Chapitre 2
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : Alyo
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◈ Mémoires d’un régresseur ◈
Chapitre 2 : Les bandits du mont Myeongwolsan
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Comment se divisaient les royaumes des artistes martiaux ?
En bref, il y avait les Trois Royaumes du Corps, qui endurcissaient le corps ; les Quatre Royaumes de Culture du Qi, qui cultivaient le qi ; et les Quatre Royaumes du Ciel et de la Terre, qui forgeaient l’esprit.
On disait qu’après avoir franchi chaque étape, on pouvait s’élever et devenir immortel.
Les Trois Royaumes du Corps comprenaient, dans l’ordre, le Royaume du trempe-corps, où l’on commençait à s’entraîner pour devenir un artiste martial ; le Royaume d'Entrée du Qi, où l’on condensait le qi et le sang afin de former un dantian ; et le Royaume de Circulation, où l’on expulsait tout le qi trouble du corps pour faire ses premiers véritables pas en tant qu’artiste martial.
Les royaumes suivants concernaient le dantian médian.
La Manifestation des Deux Soleils, l’un des Quatre Royaumes de Culture du Qi, était l’étape où le dantian médian commençait à s’ouvrir, permettant même à une faible quantité d’énergie interne de déployer une puissance phénoménale.
Les Cinq dragons honorent le sage correspondaient à l’étape où le dantian médian s’ouvrait complètement, tandis que les Trois fleurs se rassemblent au sommet étaient l’étape où les dantians médian et inférieur ne faisaient plus qu’un.
Dès lors, les capacités de récupération du corps augmentaient considérablement.
Le Retour des Cinq Qi à l’Origine était le royaume où les dantians médian et inférieur s’unissaient complètement. Le [Dantian avancé] ainsi créé augmentait de façon exponentielle la quantité d’énergie interne qu’on pouvait emmagasiner, permettant naturellement à son propriétaire d’écraser tous ceux qui lui étaient inférieurs grâce à cette énergie.
Les Quatre Royaumes du Ciel et de la Terre suivaient un principe semblable. Ils désignaient les étapes où le dantian supérieur s’ouvrait, permettant ensuite de percevoir le qi de la nature.
Le Royaume de la Création était celui où le dantian supérieur commençait à s’ouvrir. Le Royaume de l’entrée divine était celui où il s’ouvrait entièrement et attirait le qi de la nature.
Le Royaume de la transformation divine était celui où le dantian supérieur fusionnait avec le Dantian avancé. Dès lors, on pouvait manier le qi naturel et devenir la nature elle-même.
Le Royaume de l’Infini.
Dans toute l’histoire du monde martial, presque personne ne l’avait jamais atteint.
On disait que lorsque le dantian supérieur et le Dantian avancé s’unissaient complètement, on atteignait la perfection en tant qu’artiste martial. Moi-même, je n’avais jamais mis le pied dans ce royaume.
Bien loin de l’atteindre, j’étais resté en dessous.
Dans ma vie précédente, j’avais atteint le Royaume de la Création.
C’était bien trop bas pour prétendre au titre de l’un des Dix plus grands maîtres sous le Ciel, et pourtant, j’étais devenu l’un d’eux.
Le secret tenait à deux choses.
Je le devais aux deux arts martiaux que mon maître m’avait enseignés.
Le premier était la [Technique du Qi de l'Unité Primordiale].
C’était une méthode de cultivation interne sans équivalent parmi les méthodes ordinaires.
À ma connaissance, il existait deux sortes de qi dans le monde.
Le qi commun et le qi naturel.
Mais au cœur de l’un comme de l’autre se trouvait une même chose.
Le qi véritable.
Le qi véritable inné dont les gens parlaient si souvent.
Toutes les formes de qi qui flottaient dans le vide contenaient du qi véritable. En temps normal, personne ne pouvait rassembler ce qi véritable dans son corps, mais la Technique du Qi de l'Unité Primordiale le rendait possible.
Plus précisément, elle raffinait ce qi véritable pour en faire une nouvelle forme d’énergie.
Mon maître l’appelait le Qi correctement aligné.
Ce qu’il fallait retenir, c’était que le Qi correctement aligné s’accumulait plus lentement qu’avec même les méthodes de cultivation interne de troisième ordre.
Mais une fois utilisé, c’était une tout autre histoire.
Avec un dixième de l’énergie, je pouvais en écraser les neuf dixièmes.
Une méthode de cultivation interne qui unissait l’âme, le corps et le qi, grande origine de toute chose. Voilà ce qu’était la Technique du Qi de l'Unité Primordiale.
On disait qu’après dix mille ans de cultivation de la Technique du Qi de l'Unité Primordiale, je pourrais manier le qi de l’origine de l’âme. Mais cette perspective était encore bien lointaine. Je doutais de pouvoir jamais atteindre ce stade.
