Chapitre 8
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : Mordor
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
◈ Pris pour le monstre boss du donjon ◈
Chapitre 8 : Le monde me passe de la pommade
──────
Les moines accordaient plus d’importance à la foi en eux-mêmes qu’à la piété, à la méditation empreinte de conviction et à la cultivation de soi par la méditation.
Que se passait-il lorsqu’ils appliquaient aux arts martiaux un état d’esprit plus épais qu’un arbre géant et plus résistant que des tendons d’acier ?
Ils devenaient la preuve vivante que les humains pouvaient dépasser leurs limites sans armes.
Les corps des moines, endurcis jusqu’à leurs limites, se tenaient au sommet des arts du combat, et le Moine du Baume comptait parmi leurs anciens.
La force physique était directement liée à la force mentale.
On disait que personne ne pouvait briser le Moine du Baume, ni dans son corps ni dans son esprit.
Le Moine du Baume était à la fois un ancien et le Héros de la Foi.
Il était l’un des Quatre Héros qui avaient contribué à conquérir l’Ombre de Pangu, l’un des Sept Palais des Abysses.
Quand tout l’Empire leva son verre pour célébrer la conquête, le Moine du Baume ne se laissa pas griser. Au contraire, il s’absorba dans l’entraînement, déterminé à retrouver sa résolution première.
Dans le cadre de sa cultivation de soi, le Moine du Baume partit en pèlerinage et passa la nuit dans un village.
Tout le village s’agita à la visite du Héros, mais celui-ci déclina leur hospitalité fastueuse.
Les villageois s’étaient fait un sang d’encre, mais son caractère chaleureux les mit vite à l’aise, et ils passèrent un bon moment ensemble.
« Si c’est vous, Héros, vous ne pourriez pas écraser le crâne d’un Chevalier de la Mort comme un morceau de fromage ? »
« Tss ! Qu’est-ce que tu racontes ? Comment oses-tu manquer ainsi de respect au Héros ! »
— Mais c’est vrai, non ? C’est l’un des Quatre Héros !
Pourquoi parlaient-ils soudain d’un Chevalier de la Mort au beau milieu de leur beuverie ?
Quand il posa la question, ils lui répondirent comme s’ils n’attendaient que ça.
Les hommes de la taverne n’avaient entendu que des rumeurs au sujet d’un Chevalier de la Mort. Ils n’avaient rien appris sur les Sept Palais des Abysses.
Après avoir annoncé qu’un Chevalier de la Mort était apparu sur la montagne derrière le village, les hommes regardèrent le Moine du Baume avec espoir.
« Vous devez tous être terriblement inquiets. »
« Ne m’en parlez pas, Héros. Toutes les femmes du village tremblent à cause de ce Chevalier de la Mort. »
« Hmph ! S’il croise ma route, je ne le laisserai pas mourir en paix. »
Il n’avait pas dit qu’il interviendrait personnellement.
Il était reconnaissant aux villageois pour leur hospitalité, mais pas au point d’agir lui-même. À moins que le Chevalier de la Mort ne croise justement sa route, bien sûr.
… Dix minutes plus tard.
« Tu essaies de t’enfuir ? Quel lâche, Chevalier de la Mort ! »
Le Chevalier de la Mort avait croisé sa route, et le Moine du Baume le poursuivit jusqu’au bout.
Il finit par atteindre une grotte à mi-hauteur de la montagne.
C’était donc bien un monstre de donjon.
« C’est un piège évident. »
S’il entrait, des pièges innombrables et des monstres pouvaient l’attendre.
Pourtant, le Moine du Baume s’en moquait. Qu’est-ce qu’un Héros qui avait conquis l’un des Sept Palais des Abysses avec ses compagnons pouvait bien craindre ?
Même seul, un petit donjon de ce genre n’était qu’une distraction insignifiante.
Le Moine du Baume suivit le Chevalier de la Mort dans la grotte.
* * *
Si tu crois que c’est un piège, alors ne viens pas !
En plus de la présence qui me pourchassait, j’entendis aussi quelqu’un approcher par devant.
Charlotte avançait lentement vers moi, au loin.
Je n’aurais jamais cru être aussi heureux de voir la tête de cette folle furieuse.
« C’est complètement dingue. C’est quoi, ces trucs ? »
Derrière Charlotte se dressaient des silhouettes massives qui attiraient le regard rien que par leur présence. À première vue, elles devaient mesurer au moins sept mètres.
[Niv. 61]
[Niv. 62]
[Niv. 68]
Des Minotaures et un Basilic. Il y avait de nouvelles têtes que je ne connaissais pas depuis mon départ.
On aurait dit que Charlotte avait recruté des monstres après être devenue mon adjointe.
J’aurais voulu lui demander quelles conneries elle avait encore inventées, mais je n’avais pas le temps d’écouter ses explications.
