Chapitre 27
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Traducteur/éditeur : Asakusa
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◈ La Star des streams de monstres ◈
Chapitre 27 : Nouvelle rencontre (3)
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Le chef se demanda s’il avait mal entendu Def.
« Qui les a attrapés ? »
« Le slime ! »
Je n’ai donc pas mal entendu.
Le chef regarda autour de lui.
Def, qui lui parlait.
Les carcasses du loup et des cerfs qui gisaient à proximité.
Hawein et Seugol, endormis.
Et enfin, le slime qui bondissait partout.
Au moins, il pouvait écarter l’hypothèse que Hawein et Seugol étaient partis avec Def.
« Tu prétends vraiment que c’est le slime qui les a attrapés ? Raconte-moi ce qui s’est passé. »
« Oui ! »
Def acquiesça avec un sourire et se mit à expliquer.
« … Ensuite, on a ramené les cerfs et les loups. »
« D’accord. »
Le chef savait que Def n’était pas du genre à mentir.
Pour commencer, Def n’était ni assez rusé ni assez intelligent pour mentir.
Quand Seugol essayait de lui faire raconter un mensonge, ça se voyait tout de suite sur son visage.
Le chef décida de croire Def pour le moment et admit que le slime avait attrapé les loups.
Quel genre de slime était-ce donc ?
Non seulement il était si agile que Seugol n’arrivait pas à l’attraper, mais il avait aussi abattu deux loups en un instant.
Il n’avait jamais entendu parler d’une telle chose.
« Euh, chef… »
« Quoi ? »
Grrr.
Def prit la parole tandis que son ventre grondait.
« S-si on ne prépare pas vite la viande, elle va s’abîmer. »
« C’est vrai. Il faut la préparer. »
Le chef décida qu’il s’occuperait du slime plus tard.
Grrr.
Il n’avait pas aussi faim que Def, mais un lapin ne lui avait pas suffi non plus.
« Réveille Hawein et Seugol. On va préparer ça rapidement et manger. »
« Oui, chef ! »
Avec un grand sourire, Def réveilla Seugol et Hawein.
« Argh ! Qu’est-ce que tu veux, gros porc ? Pourquoi tu réveilles les gens en plein sommeil ? »
« Bâillement. Qu’est-ce qu’il y a ? »
« Levez-vous tous les deux et préparez la viande. »
« Chef ? C’est quoi, ça ? Un cerf et des loups ? »
« Hé hé, toi et Def êtes partis chasser parce que vous aviez faim au milieu de la nuit ? »
« Je vous expliquerai plus tard. Dépêchez-vous de m’aider à préparer tout ça. »
Sur les ordres du chef, Hawein et Seugol préparèrent eux aussi le cerf et les loups.
Crépite, crépite.
Au cœur de la nuit, le vent portait le crépitement de la viande de cerf en train de rôtir.
Seugol et Hawein n’avaient pas été rassasiés par le lapin non plus ; toute la bande de bandits regardait donc la viande rôtir, la salive aux lèvres.
Pendant que la viande cuisait, le chef leur expliqua comment ils l’avaient obtenue.
« Quoi ? C’est ce slime qui a attrapé les loups ? »
« C’est ce que Def a dit. »
« Tu crois ce que raconte cet idiot, chef ? »
« J-je ne suis pas idiot… »
« Def est peut-être un peu lent, mais ce n’est pas quelqu’un qui mentirait. Tu le sais aussi. »
« Mais ce n’est qu’un slime… »
Seugol observait le slime d’un air soupçonneux quand Hawein éclata de rire.
« Pfft. C’est toi qui as perdu contre un simple slime, Seugol. Tu ferais mieux d’admettre ta défaite face à un slime capable de battre des loups sans difficulté, non ? »
« Je n’ai pas perdu ! »
« Ah ! C’est prêt ! »
La bande décida d’abord de se remplir le ventre avec la viande cuite.
« Slime, tiens. C’est pour toi. »
Boing !
Le slime mangea la viande que Def avait fait griller à part pour lui.
C’est délicieux !
La viande était certes moins savoureuse et nourrissante que la nourriture qu’il avait mangée au manoir, mais la partager avec les autres la rendait particulièrement délicieuse.
Une fois repus, les bandits, épuisés d’avoir été réveillés en pleine nuit, ne tardèrent pas à se rendormir.
+++
Le lendemain matin.
Après avoir mangé de la viande tard dans la nuit, le chef se réveilla le visage bouffi et se plongea dans ses pensées.
Que faire de ce slime ?
Au début, il avait simplement pensé qu’un slime qui s’approchait des gens sans crainte pourrait se vendre à bon prix au marché noir.
