Chapitre 38
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Traducteur/Éditeur : Mordor
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◈ Pris pour le boss du donjon ◈
Chapitre 38 : Ça sent mauvais
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Pourquoi est-elle rose, elle aussi ?
Le niveau de Charlotte était déjà devenu rose vif.
Qu’aurais-je pu attendre d’autre d’une Sorcière obsédée par les os ?
Charlotte et Balutak restèrent à mes côtés sans prendre part à la conversation.
Estigel était venue seule, en tant que boss d’un Donjon à entité unique. Nous pouvions donc parler librement.
Je levai la main, et un démon chargé de servir le vin s’approcha.
À mon exemple, Estigel accepta prudemment un verre.
« Santé. »
« À-à la vôtre… »
Tchin.
Nos verres s’entrechoquèrent, et Estigel porta le sien à ses lèvres.
En tant que mort-vivant, je ne pouvais que la regarder boire.
« Hum ! Hum ! Kof ! »
Était-elle vraiment si mal à l’aise sous mon regard ?
Elle n’avait même pas fini la moitié de son verre qu’elle s’étrangla et se mit à tousser à sec.
Les regards déjà braqués sur nous se firent encore plus insistants.
« Hum ! Hum ! »
Visiblement consciente de l’attention qu’elle attirait, Estigel se couvrit la bouche des deux mains.
Quand elle eut enfin repris son souffle, elle leva les yeux vers moi sans bouger la tête.
« Euh, seigneur ? »
« Parle. »
« C’est peut-être présomptueux de ma part, mais… n’est-ce pas vous qui perdez la face en faisant ça ? »
Comme elle le disait, la plupart des niveaux autour de nous affichaient une couleur hostile.
Je n’avais fait de mal à personne. Je m’étais contenté de parler avec Estigel, et pourtant les couleurs changeaient à vue d’œil.
Cela reflétait sans doute l’opinion des 72 Seigneurs à son sujet.
« Peu importe. »
Je n’avais pas à me soucier de ce qu’ils pensaient.
En tant que l’un des Sept Palais des Abysses, il me suffisait de me tenir correctement devant les autres Palais.
« Euh… je suis vraiment, vraiment curieuse. Pourquoi êtes-vous si gentil avec moi ? »
« Ça te déplaît ? »
« Non, non ! Ce n’est pas ça… »
« Il n’y a pas de raison particulière. J’ai simplement décelé du potentiel chez toi. »
La fortune sourit à ceux qui savent attendre.
Ça prendrait du temps, mais la cote d’Estigel finirait forcément par s’envoler.
« Du potentiel ? Chez moi ? »
« Oui. »
Elle avait toujours l’air de ne pas y croire. Enfin, qu’elle me croie ou non…
Je n’allais pas la supplier de me faire confiance.
« Bref, dis-moi si tu as besoin d’aide. »
« …Je dois de l’argent à l’Association marchande. »
Même après l’avoir avoué, elle guettait ma réaction avec prudence.
Comprenant peut-être qu’elle avait fait une erreur, Estigel baissa les yeux.
« Combien ? »
« U-un peu moins d’un million de Cells. »
Je laissai échapper un rire incrédule.
Pour un rang 72, c’était apparemment une dette énorme.
« Je réglerai ça à la fin de l’Assemblée. »
« Oh ! Merci ! »
« Tu as besoin d’autre chose ? Comment se défend ton donjon ? »
« Euh… je n’en sais pas trop, pour l’instant. Personne ne l’a encore envahi. »
Ce n’était qu’une question de temps. Un donjon de rang 72 risquait fort d’être pris d’assaut.
Ce ne serait pas une mauvaise idée de lui proposer de s’installer dans mon donjon, tant qu’à faire.
Un Donjon à entité unique pouvait facilement être déplacé : il suffisait d’emporter son Cœur de donjon et d’abandonner le reste.
Dans le jeu aussi, certains boss à entité unique avaient rejoint d’autres donjons, où deux boss s’étaient retrouvés à cohabiter.
