Chapitre 211
Le sens du mot « méchant » (4)
Layla y réfléchit.
Elle était tourmentée.
En proie à l’angoisse.
Si Raquel Dra la visait vraiment, que devait-elle faire dans une telle situation ?
Elle portait toujours la combinaison de Mila sous ses vêtements… mais c’était une tenue d’urgence, dont les performances n’avaient rien d’exceptionnel.
Elle ne pouvait pas garantir la victoire.
« … Qu’est-ce que tu vas faire ? »
L’enfant lui posa la question. Layla lui jeta un coup d’œil.
« Comment tu m’as dit que tu t’appelais, déjà ? »
« Divo. »
« Tu as quel âge ? »
« Dix ans. »
« … Impressionnant. »
Dix ans.
À cet âge-là, elle n’avait que des souvenirs d’elle-même, boudeuse, parce que son père était trop occupé à inventer des choses pour jouer avec elle.
Layla se tourna vers Rhine.
« Je vais d’abord retrouver Elly. Je ne peux pas faire de compromis à son sujet. »
« Mais… »
« C’est aussi pour ta sécurité. »
Le regard de Layla se durcit.
« Elly est la fille du sénateur Petra. Si tu ne veux pas sortir d’ici sain et sauf pour finir ensuite comme un chien, écoute-moi. »
Sa voix était basse et grave. Pourtant, Rhine ne pouvait pas vraiment contester ses paroles.
Il soupira.
« Compris. Mais n’oublie pas que si Elise est infectée… aucun de nous ne pourra s’en sortir, et, au bout du compte, nous devrons… »
Il s’interrompit, puis désigna l’écran de l’ordinateur portable.
« … Faire alliance avec Raquel Dra. »
« … Fais comme tu veux. C’est comme vendre ton âme au diable. »
Layla répliqua sèchement et voulut partir, mais Rhine lui barra le passage.
« Quoi, maintenant ? Pourquoi tu me bloques le chemin ? »
« Tu ne peux pas sortir. »
« Alors, quoi… »
« On communiquera par talkie-walkie. »
Rhine désigna la taille de Layla. Un talkie-walkie gros comme un énorme scarabée rhinocéros y était accroché.
« … Tu compliques tout. Bon, d’accord. »
« Tant mieux. »
Divo leva les yeux vers Layla en souriant.
« Quoi donc ? »
« … Je me sens en sécurité avec toi, Layla. Tu nous protégeras. »
« Eh bien… »
Layla fit la moue sans raison. Puis elle reprit un air résolu et se tourna vers Rhine.
« Mais tant que je serai là, ne t’avise pas de toucher à Elly. »
« Compris. Je te le promets. »
Rhine hocha la tête en rengainant son épée.
* * *
La propagation de l’infection de Void.
Cet incident était censé se produire bien plus tard, avant ma régression.
Je ne comprenais toujours pas pourquoi tout avait autant déraillé, mais enfin.
Je fouillai l’immense tour, étage après étage. Les hordes d’infectés constituaient les obstacles.
Après plus d’une douzaine d’heures passées à patrouiller et à chasser, enfin…
« … Il y a quelque chose de suspect, ici. »
Je découvris un endroit à l’atmosphère particulièrement sinistre.
Le vingt-troisième étage. Il était aménagé comme un parc d’attractions. On y trouvait une maison hantée, une sorte de voie ferrée et des grottes.
J’activai le SZX-9500.
À l’intérieur de la maison hantée, l’appareil détecta une étrange énergie magique. Elle se tortillait comme un être vivant. C’était la « source ».
« Je l’ai trouvée. »
Je pris la radio.
« Elise. Tu m’entends ? »
─ … Oui, je t’entends.
Sa voix était encore empreinte de douleur, mais elle semblait avoir repris un peu ses esprits.
« J’ai analysé les fluctuations magiques à l’intérieur depuis l’extérieur. Il y a une onde anormale au vingt-troisième étage ? »
─ … Vraiment ?