« Non… peut-être que… ? »
Il y avait Charlotte la Sorcière et trois monstres gigantesques.
Avec une telle puissance de feu, on pourrait peut-être affronter le Héros qui m’avait poursuivi jusqu’ici, même s’il était seul.
Était-ce mon imagination, ou Charlotte venait-elle soudain d’embellir ?
Elle avait toujours été jolie, mais à cet instant, elle était si belle que j’en oubliais presque sa personnalité.
« Vous voilà de retour, patron. On dirait toutefois que vous avez amené quelqu’un avec vous. »
Elle semblait avoir compris sans que j’aie besoin de dire un mot.
Au fond de moi, je voulais l’attraper par la jambe de son pantalon et la supplier de me sauver. Mais seulement au fond de moi.
Feignant l’indifférence, jouant au maître de l’un des Sept Palais des Abysses, je pris la parole d’un ton calme.
« Un invité est arrivé. Préparez-vous à recevoir le Héros de l’Empire. »
« Un Héros ? »
Pour la première fois, une expression apparut sur le visage jusque-là impassible de Charlotte.
Ses pupilles s’élargirent légèrement, révélant son choc. Au même moment, une question muette me parvint.
Elle semblait demander pourquoi je lui avais ramené un Héros comme un boulet, mais je gardai le silence.
« Je vois. Repousser un Héros est donc ma première épreuve. Et je dois m’en charger sur-le-champ, sans avoir été prévenue. … Vous voulez dire que je dois être capable de régler une situation pareille pour mériter le poste d’adjointe. »
Ça m’arrangeait qu’elle se méprenne toute seule.
Tu peux le tuer si tu veux. Sauve-moi, d’une façon ou d’une autre.
Boum !
Je pointai calmement le menton vers les pas résonnants.
Le Héros de la Foi, le Moine du Baume, se tenait là et nous observait avec méfiance.
« Hmm… »
Il hésitait clairement.
C’était logique. Même s’il était un Héros, il était seul et désarmé, pour l’instant.
Faire face à Charlotte la Sorcière, à des Minotaures, à un Basilic et à un groupe de Vampires comprenant un Vampire de sang pur obligerait même un Héros à risquer sa vie.
Dans un combat où un seul affronte plusieurs adversaires, les variables ne manquaient jamais.
Le Moine du Baume devait le savoir. Il aurait été bien avisé de partir.
Fouh !
Le Moine du Baume bondit soudain comme un ressort comprimé.
Dès que ses pieds touchèrent le sol, celui-ci trembla dans un fracas tonitruant, comme si un séisme venait de se produire.
La force surhumaine de ses jambes était si impressionnante qu’elle me laissa sans voix. De tels humains existaient, et pourtant, c’était moi qu’on traitait de monstre ? Quelle logique à la con !
« Je suis le Moine du Baume. En tant que Héros de la Foi, je ne tournerai jamais le dos au mal. »
Putain, il ne pouvait pas juste partir ?
Qu’est-ce que je devais lui dire pour qu’il déguerpisse ?
« La mort ne vous effraie-t-elle pas ? Partez maintenant, et vous pourrez peut-être encore sauver votre peau. »
« Ha ! Chevalier de la Mort, j’ai percé à jour tes vils stratagèmes. Je ferai en sorte qu’au moins toi, tu meures dans les pires souffrances. »
Je m’inquiétais pour sa vie, et il me répondait par une menace de mort.
Quel échange de merde, mais je ne pouvais pas laisser mon masque se fissurer. Pas que j’aie eu des expressions faciales, puisque j’étais un squelette, mais quand même.
« Charlotte. Occupe-toi de lui. »
« Oui. »
Le mana sinistre que Charlotte retenait monta comme une brume de chaleur.
Le sol remua sous son influence, et des mains blanches et livides surgirent soudain de la terre.
Le Moine du Baume, qui les observait, serra les dents.
« Alors, tu n’es pas qu’une Mage noire… ! »
Une douzaine de soldats squelettes et de goules émergèrent.
Une Mage noire qui atteignait le rang de Nécromancienne pouvait commander aux cadavres comme à des subordonnés.
Le nombre de morts-vivants qu’on pouvait contrôler reflétait les capacités du lanceur de sorts. Une Sorcière du calibre de Charlotte pouvait en diriger des dizaines comme s’il s’agissait de ses propres membres.
Le Moine du Baume lança à Charlotte un regard qui semblait vouloir la mettre en pièces.
Connaissant son histoire, je m’étais attendu à cette réaction.
« Une Sorcière a tué ma sœur. Tu sais ce que ça signifie ? »
« Parfait. Cette femme ne sera pas seule. Elle retrouvera bientôt son petit frère. »
« Non ! C’est toi qui vas mourir ! »
D’un geste de Charlotte, la horde de morts-vivants se rua sur le Moine du Baume. Il bondit à leur rencontre.
