Chapitre 17
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Traducteur/éditeur : Mordor
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◈ Pris pour le boss du donjon ◈
Chapitre 17 : Qui suis-je ? Le boss des Sept Palais des Abysses (enfin, pas vraiment)
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« Un Chevalier de la Mort est le boss des Sept Palais des Abysses ? Ha. Tu crois vraiment que je vais avaler pareille sottise ? »
Eh bien, regardez-moi ça.
L’Homme-bête-loup avait d’abord eu l’air décontenancé, mais il se remit vite à me dévisager avec incrédulité.
L’Homme-bête-loup n’avait pas tort. Le boss des Sept Palais des Abysses, qui trônaient au sommet des 72 Donjons, n’était qu’un Chevalier de la Mort ?
Comparés à ceux du Roi Liche, un autre boss des Sept Palais des Abysses, leurs rangs dans la hiérarchie des morts-vivants n’avaient rien à voir.
La situation aurait été différente si j’avais été un Chevalier de la Mort atypique, mais, apparemment, le loup ne me prenait pas pour tel.
« Je n’ai pas à te le prouver. Où est ton maître ? Il faut que je le rencontre en personne. »
« … C’est vrai ? »
L’élan féroce de l’Homme-bête-loup s’était rapidement dissipé.
Décide-toi, bon sang. Crois-le ou non. Pourquoi changer d’avis toutes les deux secondes ?
Charlotte, qui détestait les discussions interminables, poussa plusieurs soupirs.
Elle sortit un objet de ses vêtements et le leur montra. C’était un billet d’invocation de l’Association des Donjons.
Le billet se déchira, un portail apparut et un Marchand démoniaque en bondit.
Tout s’enchaîna sans accroc, comme si c’était une procédure bien rodée.
« Je vous salue, ô personne illustre. Hmm ? Oh ? Mais n’êtes-vous pas le Gardien du roi Lionheart ? Quel lien vous unit tous les deux ? »
« Assez. J’ai une question. Qui est la personne que je sers en tant que maître ? »
Charlotte me désigna poliment des deux mains.
Le Marchand démoniaque suivit son geste du regard, puis cligna innocemment des yeux.
« Mais le maître de l’un des Nouveaux Sept Palais des Abysses, bien sûr. Pourquoi cette question ? »
Au lieu de répondre, Charlotte jeta un coup d’œil à l’Homme-bête-loup.
Son regard disait clairement : « Alors, qu’est-ce que tu vas faire maintenant ? »
L’expression de l’Homme-bête-loup changea à toute vitesse, et le spectacle était saisissant.
Ses yeux s’écarquillèrent à l’extrême ; ses sourcils et ses lèvres entrouvertes tremblèrent, tandis que tout son corps frissonnait comme une feuille.
Quand il tourna ce visage vers moi, je me sentis gêné sans raison.
Si jamais il découvre que je me fais passer pour le boss, le retour de bâton va faire mal.
« J-j’ai commis un péché qui mérite la mort ! »
Toujours étalé par terre, l’Homme-bête-loup s’inclina profondément.
Il se fracassa le front contre le sol, le releva, puis le cogna de nouveau à plusieurs reprises, comme s’il cherchait à se faire mal.
« Votre humble serviteur n’a pas su reconnaître une personne aussi illustre et s’est montré gravement irrespectueux ! Je vous implore de me pardonner dans votre infinie bonté ! »
« Te pardonner ? Tu as insulté mon Boss et tu as même menacé sa vie. »
« Pardon ? »
Le Marchand démoniaque, qui s’était contenté d’observer sans comprendre la situation, s’exclama avec surprise.
À ma connaissance, le fossé était immense entre un boss de donjon hors du top sept et un boss des Sept Palais des Abysses.
Pour faire simple, les boss hors du top sept allaient du seigneur des marches au comte. Les boss des Sept Palais des Abysses, eux, équivalaient à des rois de nations entières et dépassaient même les nobles en puissance.
Si les sept premiers donjons portaient le nom des Sept Palais des Abysses, ce n’était pas pour rien.
Le Marchand démoniaque se prit le front, comme si une migraine venait de lui tomber dessus.
