Chapitre 236
Aetherion était un Empire qui ne pourrait jamais être sauvé. Quelqu’un comme Vanitas, avec des souvenirs de différentes progressions, parties jouées, ou tout ce qui pouvait encore être qualifié de réel, comprenait cela comme un fait incontestable.
Il était un homme qui n’avait jamais atteint la véritable fin en tant que joueur, alors que se passerait-il si cette même personne se retrouvait dans cette réalité ?
La réponse était naturelle. Ce serait la même chose, quelles que soient les circonstances dans lesquelles il se trouverait.
Ce n’était pas parce qu’il manquait de compétence. C’était simplement parce que le scénario avait été écrit ainsi dès le début. C’était peut-être le destin. C’était peut-être impossible à moins que quelqu’un ne réécrive le cours de l’histoire qui avait mené Aetherion à ce point.
Mais une chose était certaine.
La destruction d’Aetherion n’était pas une fin à éviter. C’était une juxtaposition nécessaire qui la conditionnerait vers un avenir meilleur.
En termes plus simples, c’était un moyen d’arriver à une fin.
« Empereur… Non, Franz », commença Vanitas. « Vas-tu tout miser sur moi ? »
« … Qu’est-ce que tu prépares ? »
Vanitas se leva et tendit la main. Crépitement—Un cercle magique s’illumina. Sans la moindre incantation, la salle du trône ensanglantée redevint propre. Le tas de corps disparut, balayé par un équilibre changeant de vent, semblable à l’œil de la tempête elle-même.
Des veines violettes gonflaient et pulsaient le long de son cou tandis que la magie noire emplissait l’air. Franz le remarqua, mais même lui ne posa pas de question.
Vanitas regarda Franz alors qu’il continuait à se débattre contre son trône chancelant.
« Une fin heureuse. »
Cela avait toujours été l’objectif. Seule la méthodologie avait changé. Ce n’était pas parce que l’Empire s’effondrerait que ce ne serait pas une fin heureuse. Une fin heureuse avait de nombreuses justifications différentes, et d’un certain point de vue, sa définition était large.
Même la ruine elle-même pouvait avoir un sens. Qu’était une fin, sinon l’acceptation que rien n’était permanent ?
Des nations s’élevaient, et des nations tombaient. Les gens qui vivaient entre ses murs souffraient, prospéraient, puis sombraient dans l’oubli. Pourtant, l’histoire n’était jamais façonnée par la seule préservation.
Elle était souvent façonnée par l’effondrement, par la perte, par la volonté de jeter ce qui était irrémédiablement pourri.
La chute d’Aetherion n’était pas une tragédie pour Vanitas. Du moins, plus maintenant.
C’était une libération.
Une histoire doit respirer, et parfois ce souffle ne venait que lorsque l’ancien était arraché. Si un rêve exigeait la mort de son réceptacle, alors peut-être que le réceptacle avait déjà rempli son rôle.
Le bonheur, en fin de compte, n’était pas garanti par la survie, mais défini par les souvenirs que l’on laissait derrière soi longtemps après avoir disparu.
Si l’Empire devait tomber pour que son peuple puisse un jour se relever, n’était-ce pas une conclusion plus clémente que de s’accrocher à une couronne corrompue ?
Si la destruction était la graine d’où émergeait un monde plus doux, alors ce n’était peut-être pas de la destruction du tout.
C’était la création déguisée.
« Je vais préparer les funérailles de l’Empire, Franz. »
Un croque-mort.
Il y a quelques jours.
Tac. Tac. Tac—— !
Au milieu de la bataille contre la Grande Puissance, le Loup du Nord, Friedrich Glade, Karina s’écarta dès qu’elle remarqua une traînée noire fendre l’air à une vitesse aveuglante.
Elle reconnut Vanitas. Pourtant, elle ne courait pas parce qu’elle le craignait. Elle courait pour trouver une certaine personne qui avait disparu malgré la situation désastreuse.
« Vice-Amirale… »
Iridelle lui avait dit qu’elle enquêtait sur quelque chose, mais des jours s’étaient écoulés sans signe de son retour.
« …. »
Karina s’arrêta lorsque les ruines du Lys de la Vallée apparurent, sa structure autrefois gracieuse s’effondrant maintenant en ruine. Alors qu’elle s’approchait, une voix résonna derrière elle.
——Je n’irais pas là-bas si j’étais toi.
« …. ! »
Karina se retourna. Devant elle se tenait la Vice-Amirale de la Marine des Bundesritter en personne, la Grande Puissance, Iridelle Vermillion.
