Chapitre 355
« Zi Ling ? Une clochette violette ? »
[NDT : Zi signifie « violet » et Ling, « clochette ».]
« Elle a choisi un nom qui correspond de près à ses capacités. On dirait que la personne qui le lui a donné sait qu’elle possède un Corps divin. »
« Cette Villa prestigieuse n’est pas ordinaire ! Elle a même secrètement élevé une détentrice d’un Corps divin. Face à cette fille, même Jiang Wushang ferait pâle figure, pas vrai ? » Chu Feng, qui avait éprouvé de ses propres mains la puissance de Zi Ling, savait à quel point elle était redoutable.
En apparence, Zi Ling n’était qu’au neuvième niveau du Royaume du Profond, mais sa véritable puissance au combat dépassait de loin celle de Chu Feng. Celui-ci estimait donc que même Jie Qingming, doté d’un Armement d’élite et cultivant au premier niveau du Royaume Céleste, ne serait pas forcément capable de la vaincre.
À cet instant, les plus grands jeunes génies des Neuf Provinces étaient réunis sur la tribune d’observation, sans se douter que la plus puissante d’entre eux était en réalité cette jeune femme vêtue de violet, belle comme une fée : Zi Ling.
La beauté de Zi Ling stupéfia tout le monde. Un instant plus tôt, Tang Yixiu et les trois autres dévoraient encore des yeux les neuf beautés ; à présent, ils détaillaient le corps de Zi Ling. Incapables de détourner le regard, ils n’arrêtaient pas de marmonner :
« Une femme aussi belle existe donc vraiment… Si elle est déjà si envoûtante à son âge, à quoi ressemblera-t-elle une fois adulte ? Qui pourrait encore avoir d’autres désirs s’il avait la chance de l’épouser ? »
Ils n’étaient pas les seuls à être subjugués par sa beauté : Jie Qingming et Xu Zhongyu l’étaient tout autant. Jie Qingming, surtout, était d’un orgueil sans borne. À cet instant, il se dit même en secret : « Si l’on me demandait quelle femme pourrait rester à mes côtés, je répondrais : aucune autre que cette fille. »
« Chu Feng, c’est une occasion rare ! Tu dois gagner les faveurs de cette fille lors du Rassemblement matrimonial et la conquérir, sinon tu laisseras passer cette chance inouïe. » Eggy gloussa en le lui rappelant.
« Quoi ? Ne plaisante pas ! Tu sais bien à quel point cette fille est dangereuse. En plus, elle doit me haïr à mort, et tu voudrais que je la drague ? Autant me jeter dans la gueule du tigre, comme un agneau, et courir à ma perte ! » Chu Feng refusa sans même réfléchir.
« Qu’est-ce que tu en sais ? Les détenteurs d’un Corps divin sont choyés par les cieux. Ils possèdent naturellement des capacités que les gens ordinaires n’ont pas : des pouvoirs divins accordés par le ciel. »
« Ces pouvoirs seraient déjà très utiles s’ils étaient accordés à un homme, mais s’ils sont accordés à une femme, son futur mari en tirera lui aussi d’immenses bénéfices. » Eggy le lui rappela.
« D’immenses bénéfices ? Lesquels ? » Au mot « bénéfices », Chu Feng s’intéressa aussitôt à la question et ne put s’empêcher de demander avec insistance.
« Si tu t’unis à elle et lui prends sa virginité, une partie de son pouvoir divin unique sera absorbée par toi et se transformera en un pouvoir qui t’appartiendra en propre. »
« Pour les gens ordinaires, ce pouvoir divin serait d’une aide considérable dans leur cultivation martiale. Mais pour toi, il pourrait te permettre de comprendre la puissance de la Foudre divine qui se trouve dans ton corps. »
« Même si la foudre dorée et la foudre bleue te permettent de franchir deux niveaux de cultivation d’affilée, tu sais bien qu’elles ne révèlent pas leur véritable puissance. »
« Tu ne peux pas comprendre leur pouvoir, et donc tu ne peux pas t’en servir. Mais si tu t’unis à cette Zi Ling et lui prends une partie de son pouvoir divin, tu auras peut-être l’occasion de percer les mystères de la Foudre divine. Et même si tu n’y parviens pas, ta cultivation progressera tout de même d’un niveau. » Eggy lui expliqua tout en détail.
