun pourrait changer d’avis et passer un jour dans une émission célèbre.
Quelqu’un d’autre aurait pu se dire qu’il n’y avait pas de raison de s’inquiéter parce que son petit ami passait à la télé. Qu’elle n’avait qu’à trouver ça amusant et passer à autre chose.
Mais Sia, elle, ne le voyait pas ainsi.
« Si oppa passe à la télé et devient célèbre, il y aura forcément une ou deux salopes pour craquer sur lui et essayer de le séduire. »
Si Minjun passait dans une émission, on parlerait forcément de ses progrès stupéfiants et de ses exploits.
Mais Sia était certaine que les téléspectateurs remarqueraient non seulement ses accomplissements, mais aussi son charme chaleureux et son beau visage, digne de rivaliser avec celui des célébrités.
Un homme qui n’était même pas une célébrité, mais dont la beauté pouvait faire chavirer le cœur des femmes. Il ferait sensation.
Et vu le potentiel qu’il avait montré en tant que Chasseur, il attirerait encore plus l’attention.
Il était compétent et beau. Comment les chaînes de télévision pourraient-elles le laisser tranquille ?
Il se verrait alors naturellement proposer d’autres émissions. S’il devenait une célébrité, d’autres femmes s’intéresseraient forcément à lui. Il pourrait se rapprocher de jolies célébrités en travaillant avec elles sur des plateaux…
Mais que se passerait-il si une femme ayant participé à une émission avec Minjun décidait de tenter sa chance auprès de lui ?
Et si, à sa place, des femmes jolies, jeunes et talentueuses, qui pouvaient côtoyer Minjun sans restriction, se mettaient à le séduire subtilement ?
La plupart des gens trouveraient sans doute ses inquiétudes ridicules et excessives.
Mais personne ne pouvait comprendre ce qu’elle ressentait sans être à sa place.
Elle était revenue sur Terre depuis moins d’un mois et demi, et pourtant, deux femmes avaient déjà ouvertement jeté leur dévolu sur Minjun.
Elle avait entendu dire qu’avant sa réincarnation, plusieurs femmes avaient demandé son numéro à Minjun.
Et elle avait elle-même vu d’autres femmes le draguer en personne, à de nombreuses reprises.
Mais deux incidents s’étaient déjà produits en si peu de temps. Comment ne pas s’inquiéter ?
Croque, croque.
Submergée par l’angoisse, elle se mit à se ronger les ongles.
« Ça ne peut pas arriver. C’est absolument hors de question… »
Quoi qu’il arrive, le visage de Minjun ne devait pas être connu à la télévision, ni même sur YouTube.
Elle voulait que tout le monde reconnaisse Minjun, et en même temps, elle voulait être la seule à connaître ses charmes. Ces sentiments contradictoires s’agitaient dans son cœur.
« Pourquoi est-ce que je m’inquiète autant ? »
Après avoir cessé de se ronger les ongles, Sia se mit à humer l’un des vieux vêtements de Minjun, qu’elle avait gardé près d’elle.
L’odeur de Minjun s’était beaucoup estompée avec le temps, mais il lui suffisait de vaporiser le parfum qu’il portait d’habitude pour la raviver.
« Ouf. »
Elle se calma un peu, puis ses pensées dérivèrent vers autre chose.
À bien y réfléchir, Minjun n’était-il pas épuisé parce que quelqu’un avait divulgué ses coordonnées et provoqué cette avalanche d’appels ?
« Maintenant que j’y pense, c’est vraiment agaçant. »
L’attention dont Minjun faisait l’objet, c’était une chose.
Mais indépendamment de cela, qui avait pu répandre à la légère ces précieuses informations personnelles ?
Elle voulait voir le visage de cette personne.
« Je devrais aussi me renseigner là-dessus. »
Elle ignorait comment les informations personnelles et le numéro de Minjun avaient fuité, mais si son numéro avait été divulgué sans respecter les procédures légales…
Sia décida que la personne responsable en paierait le prix.
* * *
Combien d’appels manqués m’attendraient si j’allumais mon téléphone ?
J’envisageai de l’allumer pour vérifier, mais le souvenir de la pluie d’appels incessante de la journée me coupa toute envie.
Je ferais peut-être mieux de ne pas le rallumer avant demain, au plus tôt.