« Bon sang, que va-t-on faire ? Pas même un top dix, mais un rang quatorze ? C’est une catastrophe… »
« Que se passe-t-il dans un cas pareil ? »
« Pourriez-vous m’expliquer la situation en détail ? »
Charlotte raconta tout ce qui s’était passé, sans omettre le moindre détail.
Comme elle décrivait les événements tels qu’ils s’étaient déroulés, l’Homme-bête-loup ne pouvait pas protester. À mesure qu’elle poursuivait, le teint du marchand s’assombrit.
« Puisqu’il s’agit de l’un des Nouveaux Sept Palais des Abysses, il sera peut-être possible de trouver un arrangement à l’amiable… mais c’est le camp du Gardien qui a attaqué en premier. Vous avez même dit qu’il était clairement animé d’intentions meurtrières. Dans ce cas, on est bien au-delà d’une simple querelle… »
Le marchand laissa sa phrase en suspens et poussa un long soupir.
Une partie du travail de l’Association marchande consistait à régler les conflits et négocier des accords entre les donjons.
La situation était devenue un véritable casse-tête pour le marchand.
Désolé, mais je ne m’y attendais pas non plus. J’étais venu recruter Balutak, et voilà comment les choses avaient tourné.
« S’il s’agissait d’un monstre ordinaire, ce serait une chose, mais le maître du Gardien en est responsable. Vous devrez tous deux demander des comptes au roi Lionheart. J’espère que vous pourrez régler cette affaire avec indulgence. »
Je n’allais pas laisser les choses en rester là. Pas question de gâcher une occasion pareille.
Après avoir rencontré le responsable, tout dépendrait de son attitude et de l’indemnisation : nous pourrions peut-être parvenir à un arrangement à l’amiable.
Et si c’est le roi Lionheart…
Lionheart n’était pas un boss particulièrement important ; il n’apparaissait que brièvement au début et au milieu du jeu.
Je me creusai la tête, jusqu’à ce qu’un souvenir me revienne enfin.
Lionheart, le roi Lionheart, était un boss qui dépensait sans compter. À tel point qu’il couvrait son corps entier d’or et de bijoux.
À vrai dire, je me souvenais de Lionheart à cause de son collier en or.
Certains plaisantaient même en disant que le vrai boss, c’était le collier, pas lui.
C’est un objet incroyablement puissant.
Il suffisait de le porter pour être immunisé contre tous les malus de rang A+ ou inférieur.
Il ne servait évidemment à rien contre les malus plus puissants, mais la lumière du soleil était un malus de rang B pour les morts-vivants.
Si je mettais la main dessus, je n’aurais plus à souffrir sous le soleil, même sans Charlotte.
« J-je vais vous y conduire. »
L’Homme-bête-loup balbutia, mais je lui tendis la main pour l’arrêter.
« Indique-nous simplement où c’est. Nous irons tous les trois. »
Une idée prit forme dans mon esprit.
J’avais l’impression de pouvoir tirer encore plus de cette situation.
* * *
Lionheart, le boss du donjon de rang quatorze, avait à l’origine installé son donjon dans le Royaume démoniaque.
S’il n’avait pas été aussi cupide, il s’y trouverait probablement encore.
Le problème venait de sa tentative d’agrandir son donjon de manière trop agressive.
Par un terrible coup du sort, les tunnels que Lionheart avait creusés sous prétexte d’agrandir son domaine débouchèrent sur le donjon du boss de rang douze. Lionheart avait commis une grave erreur en ne vérifiant pas correctement l’emplacement.
Les deux donjons s’étaient retrouvés reliés avant que l’un ou l’autre camp ne comprenne ce qui s’était passé.
Il aurait suffi à Lionheart de reboucher le trou pour régler le problème.
Pourtant, le boss de rang douze ordonna à Lionheart de déplacer immédiatement son donjon, sous prétexte qu’il s’était senti offensé.
Il menaça même de considérer cette intrusion non autorisée comme une déclaration de guerre si Lionheart refusait, ne lui laissant pas le choix.
Bon sang. Comment étais-je censé savoir qu’il y avait un donjon là-dessous ?
Comment avait-il pu manquer autant de chance ? Lionheart ne pouvait s’empêcher d’en vouloir au monde entier.
Lionheart ignorait où déplacer son donjon.
