Chapitre 14
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Traducteur/éditeur : Chen
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◈ Ma petite amie est revenue sous la forme d’un dragon ◈
Chapitre 14 : Oppa, comment tu me trouves ?
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« Ah… »
En voyant mon air troublé, Sia se rendit enfin compte qu’elle tenait ses baguettes d’une drôle de façon et les reposa précipitamment.
« Q-Qu’est-ce que je faisais, à l’instant… ? Oppa, je veux dire, ce n’est pas ce que tu crois… »
Sia agita les mains pour assurer qu’elle n’avait rien voulu faire.
Mais je savais que ce n’était pas intentionnel. Et puis, le visage de Sia était devenu rouge comme une tomate tant elle paniquait. C’était adorable.
Je pourrais peut-être la taquiner encore un peu.
« Ce n’est pas grave. Ça peut arriver quand on panique. Mais tu n’allais pas vraiment me poignarder, hein ? »
« Mais non, mais non, mais non ! »
Si je continuais à la taquiner, elle risquait vraiment de me poignarder.
Je lui dis de ne pas s’inquiéter, puis pris une patte de crabe royal dont il restait encore de la chair.
Sia aurait très bien pu retirer la chair avec sa magie, mais ça devait être différent quand son petit ami s’en chargeait soigneusement pour elle.
Je récupérai toute la chair de la patte, la déposai dans une assiette et la tendis à Sia. Elle me gratifia d’un doux sourire satisfait.
Nous terminâmes notre repas dans une ambiance chaleureuse.
« Ouf, c’était délicieux. »
Sia se tapota le ventre avec mignonnerie.
« Sia, on retourne à la villa pour se reposer ? »
« Oui. J’ai déjà hâte. Toi aussi, pas vrai, oppa ? »
« Oh oui. Ça avait l’air vraiment sympa sur les photos, tout à l’heure. »
Nous avions fait quelques voyages ensemble depuis le début de notre relation, mais nous n’avions jamais séjourné dans une villa avec piscine. Ça rendait sans doute l’expérience encore plus excitante.
Comme ce n’était pas loin, nous rejoignîmes notre hébergement à pied.
« Waouh. »
« On a vraiment choisi un super endroit, oppa. Pas vrai ? »
« Oui. Notre Sia a vraiment l’œil. »
Des lumières éblouissantes illuminaient la nuit noire, tandis que de charmants petits jardins s’étendaient en dessous.
Un peu plus haut, la piscine privée où nous allions nager brillait sous la lune.
Après nous être enregistrés rapidement, nous montâmes dans notre chambre.
Une magnifique vue nocturne et une superbe piscine où se reflétait la lune nous accueillirent.
Puisque nous étions dans une villa avec piscine, il ne nous restait plus qu’à aller nager.
Mais comme nous avions organisé ce voyage sur un coup de tête, aucun de nous n’avait de maillot de bain.
J’allais descendre à la réception pour demander si nous pouvions en louer quand Sia m’arrêta.
« J’en ai apporté. »
Elle n’avait rien dans les mains.
Mais c’était une dragonne ; peut-être les avait-elle rangés dans une sorte de dimension de poche.
« Alors, il ne me reste qu’à en louer un pour moi. »
« Non. J’ai aussi apporté le tien, oppa. »
« … Le mien aussi ? »
Notre Sia comptait vraiment se baigner.
Quand avait-elle préparé le mien ?
Non, avait-elle seulement eu le temps de le faire ?
Un peu perplexe, je décidai de ne pas m’en préoccuper pour le moment.
« Sia, si tu voulais nager, tu aurais pu me le dire plus tôt. Ça ne m’aurait vraiment pas dérangé. »
« En fait, je voulais nager seule avec toi. Juste tous les deux, quelque part où il n’y aurait personne d’autre. »
Le visage de Sia rougissait peu à peu, de timidité.
« Juste tous les deux, là où personne ne peut nous voir. »
Voilà pourquoi elle avait choisi une villa avec piscine, alors qu’elle avait prétendu que ça lui allait quand j’avais proposé d’aller nager.
« Au fait, oppa, j’ai quelque chose à faire. Attends-moi un instant. »
« D’accord. Tu en as pour longtemps ? »
« Ne t’inquiète pas. Ça ne prendra vraiment qu’un instant. »
* * *
Après s’être assurée que Minjun était monté dans la chambre, Sia quitta rapidement la villa et utilisa la Téléportation.