Elise répondit d’une voix tremblante.
« Oui. »
─ D’accord, alors…
Plusieurs voix retentirent dans la radio. C’étaient des civils. Tous demandaient avec excitation si des renforts arrivaient de l’extérieur.
Il y aurait probablement beaucoup de renforts.
Mais surtout des militaires.
─ … Je vais prévenir Layla.
Dans ma vie précédente non plus, cette épidémie n’avait pas été endiguée.
L’armée et les chevaliers avaient été envoyés sur place, et ils avaient tué tous les infectés. Même ceux qui avaient tenu bon, comme Elise, avaient fini par mourir, les formes de vie étrangères s’enfonçant dans leur cerveau.
Elise était bien sûr un cas à part.
Grâce à ses propres pouvoirs, elle était parvenue à empêcher la forme de vie étrangère de lui ravager le cerveau.
─ Shion.
Elise reprit soudain la parole.
« Quoi ? »
── Euh… rien… non, laisse tomber.
Sa voix manquait de force. Elle était complètement différente de celle qu’elle avait d’ordinaire, si assurée.
« Tiens bon, c’est tout. »
Je coupai la communication.
À présent, j’avais l’intention de rester caché ici quelque temps.
Void reviendrait forcément sur les lieux.
* * *
« Le vingt-troisième étage ?! »
─ Oui.
Dès qu’elle reçut le message, Layla bondit sur ses pieds, toute excitée.
« D’accord ! Hé ! On a eu des nouvelles de l’extérieur ! »
Elle s’empressa de prévenir Divo. Celui-ci parut surpris, tandis que Rhine restait sceptique.
« … C’est impossible. Ça ne peut pas être vrai. »
« Impossible, mon cul ! »
« Enfin, si c’est une hallucination, c’est possible. »
« Arrête tes conneries ! Bref, allons vérifier le vingt-troisième étage. Elly est un génie, tu sais ? Elle saura forcément démonter la formule. Oh, attends un peu. Elly ! »
Layla parla dans la radio.
« Il nous faut quelque chose ? Dis-nous tout ce dont tu as besoin ! »
─ … Un microscope. Une solution de pierre de mana. Du papier. Un détecteur magique. Un analyseur de mana.
« D’accord. Compris. »
Layla nota la liste du matériel sur l’ordinateur portable de Divo.
« Trouve-nous tout ça. »
« … »
Rhine regarda silencieusement ailleurs un instant, puis hocha discrètement la tête.
« Compris. Je vais appeler quelqu’un pour qu’on nous apporte ça. »
« Il faut aussi emmener Elly. »
« Faisons comme ça. »
Il se montrait étonnamment coopératif. Il avait sûrement une arrière-pensée.
« … Je te l’ai dit. Si quelqu’un s’avise de faire du mal à Elly… »
« Je ne le ferai pas. S’il y a des renforts à l’extérieur, je n’ai aucune raison d’agir ainsi. À supposer qu’ils soient réels, bien sûr. »
Ses paroles étaient lourdes de sous-entendus, mais ils devaient se faire confiance, à présent. Se battre et se méfier les uns des autres ne résoudrait rien.
Layla transmit le message à Elise.
« Elly. On arrive. »
« Moi aussi. »
C’est alors que Divo leva la main.
« Je viens aussi. »
« … Tu n’es qu’un gamin. Reste ici. »
« Ça va. Je sais utiliser la magie, je peux aider. Je peux prêter main-forte à mademoiselle Elise. »
Divo se montrait étrangement sûr de lui. Perplexe, Layla se tourna vers Rhine.
« Il a raison. Cet enfant nous a été très utile. »
« … »
Elle avait encore quelques réserves, mais bon.
« D’accord. Mais ne vous avisez pas de nous gêner. »
Inutile de mettre en danger un enfant courageux. Après tout, chaque combattant comptait.