« Tu voudrais venir au Tombeau de la Foi ? »
« …Pardon ? »
« Je te demande ce que tu en penses. Tu voudrais devenir membre des Sept Palais des Abysses ? »
Estigel se figea à ma question.
Ses pupilles s’élargirent lentement et sa bouche s’ouvrit comme celle de Kirby.
« Quelqu’un comme moi, devenir le Seigneur de… ! Oh ! »
Estigel se couvrit vite la bouche, sans doute inquiète d’attirer encore l’attention.
« Rien ne presse. Prends le temps d’y réfléchir. Tu pourras me donner ta réponse à la fin de l’Assemblée. »
« N-non… Comment quelqu’un comme moi pourrait-il oser rejoindre les Sept Palais des Abysses ? »
À cet instant, la couleur de son niveau changea.
Le Niv. était vert pâle. Le nombre 44, lui, restait d’un noir de jais.
Un mélange ambigu de bienveillance et de peur.
C’était déjà un progrès considérable, non ?
J’éprouvai la même satisfaction qu’en voyant un chiot, d’abord méfiant et craintif, finir par s’ouvrir à vous.
« Il y a de la place. Mes subordonnés t’accueilleront aussi. Tu peux venir quand tu veux. »
« Ouah… »
« Un donjon de rang 72, c’est dangereux. Il n’est pas rare que son propriétaire soit remplacé en quelques jours. »
Estigel était une boss au fort potentiel magique.
Sous la tutelle de Charlotte, elle pourrait le développer et progresser à pas de géant.
Qui sait ? Elle pourrait même entrer dans le top cinquante en moins d’un mois.
Charlotte pourrait bien l’apprécier, elle aussi.
Sans la peur, Estigel aurait naturellement accueilli ma proposition avec enthousiasme.
C’était une loser solitaire tout ce qu’il y avait de plus classique, sauf qu’elle voulait se faire des amis.
Elle avait vécu cachée, seule, uniquement parce qu’elle n’avait pas eu le choix et cherchait à éviter les tempêtes du monde.
En réalité, elle se sentait vite seule et aspirait à la chaleur des autres.
Il existait même un easter egg qui révélait sa personnalité.
Si un joueur pénétrait sans arme dans le donjon de rang 72, Estigel baissait sa garde et s’approchait.
Ce qu’elle disait ensuite au joueur était assez inattendu.
« Toi aussi, tu es venu te cacher ici ? Alors tu peux rester avec moi. »
Quand un boss s’approchait chaleureusement dès votre arrivée, n’importe qui aurait pensé la même chose que moi.
Voilà donc pourquoi elle était mi-humaine, mi-démon. Les développeurs cherchaient clairement à nous piéger avec cette apparence innocente.
Au début, j’avais cru que c’était une ruse de ce genre.
Mais quand j’avais creusé, j’avais découvert que les paroles d’Estigel étaient parfaitement sincères.
« Je suis dans la même situation que toi ! On peut être amis ! »
Si le joueur appuyait vraiment sur le bouton « Accepter », son affinité avec Estigel apparaissait alors à l’écran.
Certains joueurs en quête d’une expérience paisible et réconfortante renonçaient parfois à avancer dans l’histoire et s’amusaient à jouer à la maison avec Estigel.
Mais moi, je voulais progresser dans l’histoire sans perdre de temps.
J’entrais toujours sans arme, je faisais monter son affinité, puis je la poignardais dans le dos et la tuais.
C’était plus rapide que de suivre la méthode normale, et je pouvais la tuer sans subir le moindre dégât.
« P-pourquoi tu essaies de me tuer ? Je croyais qu’on était amis… »
Même sa dernière réplique brisait le cœur des joueurs.
Avec ses cris et son expression, d’un réalisme saisissant, elle était devenue célèbre parmi les joueurs comme un boss conçu pour les faire culpabiliser.