La course qu’elle avait mentionnée consistait tout simplement à acheter des maillots de bain.
Elle n’en avait pas préparé, à vrai dire.
Comment aurait-elle pu en acheter alors qu’elle venait à peine de revenir sur Terre ?
Si elle avait menti à Minjun en prétendant les avoir préparés, c’était pour une seule raison.
Il faut que j’aille en acheter maintenant.
Elle voulait choisir elle-même les maillots.
Des maillots de bain.
On pouvait croire qu’il ne s’agissait que de vêtements pour nager, mais rien ne mettait mieux en valeur la virilité ou la féminité.
Sia voulait mettre ses atouts en valeur avec un maillot de bain. Et elle voulait aussi que Minjun fasse ressortir sa virilité dans un maillot qu’elle aurait choisi elle-même.
Mais nager seuls tous les deux dans de vulgaires maillots de bain de location ?
Peut-être que l’ancienne moi s’en serait contentée.
Mais elle ne pouvait plus l’accepter.
Ça aurait été une chose s’ils les avaient portés en famille ou avec des amis.
Mais ça gâcherait complètement l’ambiance romantique.
Son grand-père lui ayant donné une généreuse somme d’argent de poche, elle utilisa la Téléportation pour se rendre dans un grand magasin de Séoul.
Quel maillot irait le mieux à mon oppa ?
Et lequel devrais-je porter pour le faire rougir ?
La Jeong Sia qui avait timidement dit vouloir nager seule avec lui avait disparu.
« Héhé. J’ai tellement hâte. Je devrais vite les acheter et retourner auprès d’oppa. »
Elle avait déjà sélectionné quelques modèles sur le téléphone de Minjun, un peu plus tôt. L’achat ne devrait donc pas prendre longtemps.
Les yeux de Sia se plissèrent en croissants de lune.
* * *
Pendant que Sia était partie faire ses courses, je montai dans la chambre et en fis le tour.
« C’est vraiment le paradis. »
Profiter seul de cette vue incroyable, sans Sia, me semblait presque du gâchis.
« Quand est-ce que Sia va revenir ? »
Ça ne semblait pas devoir prendre beaucoup de temps.
Après avoir attendu seul une dizaine de minutes…
« Oppa, je suis rentrée ! »
La sonnette retentit tandis que Sia m’appelait depuis l’extérieur, et j’ouvris aussitôt la porte.
Sia portait un grand sac de courses.
« Qu’est-ce que… tout ça ? »
« Des en-cas ! J’en ai pris au cas où on aurait faim après la baignade. Des petites choses à grignoter, des boissons et quelques canettes de bière. Les maillots sont là aussi. »
« C’était donc ça, ta course. J’aurais pu t’accompagner. »
« Non, ça va. »
Sia commença à sortir les affaires du sac.
Des en-cas, des boissons, de l’alcool, et enfin…
Mon maillot de bain.
« Mais, Sia, où est-ce que tu as trouvé ce maillot ? »
J’avais laissé passer tout à l’heure, mais en y repensant, quelque chose me paraissait louche.
Pourquoi Sia avait-elle un maillot d’homme avec elle ?
« En fait, je suis simplement allée dans un grand magasin pour l’acheter. »
« Tu es sortie juste pour acheter ça ? On aurait pu porter ceux qu’ils louent ici. »
Ça me paraissait bien compliqué.
« Je ne voulais pas porter de maillot de location aujourd’hui. Alors j’en ai acheté un pour moi, et un pour toi aussi, oppa. »
Je ne comprenais pas tout à fait, mais je décidai de ne pas creuser la question.
Sia avait dit que c’était ce qu’elle voulait.
« Tu as acheté tout ça… en si peu de temps ? »
« Oui. »
Deux maillots, sans compter les en-cas.
Je me demandai si c’était physiquement possible en si peu de temps, puis me rappelai que la distance ne représentait pas grand-chose pour quelqu’un capable d’utiliser la Téléportation.
« Bon, je vais me changer là-bas. »
Sans me montrer son maillot avant le dernier moment, Sia trottina dans la chambre, son sac à la main.
Elle savait vraiment comment piquer la curiosité.
Je me dis que je n’allais pas tarder à découvrir ce qu’elle portait, puis entrai à mon tour dans la chambre pour me changer.
« Alors, c’est ça, les goûts de Sia. »
Nous avions déjà choisi des vêtements l’un pour l’autre en faisant du shopping, mais jamais des maillots de bain.
