Chapitre 336
[Dernière minute. L’ancien PDG d’Everett, Vern, se serait donné la mort en prison…]
Ce matin-là, la nouvelle du suicide de Vern se répandit sur tout le continent.
[Dans sa lettre d’adieu, il aurait déclaré assumer l’entière responsabilité et présenté ses excuses à tous les associés d’Erzebet…]
Assis sur le canapé de la chambre de Zia, je regardais l’écran. Plusieurs proches de Vern témoignaient qu’il traversait une période très difficile, et sa lettre d’adieu était affichée.
Le camp de Derek semblait avoir tout préparé avec soin.
« Des hommes-loups… »
Soudain, Zia, installée à la table, marmonna ces mots.
Je lui avais parlé de la tribu des hommes-loups.
« Ça marchera ? »
Elle cligna des yeux tout en mangeant. « Oui. S’ils coopèrent, ils pourront bâtir un village. »
Il ne fallait pas considérer les hommes-loups comme de simples individus. En tant que tribu, ils avaient assez de puissance pour tenir tête aux Équilibreurs de Derek.
« Il faut leur bâtir un village… »
« On peut certainement bâtir un village à l’abri du clair de lune. »
Zia y réfléchit, se mordilla la lèvre, puis hocha la tête.
« D’accord… Je vais te faire confiance, Shion. »
« Oui. »
À force de passer du temps avec elle, j’avais appris à déchiffrer nombre de ses expressions. Entre autres, « Je te fais confiance » signifiait souvent qu’elle-même n’était pas tout à fait convaincue par le plan.
Intégrer les hommes-loups à la société était une tâche ardue.
« Je ferai en sorte que ça réussisse. »
Je ne savais pas comment elle avait réussi à rallier la tribu avant ma régression, mais j’emploierais mes propres méthodes.
« Shion. Comment va frère Derek ? »
Zia m’interrogea sur Derek.
« Les soupçons se multiplient. Il ne semble pas prêt à récupérer ses parts, étant donné les procès en cours, notamment les plaintes des familles endeuillées. Mais la plupart des requêtes adressées à l’Agence de renseignement concernent Mademoiselle Zia. »
Derek et ses Équilibreurs continuaient de demander à l’Agence de renseignement de surveiller Zia.
« Vraiment… ? »
« Oui. Ils ne reçoivent que des réponses leur assurant que tout est normal. »
L’Agence de renseignement avait déjà été privatisée.
Bien sûr, il y avait encore des Chasers fidèles à Derek dans ses rangs, et même un chef d’équipe. Tout cela servait justement à ne pas éveiller les soupçons.
« Tant mieux… »
La présence de quelques fidèles de Derek au sein de l’Agence ne posait pas de problème. Les informations qu’ils recevaient étaient déjà filtrées.
« Bââillement… »
Zia bâilla d’un air satisfait, puis désigna les plats sur la table en souriant.
« Shion. C’était délicieux, comme toujours… »
« Ravi que ça t’ait plu. »
Je jetai un coup d’œil à la table de Zia. Tous les plats étaient terminés.
Autrefois, Zia de Libra était connue pour son petit appétit et son goût raffiné. Ses festins quotidiens étaient variés, et elle était si difficile qu’elle refusait de nombreux aliments.
À présent, ma cuisine lui suffisait. Pour être plus précis, ses goûts étaient en train de s’apprivoiser.
Avec ces petites choses, je la rendais dépendante de moi…
« Bon, eh bien… »
Je me levai et m’inclinai devant Zia.
« Je vais y aller. »
« … »
Je faisais face au chef des hommes-loups. Il avait une apparence plutôt ordinaire. Son corps était un peu — non, très — velu, et ses traits, anguleux et robustes, lui donnaient l’air d’un homme en bonne santé dans la soixantaine.
« … Webler n’est pas là. »
« Je ne pouvais pas emmener un enfant à une négociation. »
Sa voix résonnait avec force. Elle convenait parfaitement à un chef de tribu.
« Comment vous appelez-vous ? »
« On m’appelle Zebet. »
« Bien, monsieur Zebet. Commençons par ce dont nous voulons discuter : une coopération mutuelle. »
« … Une coopération mutuelle. »
L’ancien posa la question d’une voix basse.
« Vous voulez dire que vous souhaitez que nous combattions à vos côtés ? »
« Oui. Notre famille finira par connaître une guerre civile. Si vous nous soutenez à ce moment-là, nous bâtirons un village pour votre peuple. »
L’ancien Zebet plongea alors son regard dans le mien, comme s’il cherchait à discerner mes véritables intentions. Ses yeux de loup étaient profonds et perçants.