« M-mais quand même, comment quelqu’un comme moi pourrait… »
Estigel s’interrompit, bredouillant sans parvenir à finir sa phrase.
Hum. La voir en chair et en os me faisait me sentir étrangement coupable.
Je l’avais tuée des centaines de fois.
Enfin, maintenant, c’était l’inverse.
Je n’étais plus en position de la tuer. Je pouvais l’accueillir parmi nous.
Elle avait énormément de potentiel, et ça m’aiderait aussi à soulager ma culpabilité.
Tap.
Quand je posai de nouveau la main sur son épaule, elle sursauta.
« Tu as un Donjon à entité unique. Ça doit être solitaire, quand on est seule. »
« C’est vrai, mais… »
« Je suis moi aussi un boss à entité unique. Je comprends mieux que quiconque ce que tu ressens. »
« ! »
Estigel en oublia même de respirer et me dévisagea, bouche bée.
« Regarde. Ce n’est pas pour ça que je garde des subordonnés à mes côtés ? »
« A-alors, c’est pour ça ? »
« Alors réfléchis-y sérieusement. »
À un moment, le vert de son niveau s’était intensifié et le noir avait pâli.
Rien ne valait une identité commune pour gagner la confiance de quelqu’un.
Tap. Tap.
C’est alors qu’un bruit de coups résonna dans la salle.
À l’origine du son se tenait un chaman troll à l’allure de vieille sorcière voûtée.
Babayaga, de rang 8, avançait en frappant le sol de sa baguette ancestrale.
À mesure qu’elle se rapprochait, Estigel inspira brusquement.
Je fixai Babayaga sans un mot.
« Vous avez bonne mine. »
Sa voix désagréable, rauque et fêlée, retentit.
Avant qu’elle n’arrive jusqu’à moi, Charlotte et Balutak se plantèrent devant moi.
Ils ne reculèrent qu’après que je leur en eus donné la permission d’un mouvement du menton.
« Que voulez-vous ? »
« Ho ho… cette vieille femme a tardé à se présenter. Je suis Babayaga, boss de la Vallée des Marais aux mille maladies, de rang 8. »
La teinte rouge pâle de son niveau exprimait une hostilité flagrante.
Mon ton se durcit en réponse.
« Vous êtes venue uniquement pour vous présenter ? »
« Oui, eh bien. Ce serait un honneur que le Seigneur des Abysses se souvienne de moi. »
Tout en parlant, elle dardait son regard sur Estigel.
« Cela dit, vous avez la vie facile. Qui aurait cru qu’un Seigneur d’un Palais des Abysses fréquenterait une créature aussi inachevée ? »
Déjà intimidée, Estigel se ratatina davantage.
Avait-elle guetté une occasion et cru en trouver une bonne excuse ?
Je dissimulai Estigel derrière moi et relevai le menton.
« Vous avez quelque chose à me reprocher ? »
« Ho ho, bien sûr que non. Comment oserais-je contester la volonté d’un Palais des Abysses ? En fait, je comprends parfaitement tout ce que vous avez fait jusqu’ici. »
Babayaga tordit les lèvres en un sourire.
« Je me demandais ce qui vous était passé par la tête lorsque vous avez tué Gergoer, mais je vois maintenant que vous n’avez pas réfléchi du tout. »
Ce n’était plus du sarcasme. C’était une condamnation pure et simple.
Avant que je puisse répondre, des voix s’élevèrent de chaque côté.
« Présentez vos excuses pour cette insulte, Babayaga. Cette personne est un Seigneur d’un Palais des Abysses. »
« Kirik. Troll est allé trop loin. C’est mon Grand Chef. »
« Vos subordonnés sont une adjointe humaine et un Gardien insecte. Vous vous couvrez de crasse et vous donnez en spectacle. »
Il y avait un fossé immense entre les Sept Palais des Abysses et le rang 8, même s’ils n’étaient séparés que par un rang.
Sans exagérer, l’écart réel était d’au moins dix rangs.