« Vice-Amirale ! » Karina se précipita vers elle. « Où étiez-vous ? Le Duc… il est devenu fou. Vous devez l’arrêter avant qu’il ne tue la Saintesse. »
Iridelle haussa un sourcil. « Ce n’est pas nécessaire. »
« Quoi ? N’avez-vous pas entendu ce que je viens de dire ? »
« Non. N’avez-vous pas entendu ce que vous dites ? »
« …. »
« Cette personne que vous prétendez haïr, Vanitas Astrea. C’est votre chance. Une Grande Puissance pourrait le tuer ici. N’est-ce pas ce que vous vouliez ? Qu’il meure ? »
« Non. Je dois être celle qui le tue— »
« Et que se passe-t-il ensuite, Karina ? » coupa Iridelle.
« …. »
« Dites-moi. Comment comptez-vous vivre après cela ? Quand il sera parti, quand il ne sera plus que poussière dans la terre. Comment avez-vous l’intention d’avancer ? Quelle sera votre vie alors ? »
« …. »
« Vous n’avez pas réfléchi jusque-là, n’est-ce pas ? »
« …. »
« La vengeance est-elle tout ce que vous recherchez ? »
« S’il vous plaît… arrêtez de parler… Vous ne savez rien… »
« Peut-être que non », dit Iridelle. « Mais j’ai déjà parcouru ce chemin. J’ai poursuivi la vengeance jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. Et regardez-moi maintenant. Coincée dans cette misérable position de Vice-Amirale dans un pays misérable. »
Iridelle s’assit sur un rocher voisin et alluma une cigarette. Elle tira lentement une bouffée, puis parla à nouveau.
« Je n’étais pas originaire de Zyphran. »
Les yeux de Karina s’écarquillèrent. Comme elle, qui avait gravi les échelons des Bundesritter, Iridelle semblait avoir fait de même.
« La Coalition Ombrale. Vous en avez entendu parler, je suppose. »
« Nous n’avons pas le temps pour ça— »
« C’était une famille pourrie. Deux frères aînés. Une mère. Un père. Et moi. Une petite fille naïve qui pensait que la vie dans un village reculé était suffisante. »
« …. »
« Savez-vous quel genre de personnes est envoyé à la Coalition ? Moi, je n’en avais aucune idée. »
« Des exilés… »
« Exactement. Des criminels qui avaient commis des délits majeurs mais n’étaient pas assez dangereux pour être maintenus en captivité. Le gouvernement les y jetait pour réduire les coûts. Mieux valait les jeter que les nourrir. »
C’était la vérité. La Coalition Ombrale n’était rien de plus qu’une décharge où les exilés étaient laissés à eux-mêmes. S’ils mouraient, tant mieux. S’ils vivaient, personne ne s’en souciait.
« Un jour, je suis rentrée à la maison après avoir tiré cette eau sale de ce puits sale. »
De l’eau qui laissait l’estomac douloureux pendant des jours, à moins que le corps ne s’y soit déjà adapté. C’était le genre de vie qu’offrait la Coalition.
« Voulez-vous savoir ce que j’ai trouvé ? Cela semble cliché, mais c’était bien réel. Je suis entrée dans une maison pleine de sang. Toute ma famille avait été massacrée. Et au milieu de tout cela se tenait un seul homme. Il n’a pas pris la peine de cacher son visage. Pourquoi l’aurait-il fait ? Ce n’était pas nécessaire. »
« Vice-Amirale— »
« J’ai appris plus tard que cet homme était Vanir Astrea. Le père de Vanitas Astrea. »
« …. »
Karina se figea. Ses yeux s’écarquillèrent sous le choc de la révélation.
Le bout de la cigarette d’Iridelle brillait tandis qu’elle tirait une autre bouffée, la fumée s’échappant lentement de ses lèvres.
« Je l’ai traqué », dit-elle. « Pendant des années. À travers les tempêtes, à travers les frontières, à travers chaque coin pourri de ce monde. Je pensais que si je pouvais juste lui planter une lame dans la gorge, tout reprendrait son sens. »
« …. »
« Mais quand je l’ai finalement trouvé, il était déjà un homme mourant s’accrochant à son dernier souffle. Allongé sur un lit sale, pourrissant d’une maladie dont personne n’avait rien à faire. »
Iridelle laissa échapper un rire court et amer qui n’avait rien d’amusant pour Karina.
« Pas de grande vengeance. Juste un vieil homme qui s’éteignait tout seul. » Elle fit tomber la cendre de sa cigarette. « Je l’ai haï pour ça. Non pas parce qu’il avait tué ma famille… mais parce qu’il était mort avant que je puisse faire quoi que ce soit. »
Sa voix s’abaissa.