Je me concentrai en silence sur la circulation de mon qi.
À ce stade, je n’étais qu’un artiste martial qui venait d’entrer dans le Royaume d'Entrée du Qi. Je n’avais pas encore réellement formé de dantian. Tout au plus en avais-je façonné une ébauche.
L’énorme quantité de qi trouble dans mon corps posait déjà problème. Mais le plus grave, c’était que je n’avais même pas formé un véritable dantian.
C’était pour cette raison que j’en créais un à présent.
Avant de commencer à faire circuler mon qi, j’avais appelé les autres serviteurs et leur avais ordonné d’acheter autant de pilules d’élixir que le permettrait l’argent. Je voulais des remèdes spirituels, mais je n’en avais pas les moyens.
Ils rapportèrent surtout des pilules d’entrée du qi, qui aidaient à condenser l’énergie interne. Ce n’étaient pas des pilules d’élixir de grande qualité, mais vu mon niveau, je pouvais difficilement en demander davantage.
J’avais autrefois été l’un des Dix plus grands maîtres sous le Ciel. Si je n’étais même pas capable de former un véritable dantian, autant aller mourir.
Je comptais remettre à plus tard l’expulsion du qi trouble. Une fois arrivé à la résidence principale, quelque chose serait prévu pour ça.
Tout en formant mon dantian, je m’attelai à une autre tâche.
Le second art divin qui avait fait de moi l’un des Dix plus grands maîtres sous le Ciel.
La [Technique d'Empilement des Anneaux].
C’était un art martial fondé sur une idée que personne, dans le monde martial, n’avait jamais eue. Son principe était simple.
D’abord, je formai un anneau près du dantian inférieur. Il fonctionnait selon le même principe qu’un dantian. D’une certaine manière, c’était comme en créer plusieurs.
À quoi servait cet anneau ?
Il amplifiait le Qi correctement aligné que j’avais accumulé.
L’énergie libérée par le dantian inférieur d’origine heurtait les parois de l’anneau encore et encore, se divisant sans cesse. Le Qi correctement aligné était, par essence, du qi véritable. Aussi finement qu’on le divise, l’énergie qu’il contient ne disparaît ni ne diminue.
Autrement dit, un anneau me permettait de puiser le double d’énergie. Deux anneaux, le double de cette quantité ; trois anneaux, encore le double.
C’était un art martial insensé, mais il avait un défaut : les méridiens.
Si mes méridiens étaient trop étroits, je ne pourrais pas utiliser les anneaux, même si j’en créais un grand nombre avec la Technique d'Empilement des Anneaux. L’énergie amplifiée était immense. Mes méridiens éclateraient, voire mon corps tout entier.
Mais ce n’était pas un problème pour l’instant.
Je pouvais maîtriser une telle quantité d’énergie.
J’ouvris lentement les yeux.
Je le sentais parfaitement.
Un anneau entourait mon dantian.
Et mon dantian inférieur était enfin formé.
J’avais pleinement atteint le Royaume d'Entrée du Qi.
Je me relevai lentement.
Les bandits du mont Myeongwolsan.
L’humiliation qu’ils m’avaient infligée restait vive dans mon esprit.
Cette fois, les choses se passeraient tout autrement.
Après avoir noué mes longs cheveux, je sortis.
Les intendants généraux du Clan Yi m’attendaient dehors.
« Allons-y. »
Personne ne répondit. À la place, ils affichèrent un profond mécontentement.
Je compris pourquoi.
Le Troisième Jeune Maître qu’ils méprisaient leur avait ordonné d’attendre un instant.
Cet instant avait duré près de six heures. Ils avaient bien le droit d’être mécontents.
Ces regards étaient inadmissibles, mais c’était là ma position actuelle.
Je n’avais pas l’intention de la changer.
Elle changerait d’elle-même bien assez tôt.
* * *
La caravane du Clan Yi pénétra sur le mont Myeongwolsan.
Comme au signal, des chocs de lames retentirent de toutes parts.
Ils étaient deux cents.
À la vue des deux cents bandits, le groupe de Yi Do blêmit. C’était compréhensible.
Le Clan Yi était un véritable clan martial. Comme il gérait diverses affaires, il employait naturellement des artistes martiaux du Clan Yi et des gardes d’escorte.
Mais qui dirigeait la caravane du Clan Yi entrée sur le mont Myeongwolsan ?
Yi Do, le troisième fils, un enfant illégitime.
Au sein du Clan Yi, personne n’ignorait le statut de Yi Do. Même un chien errant l’aurait su. On ne lui avait envoyé que vingt artistes martiaux et trente gardes d’escorte. Inutile de compter les intendants généraux et les porteurs.
