Chapitre 39
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Traducteur/éditeur : Alyo
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◈ Memoir of a Regressor ◈
Chapitre 39 : Reddition
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Comté de Jusin.
Cet endroit était bien plus célèbre dans le monde martial qu’on aurait pu le croire.
Plus précisément, c’était la montagne du Ginseng millénaire, située dans le comté de Jusin, qui était célèbre. Elle avait autrefois porté un nom sans prétention, mais après la découverte d’un ginseng sauvage vieux de dix mille ans, quatre cents ans plus tôt, on s’était mis à l’appeler la montagne du Ginseng millénaire.
L’énergie spirituelle de ce ginseng sauvage vieux de dix mille ans n’égalait pas tout à fait celle de la montagne des Neiges éternelles ou des Cent Mille Grandes Montagnes, mais elle restait extraordinaire.
On y avait trouvé plusieurs milliers de racines de ginseng centenaires, ainsi que des centaines de racines âgées de trois à cinq cents ans.
C’était un endroit où les cueilleurs d’herbes pouvaient changer de vie. Beaucoup d’artistes martiaux et de marchands y venaient aussi en pèlerinage pour recevoir l’énergie spirituelle de la montagne.
La préfecture de Jusin avait naturellement été élevée au rang de comté. La ville était devenue si vaste qu’elle serait sans doute bientôt élevée au rang de commanderie.
De nombreuses sectes martiales s’y étaient également installées.
Yi Do n’avait pas consommé ce ginseng vieux de cinq cents ans ici sans raison.
Après avoir atteint le royaume des Fleurs célestes dispersées dans le chaos, Yi Do descendit dans la ville du comté de Jusin pour apaiser sa faim.
Installé près d’une fenêtre d’auberge, Yi Do mangeait des nouilles fines tout en observant les environs.
Six personnes avaient l’air d’être des marchands, quatre semblaient être des artistes martiaux, et trois serviteurs environ faisaient la navette entre la cuisine et la salle à manger.
Certains ne cessaient de jeter des coups d’œil à Yi Do, manifestement par curiosité.
Comment quelqu’un pouvait-il être aussi laid ? Voilà le genre de curiosité qu’il éveillait.
Yi Do s’en moquait et continua de manger ses nouilles en silence.
Il devait préparer la suite.
Il était sans aucun doute poursuivi, mais se cacher sans rien faire, c’était bon pour les imbéciles.
Peu importait qui le traquait : ce qu’il devait faire, à présent, c’était consommer autant de remèdes spirituels que possible.
On pouvait presque parler d’obsession, mais il le fallait.
Yi Do n’utilisait pas une énergie ordinaire.
Il affinait une partie de l’énergie employée par les artistes martiaux pour en faire du Qi correctement aligné. L’Art du Hwandap en décuplait la puissance au point de lui permettre de les dominer, mais il ne pouvait pas en faire usage à tout instant.
Il devait consommer des remèdes spirituels, en utiliser l’énergie pour élargir et renforcer ses méridiens, puis en extraire autant de Qi correctement aligné que possible et le stocker dans son dantian.
La [Technique du Qi de l’Unité Primordiale] était sans aucun doute supérieure à toutes les méthodes de cultivation interne de ce monde, mais elle présentait un défaut fatal : elle accumulait l’énergie interne beaucoup trop lentement.
Pour y remédier, il avait besoin d’une quantité colossale de remèdes spirituels.
Oui. Des remèdes spirituels.
Il lui en fallait en abondance pour retrouver ne serait-ce qu’un jour plus tôt le royaume qu’il avait atteint dans sa vie précédente, et il lui en fallait tout autant pour massacrer les prochains poursuivants. La cour impériale n’avait pas encore décidé qui envoyer, mais il était certain que quelqu’un de plus fort que Shin Gong-baek viendrait.
La menace de la Forteresse des Assassins rôdait toujours dans les parages.
Lentement, un par un, il les éliminerait.
