Chapitre 354
Lorsque les beautés sur scène eurent terminé leurs présentations, le chef de la Villa prestigieuse se leva et lança d’une voix forte : « Tous, génies de premier plan des Neuf Provinces, êtes-vous satisfaits des cent beautés soigneusement sélectionnées par ma Villa prestigieuse ? »
« Oui !! » Leurs voix claires s’entremêlèrent et résonnèrent comme le tonnerre à travers les lieux, exprimant l’enthousiasme qui les animait.
Face aux réactions des jeunes génies, le chef de la Villa prestigieuse hocha la tête avec satisfaction, puis reprit : « Je suis certain que la personne qui va suivre vous plaira encore davantage. »
Ce disant, il désigna le ciel au-dessus de la ville principale. Suivant son doigt du regard, les gens découvrirent avec stupeur un magnifique palanquin qui flottait dans le ciel nocturne.
Les matériaux qui le composaient étaient tout à fait particuliers. Ils brillaient comme du cristal. Dans le ciel nocturne, ils scintillaient et resplendissaient, conférant au palanquin une beauté exceptionnelle.
« J’avais presque oublié qu’il restait une beauté à arriver. On dirait qu’elle est le clou du spectacle. »
À cet instant, presque tout le monde se leva, incapable de se retenir. Même les invités de marque installés dans les tribunes ne firent pas exception. En effet, à mesure que le palanquin approchait, les gens découvrirent que ses porteurs n’étaient autres que quatre anciens intendants de la Villa prestigieuse. Tous quatre étaient des experts du Royaume Céleste.
Qui donc se trouvait dans le palanquin pour que les quatre anciens intendants du Royaume Céleste s’abaissent à le porter ? Avant même que sa passagère ne se montre, sa présence faisait déjà l’objet de toutes les conjectures.
À ce moment-là, guidé par les quatre anciens intendants, le palanquin arriva au-dessus des tribunes. Il descendit lentement, tandis que les quatre-vingt-dix-neuf beautés qui se tenaient au milieu de la scène s’écartaient rapidement pour réserver la place la plus éclatante.
Le palanquin finit par se poser. Les quatre anciens intendants se placèrent de part et d’autre, et deux personnes près de la sortie tirèrent simultanément les rideaux.
À cet instant, nombreux furent ceux qui retinrent leur souffle. Sans détacher les yeux de l’ouverture du palanquin, ils voulurent découvrir quelle personne pouvait clôturer le Rassemblement des mariages et se faire porter par des anciens intendants du Royaume Céleste.
Sous les regards d’innombrables personnes, la silhouette d’une jeune femme apparut enfin. Dès qu’elle se montra, hommes comme femmes furent stupéfaits et ne purent s’empêcher d’être séduits par sa beauté.
C’était bien une jeune femme, et même une très jeune femme. Pourtant, aucune des autres femmes présentes ne pouvait rivaliser avec elle.
On disait que les fleurs fraîches avaient besoin de feuilles vertes pour les mettre en valeur, et que les belles femmes avaient elles aussi besoin de femmes laides en guise d’ornement. Mais la jeune femme n’en avait nul besoin. Même au milieu de milliers de fleurs, entourée de beautés, elle serait restée la plus attirante de toutes : une véritable beauté capable de renverser des villes et des royaumes, et de faire chavirer les cœurs.
Sa peau blanche comme la neige et étincelante, son visage aux traits harmonieux et délicats, ses yeux limpides comme l’eau… À peine l’aperçurent-ils que les cœurs s’emballèrent, saisis d’émoi.
« Ciel ! Comment une femme aussi belle peut-elle exister en ce monde ? »
Dès son apparition, toutes les beautés sur scène pâlirent à côté d’elle. Tous les regards se braquèrent sur sa personne, et certains en bavaient même devant son ravissant visage.
« Je n’aurais jamais cru qu’une femme aussi exceptionnelle puisse exister en ce monde. » À cet instant, même Xu Zhongyu, que la beauté des femmes ne charmait pas, eut les yeux brillants et se laissa profondément séduire par son apparence.