Les Vampires se joignirent aussitôt au combat, et les grands monstres se mirent en mouvement, leurs lourds pas résonnant dans un vacarme de tonnerre.
Je me contentai d’observer de loin.
Quand les gens se concentraient sur le combat, des ouvertures finissaient toujours par apparaître. Si je pouvais en profiter pour m’échapper, je filerais.
« Salutations. C’est un honneur de rencontrer le nouveau maître de l’un des Sept Palais des Abysses. »
Je me retournai par réflexe en entendant cette voix inconnue.
Un démon en queue-de-pie se tenait là, profondément incliné, une main posée sur la poitrine.
« Qui êtes-vous ? »
« Je ne me suis pas présenté. Je ne suis qu’un humble Marchand démoniaque de l’Association des Donjons. C’est un immense honneur de rencontrer le nouveau maître de l’un des Sept Palais des Abysses. »
Lui aussi parlait des Sept Palais des Abysses. Charlotte l’avait manifestement invoqué pour remplir ses fonctions d’adjointe.
« Le patron ne va-t-il pas participer au combat ? »
Après avoir réfléchi à la façon d’éluder la question, je lâchai une réponse au hasard.
« Si j’interviens, ce ne sera plus une épreuve. »
« Vous comptez juger ses compétences. Comme on pouvait s’y attendre, vous possédez toutes les qualités d’un dirigeant. »
En général, les boss des donjons ne se montraient qu’en cas de nécessité. Si le boss mourait, le donjon disparaissait.
À cet instant, des portails d’un noir de poix s’ouvrirent de part et d’autre du démon.
J’en avais tellement vu dans le jeu que j’en étais écœuré. Quand un portail apparaissait pendant une conquête, cela signifiait neuf fois sur dix que des renforts arrivaient.
Comme prévu, des hommes-bêtes et des démons armés jusqu’aux dents jaillirent des portails.
« À partir de maintenant, nous ne facturerons plus de frais pour le recrutement des monstres. C’est une décision unilatérale de l’Association marchande. Nous aussi, nous avions hâte d’affronter un Héros. Bien entendu, nous souhaitons également faire bonne impression sur vous, mon seigneur. J’espère que ce geste témoignera de notre sincérité. »
Le fait qu’ils cherchent à me brosser dans le sens du poil à ce point…
La réalité d’être pris pour le maître de l’un des Sept Palais des Abysses me glaça le sang.
Je ne l’avais même jamais prétendu, et voilà que j’étais devenu le maître de l’un des Sept Palais des Abysses.
Usurper l’identité du maître de l’un des Sept Palais des Abysses était un crime puni bien au-delà de la simple exécution. Mais si je le niais maintenant ?
« Autant demander à mourir plus tôt. »
Les monstres invoqués par l’Association marchande affrontaient déjà le Héros.
Le mal était fait.
Même une eau renversée par accident pouvait servir à éteindre l’incendie qui menaçait.
Pour l’instant, il fallait s’occuper du Moine du Baume.
Boum !
Des rugissements et des explosions retentirent de toutes parts.
Des pans du sol et du plafond s’effondrèrent, et des fragments de roche tombèrent en pluie, comme de la poussière.
Le nombre écrasant de ses adversaires força le Moine du Baume à se défendre.
Des projectiles de mana fusaient dans les ténèbres et le harcelaient sans relâche.
Charlotte se tenait à bonne distance et le bombardait de Magie noire.
Le Moine du Baume aurait peut-être eu une chance au corps à corps, mais les attaques magiques à distance de Charlotte étaient redoutables.
Chaque sort était menaçant ; elle évitait habilement ses alliés pour ne toucher que le Moine du Baume.
— Raaah !
« Espèce de bâtard à tête de bœuf ! »
Chaque fois qu’il essayait de viser Charlotte, un Minotaure plus dur que l’acier lui barrait la route.
Qu’il l’ait fait exprès ou non, le passage était si étroit que le Minotaure le bouchait entièrement. Se faufiler entre les moindres interstices aurait déjà été une épreuve.
« C’est parfait ? »
Le poison du Basilic ne laissait aucun endroit où poser le pied pour contourner le Moine du Baume.
Bien sûr, le Moine du Baume résistait toujours vaillamment, comme il sied à un Héros. Les mares de sang de monstre qui l’entouraient en témoignaient.
Et pourtant, cela ne faisait que renforcer nos troupes.
Wouuuung !
Le sang répandu partout alimentait les Arts du sang des Vampires et se transformait en armes tranchantes qui prenaient une fois encore le Moine du Baume pour cible.
Isabella se débrouillait remarquablement bien, même au milieu de tous ces combattants de haut niveau. L’avoir fait évoluer en Vampire de sang pur en valait largement la peine.
