Chapitre 40
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : Alyo
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◈ Mémoires d’un régresseur ◈
Chapitre 40 : Je le veux
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Tss.
Je claquai la langue et comptai.
Ils avaient été soixante et un, Intendant général Sang Cheol-jin compris.
Sang Cheol-jin avait rendu son dernier souffle : il en restait soixante.
J’abattis violemment l’Épée du Dragon des Nuages.
Tranché !
L’artiste martial du Royaume de Circulation qui se ruait sur moi de face fut proprement coupé en deux.
Cinquante-neuf.
Je baissai la tête en remontant mon Qi correctement aligné.
Mes jambes prirent appui au sol. En un instant, je me glissai entre les cinq artistes martiaux devant moi, pivotai et brandis l’Épée du Dragon des Nuages.
Épée du dragon-forme de la Grande Pureté.
Une aura aux contours nets, semblable à un dragon, déchira les cinq artistes martiaux.
Cinquante-quatre.
Mes sens s’aiguisèrent.
Une puissante intention meurtrière venait de ma droite.
Je tendis le bras gauche.
Thud.
Une épée atterrit dans ma main. Je projetai l’Épée du Dragon des Nuages vers son propriétaire.
Un coup d’estoc.
La lame se planta dans la gorge d’un artiste martial.
Cinquante-trois.
Je repoussai le cadavre d’un coup de pied et m’éloignai. Cinq épées s’abattirent à l’endroit même où je me tenais.
J’attrapai une table à proximité et la lançai.
Cinq artistes martiaux furent emportés dans sa chute.
J’employai les Pas divins du mécanisme céleste. J’inclinai la tête à gauche, retrouvai aussitôt mon équilibre, pivotai de tout le corps vers la droite, puis roulai en avant.
Plus de dix épées et lances fusèrent vers moi, mais elles me manquèrent les unes après les autres.
En me relevant, je saisis par les cheveux l’artiste martial juste devant moi.
« Lâ… Lâchez-moi… ! »
Une lame sous sa gorge, je me plaçai derrière lui. Cinquante-deux artistes martiaux me fusillaient du regard, l’intention meurtrière au fond des yeux.
Un sourire effleura mes lèvres.
Voyons voir.
Les tuer tous ici ne serait pas difficile.
Mais la Forteresse des Assassins avait préparé cette embuscade avec tant de soin. Ils ne pouvaient pas être les seuls.
Il y en avait sûrement d’autres dehors.
Je devais économiser mes forces.
Sans hésiter, j’ouvris la gorge de l’artiste martial que je tenais en otage. Le sang jaillit de toutes parts.
C’est alors qu’un homme que je connaissais accourut.
C’était Cheol Baek, le Sabre calculateur, avec qui je discutais quelques instants plus tôt.
« Hahahaha ! Tu n’es pas mauvais ! »
Son sabre se leva haut dans les airs, puis s’abattit avec une force terrible.
Je me décalai. La lame me frôla.
L’énergie de la foudre s’accumula dans l’Épée du Dragon des Nuages.
Grondement.
Formule de l’Épée du tonnerre transcendant les cieux.
Je frappai.
Tranché !
La tête de Cheol Baek roula au sol. Je la frappai du pied tandis qu’elle tombait.
Boum !!
Sa tête éclata, attirant l’attention des artistes martiaux devant moi.
Je fonçai aussitôt et transperçai la gerbe de sang de mon épée.
Transpercés !!
Trois artistes martiaux furent embrochés à la tête l’un après l’autre, comme de la viande sur une broche. Je retirai mon épée et la balançai violemment sur le côté.
Deux têtes s’envolèrent.
J’arrêtai de la main gauche l’épée qui se ruait sur moi, tranchai le bras de son propriétaire, puis lui coupai la tête. En me retournant, je tendis la main gauche.
Une coupe de vin lancée dans les airs atterrit dans ma paume. Celui qui l’avait jetée me regarda, les yeux écarquillés.
Je la chargeai d’énergie interne et la lui renvoyai.
Crac !
Sa tête éclata et il s’effondra en arrière.
Je tournai la tête. Une épée me frôla la joue. Je tendis le bras et attrapai une femme à la gorge.
Crac.
Je la lui broyai.
Je gardai les yeux fixés sur l’artiste martial qui fonçait droit sur moi. Il tressaillit en pleine course. Je le vis reculer d’un pas.
Je fonçai droit sur lui.
Le jeu de jambes ? Inutile.
Grondement !