« Et à ce moment-là, j’ai réalisé à quel point tout cela était vain. Juste comme ça, le but de ma vie a disparu. J’avais tout dépensé à chasser un fantôme, seulement pour découvrir qu’il n’y avait rien qui m’attendait à la fin. Pas même la satisfaction du résultat. Juste une route vide derrière moi et une encore plus vide devant. »
La brise transportait l’odeur de la fumée et de la vieille pierre.
« Plus tard, j’ai appris qui il était vraiment. Un membre de l’une des meilleures familles de chiens de chasse d’Aetherion. Il s’avère qu’il avait été chargé de tuer mon père pour rendre justice à quelqu’un d’autre. Et si vous vous demandez ce que mon père a fait, il était un trafiquant notoire à Aetherion avant d’être exilé. C’est drôle, n’est-ce pas ? J’ai grandi en pensant que c’était un homme bon, seulement pour découvrir qu’il était encore plus pourri que celui qui l’avait tué. »
Iridelle tira une autre bouffée lente.
« Alors, j’étais là. Une fille qui avait tout perdu… seulement pour découvrir qu’il n’y avait rien qui valait la peine d’être vengé en premier lieu. Mes frères ? Ce n’étaient même pas mes frères au départ, mais des criminels. Ma mère ? Une complice. Mon père ? La raison pour laquelle ils sont tous morts. »
« Pourquoi me racontez-vous tout cela ? »
« Pour vous donner une perspective. Ne restez pas aveugle à ce que vous refusez de regarder. Si vous ne pouvez pas voir la vérité, alors trouvez un moyen. L’aveugle utilise une canne pour voir. Un muet apprend la langue des signes pour communiquer. Et vous, avec tous vos avantages, pensez-vous honnêtement que quelqu’un comme Vanitas Astrea tuerait votre père sans raison ? »
« …. »
Karina serra les poings, mais Iridelle continua avant qu’elle ne puisse parler.
« Vous avez construit toute votre vie autour de ce ressentiment. Mais le ressentiment sans raison n’est que du bruit. Vous ne savez pas ce que votre père a fait. Vous ne savez pas pourquoi Vanitas a fait ce qu’il a fait. Et vous ne savez pas dans quel genre de monde ils évoluaient. »
Le ton d’Iridelle s’adoucit.
« La haine est facile quand on n’a pas toute l’histoire. Elle vous donne quelque chose à quoi vous accrocher. Mais la vérité est rarement simple. Et si vous n’êtes pas prête à voir l’image complète, alors vous resterez piégée dans cette même boucle pour toujours. »
Karina baissa le regard.
« Vous n’avez pas à lui pardonner », dit Iridelle. « Assurez-vous simplement que la vie que vous choisissez n’est pas construite sur un mensonge que vous aviez trop peur de remettre en question. »
« … Je le sais. »
« Ah oui ? »
« Parce qu’il ne me reste plus rien, bon sang ! » La voix de Karina se brisa. « Je me fiche de la raison pour laquelle Vanitas l’a tué. Je… je ne sais pas. Je ne sais pas quoi faire. Bon sang ! »
Son souffle trembla.
« Père… il… il a tué Mère alors qu’elle était sur son lit de mort. Comment suis-je censée accepter ça ?! Comment pourrais-je ?! Il était l’homme le plus gentil avec moi ! »
Iridelle la regarda calmement, laissant la tempête intérieure de Karina se déverser.
« Suis-je censée accepter la vérité comme ça ? » Les pupilles de Karina s’enfoncèrent dans la folie. « Je ne suis qu’humaine, moi aussi ! C’est trop ! Je ne peux pas juste l’avaler et passer à autre chose ! Je ne peux pas… »
Les mains de Karina tremblèrent tandis qu’elle les pressait contre sa poitrine.
« Je sais ce qu’il a fait était impardonnable », murmura-t-elle. « Je sais. Mais une partie de moi continue de se souvenir du père qui me portait sur ses épaules… qui riait avec moi… qui me disait que tout irait bien. Je ne sais pas comment le haïr sans me haïr moi-même. »
« Et votre réponse est de tuer Vanitas ? » demanda Iridelle. « De rejeter toute la faute sur lui et d’appeler ça une conclusion ? »
Karina se mordit la lèvre, la colère et la confusion déformant son expression.
« Je veux juste… que la douleur s’arrête… »
Iridelle soupira. « Quelle fille pitoyable. »
Elle se leva, écarta la cigarette d’un coup de doigt et serra Karina dans ses bras.
« …. »
Karina se raidit d’abord, prise au dépourvu. Personne ne l’avait serrée comme ça depuis longtemps. Le poids qui pesait sur sa poitrine s’allégea lentement, et ses mains tremblantes se levèrent pour agripper le dos du manteau d’Iridelle.