Les dettes étaient des dettes, les rancunes étaient des rancunes. Yi Do n’oubliait ni les unes ni les autres. Cela prendrait du temps, mais il les tuerait jusqu’au dernier.
Il avait beaucoup à faire.
Yi Do s’était désormais établi dans un royaume situé entre celui où les Trois fleurs se rassemblent au sommet et le Retour des Cinq Qi à l’Origine, et il avait porté à trois le nombre d’anneaux dans son dantian.
Pour le moment, son royaume actuel lui suffisait. Chaque chose venait en son temps, et se précipiter ne lui attirerait que de grands désastres.
Il progressait déjà à une vitesse incroyable. C’était suffisant.
Les clients allaient et venaient. Yi Do commanda un autre bol de nouilles et du vin Feuille de bambou verte.
Le temps passa.
Trois hommes à l’allure de marchands entrèrent, le visage sombre.
Ses sens, qu’il avait étendus dans toute la pièce, lui envoyèrent un signal.
Son front se plissa affreusement.
Cela ne dura qu’un instant. En un clin d’œil, son expression redevint normale et Yi Do reprit son repas.
Les trois marchands qui venaient d’entrer commencèrent à manger. Au bout d’un moment, leurs voix parvinrent aux oreilles de Yi Do.
« Qu’est-ce qu’on va faire ? Les gardes d’escorte se sont fait la malle.
— Je te le fais pas dire.
— Non, mais comment l’Agence d’escorte Munseong a-t-elle pu s’y prendre aussi mal… Ah…
— Ha ha… Il y a aussi une antenne de la Porte des Mendiants ici. Allons-y et trouvons de bons gardes d’escorte.
Même s’il n’avait pas voulu écouter, il n’aurait pas pu s’en empêcher.
Ils étaient assis juste derrière lui et ne parlaient pas à voix basse.
Yi Do ne put s’empêcher de sourire.
C’est alors que cela arriva.
Les voix derrière lui s’éteignirent. Alors que Yi Do s’apprêtait à reprendre une bouchée, quelqu’un prit la parole.
« Hum… Vous êtes un artiste martial ?
C’était manifestement l’un des marchands qui discutaient derrière lui.
L’homme était plutôt mince.
Presque comme un assassin.
Il avait le regard doux. Yi Do ne parvenait pas à savoir avec certitude si l’homme avait appris les arts martiaux. Celui-ci esquissa un sourire forcé.
« Que me voulez-vous ?
— Oh, rien de bien particulier. Je m’appelle Sang Cheol-jin et je suis Intendant général à l’Agence d’escorte Jeongseong, dans le comté de Sawol. Si cela ne vous dérange pas, pourrions-nous vous confier une mission ?
À quelle fréquence le hasard se produisait-il vraiment, en ce monde ?
Par hasard, Yi Do mangeait des nouilles fines dans une auberge du comté de Jusin. Par hasard, il avait entendu des marchands se plaindre de manquer de gardes d’escorte. Puis l’un d’eux s’était approché de lui pour lui demander s’il accepterait une mission.
Cette étrange situation pouvait-elle vraiment être le fruit du hasard ?
Quand les coïncidences s’accumulaient, ce n’était pas le courant insondable d’un monde invisible qui était à l’œuvre. Il fallait que ce soit une fatalité artificielle, créée par des hommes.
Le sourire de Yi Do ne quitta pas ses lèvres.
« Quel genre de mission voudriez-vous me confier ?
— Nous cherchons actuellement des gardes d’escorte.
— Quelle est la destination ?
— Le royaume de Yan.
— C’est loin.
— Certes, mais pour des artistes martiaux qui dominent le monde, même une destination lointaine n’est-elle pas à portée de main ?
— Ce n’est pas tout à fait faux… Très bien. Mais la rémunération devra être généreuse.
L’homme qui s’était présenté comme Sang Cheol-jin sourit de toutes ses dents.
— Bien entendu. Nous allons dans un royaume voisin, nous ne pouvons pas nous permettre de vous offrir des clopinettes. Nous vous paierons très généreusement.
* * *
J’attendis en silence.