Il poussa bientôt un profond soupir.
« Jeune homme. J’ai vécu près d’un siècle. »
« Un siècle ? »
Je fus surpris. Zebet hocha la tête.
« Cent trois ans. Enfin… »
« Vous faites remarquablement jeune. »
Son visage lui donnait la soixantaine, et son corps musclé paraissait plus jeune encore, dans la trentaine ou la quarantaine, peut-être.
C’était franchement stupéfiant. Un trait génétique qui ferait envie à bien des nobles.
« … Merci. Hem. »
Zebet se racla la gorge dans un reniflement.
Il reprit vite son sérieux.
« Au cours de ce siècle de vie, crois-tu que tu sois le premier à me parler ainsi ? »
« Vous avez dû être nombreux à le faire. »
« Et combien de fois, à ton avis, nous a-t-on exploités ? »
« Ce n’est pas nous qui vous avons exploités. »
Je m’en tins au principe. Un pli nouveau se forma entre les sourcils de l’ancien.
« Quoi ? »
« Ce n’est pas raisonnable de faire payer à un nouvel amant les blessures causées par un ancien. »
« … Hein. »
L’ancien eut un rire sec. Puis, comme s’il jugeait inutile de poursuivre la conversation, il commença à se lever.
« Nous le bâtirons d’abord. »
« … ? »
Son visage lui donnait la soixantaine, et son corps musclé paraissait plus jeune encore, dans la trentaine ou la quarantaine, peut-être.
C’était franchement stupéfiant. Un trait génétique qui ferait envie à bien des nobles.
« … Merci. Hem. »
Zebet se racla la gorge dans un reniflement.
Il reprit vite son sérieux.
« Au cours de ce siècle de vie, crois-tu que tu sois le premier à me parler ainsi ? »
« Vous avez dû être nombreux à le faire. »
« Et combien de fois, à ton avis, nous a-t-on exploités ? »
« Ce n’est pas nous qui vous avons exploités. »
Je m’en tins au principe. Un pli nouveau se forma entre les sourcils de l’ancien.
« Quoi ? »
« Ce n’est pas raisonnable de faire payer à un nouvel amant les blessures causées par un ancien. »
« … Hein. »
L’ancien eut un rire sec. Puis, comme s’il jugeait inutile de poursuivre la conversation, il commença à se lever.
« Nous le bâtirons d’abord. »
« … ? »
Son visage lui donnait la soixantaine, et son corps musclé paraissait plus jeune encore, dans la trentaine ou la quarantaine, peut-être.
C’était franchement stupéfiant. Un trait génétique qui ferait envie à bien des nobles.
« … Merci. Hem. »
Zebet se racla la gorge dans un reniflement.
Il reprit vite son sérieux.
« Au cours de ce siècle de vie, crois-tu que tu sois le premier à me parler ainsi ? »
« Vous avez dû être nombreux à le faire. »
« Et combien de fois, à ton avis, nous a-t-on exploités ? »
« Ce n’est pas nous qui vous avons exploités. »
Je m’en tins au principe. Un pli nouveau se forma entre les sourcils de l’ancien.
« Quoi ? »
« Ce n’est pas raisonnable de faire payer à un nouvel amant les blessures causées par un ancien. »
« … Hein. »
L’ancien eut un rire sec. Puis, comme s’il jugeait inutile de poursuivre la conversation, il commença à se lever.
« Nous le bâtirons d’abord. »
« … ? »
Son visage lui donnait la soixantaine, et son corps musclé paraissait plus jeune encore, dans la trentaine ou la quarantaine, peut-être.
C’était franchement stupéfiant. Un trait génétique qui ferait envie à bien des nobles.
« … Merci. Hem. »
Zebet se racla la gorge dans un reniflement.
Il reprit vite son sérieux.
« Au cours de ce siècle de vie, crois-tu que tu sois le premier à me parler ainsi ? »
« Vous avez dû être nombreux à le faire. »
« Et combien de fois, à ton avis, nous a-t-on exploités ? »
« Ce n’est pas nous qui vous avons exploités. »
Je m’en tins au principe. Un pli nouveau se forma entre les sourcils de l’ancien.
« Quoi ? »
« Ce n’est pas raisonnable de faire payer à un nouvel amant les blessures causées par un ancien. »
« … Hein. »
L’ancien eut un rire sec. Puis, comme s’il jugeait inutile de poursuivre la conversation, il commença à se lever.
