Chapitre 165
Deuxième épreuve (1)
[ Chambre 107 ]
Je retournai à l’Académie Planarium.
Je venais de déballer mes affaires dans le dortoir et j’allais faire une sieste quand…
Toc, toc…
On frappait à la porte.
Je jetai un coup d’œil dans sa direction.
Toc, toc…
On frappa de nouveau.
Je me levai et ouvris la porte.
« … Qu’est-ce que tu veux ? »
C’était Elise. Elle jeta un coup d’œil par-dessus mon épaule et demanda :
« Je peux entrer ? »
« … »
Je m’écartai. Elle entra et regarda autour d’elle.
« Il n’y a rien ici. C’est minuscule. »
« Quoi… Ah, oui. Hé, écoute. »
Ça tombait bien. J’avais encore des questions sur les sortilèges magiques.
« Quand j’utilise une formule, je consomme beaucoup trop de mana, tu sais ? »
J’avais consigné la leçon sur l’« échelle » dans le « Bloc-notes », mais je ne lui avais pas vraiment posé de questions sur l’« efficacité ».
Elise haussa un sourcil.
« C’est simple. Ton réservoir de mana est petit, voilà tout. »
« Oui, c’est vrai. Mais il y a aussi la question de l’efficacité. »
Les sortilèges magiques de niveau un à trois restaient gérables, mais à partir du niveau cinq, la consommation de mana n’avait plus rien d’anodin. Ça signifiait que j’utilisais les formules de manière « inefficace ».
Elise me demanda d’un air impassible :
« L’efficacité ? »
« Oui. »
« … De toute façon, tu es épéiste. »
« Les épéistes utilisent aussi des sortilèges magiques. Regarde Gerkhen. »
« Gerkhen, c’est… Soupir. Assieds-toi. »
Elise désigna une chaise. Je m’assis sur la seule qui se trouvait là. Elle en façonna une autre, qui ressemblait à une chaise, avec sa télékinésie, puis s’y installa.
« L’“efficacité”, c’est difficile à enseigner de façon théorique. »
« Pourquoi ? »
« Parce que c’est trop simple. La qualité du mana consacré au “chemin” dans le circuit de la formule… C’est tout. »
« Le chemin ? »
Je penchai la tête. Elise leva un doigt.
« Je vais te l’expliquer simplement. Les circuits des sortilèges magiques ne sont, pour l’essentiel, que des “chemins”. »
Elle dessina dans les airs un sortilège magique de niveau quatre.
« Regarde. Les circuits essentiels, ici, forment le “noyau”. »
Le centre du sortilège vira au rouge. C’était le « noyau ».
« Les circuits qui alimentent le noyau en mana sont les “chemins”. »
Les parties extérieures qui menaient au centre devinrent vertes. C’étaient les « chemins ».
« En général, si le noyau d’une formule représente trente pour cent, les soixante-dix pour cent restants sont les “chemins” qui y mènent. »
« Ah, donc il ne faut pas gaspiller de magie dans ces “chemins” ? »
« En gros. Il suffit pas de déverser du mana pour accélérer sa circulation dans les “chemins”. »
C’était tout simple.
La formule que je déployais avec le « Bloc-notes » était inefficace parce que j’envoyais la même quantité de mana partout. Comme Elise me l’avait expliqué, je ne faisais pas la distinction entre le « chemin » et le « noyau » : je déversais une quantité fixe dans toute la formule, comme une machine.
« Mais ça va être difficile pour toi. »
« Pourquoi ? »
« Parce que c’est une pure question de talent. Par unité de mana… »
Elise s’interrompit.
« Soupir. »
Elle soupira doucement et simplifia son explication.
« En d’autres termes, que ton mana circule sur une voie ferrée, une autoroute ou un chemin de terre, c’est déterminé à la naissance. Le milieu universitaire appelle ça la “qualité du mana”. »
« Hmm… Et toi ? »
« Moi, j’ai une voie ferrée. Une ligne à grande vitesse. »
« Alors montre-moi. Dessine en même temps que tu expliques. »
« … Tu en demandes beaucoup. »
« Commence par le niveau deux. »
Elise grommela tout en dessinant un sortilège magique dans les airs.