L’Épée du Dragon des Nuages s’abattit et le coupa en deux, sans qu’il puisse se défendre.
Je me redressai.
Plus aucun artiste martial ne se rua sur moi. Ils restaient là, tremblants, comme cloués sur place…
J’ignorais combien il en restait.
Je repoussai mes cheveux en arrière.
Je voyais bien qu’ils voulaient mettre fin au combat ici.
Mais.
« Je vous avais pourtant donné une chance. »
Un artiste martial devait tenir parole.
Je leur avais laissé une chance, et ils l’avaient refusée.
Ou bien je mourrais ici, ou bien ils périraient tous.
Il n’y aurait pas d’autre issue.
Le silence retomba.
Je fonçai sur l’artiste martial juste devant moi. Pris de panique, il se retourna pour fuir, mais c’était inutile.
Crac.
L’Épée du Dragon des Nuages le coupa en deux.
Au moment où je tournai la tête, quelqu’un me frappa au plexus de la paume.
C’était sans aucun doute Yu Su-gyeom, la Paume de la mer d’azur, dont Cheol Baek m’avait parlé plus tôt. Il devait avoir du talent. Ses mouvements étaient remarquablement fluides.
Une quantité colossale d’énergie interne jaillit de sa paume.
Je me propulsai aussitôt en arrière et tournoyai dans les airs. Le mouvement ressemblait à l’un de ceux que Cheon Yeo-bi m’avait montrés. Après environ trois rotations, j’atterris.
L’énergie interne qui se précipitait vers moi se dispersa dans les airs, comme si elle s’évanouissait dans le néant.
Quel spectacle.
Son niveau était extrêmement élevé.
Il était bien plus fort que Cheol Baek, clairement au sommet des Cinq dragons honorent le sage et sur le point d’atteindre les Trois fleurs se rassemblent au sommet.
Il se rua sur moi.
Alors je fis quelque chose qu’il n’avait pas prévu.
Je lançai l’Épée du Dragon des Nuages.
Surpris, il tourna la tête. L’Épée du Dragon des Nuages lui frôla la joue et se ficha dans le mur.
Quand il se retourna, j’avais complètement disparu de son champ de vision.
Il tourna la tête dans l’autre direction.
Le désespoir envahit son regard.
Il avait compris bien trop tard que j’étais entré dans son angle mort.
Boum !!
La tête de Yu Su-gyeom explosa sous mon poing.
Un autre artiste martial se rua sur moi et lança un coup de poing.
Je décochai un coup de pied.
Boum !
Dans un fracas assourdissant, sa main se plia dans un sens impossible pour un corps humain.
« J… J’avais entendu dire que vous étiez l’un des Cinq dragons honorent le sage… »
Je saisis de la main gauche sa tête hébétée.
Craquement.
Puis je la fis éclater.
Je pivotai aussitôt et balançai la jambe. Une épée qui volait vers moi fut déviée. Mon pied toucha le sol et je repartis immédiatement à l’attaque.
Mon épaule percuta le plexus d’un artiste martial.
Thud.
Il perdit l’équilibre. Je tendis les doigts et frappai vers le bas.
Crac !
Son cadavre s’effondra dans un craquement de vertèbres cervicales. Je tendis le bras et saisis une épée qui s’abattait sur moi.
Je lançai un coup de poing.
Boum.
Une autre tête éclata.
Je me ruai sur l’homme à côté et frappai encore et encore.
Les têtes éclataient. Les bras éclataient. Les jambes éclataient.
Le sang et la chair volaient dans toutes les directions, tandis que les cris résonnaient dans toute l’auberge.
Je tuais.
Je tuais, encore et encore.
Je ramassai une épée au sol et la lançai sur un artiste martial qui s’apprêtait à fuir, de l’autre côté de la pièce.
L’épée le cloua au mur.
Je levai la tête.
L’Épée du Dragon des Nuages que j’avais lancée plus tôt était fichée dans le mur devant moi. J’en saisis la poignée et la retirai.
Il n’en restait plus beaucoup.
Six artistes martiaux et deux Intendants généraux.
« P-Pitié, épargnez-nous. »
Les six artistes martiaux étaient tombés à genoux et imploraient ma pitié.
Parmi eux se trouvait Jo Yu-chang, l’Épée sans ombre, l’un des Cinq dragons honorent le sage.
C’était un homme talentueux qui se distinguerait lors de la future grande Guerre entre orthodoxes et démons et intégrerait le Corps du Dragon azur.
Mais il était déjà brisé.
