Chapitre 100
Chapitre 100 – Conviction (2)
Auteur : Leeroycgna
Traductrice : Moonkissed
Le lendemain, Ken fut réveillé par le bruit strident de son réveil. Par réflexe, il tendit la main et appuya doucement sur le bouton pour l'éteindre. Encore un peu sonné, il parvint à s'asseoir et à balancer ses jambes hors du lit.
« Que s'est-il passé ? Je ne me souviens pas avoir quitté l'arène hier soir... », murmura-t-il en se frottant les yeux fatigués.
L'UTILISATEUR A ATTEINT LA LIMITE DE SA CAPACITÉ MENTALE ACTUELLE
QUITTER L'ENTRAÎNEMENT MENTAL
Ken vérifia ses notifications et comprit rapidement pourquoi. Il vit que le message avait été reçu à 1 heure du matin, ce qui signifiait qu'il avait tenu environ 4 heures.
« 4 heures, hein ? »
Même s'il avait tenu aussi longtemps, il n'avait encore terminé aucune des missions de lancer. Heureusement, peu importe le nombre de lancers effectués dans l'entraînement mental, cela n'avait aucun effet physique sur lui.
Bien que cela ne l'aidait pas pour la mémoire musculaire, cela lui permettait de lancer autant qu'il le voulait sans se soucier de la fatigue dans son épaule. La dernière chose qu'il voulait, c'était se blesser à nouveau.
Bien sûr, sa nouvelle compétence « Gestion de la fatigue » atténuait certains risques, mais mieux valait prévenir que guérir.
« Il est temps de m'entraîner avant d'aller à l'école. »
Sur ces mots, Ken sauta hors du lit et se prépara pour son jogging matinal.
Une heure plus tard environ, il revint en pleine forme. Comme il avait manqué son jogging la veille à cause de la fièvre, celui d'aujourd'hui lui semblait d'autant plus bénéfique.
« Bonjour maman », dit Ken en passant devant la cuisine.
« Bonjour Kenny. Le petit-déjeuner sera bientôt prêt. Dépêche-toi de te préparer, ton père a une réunion dans peu de temps », dit Yuki en le poussant.
« Oui ! »
Ken sourit. Sa mère tenait à ce que toute la famille prenne le petit-déjeuner ensemble lorsque son père était à la maison. Probablement parce qu'elle savait qu'il devait s'absenter pendant de longues périodes.
Il s'habilla rapidement et descendit, où il découvrit une table remplie de plats appétissants qui lui mirent l'eau à la bouche.
« Waouh, c'est pour quelle occasion ? » s'exclama Ken.
Yuki lui jeta un regard, une pointe de tristesse dans les yeux. « Ton père part en Amérique demain matin pour trois mois, c'est donc notre dernier petit-déjeuner ensemble avant longtemps. »
Elle poussa un soupir. « J'aurais aimé que Daichi soit là aussi. »
Ken regarda sa mère et se sentit un peu coupable. Il se promit intérieurement d'essayer de l'aider davantage pendant l'absence de son père.
« C'est quoi cette ambiance triste ? » demanda Chris en sortant de sa chambre et en resserrant sa cravate.
« Ouahhhh, regardez-moi toute cette nourriture. C'est pour quelle occasion ? » ajouta-t-il avant d'obtenir une réponse.
Cette fois, Ken et Yuki se tournèrent vers lui avec un air sérieux, le mettant un peu mal à l'aise.
« Hum... Bon, mangeons. »
Ken se dirigea vers l'autre côté de la table et commença à se servir de délicieux plats. Il y avait des œufs brouillés, du bacon et des toasts accompagnés d'avocat, et même une pile de pancakes moelleux nappés de sirop d'érable.
Il levait souvent la tête pour voir sa mère manger lentement, l'air triste. Il était évident qu'elle était un peu déprimée à l'idée que son mari s'absente aussi longtemps.
Le simple fait de voir son expression faisait mal au cœur à Ken.
« Papa... »
« Hum ? » Chris leva la tête, essayant d'avaler la grosse bouchée qu'il venait d'engloutir.