Mais après leur retour au repaire, une surprise en avait chassé une autre.
En partant chasser, il avait découvert que le slime était si agile que Seugol n’arrivait pas à l’attraper.
Puis, à son réveil, il avait appris que le slime était assez fort pour abattre deux loups en un instant.
Un slime qui n’avait pas peur des gens et qui était pourtant aussi fort.
Il n’en avait jamais vu ni entendu parler d’un comme celui-là.
Ce n’était absolument pas un slime ordinaire.
Voilà pourquoi il commençait à se demander s’il devait vraiment le vendre au marché noir.
S’il ne le vendait pas et qu’il s’en servait autrement…
Je crois qu’on pourrait gagner encore plus d’argent.
Le chef regarda ses subordonnés.
Hawein, Seugol et Def.
Ils venaient tous du même village de campagne.
Ils l’appelaient « grand frère » et l’avaient suivi lorsqu’il avait quitté le village.
Comme il les avait emmenés avec lui, il devait au moins veiller, en tant que grand frère, à ce qu’ils ne manquent pas de nourriture.
Le métier d’aventurier, qui consistait surtout à chasser des monstres, était dangereux. Il avait donc préféré devenir mercenaire et accepter principalement d’autres missions.
Une compagnie de mercenaires de quatre membres seulement.
Au départ, ils avaient commencé par transporter des marchandises. Plus tard, ils avaient acquis de l’expérience en s’occupant des gobelins des environs, sans toutefois atteindre le niveau des aventuriers. Ensuite, ils avaient accepté des missions d’escorte de marchands ou d’intimidation de boutiques nouvellement ouvertes.
Ils se chargeaient surtout de missions qui ne mettaient pas leur vie en grand danger.
Même sans combattre de monstres, ils s’étaient souvent battus contre des gens depuis l’enfance.
Après tant d’années passées ensemble, ils formaient une équipe parfaitement rodée. Les voyous ordinaires et les aventuriers débutants ne faisaient pas le poids face à eux.
Mais cette compagnie de mercenaires était devenue une bande de bandits.
Tout ça, c’est ma faute.
Tout avait commencé par la requête d’un noble.
Alors que leur réputation de mercenaires commençait à grandir, un noble nommé vicomte Pedphil leur avait ordonné avec arrogance d’accepter une mission.
La rémunération était intéressante ; le chef lui avait donc aussitôt demandé en quoi consistait le travail.
Et la réponse était pour le moins choquante.
Enlever des femmes dans un village.
En entendant ça, le chef et les trois autres avaient d’abord cru avoir mal compris.
Le vicomte Pedphil avait un passe-temps trop sordide pour être raconté.
Il aimait abuser de femmes qui n’éprouvaient aucun sentiment pour lui.
Et il prenait encore plus de plaisir à les voir souffrir.
La raison pour laquelle il confiait une mission aussi ignoble à des mercenaires était tout aussi absurde.
Il ne pouvait pas demander à ses soldats personnels de s’en charger, au cas où on le découvrirait et où sa réputation en pâtirait.
Il ne pouvait pas non plus confier cette tâche à de sales voyous des bas-fonds, puisqu’il ne leur faisait pas confiance.
En revanche, s’il la confiait à une compagnie de mercenaires en qui les gens avaient confiance parce qu’elle avait accompli tant de missions, personne ne les soupçonnerait même si des femmes étaient enlevées.
De plus, il savait à quel point il était important pour des mercenaires d’honorer leurs contrats ; il leur faisait donc généreusement cette offre.
Ils devraient être reconnaissants qu’il propose une somme énorme à une simple compagnie de mercenaires qui avait acquis un peu de notoriété par chance.
Quand le chef eut tout entendu, il perdit la raison et son poing s’écrasa sur le visage du vicomte.
C’est ainsi qu’ils en étaient arrivés là.
Ils avaient réussi à s’échapper du domaine du noble, mais des avis de recherche avaient été lancés contre la compagnie. Incapables d’accepter des missions normales, ils n’avaient eu d’autre choix que de devenir des bandits.
Même après être devenus bandits, ils n’arrivaient pas vraiment à exercer ce métier.
Ils n’étaient bandits que de nom. Ils se contentaient de barrer les routes et d’exiger le péage avec insistance.
Ils n’arrivaient pas à frapper les gens de leur épée ni à leur voler leurs affaires.
Si on continue à jouer les bandits à moitié, on finira par atteindre nos limites. Dans ce cas, peut-être que…
Même s’ils étaient recherchés, l’ordre ne s’appliquait qu’à la région voisine où le vicomte avait de l’influence.