Je tranchai tour à tour la tête des six artistes martiaux. Ceux qui avaient perdu toute volonté de combattre étaient faciles à tuer.
Je tournai la tête.
Dans un coin, je vis les deux Intendants généraux me regarder, hébétés.
L’imbécile qui avait fanfaronné quelques instants plus tôt était assis par terre, le pantalon trempé jusqu’à la taille.
Il s’était clairement pissé dessus.
Je m’avançai sans un mot.
Je pointai vers sa gorge l’Épée du Dragon des Nuages dégoulinante de sang.
« Je pensais avoir sous-estimé le réseau de renseignements de la Forteresse des Assassins… mais après réflexion, je ne crois pas que ce soit le cas. »
« … »
« Qui est-ce ? Qui vous a vendu des informations sur moi ? »
« … Je ne sais pas… »
« Tu ne sais pas ? »
« Oui… Un homme aux yeux longs et étroits nous a indiqué où vous trouver… Nous avons agi sur la foi de ces renseignements. »
Des hommes aux yeux longs et étroits, il n’y en avait pas qu’un ou deux dans le monde.
Je devais considérer l’ensemble de la situation.
C’était un sérieux avertissement.
Quelqu’un leur avait fourni des informations à mon sujet.
Alors, qui aurait pu avoir une raison de me prévenir ? Dans ma vie précédente, ils auraient été innombrables, mais pas dans celle-ci.
Il y avait peu de suspects et j’avais reçu suffisamment d’indices.
Où étais-je allé sous le nom d’emprunt de Yi Sin ? Dans le Comté de Wi.
Qu’y avais-je fait ? J’avais acheté quelque chose.
À qui cet objet était-il destiné ?
Et qui disait marché noir disait capacités de renseignement considérables.
Tout désignait une seule cible.
La Forêt céleste.
Il n’y avait personne d’autre.
J’avais payé le juste prix. Pourtant, ils n’avaient pas eu l’air d’apprécier.
J’allais les mettre en pièces.
J’allais les tuer.
Je levai la tête.
« C’était la Forêt céleste ? »
« … Je… Je ne sais pas… »
Sans hésiter, je lui enfonçai mon épée dans la gorge.
Un coup d’estoc.
Il s’effondra.
Je me tournai vers l’autre.
« Ton nom. »
« Y-Yun-seong. »
« Ton poste ? »
« Je suis le chef adjoint de la branche de la Forteresse des Assassins du Comté de Wi… »
« Où est le chef de branche ? »
« Vous l’avez tué tout à l’heure… Sang Cheol-jin était le chef de branche du Comté de Wi. »
« Je vois. Alors, c’était la Forêt céleste ? »
« … Je l’ignore… Mais je peux vous dire qui a donné l’ordre ! »
« Vraiment ? »
Le visage de l’homme qui se faisait appeler Yun-seong s’éclaira légèrement.
« Alors… vous allez m’épargner ? »
« Tu rêves. »
Tranché !
J’envoyai la tête de Yun-seong voler.
Savoir qui avait donné l’ordre n’avait pas la moindre importance.
Je ne voulais pas le savoir.
C’était évident, non ?
Ce serait le Maître de la Forteresse ou son adjoint.
Que l’ordre vienne du Maître de la Forteresse ou de son adjoint, j’avais l’intention d’effacer la Forteresse des Assassins de ce monde. Inutile d’en savoir plus.
Je regardai autour de moi.
La pièce baignait dans une mer de sang.
Je fouillai les corps de Cheol Baek et de Jo Yu-chang.
Leurs traits étaient plus fins que ceux des autres et leurs vêtements semblaient coûteux. Je les fouillai donc, au cas où. À ma grande surprise, chacun portait une bourse de taëls d’or. Il y avait aussi quelques taëls d’argent, mais ils ne faisaient que prendre de la place ; je les jetai tous par terre.
Cinquante taëls d’or en tout.
Pas mal.
Je glissai les bourses dans mes vêtements, ouvris la porte et sortis.
Tout était calme.
Ça n’aurait pas dû être aussi calme, et pourtant, ça l’était.
Une femme à l’air très jeune accourut vers moi en haletant.
« Guerrier… monsieur ! »
Elle s’approcha.
« En ce moment… Il y a un homme étrange dans notre village… »
Je ne la laissai même pas finir. Je brandis l’Épée du Dragon des Nuages.
Crac.
Le corps de la femme se fendit en deux.
Je m’approchai et donnai un léger coup de pied à son bras droit. Une dague dissimulée glissa de sa manche.
