Chapitre 273
Chapitre 273 – Manches finales (1)
Auteur : Leeroycgna
Traductrice : Moonkissed
L'équipe d'Osaka était revenue sur le terrain pleine d'enthousiasme après avoir reçu un discours motivant de la part de l'entraîneur. Ce n'était pas souvent que leur équipe se trouvait dans une telle situation, mais le style de lancer étouffant de Ken les avait acculés dans un coin.
Il avait vraiment montré aujourd'hui qu'il était une force avec laquelle il fallait compter dans le baseball lycéen. Tous ceux qui avaient douté de lui et qualifié sa performance au Koshien de coup de chance ne pouvaient plus que se mordre la langue.
Bien sûr, nombreux étaient ceux qui avaient pris le train en marche, certains allant même jusqu'à le qualifier de future star japonaise qui allait conquérir le monde.
Mais Ken s'en moquait. Il regardait le terrain avec impatience, ne souhaitant rien de plus que de gagner ce match et d'accéder à la finale.
Tout cela dans un seul but.
« Strike ! »
Yatsuo semblait avoir monté d'un cran depuis la dernière manche, lançant une balle rapide à 155 km/h directement dans le gant tendu de Daichi. Son expression habituellement stoïque et quelque peu effrayante avait changé.
Ses émotions étaient à fleur de peau alors qu'il luttait de toutes ses forces pour empêcher Yokohama de marquer dans cette manche. S'ils concédaient encore un point, leurs chances de remontée s'envoleraient avant même d'avoir eu le temps de se concrétiser.
« Strike ! »
**
« Strike ! »
**
« Strike ! 3 retraits, changement de camp. »
Le stade regardait avec admiration Yatsuo qui n'avait lancé que 9 balles pour éliminer 3 batteurs de Yokohama. Yuki, Tatsuya et Jun avaient tous la même expression, après avoir tenté en vain de frapper ces balles rapides.
Bien sûr, ce n'était pas seulement le lancer puissant de Yatsuo qui leur donnait du fil à retordre, mais aussi les avances de Daichi. Imaginez que quelqu'un découvre votre plus grande faiblesse et s'acharne à vous la montrer sans cesse.
Les trois joueurs étaient frustrés, mais ils ne pouvaient pas faire grand-chose. Cependant, ils pouvaient se consoler en pensant qu'ils menaient de deux points.
Ken et l'équipe retournèrent sur le terrain. Il ne leur restait plus qu'à éliminer six joueurs d'Osaka pour décrocher leur ticket pour la finale contre le lycée Koryu.
On pouvait dire que la victoire était à portée de main.
Ai sentit son corps se crisper en regardant ce qui se passait sur le terrain. Elle avait tellement encouragé son équipe que sa voix avait commencé à s'enroyer, tout comme celle des autres managers.
Elle avait essayé de rester discrète et de ne pas distraire Ken pendant tout le match. La seule fois où elle avait pris la parole, c'était juste avant qu'il n'aille affronter son frère lors de la deuxième manche.
C'était comme si elle y était obligée, voyant le mélange d'émotions qui apparaissait sur le visage de Ken. Pourtant, dès qu'il avait mis le pied sur le monticule, elle avait vu un sourire si pur qu'elle en avait été stupéfaite.
Même maintenant, elle se souvenait de ce sourire paisible sur son visage à ce moment-là. Cela lui avait fait ressentir beaucoup de choses.
‘Est-ce l'expression que tu as quand tu atteins tes objectifs ?’ s'était-elle demandé.
Une fois qu'Ai eut vu cela, c'était comme si une porte qui était fermée dans son esprit s'était soudainement ouverte, révélant la réponse qu'elle cachait depuis tout ce temps.
Même si c'était peut-être ce qu'elle cherchait, elle ne pouvait s'empêcher de ressentir une certaine amertume.
Ignorant les pensées d'Ai, Ken avait repris sa position de lanceur. Il n'était pas impatient, mais au contraire encore plus redoutable, tel un python resserrant son étreinte sur sa proie.
« Strike ! »
**
« Strike ! »
**
« Strike ! »
« 3 retraits, changement de camp ! »
Le dernier retrait était Tsutomo, le 8e batteur. Tant que Ken parvenait à éliminer les 3 batteurs suivants, il pouvait anéantir toutes les chances de remontée d'Osaka.
Sur l'ensemble de leur alignement de batteurs, seuls Yatsuo et Daichi avaient eu la chance de frapper un coup sûr contre lui.
Ainsi, le début de la 9e manche commença avec Yokohama à la batte.
La foule était en effervescence à l'approche de la dernière manche. Malgré le faible score, personne n'était mécontent à ce moment-là.
On aurait plutôt dit un match de la NPB qu'un match de lycée.
« Troisième batteur, troisième base, Makoto. »
« Allez, capitaine ! »
« Marque des points ! »
Makoto entra dans la zone du frappeur, les yeux brillants. Même s'il avait réussi à frapper et même à marquer un point lors de sa dernière présence à la batte, il n'était toujours pas satisfait.
C'était sa dernière chance de faire la différence et d'assurer la victoire de Yokohama.
Cependant, deux obstacles de taille se dressaient sur son chemin.
Yatsuo et Daichi semblaient plus synchronisés que jamais lorsque leurs regards se croisèrent.
Ils ne pouvaient pas se permettre de faire preuve de la moindre indulgence envers Yokohama, sinon le match serait terminé. Daichi mit donc tout en œuvre, plissant les yeux pour demander la balle suivante.
Yatsuo acquiesça avant d'effectuer son lancer rapide et d'envoyer la balle vers l'avant.
La balle était rapide, mais elle ne manquait pas de mouvement et commença à s'éloigner de Makoto, qui était droitier.
WHOOOOSH
Le joueur musclé n'hésita pas à frapper, tordant son corps et contractant tous ses muscles pour y mettre toute sa force.
PAH
« Strike »
La foule acclama le lancer fulgurant qui avait battu le batteur musclé. Bien qu'il s'agisse d'une balle cassante, elle atteignit tout de même 143 km/h, comme l'indiquait l'écran géant.
Même Makoto dut reconnaître la puissance de ce lancer.
‘Je peux encore la frapper’, pensa-t-il intérieurement.
Il reprit sa position et serra fermement la batte. Il lui fallait juste un peu de patience, sinon il allait gâcher cette occasion.
Daichi demanda la balle suivante, cette fois-ci une balle à deux coutures basse.
WHOOOSH
PAH
« Strike »
‘Merde’.
Makoto commençait à s'énerver un peu, après avoir été piégé une nouvelle fois. S'il avait laissé passer la balle, cela aurait probablement été une balle.
Mais cela ne servait à rien de s'en vouloir, d'autant plus qu'il avait encore une chance d'atteindre la base. À ce stade, tout ce qui lui importait était de donner à son équipe une nouvelle occasion de marquer.