Savait-elle tout cela et agissait-elle ainsi parce qu’elle ne parvenait pas à maîtriser sa colère ? Ou faisait-elle trop confiance à sa faction ?
Mais surtout, agissait-elle vraiment de son propre chef ?
« Si les autres Seigneurs des Sept Palais des Abysses entendaient cela, ils déploreraient une telle irrévérence. Vous ne le savez pas, Votre Altesse ? »
À mes yeux, Babayaga ressemblait à une marionnette tirée par des fils.
Toutes ses provocations jusqu’ici devaient venir de Kalandas.
Si un Seigneur d’un Palais des Abysses la soutenait, elle n’avait aucune raison de craindre de se faire un ennemi d’un autre Palais des Abysses.
Et Kalandas était de rang 5, deux rangs au-dessus de moi.
Je ne pouvais pas non plus me recroqueviller devant cet enfoiré sans réagir.
« Babayaga. Vous faites ça parce que vous voulez mourir ? »
« Ho ho, vous allez me tuer comme vous avez tué Gergoer ? »
Babayaga répondit sans que son expression changeât d’un iota.
De toutes les personnes possibles, elle faisait confiance à Kalandas. Même mon bluff ne l’intimidait donc pas.
Si je laissais passer ça, ce serait le moment où tout le monde découvrirait mes véritables limites.
[Baguette de chaman au sureau de Babayaga (A)]
[Chance d’amélioration : 10 %]
[※Avertissement ! En cas d’échec de l’amélioration, l’objet sera automatiquement détruit !]
[En cas d’échec de l’amélioration, le délai de récupération sera réinitialisé.]
[Voulez-vous améliorer la Baguette de chaman au sureau de Babayaga (A) ?]
[OUI/NON]
Tant que je ne lui faisais pas de mal physiquement, ça ne tournerait pas au désastre.
Si je me contentais de la menacer comme j’avais menacé Kalandas, la situation tournerait à mon avantage.
Plutôt que d’aggraver le conflit, c’était la meilleure réaction à avoir.
[Amélioration de la Baguette de chaman au sureau de Babayaga (A).]
[Félicitations ! Vous avez réussi l’amélioration avec une chance de 10 % ! La Baguette de chaman au sureau de Babayaga (A) a été améliorée !]
…Quoi ?
Les notifications de statut apparurent les unes après les autres. Leurs phrases interminables semblaient se moquer de moi.
[Baguette de chaman au sureau de Babayaga (A) : amélioration +1]
[Détails de l’amélioration : légère augmentation de toutes les caractéristiques.]
Je m’étais toujours attendu à ce qu’un jour, faire aveuglément confiance à l’Amélioration entraîne de graves conséquences.
Je n’aurais jamais cru que ce jour arriverait maintenant…
Un sentiment de catastrophe germa dans ma poitrine et ne fit que grandir.
Si je n’avais pas gardé un visage impassible, tout le monde aurait déjà compris ce que je pensais.
C’était entièrement ma faute. L’aide constante de l’Amélioration m’avait rendu trop sûr de moi.
Le prix à payer me rongeait avec une douleur insupportable.
Babayaga leva sa baguette.
Après avoir regardé autour d’elle et penché la tête, elle la posa de nouveau contre le sol.
« Ne vous mettez pas trop en colère. Ce n’est qu’un conseil. »
« … »
« On dirait qu’en tant que nouveau Seigneur, vous ne comprenez pas le prestige d’un Palais des Abysses. Ne serait-il pas de mon devoir, à moi, votre aînée, de vous conseiller ? »
Puisque l’Amélioration avait réussi, je devais attendre une heure entière avant qu’elle soit de nouveau disponible.
Je n’avais pas l’aura écrasante des boss des Sept Palais des Abysses.
La force n’était pas une option non plus. J’étais bien plus faible que Babayaga, et cela ne ferait que dévoiler mes limites.
Je devais retourner la situation avec des mots, mais mes pensées s’étaient emmêlées au point de devenir inextricables.