* * *
Au septième étage, Layla retrouva Elise et son groupe. Mais sur le lit se trouvaient des gens qu’elle n’avait encore jamais vus : un homme et une enfant.
« … Qui sont-ils ? »
Layla leur demanda qui ils étaient. Elise lui répondit :
« L’homme, c’est monsieur Jackson. La petite fille s’appelle Yeri. Ils se sont effondrés d’épuisement dès leur arrivée, alors on les a laissés se reposer. »
« Des survivants… »
« Ils ne sont pas infectés ? »
Rhine fronça les sourcils et les examina attentivement. Layla le poussa légèrement.
« Du calme, tu veux ! »
« … »
Rhine lui lança un regard noir en silence. Layla posa malicieusement les deux mains sur les joues d’Elly.
« Elly. Tu arriveras à monter jusqu’au vingt-troisième étage ? Tes joues sont brûlantes. Tu as de la fièvre… On dirait un petit pain tout chaud. »
« … Lâche-moi. »
« Pourquoi tu portes un chapeau ? »
« … »
C’était pour cacher les aimants collés à sa tête. Même si elle était au plus mal, c’était vraiment trop ridicule.
« Elly… »
« Je t’ai dit de me lâcher. »
Elise repoussa la main de Layla, puis promena son regard de Rhine à Divo.
« … Pourquoi cet enfant est-il là ? »
« C’est un gamin malin. Il sait lancer des sorts. Il est vraiment futé. Il veut être ton assistant. »
« … »
Elise eut l’air un peu perplexe, mais elle préféra ne pas trop y réfléchir. La situation s’y prêtait.
« Ça va vraiment ? »
Divo la regarda, l’air stupéfait. Elise, qui avait mal à la tête, fronça les sourcils et répondit :
« Ça va ? Qu’est-ce que tu veux dire par là… Allons au vingt-troisième étage, c’est tout. »
* * *
Elise, Layla, Rhine, Divo, quatre autres gardes et un chariot rempli de matériel pour analyser la formule.
Tous les huit arrivèrent ensemble au vingt-troisième étage. Bien sûr, ils croisèrent d’innombrables corps d’infectés en chemin. Rhine abattit de son épée ceux qui avaient autrefois été humains, tandis que Layla les assomma avec son sortilège magique.
Layla n’arrivait pas à se résoudre à les tuer.
Rhine la regardait avec une frustration évidente, mais en vérité, personne n’était plus contrarié que Layla elle-même.
Parce qu’il existait peut-être un moyen de leur rendre leur humanité…
« On dirait que c’est là. »
Elise désigna la maison hantée. Une aura glaciale émanait de l’intérieur.
« Entrons. Monsieur Rhine, vous voulez bien passer devant ? »
« … Layla, si des infectés arrivent par-derrière, vérifie bien qu’ils sont hors d’état de nuire. »
Ils s’avancèrent lentement, sur leurs gardes, à l’affût d’une éventuelle embuscade des infectés.
Lentement, tout doucement.
« … Ugh. »
Elise laissa échapper un gémissement de temps à autre, et Rhine l’observa d’un air sinistre pendant dix minutes.
Enfin, ils arrivèrent à la « source ».
« Ça doit être ça. »
Une immense formule magique s’étalait sur le sol. Elle palpitait d’un rouge sang, vivante comme une pieuvre.
Elise déglutit en la voyant.
« Préparez le matériel. Je vais l’étudier. »
« On devrait d’abord désactiver la barrière ? »
demanda Rhine. Elise secoua la tête.
« … Non. Nous devons d’abord trouver un moyen d’arrêter cette infection. On ne peut pas sortir pour l’instant. »
« Heureusement, tu penses comme moi. »
Rhine poussa un soupir de soulagement, puis ajouta :
« On ne pourrait pas reconstituer la formule et émettre une onde qui tuerait tous les infectés ? »
« Pourquoi les tuer tous ?! »
Layla s’interposa à la hâte. Rhine haussa les sourcils.