Il lui fallait un lieu où le Cœur de donjon pourrait puiser suffisamment de ressources et dont le terrain offrirait un avantage.
Un endroit où l’environnement alentour n’affaiblirait pas le donjon, où il pourrait prospérer naturellement.
Que ses recherches aient été insuffisantes ou que de tels lieux n’existent vraiment plus, il n’en restait aucun dans le Royaume démoniaque.
« Votre Majesté ! Et cet endroit ? »
L’adjoint de Lionheart lui indiqua alors un lieu situé dans l’Empire humain.
Au début, Lionheart rugit sans même écouter la suite.
Les donjons que les humains privilégiaient étaient ceux qui se trouvaient sur leur territoire.
La plupart des donjons de l’Empire s’étaient formés naturellement, de toute façon. Tous les boss préféreraient déménager dans le Royaume démoniaque s’ils le pouvaient.
À moins d’être un cas exceptionnel comme les Sept Palais des Abysses, personne ne choisirait de bon gré d’établir son quartier général dans l’Empire.
« Votre Majesté, écoutez-moi. C’est une forêt tropicale située à l’extrême sud de l’Empire. Je me suis renseigné et j’ai appris que les humains y avaient à peine mis les pieds jusqu’à récemment. Et puis, si c’est une forêt, nous, les Hommes-bêtes, serons en terrain connu, non ? »
Plus Lionheart écoutait, plus la proposition devenait tentante.
Une forêt tropicale que les humains n’avaient pas touchée. Le terrain idéal pour des Hommes-bêtes. Et puisqu’elle se trouvait à l’extrême sud, son climat leur conviendrait aussi.
Il ne restait qu’à vérifier si le Cœur de donjon pourrait y puiser assez de ressources.
Si l’endroit convenait aussi à un donjon, il valait la peine d’agir sans attendre.
« As-tu étudié l’écosystème naturel de la forêt ? Sans compter les autochtones, il pourrait y avoir des tribus de Bêtes, non ? »
Les « Bêtes » désignaient des monstres sauvages.
Lorsqu’on installait un donjon dans une forêt, il était tout naturel de tenir compte d’éventuelles invasions de Bêtes.
Elles pouvaient être dangereuses, mais aussi servir de nourriture. Quant aux Bêtes très intelligentes, on pouvait même les dresser.
« Nous pouvons aussi mettre les Bêtes à profit. La plupart sont des Insectes, et ils sont assez intelligents. Si nous nous y prenons bien, nous devrions pouvoir achever les travaux aussi vite que possible, sans l’aide de l’Association marchande. »
« Les mettre à profit ? »
Les Insectes pouvaient soulever dix fois leur propre poids.
Ils savaient aussi creuser des tunnels, même s’ils n’étaient pas aussi doués que les kobolds.
La plupart des Insectes vivaient déjà sous terre, dans des réseaux de galeries semblables à des fourmilières.
« Bien sûr, même s’ils sont intelligents, leurs instincts sont extrêmement puissants. Chaque individu est farouchement indépendant, agressif et dépourvu de tout sens de l’obéissance. C’est dans leur nature. Mais je ne pense pas que cela posera le moindre problème. »
Personne ne se plaindrait si Lionheart faisait trimer les Insectes jusqu’à l’épuisement.
Bien utilisés, ils deviendraient sans aucun doute une main-d’œuvre efficace, capable de remplacer l’Association marchande.
En fin de compte, Lionheart choisit cette forêt pour y installer son donjon et, lorsqu’il la découvrit en personne, il la trouva véritablement incroyable.
Lionheart était très fier de la réussite de son adjoint comme de son propre choix.
« Cette fois, je construirai une tour plutôt qu’un labyrinthe. »
Rien que de penser aux labyrinthes, Lionheart avait l’impression que le traumatisme de l’époque allait refaire surface.
C’était pourquoi le nouveau donjon prit la forme d’une tour qui s’élevait vers le ciel.
Glou.
Tout en haut du donjon, Lionheart sirotait du thé et repensait au passé.
En même temps, il contemplait le paysage par la fenêtre, un sourire satisfait venant naturellement se dessiner sur ses lèvres.