Mais éteindre mon téléphone ne voulait pas dire que je ne pouvais rien faire. Je m’installai donc devant mon ordinateur.
La première chose que je fis en l’allumant fut de consulter les actualités.
Sans surprise.
Des tas d’articles à mon sujet avaient fleuri sur différents portails.
<« Du rang D au rang B » en un mois. Un prodige sans précédent fait son apparition dans l’histoire des Chasseurs coréens ?>
<« Vilain ou pas ? » Les experts : « Il a de fortes chances d’avoir délibérément caché sa puissance »>
<« Deux rangs en un mois et demi. » Sa progression inédite attire l’attention à l’étranger>
<Un prometteur nouveau venu, apparu comme une comète. La Chine et l’Arabie saoudite sortiront-elles aussi leur chéquier ?>
Bien que je n’aie pas l’intention de leur donner quoi que ce soit, les articles spéculatifs se multipliaient à toute vitesse.
Certains prétendaient même qu’il s’agissait forcément d’une fraude et lançaient sans preuve l’idée que j’avais manipulé mon premier examen pour obtenir un rang inférieur à mon véritable niveau.
Au moins, aucun article ne révélait mon identité ni ne contenait d’indice permettant de la découvrir.
Dans le cas contraire, j’aurais porté plainte pour divulgation d’informations personnelles.
Quoi qu’il en soit, après avoir parcouru les articles, et avant de chercher des Portes à explorer demain ou après-demain, je consultai ma boîte de réception sans raison particulière.
Sans surprise, j’avais reçu pas mal de courriels de guildes, de chaînes de télévision et de journalistes.
Je ne les avais volontairement pas ouverts, me contentant de lire les objets, mais en les parcourant, je remarquai qu’une émission-débat célèbre d’une grande chaîne m’avait également invité.
Quand étais-je censé répondre à tout ça ?
Et une émission d’une grande chaîne, hein…
La perspective de rencontrer des célébrités connues me tentait un peu, mais je décidai de refuser toutes les invitations. J’avais l’impression que les inconvénients l’emporteraient sur les avantages.
Après avoir traité les courriels, je me remis à chercher des Portes accessibles.
Une Porte de rang B dans la région métropolitaine de Séoul, dont aucune guilde ne détenait les droits d’exploration, et à laquelle des Chasseurs indépendants comme moi pouvaient participer.
Il me fallait trouver des Portes répondant à ces critères…
« Il n’y en a pas beaucoup. »
Je m’attendais à ce qu’il y ait peu de Portes auxquelles je puisse me joindre, mais il y en avait encore moins que je ne le pensais.
Les raisons étaient simples.
D’abord, plus le rang d’une Porte était bas, plus il y en avait. Plus le rang était élevé, plus elles se faisaient rares.
Ensuite, les guildes achetaient les droits d’exploration de la plupart des Portes de rang A et B. Il en restait donc encore moins auxquelles les Chasseurs sans guilde pouvaient participer.
C’était pour ça que, quand j’étais un Chasseur de rang D, je n’avais aucun mal à explorer des Portes seul, même sans rejoindre de guilde.
Les guildes achetaient rarement les droits d’exploration des Portes de rang D, et elles étaient très nombreuses.
Mais, pour les donjons de rang B et au-dessus, il était relativement difficile de participer aux explorations en indépendant, pour ces raisons.
« J’aurais peut-être dû rejoindre une guilde ? »
J’avais souvent entendu dire qu’il était difficile pour les Chasseurs indépendants d’entrer dans les Portes de rang B.
Mais maintenant que je me retrouvais dans cette situation, je me demandais si mon refus d’intégrer une guilde n’avait pas été une pure obstination.
Je n’avais aucun préjugé contre les guildes et je n’avais pas non plus subi de traumatisme lié à elles.
Peut-être vaudrait-il mieux gagner un peu moins, participer à moins d’explorations et profiter du temps libre pour m’entraîner ou faire des combats d’entraînement.
Ou alors, devrais-je demander conseil à Rokan ?
Il saurait probablement mieux que moi quelle option était la meilleure.
Puisque l’idée m’était venue, je me rendis directement au repaire de Rokan.
Mais à peine arrivé au repaire…
Rokan me regarda, surpris de me voir débarquer.
« C’est intéressant. Figure-toi que j’allais justement te contacter. »
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