« Alors, qu’est-ce qu’on fait ? »
« Il faut les séparer de cette chose ! Elly ! On peut le faire ? »
« … C’est plus facile à dire qu’à faire. »
Elise serrait les dents, la douleur ne cessant de s’intensifier, quand soudain…
Boum—
Des pas lourds retentirent quelque part.
« … C’était quoi, ça ? Qui vient de faire du bruit ? »
Layla pencha la tête, perplexe. Elle balaya rapidement les environs du regard. La maison hantée était très sombre, et l’on distinguait à peine les silhouettes.
Layla les dénombra plutôt.
Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit… neuf.
« … Pourquoi y en a neuf ? »
À peine Layla eut-elle prononcé ces mots que…
Fchiiing !
Rhine tira son épée et la pointa dans cette direction. Layla fit aussitôt jaillir une flamme.
Fouuush !
Le feu flamboyant illumina l’obscurité. Parmi le groupe de Layla se tenait une silhouette qui semblait écraser les ténèbres comme une ombre.
Le méchant au masque de hockey.
Raquel Dra.
« Toi… ! »
Layla s’apprêtait à libérer son pouvoir magique, mais se ravisa. Raquel Dra se tenait juste derrière un jeune enfant.
C’était « Divo ».
« … Divo ! »
« Layla, calme-toi. »
Rhine déglutit. Son corps magique était invoqué, et son épée restait pointée vers Raquel.
Raquel posa les mains sur les épaules de Divo, comme pour le prendre en otage.
« Ne fais pas ça ! »
Layla cria. Elise, en proie à un mal de tête, regarda Raquel Dra, mais n’arrivait pas à faire le point.
« Lâche cet enfant. Prends-moi en otage à la place. C’est moi que tu es venu chercher, pas vrai ? »
Tout en parlant, elle lui tendit la main.
L’homme réagit à peine.
« … Espèce d’enfoiré ! Lâche ce gamin !! »
Alors Divo leva les yeux vers Raquel Dra et murmura tout bas, assez doucement pour que lui seul l’entende.
… Je sais.
Le regard de Raquel s’abaissa légèrement. Il fixa Divo droit dans les yeux.
… Que tu ne me tueras pas.
Divo esquissa un sourire.
Depuis le masque de hockey s’éleva une voix grave et profonde.
─ Tu l’as vu.
… Oui. Tu as sauvé un enfant. Tu dois avoir tes propres convictions, comme moi.
Raquel Dra ne répondit pas.
Dans la maison hantée, plongée dans un silence inquiétant, Layla sentit sa peau se hérisser et ses cheveux se dresser.
Divo reprit lentement :
… Je t’ai amené la personne que tu veux. On peut faire équipe.
─ La personne que je veux ?
Divo jeta un coup d’œil à Layla.
Raquel Dra voudrait tuer Layla. Si l’unique fille de la famille Hilton disparaissait, cela provoquerait un chaos immense dans la Ville des Tours.
Du moins, c’était ce que croyait Divo.
En tant que méchant, lui aussi.
… Je sais aussi qui tu es. Moi aussi, j’ai essayé de trouver des anagrammes, tu te souviens ? Pas vrai, « Dale » ?
Divo.
C’est Void (Void).
… Je sais aussi qui tu es. Moi aussi, j’ai essayé de trouver des anagrammes, tu te souviens ? Pas vrai, « Dale » ?
─ C’est exact.
Raquel Dra fit pivoter Divo pour le mettre face à lui. Divo leva les yeux vers lui en souriant, puis lui murmura quelque chose tout bas──
« … ! »
En un instant, le visage détendu de Divo se transforma. Ses yeux se remplirent d’effroi. Le froid raidit sa peau.
« Oh non ! »
Divo se retourna en criant et tendit la main vers Layla.