Niveau deux. Deux formules magiques s’entremêlaient.
Comme Elise l’avait dit, les lignes extérieures de la formule étaient fines, mais solides. Un « chemin » s’était formé.
À mesure qu’elles se rapprochaient du centre, elles s’épaississaient et s’assombrissaient, jusqu’à devenir parfaitement denses en atteignant le « noyau ».
« Regarde. L’extérieur est fin et le centre est épais, tu vois ? C’est parce que mon mana est de bonne qualité. Si quelqu’un dont le mana est de mauvaise qualité amincit le chemin, le sortilège ne fonctionnera pas. »
« … Je comprends. »
Réfléchis. Si le chemin est une « voie ferrée », une seule ligne suffit pour transporter un train.
Mais si c’est un « chemin de terre » réduit à une seule ligne ? Il pourra tout au plus accueillir une charrette.
C’est le même principe.
« Voyons voir. »
La qualité de mon mana ne devait pourtant pas être si mauvaise. Grâce au « Périon », elle devait au moins atteindre celle d’une autoroute.
J’enregistrai le sortilège magique d’Elise dans le « Bloc-notes ».
■ Sort efficace d’Elise, niveau 2
Je créai un dossier à part et me concentrai sur l’enregistrement de l’efficacité du « chemin » qu’Elise m’avait montré.
« Montre-m’en encore deux de niveau deux. Et environ quatre de niveau trois. »
« … Pfff. »
Elise soupira, l’air agacé, mais fit ce que je lui demandais sans protester.
…
■ Sort efficace d’Elise, niveau 2 [ 3 ]
■ Sort efficace d’Elise, niveau 3 [ 4 ]
Trois sortilèges magiques de niveau deux.
Quatre sortilèges magiques de niveau trois.
J’enregistrai sept sortilèges magiques au total. Plus précisément, j’ajoutai à la base de données la technique de l’« efficacité ».
« Voilà. Merci. »
« Qu’est-ce que tu veux dire, “voilà” ? Cette technique, tu peux… »
« Regarde et dis-moi. Je vais essayer. »
« … Essaie d’être un peu plus conscient de toi-même. »
Elise fronça les sourcils. Je déployai un sortilège magique. Une boule de fumée de la taille d’une balle de ping-pong s’éleva de ma paume. C’était la « Bombe fumigène » de niveau trois qu’Elise venait de me montrer.
« La consommation de mana est vraiment plus faible. On dirait qu’elle a diminué de moitié, non ? »
Grâce à Elise, qui comprenait mieux la théorie que la plupart des universitaires, j’avais saisi le principe rapidement.
« Merci. »
Je me sentais un peu coupable, comme si je lui avais volé un savoir.
Je regardai Elise d’un air embarrassé.
« … »
Elle fixait ma « Bombe fumigène », et la fumée épaisse qui s’était répandue masquait son expression.
Un instant de silence.
Puis elle prit la parole.
« … Tu n’es pas dépourvu de talent. »
Sa voix avait une pointe d’amertume.
Elle fit un petit geste. La « Bombe fumigène » se dissipa aussitôt.
« Hein ? Qu’est-ce qui se passe ? »
« Tu l’as reproduite exactement comme moi. Je peux donc la dissiper sur-le-champ en inversant le calcul. C’est pour ça qu’il faut sécuriser les formules. Je t’expliquerai ça plus tard. »
« … Oh ! D’accord. Merci. »
« Bon. »
Elise tendit la main vers moi. Je la regardai, perplexe, et demandai :
« Quoi ? »
« … Tu comptes me les donner quand ? »
Quoi donc ? Qu’est-ce qu’elle voulait ?
« Tiens. »
Je posai ma main sur la sienne.