Rien qu’en nombre, cela faisait deux cents contre cinquante.
Échapper au massacre serait déjà une bénédiction.
Le chef des bandits lança d’une voix tonitruante, sa grande hache posée sur l’épaule :
« Ha ha ha ha ! Voilà qu’aujourd’hui, nous faisons une prise de choix ! Si vous tenez à la vie, laissez tous vos objets de valeur et filez. Sinon, je vous enverrai tous, jusqu’au dernier, de l’autre côté du fleuve des morts. Réfléchissez bien avant d’agir. »
Alors que le groupe de Yi Do envisageait sérieusement de prendre la fuite, la porte de la voiture s’ouvrit.
Yi Do en descendit lentement.
Un léger sourire aux lèvres, il observa le chef.
« Tu souris ? Tu dois être cinglé. Tu as besoin d’avoir mal pour reprendre tes esprits ? »
« J’aimerais adresser quelques mots aux héros de ces montagnes. »
« Oh… À bien y regarder, tu as des manières. Très bien. Je t’écoute. »
« Ce que tu veux, c’est de l’argent. J’ai raison ? »
« Exactement. Alors abandonnez vos objets de valeur et partez. On se chargera de les transporter. Non, tu comptes nous aider à les porter ? Dans ce cas, je t’en laisserai un dixième. »
Plusieurs bandits éclatèrent de rire. Il était évident qu’ils se moquaient de lui.
Yi Do, pourtant, gardait le sourire.
« Nous avons actuellement cinq cents taëls d’argent. Je te les donnerai. Pourquoi ne pas simplement vous retirer ? »
« Ha ha ! Petit… Cinq cents taëls, pas cinq mille ? Il y a beaucoup de bouches à nourrir sur ces montagnes. Comment veux-tu qu’on partage ça ? »
Yi Do se gratta la tête et avança lentement.
Arrivé devant le chef, il murmura : « Je sais que Yi Jeong et Yi Won t’ont demandé de faire ça. Mais ça, c’est une chose, et ceci en est une autre. J’aimerais te proposer un nouvel accord. »
Les artistes martiaux du Clan Yi se demandaient ce qu’il racontait, mais il parlait si bas que personne, à proximité, ne pouvait l’entendre.
Les yeux du chef brillèrent.
Le troisième fils du Clan Yi était censé être idiot. Peut-être que ce n’était pas vrai, finalement. Oser faire preuve d’une telle audace et d’un tel cran devant deux cents « guerriers »…
Le chef demanda donc : « Un nouvel accord ? »
« Je ne sais pas combien ils t’ont payé, mais je te donnerai davantage. À partir d’aujourd’hui, je te communiquerai les itinéraires, les horaires et la liste des objets de valeur de toutes les caravanes du Comté de Jangnyeong qui passeront par ici. Attaque-les. Qu’en dis-tu ? »
Le chef sentit un frisson lui parcourir l’échine.
« … Tu es complètement fou. »
« Ces deux-là le font bien. Pourquoi pas moi ? La seule différence, c’est que je ne vise pas les caravanes du Clan Yi. Je vise celles des autres clans du Comté de Jangnyeong. C’est une offre intéressante, non ? »
Le chef déglutit.
Le regard de Yi Do avait quelque chose d’étrange.
Il était bien trop pesant.
Ce n’était pas le regard qu’un simple enfant aurait dû avoir.
C’était celui d’un artiste martial.
Et aussi celui d’un tueur.
Yi Do poursuivit : « Chaque fois que vous attaquerez la caravane d’un autre clan, je vous verserai une somme modeste. Bien sûr, vous aurez aussi la moitié du butin. »
« La moitié pour les renseignements… Pas mal. Et tu nous verseras une somme en plus ? Combien comptes-tu donner ? »
« Cent taëls. »
Le chef fronça profondément les sourcils.
« Cent taëls ? Tu te moques de moi ? C’est même moins que les cinq cents taëls que tu as proposés tout à l’heure ! »
« Parce que ce ne sera pas de l’argent. Ce sera de l’or. »
Le chef ouvrit de grands yeux.
À bien y regarder, Yi Do n’avait rien d’un garçon ordinaire.
« On disait que le troisième fils était lent d’esprit, mais ce n’est pas vrai non plus. »
Yi Do demandait au chef d’attaquer les caravanes des autres clans du Comté de Jangnyeong en échange de cent taëls d’or.
Si tout se déroulait comme prévu, le Clan Yi prospérerait tandis que les autres clans péricliteraient en comparaison.
Quel plan brillant.
Le chef n’en devint pas moins cupide.