Ken hésita un moment à aborder le sujet. Il ne s'était jamais immiscé dans la dynamique professionnelle de ses parents, car cela ne le regardait pas vraiment. Cependant, depuis qu'il avait régressé, il était beaucoup plus mature et avait une vision plus large des choses.
Au bout de quelques instants, il rassembla son courage.
« Tu as vraiment besoin de continuer à travailler comme conseiller à l'étranger ? » demanda-t-il en fixant son père du regard.
Chris sembla surpris par cette question, mais pas autant que Yuki, qui avait écarquillé les yeux sous le choc.
« K-Kenny, de quoi tu parles ? » balbutia Yuki, mais Ken voyait bien qu'elle observait l'expression de Chris du coin de l'œil.
« Ce n'est pas grave, chérie », dit Chris en s'essuyant le visage avec une serviette avant de la poser.
Il poussa un petit soupir et répondit : « Je sais que c'est difficile pour vous deux quand je suis absent, mais nous avons besoin de cet argent. Tout ira bien tant que Daichi et toi serez au lycée, mais quand vous irez à l'université, qui paiera vos frais de scolarité ? »
Ken fronça les sourcils. Il s'attendait à ce genre de réponse de la part de son père, surtout maintenant qu'ils avaient Daichi dans la famille.
Il savait que Daichi pourrait devenir professionnel et entrer dans la NPB après le lycée. C'était d'autant plus vrai qu'il avait commencé un an plus tôt dans cette vie, mais il ne pouvait pas convaincre son père aussi tôt.
Cela signifiait qu'il devait faire de même. Être repéré par la NPB dès la fin du lycée, ce que très peu de gens parviennent à faire.
Les yeux de Ken brillèrent de détermination. « Je n'irai pas à l'université, je serai repêché directement dans la NPB. Alors s'il te plaît, reprends ton ancien travail. » supplia-t-il.
Chris entendit la conviction dans la voix de son fils et ne rit pas. Même si cette affirmation était farfelue, il ne briserait pas les rêves de son fils. Cependant, cela ne signifiait pas qu'il pensait que Ken y arriverait.
« Tu sais à quel point c'est difficile de devenir joueur de baseball professionnel ? Sans parler de le faire dès la fin du lycée ? » demanda Chris, les yeux rivés sur le visage de Ken.
Ken secoua la tête : « Non, mais je suis prêt à y mettre tout mon avenir. »
Son objectif était de devenir joueur de baseball professionnel, coûte que coûte.
Cette fois, Chris secoua la tête : « C'est trop incertain. Même en faisant de son mieux, on n'est pas sûr de réussir, Ken. Je reconnais ta conviction, mais je ne peux pas risquer le bien-être de notre famille pour ça. »
Les paroles de son père étaient pleines de bon sens, après tout, c'était lui le chef de famille, celui qui devait assurer leur survie et leur réussite. Cependant, cela lui faisait tout de même un peu mal de savoir que son père ne lui faisait pas entièrement confiance.
‘Que puis-je faire pour le convaincre...’, se demanda Ken, furieux. Grâce au Système de la Ligue Majeure, il était persuadé qu'il serait capable de s'améliorer au cours des prochaines années et d'attirer l'attention des recruteurs de tout le Japon.
Mais d'ici à ce qu'il ait démontré son potentiel, sa mère et son père auraient déjà trop souffert. Il devait trouver une solution maintenant.
« Et si je remportais le titre national ? » murmura-t-il en serrant les poings sous la table.
Chris écarquilla les yeux en entendant ces mots. Ayant lui-même pratiqué le baseball au lycée, il savait pertinemment à quel point il était difficile d'atteindre le Koshien, sans parler de remporter la compétition.
Il fallait être meilleur que plus de 4 000 équipes de lycée et passer de nombreux tours à élimination directe pour atteindre le sommet. Il suffisait d'un seul match raté pour que les rêves d'une équipe s'effondrent.
Il poussa un soupir et posa ses baguettes.
« D'accord, je comprends ta conviction, Ken. Si tu emmènes ton équipe aux championnats nationaux et que tu gagnes, je reprendrai mon ancien travail. »