« — Non ! »
Elise tressaillit et retira sa main. Elle me donna une tape sur l’épaule avec la paume et lança :
« … Les coupons pour la ferme. Pourquoi tu ne me les donnes pas ? »
« Ah, c’est vrai. »
Elle était venue chercher les coupons depuis le début. Je découpai tranquillement un bout de papier qui traînait sur le bureau pour en faire un coupon.
Elise fronça les sourcils.
« C’est quoi, ça ? Juste des gribouillis sur du papier. »
« C’est pour mon commerce, de toute façon. »
« Hmph. »
[Dix coupons de précommande], [Dix coupons de réduction]. Elise en fourra vingt au total dans son portefeuille.
« Va-t’en. »
Elle partit sans un mot.
* * *
À l’étage supérieur du dortoir.
Elise, qui était montée sur le toit, faisait face au vent froid. Elle contemplait la lune diurne de Planarium, l’air absorbée par des pensées complexes.
Soudain…
La porte s’ouvrit. Elise tourna la tête.
« … »
C’était Gerkhen. Il parut surpris de la voir.
« Pourquoi ? C’était ta place ? »
« Même si j’aime bien cet endroit, je ne peux pas le revendiquer. Il a été convenu que le toit ne serait accessible qu’aux résidents des étages supérieurs au trentième. »
Elise ricana.
« Dis aux mécontents de monter me le dire en face. »
Elle s’appuya de nouveau contre la rambarde et contempla le paysage.
Gerkhen se tenait à distance.
Le vent souffla doucement et lui fit voler les cheveux.
Elise ouvrit la bouche comme si elle soupirait.
« Tu avais raison. »
Gerkhen la regarda. Il semblait avoir oublié ce qu’il lui avait dit.
« La dernière fois, à propos du jeu d’échecs humain du premier trimestre. Tu avais dit que, sans la question de l’endurance, tu aurais choisi Shion comme reine. »
Elle avait trouvé qu’il le surestimait, à l’époque.
Mais aujourd’hui, Elise l’avait vaguement compris.
Shion Ascal avait utilisé la « Bombe fumigène » aussi efficacement qu’elle. Il l’avait presque reproduite à l’identique.
Non, sa fumée était même plus dense que la sienne.
Elle ne l’avait pas montré, mais de son point de vue — et même de celui des nombreux professeurs de magie qui l’avaient instruite —, c’était un « incident » stupéfiant.
Elise elle-même avait mis près d’un an à atteindre une telle efficacité.
« Ah bon ? »
« Oui. C’est ça. Exactement comme tu l’as dit. »
Comme l’avait dit Gerkhen, Shion avait du talent.
Un talent arrivé trop tard, et donc gâché.
Ce n’était pas que ce talent fût absent : en magie, l’éducation précoce était primordiale. Le meilleur âge pour l’ouverture des circuits était avant quinze ans. Même avec un talent inné exceptionnel, si on ne recevait pas une formation adéquate à cette période, les circuits eux-mêmes se refermaient.
Comme chez Shion Ascal.
Son mana était de bonne qualité. Non, il était excellent.
Mais, à cause du désavantage fatal de n’avoir reçu aucune éducation précoce, son conduit de mana était étroit.
Ses limites étaient donc évidentes.
Il ne pourrait jamais atteindre un haut niveau.
Quatre-vingt-dix pour cent de son talent… peut-être même quatre-vingt-quinze pour cent étaient déjà bloqués.
« Shion a un talent exceptionnel. Mais il est trop tard. »
Les raisons pour lesquelles il était trop tard étaient nombreuses.
Parce qu’on ne lui avait pas offert un environnement adapté.
Parce qu’il avait perdu sa mère à la naissance et que son père était mort alors qu’il était encore très jeune.
Parce qu’il était devenu orphelin et avait grandi dans un orphelinat.
Parce qu’il avait souffert d’une tumeur cérébrale et d’une leucémie.
… À cause de Petra.
Sans Petra, il aurait eu une mère.
S’il avait eu une mère, son père ne serait pas mort si tôt.