C’était peut-être pour ça que ça me faisait bizarre.
Curieux de découvrir le modèle qu’elle avait choisi, je sortis le maillot qu’elle m’avait acheté.
C’est ça ?
Un simple short de bain noir apparut.
C’était peut-être différent à l’étranger, mais en Corée, les gens ne portaient-ils pas généralement un haut anti-UV aussi ?
Je préférais en porter un pour nager, alors l’idée de me baigner avec seulement un short me mettait un peu mal à l’aise.
Mais après tout…
Si Sia avait voulu que j’en porte un, elle l’aurait acheté avec le reste.
Si elle n’avait pris qu’un short, c’était sans doute parce qu’elle voulait que je ne porte que ça.
Je décidai donc de mettre ce que Sia m’avait acheté.
C’était un peu gênant, mais il n’y avait personne d’autre ici.
Une fois changé, je sortis dans la villa et attendis Sia.
Quel genre de maillot Sia a-t-elle choisi ?
Dans mes souvenirs, Sia était plutôt pudique et réservée.
Elle n’aimait pas les vêtements révélateurs dans la vie de tous les jours, ni même quand nous étions allés ensemble dans un parc aquatique.
Elle avait donc de bonnes chances d’avoir choisi un maillot qui couvrait le plus de peau possible.
Peut-être une combinaison intégrale, comme celles qu’on ne voyait qu’en compétition de natation.
… Mais dans ce cas, elle en aurait sûrement loué une ici.
Comme il y avait de fortes chances qu’elle ne porte rien de voyant, je ne voyais pas pourquoi elle se serait arrêtée dans un grand magasin pour acheter un maillot.
À moins qu’elle ait eu un modèle précis en tête.
Et puis…
« Oppa ! »
Sia m’appela, apparemment après s’être changée.
Mais dès que je tournai la tête, je ne pus m’empêcher de sursauter.
Où était passée la Sia pudique que je connaissais ?
Vêtue d’un bikini noir comme on en voyait facilement dans les parcs aquatiques, Sia me fit signe en s’approchant.
Il n’y avait aucun ornement particulier.
C’était juste un bikini noir tout simple.
Mais ne disait-on pas que la simplicité avait du bon ?
« Alors, l’eau est comment ? Elle est trop froide ? »
Sans faire la moindre remarque sur son maillot, Sia s’assit tranquillement à côté de moi.
Ce qui me rendait encore plus fou.
Pourquoi est-elle si sexy ?
Si Sia avait toujours aimé porter ce genre de maillot, ça ne m’aurait pas fait autant d’effet.
Mais je découvrais une facette d’elle que je n’avais jamais connue.
Et, de tous les jours, c’était aujourd’hui qu’elle me la révélait.
J’ouvris grand les yeux et fixai Sia.
Comment suis-je censé résister ?
Je la dévisageai sans un mot, mais Sia ne se troubla pas. Au contraire, elle sembla apprécier mon regard et m’adressa un sourire aguicheur.
Ses yeux parcoururent mon torse nu.
Elle n’a pas acheté un haut anti-UV exprès pour ça… ?
C’était peut-être juste une impression, mais je me sentais comme tombé tout droit dans le piège de Sia.
Sia ne se gênait pas pour contempler mes abdos.
« Ah, je n’en peux plus. »
Elle m’attrapa par les épaules et me poussa droit au sol.
Comme si le bord de la piscine n’était pas un sol, mais un lit.
« Euh, hum… ? »
Le ciel était rempli d’étoiles.
Et, dessous, Sia me contemplait d’un regard envoûtant.
Son souffle chaud. Ses mains posées avec douceur sur mes épaules.
Elle n’allait tout de même pas faire quelque chose ici ?
Nous n’avions même pas encore nagé…
En voyant à quel point j’étais décontenancé, Sia éclata enfin de rire.
« Je plaisante, je plaisante. Oppa, tu sais à quel point tu es mignon quand tu es troublé ? »
« Toi… »
Sia gloussa et me tira la langue d’un air taquin.
Je m’étais fait avoir.
« On doit encore nager, alors ne dépense pas toute ton énergie tout de suite. Je sais que tu en as envie, mais retiens-toi un peu. »
Sia sourit comme une femme bien plus âgée qui prenait les choses en main.
Elle jouait vraiment les grandes sœurs.
* * *
L’été touchait presque à sa fin, mais nous passâmes une nuit aussi chaude qu’en plein cœur de la saison.