« Je suis satisfait. »
Une multitude d’Insectes achevaient les derniers travaux sous les ordres des Hommes-bêtes.
Lionheart avait soumis les Insectes, aussi coriaces que des câbles d’acier, sans subir de pertes majeures.
Il avait désormais des esclaves utiles et son donjon était presque achevé.
Comme le donjon avait été déplacé, le nombre gravé dans l’esprit de Lionheart, son rang actuel, était passé de quatorze à seize.
Malgré tout, son visage s’illuminait de sourires.
« Ce n’est qu’une question de temps avant que mon rang ne remonte. »
Cet endroit était parfait pour un donjon.
Le Cœur de donjon puisait sa nourriture dans l’environnement naturel de la forêt, tandis que celle-ci, terrain de prédilection des Hommes-bêtes de Lionheart, s’étendait comme un océan.
Et, mieux encore, Lionheart pouvait faire construire et reconstruire son donjon par les Insectes, sans l’aide de l’Association marchande.
Le donjon du Royaume démoniaque avait depuis longtemps disparu de sa mémoire.
« Les classements… »
Un nombre était gravé dans l’esprit de tous les boss.
Il suscitait deux sentiments opposés : la honte chez les boss, mais aussi la fierté.
Pour Lionheart, le rang seize était devenu une humiliation indélébile.
Mais, comme la terre se raffermit après la pluie, ce n’était qu’une épreuve avant la réussite.
Une fois le donjon achevé, Lionheart comptait étendre ses ambitions à toute la forêt.
Et si Lionheart faisait de cette forêt un royaume avant peu ?
Le souverain d’une nation. Et au-delà…
« Peut-être que même les Sept Palais des Abysses ne seront pas hors de portée. »
Des donjons qui dépassaient toutes les normes, synonymes de labyrinthes sans fond.
Les Sept Palais des Abysses, dont l’histoire n’avait pas changé depuis mille ans, étaient l’objectif ultime de Lionheart.
Si tout se passait bien, Lionheart pourrait même briguer une place parmi les Sept Palais des Abysses.
À l’idée de devenir le boss des Sept Palais des Abysses, craint par l’Empire et source d’inquiétude pour le Royaume démoniaque, les coins de sa bouche se relevèrent.
Si Lionheart se montrait encore plus ambitieux, il pourrait peut-être dépasser les Sept Palais des Abysses et devenir le seigneur des Cinq Doigts.
Puis dépasser le seigneur des Cinq Doigts et atteindre même Saṃghāta.
Bien sûr, devenir l’un des Sept Palais des Abysses suffirait déjà à combler tous les souhaits de Lionheart, mais les rêves étaient sans limites par nature.
Toc, toc.
On frappa à la porte, interrompant les pensées réjouissantes de Lionheart.
« Entrez. »
La personne qui apparut dans l’embrasure n’était pas un Homme-bête.
Les yeux de Lionheart s’écarquillèrent.
« … Un Marchand démoniaque ? »
« Vous portez-vous bien, Votre Majesté ? »
Le Marchand démoniaque s’inclina à angle droit.
Il était inhabituel qu’un membre de l’Association marchande débarque aussi soudainement sans prévenir.
Avant même de poser la question, Lionheart devina la raison de sa venue. Une possibilité lui vint aussitôt à l’esprit.
Ces salauds qui ne pensent qu’à l’argent ont remarqué mon donjon ?
Lionheart avait appris récemment, par un marchand Homme-bête, l’existence des Nouveaux Sept Palais des Abysses.
Il paraissait que l’Association marchande cherchait désespérément à renforcer ses liens avec les Sept Palais des Abysses.
Si c’était le cas, l’Association marchande aurait pris contact en premier, ce qui correspondait parfaitement à la situation.
« Très bien. Voyons donc ce qui vous amène. »
« Justement, une personne de marque souhaite rencontrer Votre Majesté. »
Lionheart avait vu juste. S’il s’agissait d’une personne de marque, c’était probablement un cadre de l’Association marchande.
Au même instant, le dégoût envers le marchand monta en lui.
Ils m’ont complètement ignoré quand je me suis heurté au rang douze, mais maintenant que j’ai l’air de pouvoir gagner en puissance, voilà comment ils se comportent ?