Avec l’aide de ses parents, il aurait pu mieux affronter sa tumeur cérébrale et sa leucémie.
« Tu as l’air bouleversée. »
Gerkhen avait parlé. Elise pencha la tête.
« … Tu es un robot ? »
« Quand tu es dans cet état, réfléchis rationnellement. Fais les comptes. »
Faire les comptes.
Ce mot lui évoquait le plus, le moins, le zéro.
Pareil, pareil.
Jusqu’ici, Shion était dans le négatif.
Presque dans un négatif infini.
Peu importe tout ce qu’elle pouvait investir de positif…
Tant qu’elle ne renonçait pas au calcul lui-même, rien ne s’améliorerait.
« Si on raisonne en termes de calcul, c’est une perte encore plus grande. »
Elle murmura en repoussant ses cheveux.
« … Une perte bien plus grande. »
Elle s’éloigna de la rambarde.
Son esprit était confus.
Elle avait l’impression qu’une pause lui ferait du bien ; elle pourrait caresser le pelage de Bianca à [Bethune].
« Je m’en vais. »
Elise se retourna.
« Vas-y. »
Gerkhen, comme s’il n’avait attendu que ça, prit sa place.
C’était vraiment son siège à lui.
Lui aussi avait ses petites habitudes étranges.
* * *
… J’exploitai la [Ferme Ascal] pendant une semaine. Chaque jour, de nouveaux héritiers fortunés débarquaient et, grâce à eux, je pus me maintenir dans le haut du classement sans difficulté, en me contentant de cuisiner.
Mais tout n’était pas rose.
« Ah. J’aimerais qu’ils arrêtent de venir, maintenant. »
Préparer une dizaine de portions chaque jour n’avait rien de facile.
Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, comme la veille, j’étais sur le point de terminer ma journée et de rentrer.
— Hé !
« Quelle surprise. »
Une statue de pierre, à l’extérieur de la ferme, m’interpella.
C’était celle qui avait annoncé la première épreuve, la dernière fois.
« Qu’est-ce qu’il y a ? »
— Une statue de pierre ! Tu es un excellent élève, alors je suis venu te donner un indice !
« Un indice ? »
— Oui ! Prépare-toi ! Il va se passer quelque chose d’important dans le dortoir !
« … Quelque chose d’important ? »
— Une épreuve !
« Ah, d’accord ? »
Il me prévenait à l’avance ? J’en étais presque reconnaissant.
Je désignai la ferme.
« Tu veux manger ? »
— Je ne mange pas de nourriture humaine ! À tout à l’heure !
À tout à l’heure, puisque ça allait commencer.
« Me préparer… »
Je ne savais pas à quoi me préparer, mais puisque ça se passait dans le dortoir, autant commencer par la nourriture. Préparer à manger, c’était aussi se préparer, non ?
Je sortis ma baguette de ma ceinture.
« Télékinésie. »
Je marmonnai à voix basse en tendant le bras. Froufroufrou… ! Tous les aliments et ingrédients de la ferme s’élevèrent et furent chargés dans la charrette.
Grâce à la leçon d’Elise sur l’« efficacité », c’était devenu aussi facile que mâcher du chewing-gum.
Il ne me restait plus qu’à pousser cette charrette jusqu’au dortoir.
…
Dans le hall du rez-de-chaussée du dortoir, Elise, qui versait de l’eau dans un gobelet depuis la machine à essence, et les autres élèves plus âgés, qui bavardaient sur le canapé, clignèrent des yeux en me voyant.
« … Qu’est-ce que tu fais ? C’est quoi, cette charrette ? »
Je regardai derrière moi. Sur la charrette, qui faisait la taille d’un réfrigérateur, s’entassaient des provisions dont le volume approchait celui de deux réfrigérateurs.
« On m’a dit de me préparer. Alors j’ai tout apporté de la ferme. »
« Te préparer ? »
Elise prit un air perplexe.
Je tirai la charrette et ouvris la porte de la chambre 107.