« Mettons-nous d’accord sur deux cents. Deux cents taëls d’or, pas d’argent. Alors je veillerai personnellement à ce que toutes les caravanes des autres clans du Comté de Jangnyeong soient anéanties. »
« Deux cents taëls, c’est trop. »
« Alors notre conversation n’a jamais eu lieu. Mais tu peux assumer les conséquences ? »
Un sourire mauvais se dessina sur les lèvres du chef.
C’était le sourire d’un loup sauvage qui venait de comprendre qu’il y avait encore de la chair à déchirer.
« Tu m’as déjà demandé de tendre une embuscade aux caravanes des autres clans du Comté de Jangnyeong. À ton avis, que se passera-t-il si les autres clans apprennent que le troisième fils du Clan Yi est mêlé à une telle affaire ? Ou si je le raconte au Chef du Clan Yi ? Si tu as de la chance, tu seras expulsé. Si tu n’en as pas, tu mourras après qu’on t’aura coupé les membres. Et même si tu y échappes, tu subiras quelque chose de semblable… Je te laisse imaginer la suite. »
Yi Do secoua la tête.
« Je vois très bien, mais il existe un moyen de m’assurer que cette conversation ne s’ébruite pas. »
« Bien. Figure-toi que j’en ai trouvé un aussi. »
« Dis-moi le tien d’abord, puis je te dirai le mien. »
« D’accord. Donne-moi cinq cents taëls d’or. Alors, je garderai le secret. »
Cinq cents taëls d’or.
Pour être clair, Yi Do ne pouvait absolument pas obtenir une telle somme à ce moment-là.
« Bien sûr, je ne m’attends pas à ce que tu me paies tout d’un coup. Je te laisserai tout le temps nécessaire. Verse-nous de l’argent chaque mois. Alors, ce qui s’est passé aujourd’hui n’aura jamais eu lieu. »
Un doux sourire se dessina sur les lèvres de Yi Do.
« Puis-je te présenter ma méthode, maintenant ? »
« Tu as une meilleure méthode ? Très bien. Je t’écoute. »
Yi Do répondit.
Non pas avec des mots, mais par des actes.
Tout se passa presque instantanément.
Yi Do avait atteint le Royaume d'Entrée du Qi, et son énergie interne bouillonna comme si elle allait exploser.
Au même instant, la dague dissimulée dans sa manche jaillit.
Shlak !
Elle s’enfonça dans la gorge du chef. Yi Do la fit pivoter. Dans un craquement écœurant, le cou du chef fut tranché.
Voilà quelle était la méthode de Yi Do.
Les morts ne parlaient pas.
Yi Do avait donné une chance au chef, mais les choses en étaient tout de même arrivées là.
Et ce n’était pas fini. Il était en infériorité numérique. Que devait-il faire, dans ce cas ?
Les écraser par la seule force de sa présence.
Yi Do tendit l’autre main et saisit le chef par les cheveux. Puis il se mit à scier son cou avec la dague.
Scier, scier.
Le son glaçant résonna.
Les bandits ne bougèrent pas.
Yi Do était entièrement trempé du sang qui jaillissait, mais ce n’était pas la seule raison de leur immobilité. L’atmosphère était tout simplement terrifiante.
La lame ne tranchait peut-être pas assez bien. Yi Do soupira et se mit à taillader le corps du chef avec sa dague.
Plante, plante, plante, tranche.
Il frappa, frappa encore, trancha et déchira.
Après avoir arraché les yeux du chef, il lui enfonça la dague dans l’épaule. Yi Do se redressa et ramassa la hache dont le chef s’était servi.
Il n’hésita toujours pas.
Il l’abattit sur la tête du chef.
Tranche !
Le cou fut tranché.
Les alentours sombrèrent dans le silence.
Yi Do semblait apprécier ce silence pesant. Un sourire se dessina même sur ses lèvres.
Il avait l’air d’un véritable fou.
Il jeta négligemment la tête du chef.
Floc, boum.
Elle roula sur le sol.
Tandis que tout le monde regardait la tête du chef, Yi Do balaya du regard les bandits alentour.
Ils étaient cinq.
Cinq hommes qui lui vouaient de l’hostilité.
Yi Do posa la hache et se mit à fouiller les vêtements du chef.
Il trouva huit dagues en tout. Toutes différaient par leur longueur et leur matériau. Il les prit toutes.
Il plaça les huit dagues entre ses deux mains et les lança.
Elles filèrent dans différentes directions.
Tchac-tchac-tchac !
Pas la moindre erreur.
Les cinq hommes qui lui vouaient de l’hostilité, ainsi que trois autres qui traînaient dans les parages.
Les dagues se plantèrent dans la tête des huit bandits.
Quand huit cadavres s’écroulèrent d’un coup, les bandits restants reculèrent en titubant.
Yi Do ramassa la hache, la posa sur son épaule et conclut :
« Dégagez. Avant que je ne vous tue tous jusqu’au dernier. »
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