« Vous n’avez vraiment honte de rien. Vous autres, insectes dorés, vous ne pensez qu’à remplir vos propres poches. »
« Votre Majesté, que… »
« Silence. Tais-toi devant moi, puis va transmettre ce message à cette personne de marque. Quoi que vous fassiez, ce roi Lionheart ne cillera pas. »
Le marchand affichait une expression si stupéfaite qu’elle aurait pu servir d’exemple parfait à l’incrédulité.
Lionheart avait porté un coup retentissant à ce salaud de traître. Il éclata de rire, ravi.
« Votre Majesté, calmez-vous et écoutez-moi d’abord. »
« Je t’ai dit de te taire. Faut-il que je t’arrache la bouche moi-même pour que tu comprennes ? »
Le marchand s’apprêtait à répondre, mais il referma la bouche, s’inclina et s’en alla.
À son retour, il était accompagné d’un Chevalier de la Mort et d’une humaine.
La scène était si incongrue que Lionheart cligna des yeux avant de regarder à nouveau.
« Qu’est-ce que c’est que ça ? Pourquoi l’Association marchande a-t-elle amené une humaine ? »
« L’Association marchande ? Je ne vois pas de quoi vous parlez, mais nous n’en faisons pas partie. »
La femme humaine répondit calmement, comme si elle n’avait pas peur du tout.
Une humaine aurait dû trembler devant le roi des Hommes-bêtes, mais cette seule attitude blessait déjà la fierté de Lionheart.
Surtout qu’elle avait l’air insignifiante.
« … Très bien. Êtes-vous la personne de marque qui souhaite me rencontrer ? »
« Non. C’est lui. »
L’humaine désigna des deux mains le Chevalier de la Mort à côté d’elle.
« Pour vous présenter cette personne… »
« Kehat ! »
Un éclat de rire échappa à Lionheart avant qu’il puisse se retenir et l’interrompit.
« Un simple Chevalier de la Mort serait une personne de marque ? Quelle humaine stupide. Tu peux bien vouloir présenter ton maître en termes élogieux, encore faut-il tenir compte de son rang par rapport à celui de son interlocuteur. »
« … »
« Ce Chevalier de la Mort a-t-il l’air digne de respect à mes yeux ? Cette chose n’est qu’un mort-vivant inutile. »
« Pourquoi tout le monde s’obstine à parler alors qu’il devrait se taire ? »
L’humaine marmonna comme si elle se plaignait.
Avant que Lionheart, furieux, ne puisse répondre, elle prit les devants.
« On dirait que vous n’avez pas entendu parler des Nouveaux Sept Palais des Abysses. Pourtant, un donjon de rang quatorze devrait être bien renseigné sur le sujet. »
« … Les Sept Palais des Abysses ? »
Lionheart s’était beaucoup intéressé aux Nouveaux Sept Palais des Abysses.
Il s’était donc renseigné auprès de l’Association marchande et avait appris quelques détails.
L’Association marchande avait pris contact avec lui dès sa création. Il avait tué le Moine du Baume, le Héros de la Foi. Même Rose Sha, le boss de rang six, s’y était intéressée.
Lionheart avait aussi entendu dire que son boss était un mort-vivant.
Si le boss des Sept Palais des Abysses était un mort-vivant, Lionheart avait naturellement supposé qu’il s’agissait d’une Liche de haut rang.
« … »
En y regardant de plus près, Lionheart se rendit compte que le regard inquiet du marchand n’était pas tourné vers lui.
Pour une raison ou une autre, le marchand observait la réaction du Chevalier de la Mort.
« … Impossible. »
Le boss des Nouveaux Sept Palais des Abysses était un mort-vivant. Les Chevaliers de la Mort étaient eux aussi des morts-vivants.
En ajoutant leur comportement à ce que venait de dire l’humaine…
Ce ne fut qu’alors que Lionheart comprit que quelque chose clochait, mais il était déjà trop tard.
« Tu as dit que j’étais un mort-vivant inutile. »
Le Chevalier de la Mort tira alors la chaise en face de Lionheart et s’y assit.
Il fixa Lionheart de son regard bleu impénétrable.
« On dirait qu’à tes yeux, un boss des Sept Palais des Abysses ne vaut pas mieux que ça. »
Notes :
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