« Nous le bâtirons d’abord. »
« … ? »
Son visage lui donnait la soixantaine, et son corps musclé paraissait plus jeune encore, dans la trentaine ou la quarantaine, peut-être.
C’était franchement stupéfiant. Un trait génétique qui ferait envie à bien des nobles.
« … Merci. Hem. »
Zebet se racla la gorge dans un reniflement.
Il reprit vite son sérieux.
« Au cours de ce siècle de vie, crois-tu que tu sois le premier à me parler ainsi ? »
« Vous avez dû être nombreux à le faire. »
« Et combien de fois, à ton avis, nous a-t-on exploités ? »
« Ce n’est pas nous qui vous avons exploités. »
Je m’en tins au principe. Un pli nouveau se forma entre les sourcils de l’ancien.
« Quoi ? »
« Ce n’est pas raisonnable de faire payer à un nouvel amant les blessures causées par un ancien. »
« … Hein. »
L’ancien eut un rire sec. Puis, comme s’il jugeait inutile de poursuivre la conversation, il commença à se lever.
« Nous le bâtirons d’abord. »
« … ? »
Son visage lui donnait la soixantaine, et son corps musclé paraissait plus jeune encore, dans la trentaine ou la quarantaine, peut-être.
C’était franchement stupéfiant. Un trait génétique qui ferait envie à bien des nobles.
« … Merci. Hem. »
Zebet se racla la gorge dans un reniflement.
Il reprit vite son sérieux.
« Au cours de ce siècle de vie, crois-tu que tu sois le premier à me parler ainsi ? »
« Vous avez dû être nombreux à le faire. »
« Et combien de fois, à ton avis, nous a-t-on exploités ? »
« Ce n’est pas nous qui vous avons exploités. »
Je m’en tins au principe. Un pli nouveau se forma entre les sourcils de l’ancien.
« Quoi ? »
« Ce n’est pas raisonnable de faire payer à un nouvel amant les blessures causées par un ancien. »
« … Hein. »
L’ancien eut un rire sec. Puis, comme s’il jugeait inutile de poursuivre la conversation, il commença à se lever.
« Nous le bâtirons d’abord. »
« … ? »
Encouragée par un mage chevronné, Elise décrocha rapidement et répondit :
« Je suis en réunion. »
— Ah, vraiment ?
« … ?! »
Sa voix, bien trop familière, la fit sursauter. Elise jeta un coup d’œil à l’écran de son téléphone.
[Shion]
C’était Shion.
Shion Ascal.
— Je te rappellerai plus tard, alors.
« … La réunion vient de se terminer. »
Elise murmura doucement et regarda autour d’elle dans la salle de conférence.
« Il y a une urgence. Puis-je répondre à cet appel ? »
« Euh… oui, allez-y. »
Tout le monde comprit.
Sans doute parce qu’il s’agissait d’Elise. La seule médecin célèbre de la Tour de magie, le talent le plus brillant, la supernova qui illuminait la Tour de magie.
« Merci. Excusez-moi. »
Elise sortit rapidement de la salle de conférence.
Adossée au mur, elle sourit et demanda :
« Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? »
— Oh, rien de spécial. Ça t’intéresserait d’acheter un tableau ?
« … Un tableau ? »
Un tableau ?
— Oui. Un tableau.
« Qu… de quoi tu parles, tout à coup ? »
Après tout ce temps sans donner de nouvelles, il ne l’appelait pas pour lui vendre une assurance, mais pour lui demander d’acheter un tableau ?
— J’essaie de te faire gagner de l’argent.
« … C’est du hameçonnage, non ? »
— Quoi ?
Elise regarda de nouveau l’écran.
C’était bien Shion Ascal.
« Bon, alors, c’est quoi ? »
— Non, vraiment, j’essaie de te faire gagner de l’argent. Achète juste un tableau, laisse-le prendre de la valeur, puis présente-le à une galerie. Tu pourrais gagner dix fois ta mise, voire cent fois.
Elise gonfla les joues.
Après des mois sans nouvelles, il l’appelait soudain pour lui conseiller d’acheter un tableau en prétendant qu’il prendrait dix fois, voire cent fois sa valeur.
C’était un peu décevant, mais…
« Cent fois ? »
Elle n’était pas complètement désintéressée.
« Vraiment ? Il va vraiment prendre cent fois sa valeur ? »
Elise, dont la famille avait complètement cessé de la soutenir, avait besoin d’argent. Elle payait ses frais de scolarité à la Tour de magie grâce à des bourses et gagnait de quoi vivre avec la médecine, mais ses dépenses étaient tout simplement trop élevées.