« … Ah, oui. »
Je m’arrêtai net en essayant de faire entrer la charrette.
Ma chambre 107 était assez étroite. Enfin, la plupart des chambres du premier étage l’étaient. On disait que plus on montait, plus les chambres étaient grandes.
« Tu crois que cette énorme charrette va rentrer ? »
Elise, qui m’avait suivi par hasard, posa la question. Je secouai la tête.
« Comme tu le vois, non. Même si je la rentrais, il n’y aurait plus de place. »
« … Hmm. Tu te prépares à quoi ? »
Elise marmonna en ouvrant la porte de sa chambre. Puis elle s’éclaircit la gorge pour attirer mon attention.
Je jetai un coup d’œil dans la chambre 106 d’Elise.
« Mais… pourquoi ta chambre est aussi grande ? »
À première vue, elle était trois fois plus grande que la mienne. Non, quatre fois. Même plus de cinq fois.
« C’est une formule d’agrandissement. »
« Ah. Dans ce cas… »
Je montrai la charrette à Elise.
« Tu peux la garder ici ? Pour les préparatifs. »
« Je t’ai demandé à quoi tu te préparais. »
« Je ne sais pas. La statue de pierre m’a juste dit de me préparer dans le dortoir. Alors je me prépare, c’est tout. »
« La statue de pierre ? »
Elise pencha la tête, puis poussa la charrette dans la chambre 106 avec sa télékinésie.
« Entre. Raconte-moi tout en détail. »
« D’accord. »
J’entrai à mon tour dans la chambre 106.
« … C’est vraiment spacieux. »
La pièce était non seulement vaste, mais elle contenait aussi beaucoup de meubles : un lit, un bureau, une bibliothèque, un canapé, un hamac, un fauteuil à bascule, une radio, une table à goûter, et ainsi de suite…
« Ton passe-temps, c’est de fabriquer des meubles ? »
« … Hmm ? »
Elise pencha un instant la tête, l’air perplexe.
« Eh bien… je n’en suis pas sûre. C’est devenu un passe-temps comme ça. Bref. Avant tout, répète exactement ce qu’a dit la statue de pierre… »
Wiiiiiiiiing…
À cet instant, une sirène retentit.
Bang !
La porte claqua.
— L’épreuve commence maintenant !
La voix de la statue de pierre résonna depuis le plafond.
Surpris, nous levâmes les yeux.
— La deuxième épreuve va commencer ! Tous ceux qui se trouvent à l’extérieur du dortoir doivent regagner leur chambre ! Nous ne sommes responsables de rien si quelque chose vous arrive dehors !
Elise baissa les yeux. Avec un air plutôt grave, elle me donna un léger coup d’épaule.
« Regarde par la fenêtre. »
Je regardai aussi dans cette direction. De l’autre côté de la fenêtre du dortoir, tout était plongé dans le noir.
« Ça a l’air sérieux. »
— Vous pouvez encore abandonner à tout moment.
La voix de la statue de pierre résonna, glaciale.
— Les ennemis vont déferler sans fin. Votre objectif est de survivre.
Grrrrr…
Quelque part, le long hurlement d’une bête retentit.
Je saisis le sabre court Ascal à ma ceinture.
— Si vous souhaitez abandonner, demandez à être transférés à tout moment avec votre carte d’étudiant. Nous organiserons une évacuation d’urgence au prix de 3 000 PA. Toutefois, ceux qui abandonnent en resteront là pour le deuxième trimestre.
« Hé. »
J’adressai un petit sourire à Elise.
« Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas fait équipe. Qu’en dis-tu ? »
Elle haussa les épaules, les bras croisés.
« … C’est toi qui as choisi de devenir mage, non ? »
Elle venait à peine de me lancer cette pique que…
Crac !
Toutes les vitres autour de nous volèrent en éclats, et des bêtes noires se précipitèrent à l’intérieur.
À cet instant, je dégainai mon épée.
Ffffou…
Mon coup circulaire, net et précis, trancha toutes les bêtes en deux.