Le chef s’était tourné vers le banditisme parce qu’il pensait que ce serait moins dangereux pour ses subordonnés que de devenir aventuriers.
Mais après être réellement devenus bandits, il s’était rendu compte d’une chose.
Ils n’étaient absolument pas faits pour être bandits.
Alors que le chef lui-même sentait qu’ils approchaient de leurs limites, ils avaient rencontré le slime.
Un slime vif, amical avec les gens et assez fort pour abattre au moins deux loups en un instant.
Si on entraîne correctement ce slime…
Ce serait peut-être dangereux, mais il pensait qu’ils feraient mieux de vivre comme aventuriers.
Pour vérifier cette possibilité, le chef décida de faire quelques essais.
+++
Pour commencer, le chef annonça à ses subordonnés qu’ils iraient chasser des gobelins ce jour-là.
« Des gobelins ? Chef, il faut au moins une heure pour aller jusqu’à leur territoire. Et ils ne rapportent pas grand-chose. En plus, on ne devait pas dépouiller les passants ? »
« Arrête de râler et suis-moi, Seugol. Def, occupe-toi bien du slime. »
« Oui, chef ! »
Après avoir conduit ses subordonnés dans la zone où vivaient les gobelins, le chef en repéra quelques-uns et donna ses ordres à Def.
« Def, essaie d’abattre ces gobelins avec le slime. »
« Oui, chef ! »
« Chef ? Qu’est-ce que vous racontez… »
« Silence. »
Il voulait d’abord vérifier si le slime était vraiment assez fort pour attraper des loups.
« Allez, slime ! On va attraper des gobelins ! »
Boing !
Le chef envoya Def et le slime en éclaireurs, toujours à moitié sceptique, mais il ne tarda pas à constater la vérité.
« Yah ! »
Def abattit un gobelin d’un coup d’épée.
Boing ! Boing ! Boing !
Flop ! Paf ! Boum !
À chaque bond, le slime chassait un gobelin.
« Qu’est-ce que c’est que ça ? »
« C’est vraiment un slime incroyable. »
À cette vue, même Hawein resta bouche bée, tout comme Seugol.
« Hé hé, slime, tu es incroyable ! »
Boing !
Def sourit innocemment en félicitant le slime, bien qu’il ait attrapé moins de gobelins que lui, tandis que le slime bondissait comme s’il était ravi.
Le chef, voyant cela, entrevit une possibilité et donna d’autres ordres.
Il fit chasser les gobelins en équipe avec le slime, d’abord à Def, puis à Seugol et Hawein. Enfin, il fit lui-même équipe avec le slime pour abattre des gobelins.
Le résultat de ces essais fut…
Quoi ? Pourquoi est-il si obéissant ? Et tellement… intelligent ?
Les résultats furent étonnamment bons.
Le slime se montrait étrangement coopératif.
De plus, il comprenait clairement ce que disaient les humains.
« Hé ! Cette fois, j’en attrape deux, alors contente-toi d’en attraper un et reste là ! »
Après que le slime eut tué la plupart des gobelins qu’il avait trouvés, Seugol, irrité, lui lança cet ordre.
À la surprise générale, le slime n’en attrapa rapidement qu’un seul et resta immobile.
Et ce n’était pas tout.
« Hé ! Qu’est-ce que tu fais ? Aide-moi ! »
Alors que Seugol abattait les gobelins restants, d’autres arrivèrent et lui donnèrent du fil à retordre. Lorsqu’il cria ces mots…
Boing !
Le slime réagit aussitôt et abattit les gobelins.
Il était évident que ce slime comprenait le langage humain.
C’est possible. Ça suffit. On peut le faire !
Le chef entrevit une lueur d’espoir dans les résultats de l’essai.
Et ce soir-là, il s’adressa à ses subordonnés.
« Les gars, soyez honnêtes. Vous n’avez pas envie d’être bandits, pas vrai ? »
« Hein ? Moi, ça me va tant que c’est ce que tu veux, chef. »
« Hum. Tu demandes ça maintenant, chef ? »
« M-moi aussi, ça me va, chef. »
« Ne pensez pas à moi. Vous non plus, vous n’aimez pas être bandits. »
« Enfin, qui aurait envie de devenir bandit ? »
« Si ce salaud de noble pervers n’était pas là, on ne ferait pas ça. »
« Pff, franchement, ça me faisait mal de prendre de l’argent aux passants… »
Après avoir entendu les pensées sincères de ses subordonnés, le chef prit sa décision.
« Les gars. Alors, si on… emmenait ce slime avec nous pour devenir aventuriers ? »
« Quoi ? »
Leurs voix se superposèrent.
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