Les trois hommes qui m’avaient abordé étaient des intendants généraux de l’Agence d’escorte Jeongseong, dans le comté de Sawol.
Le chef de l’Agence d’escorte Jeongseong et celui de l’Agence d’escorte Munseong, ici, dans le comté de Jusin, étaient cousins. Comme ils étaient liés par le sang, ils avaient souvent fait affaire ensemble. C’était l’une de ces occasions.
Le plan était simple.
Les trois intendants généraux représentant l’Agence d’escorte Jeongseong emporteraient une importante cargaison de biens de valeur confiés à l’Agence d’escorte Munseong et se rendraient au royaume de Yan.
Un plan très simple.
L’Agence d’escorte Jeongseong avait à l’origine plusieurs artistes martiaux et gardes d’escorte chargés de protéger ses biens, mais avec l’ajout de la cargaison de l’Agence d’escorte Munseong, les effectifs seraient largement insuffisants.
L’Agence d’escorte Munseong devait naturellement fournir des capitaines d’escorte supplémentaires, mais, pour une raison absurde, ses préparatifs avaient mal tourné.
Ils étaient censés affecter quinze artistes martiaux à l’escorte des biens : dix au Royaume de Circulation, quatre à la Manifestation des Deux Soleils et un aux Cinq dragons honorent le sage.
Pourtant, cinq artistes martiaux du Royaume de Circulation, un des Cinq dragons honorent le sage et deux de la Manifestation des Deux Soleils s’étaient désistés.
Il leur était apparemment arrivé quelque chose en chemin, mais je ne demandai pas de détails.
L’important, c’était qu’ils s’étaient désistés.
Il y avait soixante-deux chariots chargés de biens de valeur.
Ils emmenaient toute cette cargaison dans un royaume voisin, mais ils n’avaient de loin pas assez de monde pour la protéger.
Voilà où ils en étaient.
J’attendis en silence, les bras croisés.
Un quart d’heure environ passa.
Les trois intendants généraux revinrent, accompagnés de plus de vingt artistes martiaux.
Ils avaient l’air réjoui.
En comptant ceux qui protégeaient déjà la caravane, l’escorte se composait désormais de quarante artistes martiaux du Royaume de Circulation, quinze de la Manifestation des Deux Soleils et trois des Cinq dragons honorent le sage.
L’Intendant général Sang Cheol-jin sourit de toutes ses dents.
« Eh bien, en route.
C’est ainsi que je devins garde d’escorte et voyageai avec eux pendant quelque temps.
Comme l’heure du Cochon touchait à sa fin, la caravane s’arrêta.
Nous étions dans un petit village, près du bourg de Yeonsu.
« Nous nous reposerons ici cette nuit et repartirons demain matin.
Sang Cheol-jin avait apparemment réservé une auberge à l’avance. Il nous y conduisit.
L’auberge était assez grande pour accueillir les cinquante-neuf artistes martiaux, moi compris. Nous nous installâmes et prîmes place.
On déposa devant chacun de nous de la nourriture et de l’alcool, puis les guerriers, à l’exception de moi, se mirent à discuter et à rire de bon cœur.
Je gardai le silence.
De la nourriture ?
Je n’y touchai pas.
De l’alcool ?
J’avais perdu la tête ? Qui diable boirait ça ?
L’artiste martial assis à côté de moi me demanda avec un sourire : « Mon ami taciturne, d’où venez-vous ?
Je lui rendis son sourire.
« Du comté de Jangnyeong.
— Du comté de Jangnyeong… ? Ah, l’endroit qui fait tant parler de lui ces derniers temps ?
— Il y a eu quelques problèmes.
— Je vois. Mais vous ne buvez pas ? Il est plutôt bon.
— Je n’ai pas l’habitude de boire.
— Ah, vous avez peut-être appris les arts martiaux dans une école taoïste.
L’homme vida sa coupe, puis me tendit la main.
« Je suis Cheol Baek, le Sabre calculateur. Le voyage sera long, alors tâchons de bien nous entendre.