Nous avions le nombre, l’avantage du terrain et des renforts qui continuaient d’arriver par les portails.
À ce rythme, la défaite du Moine du Baume ne faisait plus aucun doute.
On pouvait l’emporter.
« Vous croyez que je vais perdre ?! »
Puis, à un moment donné, le Moine du Baume renversa la situation.
Un seul coup de poing envoya trois ennemis voler, et les monstres, qui sentirent le vent tourner, n’osèrent plus se ruer sur lui aussi facilement.
Jusque-là sur la défensive, le Moine du Baume se frayait maintenant un chemin parmi eux à coups d’attaques acharnées.
Des cadavres jonchaient chacun de ses pas. Comme si les revers s’accumulaient, le mana de Charlotte semblait lui aussi s’épuiser.
« On dirait que même des mesures supplémentaires ne changeront pas l’issue du combat. »
La voix du démon était tendue.
C’était vrai. À ce rythme, ce n’était qu’une question de temps avant qu’on se fasse tous massacrer.
« Qu’est-ce qu’il a foutu ? »
Est-ce qu’il s’était retenu jusque-là, avant de se mettre enfin à se battre sérieusement ?
Non. Impossible. Au niveau 82, le Moine du Baume n’aurait pas pu se garder autant de marge.
[Niv. 90]
Son niveau venait de changer brusquement, sans le moindre avertissement.
Je fixai le Moine du Baume, stupéfait.
[Élixir céleste (S)]
[Taux de réussite de l’amélioration : 3 %]
[※Avertissement ! En cas d’échec de l’amélioration, l’objet sera automatiquement détruit !]
[En cas d’échec de l’amélioration, le temps de recharge sera réinitialisé.]
[Voulez-vous améliorer Élixir céleste (S) ?]
[OUI/NON]
Une notification venait d’apparaître au-dessus du Moine du Baume.
Qu’est-ce que c’était ? Il avait pris une sorte de drogue ?
Ça expliquait pourquoi son niveau avait augmenté de huit, mais soulevait une autre question.
« L’Élixir céleste, ce n’est pas un élixir ? »
C’était un objet consommable qui augmentait toutes les caractéristiques de façon exponentielle dès qu’on l’avalait.
J’avais beau y réfléchir, je ne comprenais pas. Comment pouvait-il améliorer un élixir déjà consommé et disparu ?
Le Moine du Baume avait clairement gagné en puissance après avoir avalé l’élixir. Il était aussi peu probable qu’il possède deux objets de rang S.
Pourtant, la fenêtre de notification indiquait clairement qu’il s’agissait de l’Élixir céleste.
« Et si… ? »
Était-ce possible si l’élixir n’avait pas été digéré dans son corps, même après avoir été consommé ?
En supposant que ce soit vrai, que se passerait-il si l’amélioration échouait ?
« … Oui. C’était ça. »
Je me rappelai soudain un bug d’amélioration du jeu. Il était devenu réel, maintenant.
Un bug permettait aux joueurs d’améliorer un élixir même après que leur personnage l’avait consommé. En cas de réussite, ses effets étaient multipliés plusieurs fois.
Mais en cas d’échec…
« Chiens du Royaume démoniaque ! Résistez davantage ! Ce Moine du Baume va tous vous tuer jusqu’au dernier ! »
« Squeeek ! »
Je n’avais pas le temps de réfléchir davantage.
Je m’avançai vers le Moine du Baume.
Il m’observait peut-être du coin de l’œil, car nos regards se croisèrent aussitôt.
« Ha ! C’est vrai ! Je t’avais oublié. »
Dans un souffle puissant, le Moine du Baume se retrouva juste devant moi. Un poing calleux emplit mon champ de vision.
Dans 0,1 seconde, mon crâne serait séparé de mon corps.
[Amélioration de l’Élixir céleste (S).]
[Échec de l’amélioration. Élixir céleste (S) a été détruit.]
Floc !
Le Moine du Baume disparut. Non, il serait plus exact de dire qu’il explosa.
Il ne restait à l’endroit où il se tenait que des taches de sang et des morceaux de chair.
Tous les bruits cessèrent d’un coup. Avant même que le vacarme ait pu retomber, tout le monde se tut brusquement.
Du coin de l’œil, j’aperçus des dizaines de paires d’yeux braquées sur moi.
Comme si le temps s’était figé, personne ne bougeait.
Tous ces regards avaient conclu que j’étais le nouveau maître de l’un des Sept Palais des Abysses.
Dans cette atmosphère à couper le souffle,
je regardai le sang éclaboussé sur mon corps, puis me détournai.
« Même mort, tu répands ta saleté partout. »
Heureusement que j’étais un mort-vivant.
Sinon, mon expression m’aurait trahi depuis longtemps.
Notes :
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>