Je la ramassai et la lançai vers le bâtiment qui me faisait face, apparemment vide.
Je ne l’avais pas simplement lancée. Je l’avais chargée à bloc de Qi correctement aligné.
Boum !!
Le bâtiment s’effondra sur-le-champ.
Ce n’est qu’alors que les assassins cachés se montrèrent.
Cinq sortirent du bâtiment qui venait de s’effondrer, et bon nombre d’autres surgirent des constructions voisines et des buissons.
Leur nombre…
Je l’ignorais.
Je n’avais même plus la force de compter.
Ils semblaient être une centaine.
Ils avaient tous atteint un niveau plutôt élevé.
Les plus faibles étaient au Royaume de Circulation, tandis que les plus forts avaient atteint le niveau des Trois fleurs se rassemblent au sommet.
La Forteresse des Assassins s’était vraiment donné du mal.
Un sourire s’étira sur mon visage.
« Vous n’êtes pas venus juste pour admirer mon visage. Alors, qu’est-ce que vous attendez ? »
Je fis sauter le sang de l’Épée du Dragon des Nuages.
« Venez. »
Les assassins se ruèrent tous sur moi en même temps.
* * *
Le Corps du Dragon azur de l’Alliance martiale arriva au bourg de Yeonsu.
Ses membres virent Yi Do massacrer les assassins sans pitié.
Ju Cheon-ui, commandant du Corps du Dragon azur et Seigneur divin du Dragon rouge, laissa échapper une exclamation.
« Hein… C’est un nouveau venu dans le monde martial ? Impressionnant. »
Il s’agissait d’un éloge sincère, venu du fond du cœur, sans la moindre feinte.
Chaque fois que Yi Do brandissait son épée, le tonnerre grondait.
À chaque grondement, un assassin était inévitablement coupé en deux.
Ju Cheon-ui plissa les yeux.
Cet art martial…
Il ignorait de quoi il s’agissait, mais un seul regard suffisait pour comprendre que c’était l’un des arts suprêmes parmi les arts suprêmes. La foudre en elle-même n’était pas l’essentiel. Ce qui comptait, c’était qu’après son impact, l’énergie répandue dans l’air était absorbée de nouveau par le corps de Yi Do.
Les artistes martiaux devaient dépenser leur énergie interne au combat. Tout se jouait lorsque cette énergie venait à manquer, ou sur la quantité d’énergie interne qu’il leur restait par rapport à leur adversaire.
Pourtant, chaque fois que Yi Do utilisait son énergie interne, il en récupérait une proportion fixe.
Il pouvait donc prendre l’avantage sur des artistes martiaux de même niveau. Avec de l’expérience et un peu de chance, il pouvait même vaincre des adversaires d’un royaume supérieur.
Et surtout, ses mouvements…
Ils étaient d’une concision incroyable. Pas un geste superflu. Il lisait chaque attaque, réagissait et ripostait.
C’était un talent inné.
Un génie parmi les génies.
Ju Cheon-ui tourna les yeux vers l’auberge brillamment éclairée.
Bien qu’elle fût assez éloignée, il distinguait clairement ce qui s’y était passé.
L’odeur âcre du sang qui lui piquait le nez ne provenait pas seulement des assassins qui mouraient sous ses yeux. Elle s’élevait aussi, à l’évidence, de cette auberge.
« … On dirait que ce ne sont pas des arts démoniaques. »
Il pouvait l’affirmer sans hésiter.
Yi Do ne dégageait pas la moindre trace d’arts démoniaques.
Au contraire, son énergie était d’une pureté et d’une harmonie écrasantes.
Sur cent pratiquants des arts démoniaques, quatre-vingt-dix-neuf devenaient des tueurs assoiffés de sang.
Ils perdaient la raison au combat et déchiquetaient leurs victimes comme des fous. En outre, ils violaient, assassinaient, allaient jusqu’au cannibalisme : ils commettaient toutes les atrocités imaginables.
Surtout, les arts martiaux qu’ils pratiquaient dégageaient cette intention meurtrière caractéristique, mêlée à l’énergie démoniaque que les arts démoniaques ne pouvaient dissimuler. Pourtant, Ju Cheon-ui n’en décelait aucune trace chez Yi Do.
Le regard de Yi Do était resté calme tout du long. Qu’il esquivât ou attaquât, chacun de ses mouvements révélait une expérience aguerrie.
Pourquoi Ju Cheon-ui réfléchissait-il à tout cela ?
« … Je le veux. »
Voilà.