Après avoir joyeusement nagé, nous nous rapprochâmes aussitôt.
Puis nous ressortîmes pour profiter encore de la vue.
Nous tenions chacun un gobelet de nouilles instantanées auquel nous avions ajouté de l’eau chaude.
Nous n’y avions pas encore goûté, mais je savais déjà que ce serait délicieux.
Nous posâmes les gobelets sur une petite table près de la piscine et attendîmes que les nouilles cuisent.
« Les ramyeon sont toujours meilleurs après l’effort. »
« L’effort ? On n’a pas travaillé, oppa. »
« Le travail de nuit, c’est du travail aussi… »
« Aïe, c’est gênant. Et si quelqu’un t’entendait ? »
Nous parlions comme d’habitude de choses sans importance, mais, sans avoir besoin de le dire, nous le savions tous les deux.
Le temps qu’il nous restait était compté.
Une fois ces moments passés, nous aurions beau nous languir l’un de l’autre, nous ne pourrions plus passer que trois heures ensemble par semaine.
Combien de temps faudrait-il attendre avant de pouvoir à nouveau profiter ainsi l’un de l’autre, sans nous presser ?
Comme si tout allait bien, je pris mes baguettes en bois pour manger les nouilles.
« Oppa, prenons une photo ensemble avant de manger. »
Peut-être parce qu’elle voulait garder le plus de souvenirs possible de nos moments ensemble avant notre séparation, Sia voulait prendre des photos.
Je lui tendis mon téléphone et elle prit des clichés avec enthousiasme.
Ensuite, Sia regarda naturellement l’heure sur l’écran.
Je ne lui demandai pas combien de temps il nous restait.
Je pouvais m’en faire une vague idée, et Sia ne voulait pas le dire à voix haute.
D’un commun accord tacite, nous n’évoquâmes pas le temps qui nous restait.
À la place, nous mangeâmes nos nouilles en contemplant le visage de l’autre.
Quand nous eûmes fini, nous vérifiâmes l’heure.
Il restait moins de dix minutes sur les six heures qui nous avaient été accordées.
« On se lave et on s’allonge un peu ? »
« Sous la couette, avec la clim à fond. »
« Hé hé. Il n’y a pas de meilleur paradis que ça. »
Après avoir débarrassé les gobelets vides, nous nous lavâmes ensemble, puis nous allongeâmes dans le lit.
Je secouai la tête pour lutter contre la somnolence qui m’envahissait.
« Oppa, tu as sommeil ? »
« Un peu. »
En réalité, j’étais épuisé, pas juste un peu fatigué.
Mais je ne pouvais pas m’endormir comme ça.
Même si je m’assoupissais, les six heures qui nous avaient été accordées seraient déjà écoulées à mon réveil.
« J’ai vraiment passé une belle journée. Pas vrai, oppa ? »
Sia se blottit contre moi.
« J’ai été si heureux que je ne veux jamais l’oublier. »
« Moi non plus, je ne l’oublierai jamais. »
« Tu as dit que tu étais une dragonne. Tu ne peux pas oublier, même si tu le voulais. »
« Hé hé, c’est vrai. »
Sia sourit de toutes ses dents.
« Je t’aime. »
« Moi aussi, je t’aime, Sia. »
« Je t’aime. Je t’aime, je t’aime, oppa. Je t’aime à en mourir. Je t’aime tellement. Assez pour te donner tout ce que j’ai… »
Comme si elle devait prononcer tous les mots d’amour qu’elle n’avait pas pu dire jusqu’à présent.
Ou comme si elle murmurait à l’avance tout l’amour qu’elle voudrait me confier pendant la semaine où nous ne pourrions pas nous voir.
Sia me répéta doucement qu’elle m’aimait, encore et encore.
« Moi aussi, je t’aime. Vraiment. Alors, Sia… »
Je pris sa main.
« Je ferai tout ce que je peux, moi aussi. Alors, s’il te plaît, attends encore un peu. »
Je ne savais pas si cela prendrait des années, des décennies, ou si, dans le pire des cas, j’échouerais même en y consacrant toute ma vie.
« Quand ce jour viendra, marions-nous, comme tu l’as dit. Je te ferai une demande en mariage incroyable. »
Sia m’enlaça doucement.
Après cette conversation qui aurait pu sembler banale, mais ne l’était pas du tout, mes yeux se fermèrent peu à peu.
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