Je lui serrai la main.
Les artistes martiaux les plus puissants de cette caravane étaient au royaume des Cinq dragons honorent le sage. Ils étaient trois, et il était difficile de les départager.
L’homme devant moi était l’un d’eux.
Il désigna deux hommes, l’un après l’autre.
« Là-bas, c’est Yu Su-gyeom, la Paume de la mer d’azur. Il s’est fait un nom dans le comté de Wi. Et voici Jo Yu-chang, l’Épée sans ombre de Yeonseong. Vous connaissez le clan Jo de Yeonseong, n’est-ce pas ? Il est assez célèbre.
— J’en ai entendu parler.
Yeonseong était l’une des plus grandes régions de la Nation Jeok.
Elle abritait de nombreuses sectes, au premier rang desquelles figurait la secte du Yin et du Yang, l’une des Huit grandes sectes. À titre d’information, la Porte divine du Yin et du Yang avait été fondée par un homme qui avait autrefois été ancien de la secte du Yin et du Yang.
C’était cette même Porte divine du Yin et du Yang qui avait capturé Cheon Yeo-bi, l’Épée unique des Plaines centrales, et enquêté sur le passé de mon maître.
Quoi qu’il en soit, le clan Jo était une famille de sabreurs. Leur Art de l’Épée sans ombre était plus redoutable qu’on aurait pu le croire, et même dans le monde martial, on le tenait pour un art martial de haut niveau.
Jo Yu-chang, l’Épée sans ombre.
J’avais déjà entendu ce nom.
Une dizaine d’années plus tard, pendant la Grande Guerre entre orthodoxes et démons, il se distinguerait et rejoindrait le Corps du Dragon azur de l’Alliance martiale.
Voilà qui était Jo Yu-chang.
Je promenai lentement mon regard autour de moi.
Ils discutaient tous bruyamment, mais chacun d’eux gardait ses sens braqués sur moi.
L’homme qui s’enfilait de l’alcool, là-bas, me fixait depuis le début. Dans un coin, un autre n’arrêtait pas de me jeter des coups d’œil tout en parlant avec la femme à côté de lui.
Peut-être m’observaient-ils simplement parce que je ne buvais pas ?
Impossible.
On ne pouvait pas créer une telle ambiance pour une raison aussi insignifiante.
Je fis signe à quelqu’un.
Sang Cheol-jin, qui servait à boire à plusieurs artistes martiaux, remarqua mon geste et s’approcha.
« Asseyez-vous à côté de moi.
Contre toute attente, il s’assit docilement à mes côtés. Je passai nonchalamment un bras autour de ses épaules.
« Seigneur Yi Sin, pourquoi… tout à coup ?
J’utilisais un pseudonyme.
Yi Sin.
Et, pour être honnête, j’aimais bien ce visage que l’Asura Sanglant Kang So-eo avait qualifié d’abominablement laid.
Il semblait ne pas avoir sa place en ce monde.
Mais aujourd’hui était le dernier jour où je le porterais.
C’était regrettable.
En silence, je versai de l’alcool dans la coupe vide devant moi et la poussai vers Sang Cheol-jin.
Il pencha la tête.
« Buvez.
— … Pardon ?
— J’ai dit : buvez.
La salle se tut devant mon comportement inattendu.
C’était la preuve qu’ils avaient tous observé mes faits et gestes de près. Je pris la parole d’un ton impassible.
« Pourquoi ? Vous ne pouvez pas boire ?
— … Seigneur Yi Sin, je ne comprends pas ce que vous voulez dire… À vrai dire, je ne tiens pas très bien l’alcool…
— Ah bon ? Quel dommage. Je me suis dit que vous y aviez peut-être mis du poison, puisque ma coupe brillait si joliment.
— …
— Si l’Intendant général Sang Cheol-jin refuse de boire, je n’y peux rien. D’ordinaire, je ne bois pas, mais prenez cela comme un honneur.
Je portai la coupe à mes lèvres et la vidai.
Glou.
Le goût était étonnamment bon.