« Une chose pareille est donc possible ? » Chu Feng fut aussitôt transporté de joie et son cœur se remplit d’impatience.
Eggy avait raison. Depuis le début, il sentait toute la puissance contenue dans la Foudre divine de son corps : un pouvoir indicible et terrifiant, si terrifiant qu’il semblait ne pas devoir exister en ce monde.
Pourtant, il ne pouvait que sentir la Foudre divine ; il ne savait pas la maîtriser, et encore moins s’approprier ses pouvoirs. Ainsi, en entendant les paroles d’Eggy, il changea aussitôt d’avis.
Même s’il devait traverser une montagne de lames ou une mer de flammes, il le ferait. Il prit sa décision : quoi qu’il arrive, il devait mettre la main sur Zi Ling, car il ne voulait pas laisser passer une occasion d’obtenir le pouvoir de la Foudre divine.
Zi Ling attira bel et bien l’attention de tous les hommes présents. Quel que soit leur âge, qu’ils appartiennent à la jeune génération ou qu’ils fussent de vieux experts, tous souriaient en admirant cette jeune femme d’une beauté incomparable.
Et lorsque Qin Lei, le chef de la Villa prestigieuse, annonça que Zi Ling était sa fille adoptive, tous la considérèrent avec encore plus d’intérêt.
À cet instant, sur la scène somptueuse qui se dressait au sommet de la montagne, la jeune femme nommée Zi Ling était sans conteste la personne la plus éblouissante.
« Mesdames et messieurs, maintenant que le Rassemblement matrimonial a atteint ce stade, il est temps d’en annoncer les modalités. »
« La raison pour laquelle la Villa prestigieuse a organisé ce Rassemblement matrimonial est simple. D’abord, nous voulons trouver un homme digne de confiance pour nos excellentes jeunes femmes. Nous souhaitons aussi nouer des amitiés à travers le monde et étendre ainsi le réseau de la Villa prestigieuse sur tout le continent des Neuf Provinces. »
« Certains se demanderont peut-être : près d’un millier d’hommes participent à ce Rassemblement matrimonial, alors qu’il n’y a qu’une centaine de femmes. Comment allons-nous les départager ? Faudra-t-il organiser un tournoi martial ? »
« Bien sûr que non. Certes, moi, Qin Lei, je souhaite que les jeunes femmes de la Villa prestigieuse trouvent des maris puissants, mais leur force actuelle n’est pas le seul critère. C’est leur potentiel futur qui m’intéresse. »
« Voilà aussi pourquoi j’ai ouvert deux Palais souterrains sans limites lors de la première épreuve. C’est également pour cela que nous avons ici des génies du Royaume du Profond comme du Royaume de l’Origine. »
« Même si vos niveaux de puissance actuels sont très différents, vous avez tous un point commun : vous avez un grand talent pour la cultivation martiale et votre avenir s’annonce prometteur. »
« À ce stade, certains se demanderont peut-être : s’il n’est pas nécessaire de se battre pour déterminer qui pourra repartir avec une beauté, comment se déroulera ce Rassemblement matrimonial ? »
« C’est très simple : je laisse le choix à mes cent jeunes femmes. »
« La Villa prestigieuse organisera une activité spéciale, à laquelle participeront également ses cent jeunes femmes. Ce sera pour vous l’occasion de faire davantage connaissance. »
« Au fil de cette activité, je suis certain que chacune aura un homme qui lui plaira. Une fois l’activité terminée, les cent jeunes femmes pourront annoncer leur choix. Le Rassemblement matrimonial prendra alors fin. » Le chef de la Villa prestigieuse, Qin Lei, exposa son plan à voix haute.
« Alors, c’est comme ça ? Il nous suffira de faire valoir nos propres qualités pour attirer l’attention des cent beautés, sans nous reposer uniquement sur notre puissance martiale ? Cette méthode est plutôt intéressante. »
À cet instant, la foule s’agita. Nombreux furent ceux qui approuvèrent, car la méthode de Qin Lei donnait une chance à tout le monde.