Ju Cheon-ui voulait cet homme.
Vu sous un mauvais jour, il pouvait sembler d’une cruauté sans bornes. Sous un bon jour, il pouvait paraître infiniment bon.
Les pensées de Ju Cheon-ui commencèrent à évoluer.
Yi Do était-il d’une brutalité excessive ? Peut-être.
Personne n’ignorait la vie qu’il avait menée en tant que fils illégitime du clan Yi. L’Intendant général et jusqu’aux serviteurs sous ses ordres l’avaient méprisé. Tous s’étaient mis à ramper devant lui après qu’il eut tardivement révélé son talent, mais ils l’avaient finalement poignardé dans le dos.
Il avait tué tous ceux qui y avaient participé. Ju Cheon-ui pouvait le comprendre.
Un artiste martial devait savoir se montrer résolu quand la situation l’exigeait.
Réfléchissez-y.
Le monde martial était désormais à ses trousses.
Le clan Yi avait été son soutien, mais il était tombé.
À présent, il était seul.
Mais surtout, cet homme possédait un talent extraordinaire.
D’après ce que Ju Cheon-ui pouvait en juger, il avait au moins atteint le Royaume des Trois fleurs se rassemblent au sommet.
Et il n’avait que dix-sept ans.
Il n’y avait pas longtemps qu’il avait atteint le Royaume de Circulation, et il était déjà parvenu au troisième stade des Quatre Royaumes de Culture du Qi.
C’était insensé.
À l’exception d’un seul homme, aucun artiste martial de l’histoire n’avait jamais connu une progression aussi fulgurante.
Peut-être…
Assistait-il à la naissance du plus grand artiste martial sous le Ciel ?
C’était le moment idéal.
S’il laissait passer cette occasion, il n’en aurait peut-être jamais d’autre.
Il devait s’emparer de cet homme.
Il devait le recruter dans l’Alliance martiale.
Les dettes et les rancunes de la Forteresse des Assassins ? Il pouvait les régler en une journée. Il pouvait amener Mun Hu-do, le Maître de la Forteresse des Assassins, à genoux devant Yi Do.
Cet homme…
Ju Cheon-ui devait l’avoir.
« … Le chef de l’Alliance aura peut-être des reproches à me faire, mais en voyant le talent de cet homme, il comprendra. »
Les membres du Corps du Dragon azur regardèrent Ju Cheon-ui marmonner, perplexes. Puis ses paroles suivantes les stupéfièrent.
« Je vais aider cet homme, Yi Do. C’est compris ? »
« … Commandant ! Ce n’est pas notre mission ! »
« Hum. Peu importe. J’en prendrai la responsabilité. »
« … Commandant, nous comprenons ce que vous ressentez, mais la Forteresse des Assassins n’est pas la seule à poursuivre cet homme. Il faut aussi tenir compte de la cour impériale de la Nation Jeok. »
C’était risible.
La cour impériale ?
Pourquoi le Pacte de non-agression entre le gouvernement et le monde martial avait-il été conclu ?
Parce que le monde martial respectait la cour impériale.
Cette fois, ce serait à la cour impériale de respecter le monde martial. Ju Cheon-ui pouvait le garantir.
Yi Do avait assez de valeur pour justifier de se faire un ennemi de la cour impériale.
Ju Cheon-ui s’apprêtait à intervenir quand il tourna distraitement la tête et se figea, stupéfait.
Il n’y pouvait rien.
Deux hommes se tenaient au sommet de la falaise. L’un d’eux était un homme d’âge mûr aux cheveux blancs.
C’était à cause de lui.
« … Pourquoi est-il… ici ? »
Ju Cheon-ui ne pouvait pas ne pas reconnaître cet homme d’âge mûr au large sourire.
Les sectes qui régnaient sur le monde martial de la Nation Jeok étaient les Huit grandes sectes. Une hiérarchie bien définie les distinguait, mais, curieusement, chacune d’entre elles, qu’elle fût de rang inférieur ou supérieur, comptait au moins une personne qui semblait s’être presque désintéressée des affaires de sa secte.
Cet homme d’âge mûr aux cheveux blancs en faisait partie.
Myo Man-ri, le Grand Ancien de la Secte de l’Épée Asura et le Grand héros du Dragon volant.
Maître du Royaume de la Création, il était largement admis qu’il atteindrait bientôt le Royaume de l’Entrée divine.
« Héhéhéhéhé. »
De son rire caractéristique, il observait le massacre qui se déroulait en contrebas.
Notes :
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