J’avais l’impression d’avoir reçu un coup de marteau derrière la tête. Je ne voyais aucune issue.
« Vous voulez me tuer ? Jusqu’ici, vous avez fait tout ce qui vous chantait. Alors allez-y, tuez-moi. Je suis sûre que les autres Seigneurs des Palais des Abysses adoreront ça. »
« C’est votre dernier avertissement. Arrêtez. »
Charlotte s’avança à ma place.
Je ne pouvais qu’espérer qu’elle me ferait gagner ne serait-ce qu’un peu de temps.
« Excusez-vous immédiatement pour votre insolence. Si vous dépassez encore les bornes, il sera trop tard pour revenir en arrière. »
« Vous me menacez ? Vous, une simple humaine ? »
« Kirik. Mon Grand Chef est forte. Troll ne peut pas gagner. »
« Misérable insecte… Ce n’est pas à vous, une créature de votre espèce, de vous en mêler. Déguerpissez tant que je vous en laisse l’occasion. »
Un groupe dont les niveaux étaient rouges s’approchait au loin.
C’étaient les boss de la faction de Babayaga.
« Votre adversaire n’est pas à votre portée. Agenouillez-vous sur-le-champ et présentez vos excuses à mon seigneur. »
« Kirik. A mangé beaucoup trolls. Remangera et évoluera. »
« Vous pourriez tous deux le regretter. »
« Essayez donc de nous tuer. C’est vous qui mourrez d’abord. »
« La ferme. »
« Quoi ? Une adjointe ose parler comme ça ? Qui va mourir ? »
Entre-temps, plus de dix boss nous avaient encerclés, et toute la salle avait les yeux rivés sur nous.
Si moi, le boss, restais là sans rien faire et laissais mes subordonnés mener l’affrontement, ma position serait irrémédiablement compromise.
Il n’y aurait pas de pire humiliation pour les Sept Palais des Abysses.
Mais nous étions largement en infériorité numérique. Ni mon bluff ni mon autorité ne prendraient sur eux.
Ce foutu Kalandas. Son complot m’avait mis dans une situation désespérée.
Putain, qu’est-ce que je fais ?
Je n’aurais jamais cru que Babayaga s’en prendrait à moi avec une telle violence.
Et je m’étais encore moins attendu à ce que mon bluff ne fasse pas faiblir son assurance d’un iota.
L’Amélioration m’avait lâché. Si elle avait fonctionné comme prévu, le résultat aurait été différent, mais la chance ne pouvait pas toujours être de mon côté.
Putain, putain, putain. Mon esprit n’était plus qu’un flot d’insultes.
Grondement…
Le bruit de la porte de pierre qui s’ouvrait sema encore plus le chaos dans mon esprit.
Charlotte et Balutak se turent et se contentèrent de me jeter un regard.
Leurs yeux pressants rendaient mon incapacité à agir encore plus pitoyable.
— La propriétaire du Château de la Luxure, de rang 6 ! La Reine de la Nuit, Dame Valentia Rose Sha, est arrivée !
À cet instant, toute pensée s’interrompit.
Mon regard se tourna instinctivement vers la porte de pierre.
[Niv. 81]
[Niv. 88]
Le Vampire Dravule et le Dullahan Carleon.
Une femme aux longs cheveux cramoisis marchait entre eux.
Chacun de ses gestes dégageait une aura noble.
Sa seule présence attirait tous les regards et agitait la salle, tandis qu’elle imposait sa supériorité à tous.
Une pression semblable à celle de l’air qu’on écrase se répandit dans toutes les directions, et le niveau responsable de cette sensation apparut.
[Niv. 93]
Quand ses yeux, plus rouges que le sang, se posèrent sur moi, son niveau, jusque-là d’un blanc pur, vira aussitôt au rose foncé.
« Bonjour, mon chéri. Tu me manquais, alors je suis venue. »
Rose Sha me salua d’un petit geste, les yeux toujours aussi rieurs.
Notes de bas de page :
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