« À cette concentration… Ce serait le poison dispersant le qi informe des Barbares du Sud ?
Le sourire que Sang Cheol-jin avait gardé jusque-là se fendilla.
Lentement, je fis glisser autour de son cou le bras que j’avais posé sur ses épaules.
Je serrai lentement.
Ce ne fut qu’alors que Sang Cheol-jin prit la parole.
« … Votre énergie interne va se disperser.
— Et alors ?
— Vous n’avez certainement pas assez de force pour me briser le cou. Lâchez-moi, si vous voulez que votre cadavre soit retrouvé intact.
Je me contentai de sourire devant son expression glaciale.
Je resserrai silencieusement le bras.
Le visage de Sang Cheol-jin commença à rougir.
Comprenant enfin que quelque chose clochait, Sang Cheol-jin balança le bras droit. Il tenait déjà un poignard, manifestement dissimulé dans sa manche.
Thud.
Je saisis nonchalamment son poignet droit de l’autre main.
« Q-Quoi… ?
Sans lui prêter attention, je poursuivis :
« Le poison dispersant le qi informe n’agit qu’une fois qu’il a traversé l’œsophage.
Comme si j’expectorais du flegme, je fis remonter grâce à mon énergie la substance étrangère que j’avais maintenue comprimée au fond de mon œsophage.
Hum, ptooh.
La substance transparente atteignit le visage de Sang Cheol-jin.
« Je me suis prêté au jeu un moment parce que vos efforts m’ont touché.
— A-Arrêtez… Arrêtez…
Le salaud ne put finir sa phrase.
Crac !
Je brisai le cou de Sang Cheol-jin et le jetai de côté. Au même instant, je renversai la tête en arrière.
Un sabre auréolé d’énergie frôla mon visage. Je donnai un coup de pied dans la table pour la projeter en l’air, ramassai le poignard tombé des mains de Sang Cheol-jin et le lançai en avant.
Cheol Baek, le Sabre calculateur, qui avait brandi son sabre, le retira d’un air horrifié et adopta une posture défensive.
Clang !
Le poignard frappa le sabre en plein centre et le fit reculer en titubant. Je me levai.
Tous les artistes martiaux autour de moi avaient dégainé leurs armes et les pointaient dans ma direction.
Je ne pus m’empêcher de rire.
« Je ne pensais pas que la Forteresse des Assassins passerait à l’action aussi vite. J’en viendrais presque à vous plaindre.
— …
— Je vous ai sous-estimés, en vous prenant pour une bande de va-nu-pieds. Je vous présente mes excuses.
Les deux intendants généraux restants, qui observaient tranquillement depuis un coin, s’avancèrent.
« Écoutez. Rendez-vous, tout simplement.
— Le dois-je ?
— La question n’est pas de savoir si vous le devez ou non. Vous n’allez tout de même pas affronter tout le monde ici. Comme Sang Cheol-jin l’a dit, si vous voulez que votre cadavre reste intact, mieux vaut vous rendre. Vous croyez que la Forteresse des Assassins n’a préparé que ça ? Même si, par miracle, vous sortez vivant de cette auberge, vous mourrez d’une façon ou d’une autre dans le bourg de Yeonsu. Alors rendez-vous, tout simplement.
Je secouai la tête.
« À ceux qui ne font pas partie de la Forteresse des Assassins, voici mon premier et dernier avertissement. Cette fois, je passerai l’éponge sur le fait que vous ayez pointé vos épées sur moi. Rengainez-les et partez.
— …
— Une occasion pareille ne se présente pas souvent dans une vie. Si vous refusez mon offre, vous mourrez tous. Je vous le promets.
Des ricanements méprisants fusèrent de toutes parts. Je n’en tins pas compte et poursuivis :
« Je vais compter jusqu’à cinq. Décidez-vous avant. Un, deux.
Ils n’avaient apparemment pas besoin d’en entendre davantage.
Les deux intendants généraux hurlèrent :
« Tuez-le !
Les artistes martiaux se ruèrent sur moi.
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