Chapitre 239
Chapitre 239 – Amélioration (1)
Auteur : Leeroycgna
Traductrice : Moonkissed
Une fois le petit-déjeuner terminé, Shiro et Ken avaient pris congé avant d'aller chercher l'entraîneur. Comme ils avaient prévu de partir s'entraîner aujourd'hui, ils devaient prévenir la personne concernée.
« Hum ? Vous voulez aller vous entraîner ? » Seiji Hanada tenait sa tasse de café à la main et portait des vêtements décontractés, ce que les joueurs avaient rarement l'occasion de voir.
Ken et Shiro avient tous deux acquiescé.
« Je travaille à améliorer mon arsenal de lancers », avait avoué Ken.
Le coach se redressa brusquement, ces mots ayant attiré son attention. À en juger par l'expression pleine d'espoir sur son visage, il était plutôt content que Ken ait abordé le sujet.
« Tu as déjà choisi un lancer ? »
Même s'il posait la question, Ken voyait bien qu'il voulait lui suggérer quelque chose. Malheureusement pour le coach, il avait déjà choisi la courbe.
« Oui, coach. J'ai décidé d'apprendre la courbe, car mon père m'a déjà donné quelques conseils. » répondit Ken, en mentant un peu.
Si l'entraîneur insistait pour qu'il choisisse un autre lancer, il ne pourrait pas vraiment refuser. Il perdrait alors l'avantage que lui conférait le système, à savoir un taux de réussite de 66,7 %. Heureusement, le visage de l'entraîneur s'illumina à l'évocation de la balle courbe.
« On dirait que ton père et moi sommes sur la même longueur d'onde », dit-il avec un léger sourire.
« Ta balle rapide est ton arme la plus redoutable, mais elle pourrait être meilleure. Si tu pouvais l'associer à une balle plus lente, les batteurs auraient des cauchemars face à toi. J'allais justement te suggérer la balle courbe, car ton mouvement de lancer est presque identique. »
L'excitation du coach Hanada semblait atteindre son paroxysme tandis qu'il expliquait les possibilités. Ken pouvait même voir sa main trembler, signe révélateur de son enthousiasme.
« Oui, c'était aussi l'avis de papa. » Une fois de plus, Ken mentit effrontément, mais grâce à son talent de poker face et à l'approbation de l'entraîneur, celui-ci ne remarqua rien.
« Très bien, il y a quelques parcs à proximité où tu pourras t'entraîner. Tu peux prendre du matériel, mais n'oublie pas de faire des pauses et de ne pas te blesser. »
Ken poussa un soupir de soulagement après avoir obtenu son accord. Il quitta rapidement les lieux et entraîna Shiro avec lui.
« Tu vas essayer un nouveau lancer ? » demanda Shiro d'une voix un peu hésitante.
La dernière fois qu'il avait aidé Ken à lancer, c'était lors du match interne au début de l'année. Il se souvenait avoir été frappé en plein ventre par la balle, car il n'avait aucun contrôle.
« Oui, j'ai besoin de ton aide pour l'améliorer », répondit Ken en passant son long bras autour des épaules de Shiro.
Shiro ne put s'empêcher de déglutir.
‘Je dois apporter des protections supplémentaires...’, pensa-t-il, paniqué.
Les deux amis prirent leurs affaires et se dirigèrent vers l'un des parcs que l'entraîneur leur avait indiqués plus tôt. Les rues étaient animées, tout le monde se rendait au stade Koshien pour le troisième jour des championnats nationaux.
Après avoir habilement esquivé les passants pendant quelques minutes, ils trouvèrent enfin leur destination. C'était un parc pour enfants, mais il y avait un mur qu'ils pouvaient utiliser comme cage improvisée pour que la balle ne s'envole pas dans la rue.
Tant qu'il pouvait mesurer la distance de 18 mètres qui le séparait de Shiro, cela fonctionnerait parfaitement.
Ken posa son sac à peu près à l'endroit où il pensait que se trouvait le monticule, avant d'enfiler ses crampons et de faire ses exercices d'échauffement. Shiro ne perdit pas de temps et enfila son plastron et son équipement de protection.
Un sourire se dessina sur le visage de Ken lorsqu'il regarda autour de lui. Son expression trahissait une pointe de nostalgie alors qu'il se souvenait de toutes les fois où il s'était entraîné à lancer dans un parc similaire à celui-ci, près de chez lui.
Son père jouait avec lui l'après-midi, lui apprenant les règles du jeu qu'ils aimaient tant tous les deux.
‘Je me demande si je ferai la même chose avec mon fils’, pensa-t-il, perdu dans ses pensées.
Son visage rougit un instant lorsqu'il se demanda qui serait la mère de son enfant. Le visage d'Ai apparut presque instantanément dans un coin de son esprit, le surprenant un instant.
Ken secoua rapidement la tête, décidant de mettre cette pensée de côté pour l'instant.
Il reporta son attention sur Shiro qui se tenait devant le mur et ne put s'empêcher de le regarder avec stupéfaction.
L'adolescent portait des protections supplémentaires sur les bras et les jambes, ainsi que quelque chose qui ressemblait à un oreiller rembourré sous son plastron, ce qui lui donnait un air ridicule.
Ken réprima l'envie soudaine de lui lancer la balle avant qu'il ne soit prêt.
« Shiro... Tu peux prendre ça au sérieux pendant une minute ? » demanda-t-il en s'efforçant de rester poli.
« Ne t'inquiète pas, Ken ! Je suis prêt. » répondit-il en levant le pouce.
« ... »
Ken s'avança silencieusement vers son ami, contenant difficilement son agacement.
« Ah, non, attends, Ken ! »
Quelques instants plus tard, Ken retourna vers le monticule marqué et commença à rouler ses épaules en attendant son ami.
Shiro, qui venait d'être malmené, ajusta son plastron, dans lequel il manquait désormais le coussin qu'il avait fourré plus tôt.
« T'es prêt ? » demanda Ken, ignorant l'expression boudeuse sur le visage de Shiro.
« O-Oui. »
« Bon, on commence par quelques lancers d'échauffement. » dit-il d'un ton désinvolte.
Après une douzaine de lancers, il se sentit prêt à se lancer.
« Ça te dérange si je commence par quelques balles rapides ? »
Shiro leva le pouce, principalement parce qu'il ne voulait pas que Ken entende à quel point il était nerveux à ce moment-là. Même lorsqu'il regardait depuis l'abri, il pouvait sentir à quel point les lancers de Ken étaient impressionnants.
Mais l'instant d'après, il se ressaisit. Il se souvint de ce que Ken lui avait dit, qu'ils formeraient une batterie de choc l'année prochaine, ce qui signifiait qu'il ne pouvait pas continuer à se montrer effrayé dans une telle situation.
Ken prit son élan et envoya la balle vers le gant ouvert.