Jie Qingming ne fit pas exception. D’ordinaire si arrogant, il ne put s’empêcher d’avaler sa salive en voyant le teint de la jeune femme.
Même Jiang Wushang, le jeune génie venu de la Dynastie Jiang, qui n’avait pas même daigné regarder les beautés présentes et somnolait sans cesse, en resta bouche bée.
« C’est elle ? »
Mais, contrairement aux autres, Chu Feng, pourtant resté plutôt calme jusque-là, vit son expression changer légèrement. Ses yeux s’emplirent de stupeur et, au fond de lui, des vagues déferlèrent sans répit.
La jeune femme qui venait d’apparaître était la même jeune femme vêtue de violet qu’il avait rencontrée à la Villa du Tigre Blanc, ce jour-là, et qui s’était disputée avec lui au sujet de la Technique du Tigre Blanc massacreur. C’était celle qui possédait le Corps divin.
Pourtant, en à peine un an, la jeune femme avait abandonné son ancienne cultivation, au premier niveau du Royaume du Profond, pour atteindre le neuvième niveau. Elle avait bel et bien atteint le neuvième niveau du Royaume du Profond. En un an, elle était passée du premier au neuvième niveau du Royaume du Profond.
« Impressionnant. À voir son apparence, elle ne doit avoir que quinze ans, non ? Atteindre le neuvième niveau du Royaume du Profond à quinze ans… Elle est l’égale de Jiang Wushang, n’est-ce pas ? »
Après s’être laissé séduire par la beauté de la jeune femme, les gens furent également stupéfaits par sa puissance. Avec une telle cultivation à son âge, ses accomplissements futurs seraient tout simplement inimaginables.
« Je ne m’attendais pas à ce que cette fille vienne de la Villa prestigieuse. Et à voir son apparence, son statut ne doit pas être des plus modestes. »
« Ça ne va pas. Elle m’en veut certainement encore pour ce qui s’est passé cette année-là. Je ne peux pas la laisser me voir ! » Sentant que la situation tournait mal, Chu Feng voulut prendre la poudre d’escampette en douce.
« Frère Chu Feng, où allez-vous ? Ne me dites pas que même cette ravissante jeune femme ne vous intéresse pas ? » Mais avant que Chu Feng ait pu se retourner, Gu Bo lui saisit le bras.
« Euh… Je… Merde ! » Chu Feng voulut d’abord s’expliquer, mais lorsqu’il tourna de nouveau la tête, il s’aperçut que certaines personnes sur scène avaient remarqué leur mouvement et regardaient dans sa direction. Plus important encore, la jeune femme vêtue de violet l’avait également aperçu.
En le voyant, la jeune femme changea légèrement d’expression et ses belles pupilles se rétrécirent brusquement.
Chu Feng distingua dans ses yeux une lueur meurtrière glaciale. Mais elle ne fit que passer, puis disparut aussitôt ; il était donc probable que personne d’autre que lui ne l’eût remarquée.
Pourtant, après avoir regardé Chu Feng, la jeune femme vêtue de violet ne dit rien. Elle fit plutôt comme si elle ne le connaissait pas et détourna son joli visage.
En voyant cela, Chu Feng sentit son cœur, qui lui était monté dans la gorge, redescendre à sa place. Il rajusta ses vêtements, ricana et dit aux personnes sur scène : « J’étais un peu fatigué d’être assis, alors j’ai voulu me dégourdir les jambes. » Puis il se rassit.
À cet instant, le chef de la Villa prestigieuse s’avança lentement aux côtés de la jeune femme vêtue de violet et l’annonça à la foule, le visage plein de fierté :
« Voici ma fille adoptive, Zi Ling. Afin de vous témoigner ma sincérité dans cette union arrangée, Zi Ling comptera elle aussi parmi les cent beautés de ma Villa prestigieuse et sera candidate au mariage lors de ce Rassemblement des mariages. »