« Sauve-moi, je t’en prie, sauve-moi !! Sauve-moi── !!!! »
« Divo ! »
Layla voulut se précipiter vers lui, mais…
── !
Raquel fut plus rapide et fit exploser une Rafale.
Divo s’effondra sur-le-champ.
Son petit corps retomba mollement en arrière.
Cette image se grava sur la rétine de Layla.
« Ah… espèce de fils de pute— ! »
Raquel Dra tira sa baguette. Il l’abattit sur Layla, qui fonçait sur lui.
Vraouuum─── !
Un courant d’air colossal s’abattit sur elle. Rhine pointa son épée, mais la lame de vent de Raquel lui transperça le cœur avant qu’il ait pu frapper.
« … R-Rhine ! »
Layla vit Rhine s’écrouler au sol comme une feuille.
« Krr, krrr !! »
Elle se débattit de toutes ses forces. Mais la pression de dizaines de tonnes l’écrasait.
Elle ne pouvait pas respirer. Pas même le bout d’un doigt ne bougeait. Elle ne pouvait même pas activer sa « combinaison »… Le sort des gardes restants ne faisait aucun doute.
Ils n’osaient pas le défier et ne pouvaient que s’agenouiller.
Après tout, la vie était précieuse.
La dernière encore debout, Elise, foudroya Raquel Dra du regard.
« … Toi. »
─ Désactive la barrière.
« Non. L’infection se répandrait. Il faut d’abord trouver une formule capable de la neutraliser… »
─ Une telle formule n’existe pas. Ce n’est pas un poison. Ceux qui sont infectés ont déjà fusionné avec la forme de vie étrangère et ne pourront jamais retrouver leur état d’origine.
Le regard d’Elise vacilla.
─ Mais toi, pas encore. L’entité magique étrangère dans ta tête s’accroche toujours à toi. Elle n’a pas encore pénétré ton cerveau.
Raquel Dra avait posé son diagnostic très rapidement.
Avait-il compris son état d’un simple coup d’œil ?
─ Ce n’est qu’une question de temps. Il ne t’en reste plus beaucoup.
« … Alors ? Quelle est la solution ? Comment puis-je survivre ? »
─ En perçant le crâne pour extraire directement la forme de vie extraterrestre. Il faut une opération délicate. Pour cela, tu dois ouvrir la barrière.
« … »
Elise baissa les yeux. Elle jeta un regard prudent à Layla.
« Eugh… keugh… »
Elle n’avait pas l’air d’avoir beaucoup de marge de manœuvre. Pas la moindre.
Elise connaissait la formule magique dont Raquel Dra s’était servi pour maîtriser Layla. Elle rassemblait un courant d’air qui paralysait momentanément l’adversaire.
Une très simple « Manipulation des flux ».
Pourtant, la formule, qui n’était rien d’autre qu’une « Manipulation des flux », était d’une puissance incompréhensible. Son rendement et ses performances étaient colossaux, très supérieurs à ceux d’une magie ordinaire.
En clair──
La différence de niveau était immense.
Raquel Dra n’était pas un mage ordinaire.
Elise, dans son état actuel, ne pouvait certainement pas rivaliser avec lui.
Non, même un mage de premier rang, actif sur le terrain, n’en serait pas capable.
─ Tu n’as pas le temps d’hésiter.
Elise examina les environs.
Divo, effondré. Layla, étendue au sol, grondant comme une bête. Rhine, perdant son sang et mourant. Les autres, à genoux, ne regardaient qu’elle, la suppliant du regard de faire ce que Raquel Dra exigeait.
« Haah… »
Elise soupira. Elle fit face à Raquel Dra et, même si le masque de hockey l’empêchait de voir ses yeux, elle lui parla :
« … Promets-le-moi. Si j’ouvre la barrière, tu épargneras les autres. »
Raquel Dra hocha la tête, comme s’il n’avait attendu que cela.
── Je te le promets.