Le prix des livres de magie et des abonnements aux revues avait grimpé en flèche à mesure qu’elle avançait dans ses études, et elle devait même fabriquer et vendre des produits dérivés de Bianca.
— Oui. Cent fois.
De toutes ses dépenses, c’étaient les produits dérivés de Bianca qui lui coûtaient le plus cher.
À cause du ralentissement économique, ils se vendaient mal. Bien sûr, elle continuait d’essayer, convaincue qu’un jour tout le monde reconnaîtrait à quel point Bianca était adorable…
— Ça pourrait même augmenter davantage.
« Il coûte combien, ce tableau ? »
— Eh bien, au moins quelques centaines de milliers d’Elnes.
« Quelques centaines de milliers… Et si ce n’est pas le cas ? »
— Alors tant pis.
« Quoi ? T’es dingue ? Quelques centaines de milliers, c’est le nom de ton chien ? »
— J’ai un chat.
« Ah, bon sang ! »
Elise ne put s’empêcher de reprendre son ancienne façon de parler, celle de son enfance.
Shion Ascal était toujours comme ça : il allait droit au désir le plus profond des gens.
— Mais c’est presque certain. Presque garanti. Sa valeur va forcément grimper. À 99 %. C’est un tableau tellement parfait que je t’offre exprès cette occasion.
Un tableau parfait. Une occasion parfaite.
Quoi qu’on en pense, Shion n’était pas du genre à parler à la légère.
« De qui est ce tableau ? »
— D’accord. Note ça.
Il n’y avait aucune raison de refuser une occasion de gagner de l’argent.
« … D’accord. »
— Tu as un carnet ?
« Oui. Je vais noter. »
En réalité, elle n’avait pas besoin de le noter. Son esprit était comme un Bloc-notes ; dès qu’elle entendait un nom, elle pouvait le fixer par magnétisme pour ne jamais l’oublier.
— Le nom, c’est « Lynsie ». Le tableau sera mis aux enchères dans une petite galerie près du Centre d’art Lorca. Il faut que tu achètes un tableau de cette artiste.
« Lynsie… c’est vrai ? »
Elise, qui avait parfaitement mémorisé le nom, posa la question d’un air dubitatif.
« C’est vraiment vrai ? »
— Oui. Sa valeur va forcément exploser, alors achète-le, c’est tout.
« Sinon, t’es mort. »
— Vas-y, tue-moi. Je raccroche.
« … D’accord. Prends soin de toi. »
Clic.
L’appel prit fin.
Elise esquissa un sourire en regagnant la salle de conférence.
« Ah, te revoilà. On reprend la réunion ? »
Le mage chevronné… ou plutôt, un mage encore plus chevronné. Âgé d’une quarantaine d’années, il occupait un rang élevé au sein de la Tour de magie, où il était très respecté, et était probablement le prochain vice-maître de la Tour.
Elise avait déjà atteint un poste qui lui permettait de participer à des réunions avec des personnalités aussi haut placées.
« Oui, allons droit au but. »
Elle lança sa présentation PowerPoint. L’écran montra les images d’une personne mutilée, à qui l’on avait tranché les membres, puis tuée, ainsi qu’une vidéo semblant révéler la magie employée pour le meurtre.
« Pour commencer, voici le processus de manifestation de la [Magie chimérique] de Raquel Dra. Les mouvements de l’énergie magique sont très particuliers. Ils sont à la fois structurés et amorphes… »
Raquel Dra.
Ses crimes se poursuivaient sans relâche. À chaque instant où il échappait aux médias, il tuait un bon nombre de personnes.
« Le développement de la magie et de l’énergie magique est très étrange. Mais, justement… »
Elise claqua des doigts, un sourire victorieux aux lèvres.
« Nous pouvons désormais le traquer avec certitude. »
Une nouvelle magie apparut sur le PowerPoint. Elle reposait sur une structure assez complexe faisant appel à des pierres de mana, mais Elise affichait un sourire assuré.
« J’ai baptisé cette magie… le “Réseau céleste”. »
Elise et la Tour de magie traquaient Raquel Dra.
Bientôt, ils l’attraperaient.
Bonjour, ici SereneTranslations. Les publications auront désormais lieu une fois par semaine. Un grand merci à NovelFirepub.pro de m’avoir permis de modifier ce rythme, qui était auparavant de cinq fois par semaine. J’espère que vous avez apprécié cette série de sorties en masse pour rattraper le retard.