« C’est bon », murmura Iridelle. « Tu as le droit d’avoir mal. Tu as le droit d’être perdue. Mais ne laisse pas les flammes te consumer. Ne les laisse pas se propager et brûler quelqu’un d’autre. Ça n’en vaut jamais la peine.
« … J’ai peur, Vice-Amirale. »
« Je sais », dit Iridelle. « Tous ceux qui ont changé ont d’abord eu peur. »
Les doigts de Karina se resserrèrent autour de son manteau, s’accrochant comme si Iridelle était la seule chose qui la maintenait debout.
« Pour l’instant, rentrons. »
Beaucoup diraient qu’Aetherion était la racine de la plupart des problèmes sur le continent.
Cependant, ce n’était pas vrai. Il y avait l’Hégémonie Célestine, déjà au bord de l’effondrement économique. Elle dépendait des nations voisines pour la soutenir avec une dette si immense que même des générations et des siècles plus tard ne pourraient jamais la rembourser.
Il y avait le Dominion de Zyphran, dont le régime dictatorial maintenait d’innombrables cultistes cachés sous son ombre. Suivait la Théocratie Sanctis, gouvernée non par le Pape, mais par une entité entièrement différente portant son visage.
Et puis il y avait la Coalition Ombrale, un endroit qu’on pouvait à peine appeler une nation, mais un lieu où les exilés étaient jetés. Cette terre avait longtemps été marquée comme une zone rouge en raison de certains facteurs, tels que son emplacement dans l’Anneau de Feu, un territoire où les monstres erraient librement et où les catastrophes naturelles frappaient fréquemment.
Si quoi que ce soit, les luttes internes d’Aetherion auraient pu être considérées comme les plus récupérables. Mais le peuple ne céderait plus. Ils avaient déjà franchi la ligne lorsqu’ils avaient tué leur propre Impératrice.
Même la noblesse avait certaines limites qu’elle ne franchissait pas. Mais compte tenu de ce que la noblesse faisait, le simple fait de tuer Olivia semblait compenser leurs péchés.
Naturellement, ceux qui vivaient confortablement, mais n’avaient pas de titre de noblesse, restaient neutres, choisissant de se distancier du conflit et de se concentrer sur leurs propres vies.
Mais même cela ne durerait pas.
Tout le monde à Aetherion ressentirait la lente ondulation des conséquences. Alors que les citoyens de la classe ouvrière commençaient à refuser le commerce avec la noblesse, les prix augmentaient. Les marchandises qui passaient autrefois librement sur le marché devinrent soudainement rares, et l’inflation devint évidente.
Les opprimés, qui avaient enduré des années sous des seigneurs corrompus et des magistrats indifférents, trouvèrent leurs voix. Le meurtre de l’Impératrice devint un point de ralliement. Pour eux, c’était la preuve que même ceux qui étaient au sommet n’étaient pas intouchables.
Des manifestations remplirent les rues. Les fermes retenaient leurs récoltes. Les artisans cessaient d’approvisionner la capitale. Les caravanes étaient attaquées non par des bandits, mais par de simples citoyens désespérés de récupérer ce qu’ils croyaient leur avoir été volé.
Des villes autrefois loyales à la bannière Impériale refusaient l’entrée à ses soldats. Les régions frontalières déclaraient leur autonomie, refusant l’impôt et ignorant les mandats impériaux.
La noblesse riposta. Ils envoyèrent des forces privées pour maîtriser la dissidence, mais chaque marche ne faisait qu’alimenter le feu. Les villageois prirent les armes. Certaines villes tombèrent purement et simplement en rébellion. Leurs gouverneurs furent capturés ou exécutés sur les places publiques où leur cupidité avait autrefois régné sans contrôle.
Bientôt, le conflit ne fut plus une dispute entre le peuple et la couronne. Il devint une guerre entre ceux qui souhaitaient effacer l’ancien monde et ceux qui s’y soumettaient par peur.
L’Empire commença à se diviser. Des factions se formèrent parmi les roturiers et les nobles inférieurs, alors que d’anciens alliés se retournaient les uns contre les autres.
14 novembre. Le jour où la Lune Rouge éclaira le monde une fois de plus.
Une silhouette solitaire retira sa capuche devant Vanitas.
« Tu t’es bien cachée, Princesse », dit-il. « As-tu si peur de ton frère ? »
C’était Irène.
« Ha. Peur de cet imbécile ? Pourquoi le serais-je ? Ce n’est qu’un idiot qui a laissé sa femme mourir. Un homme comme ça devrait mourir lui-même. »
« Es-tu frustrée ? » demanda Vanitas.
Irène ne répondit pas. Ses épaules tremblaient, mais elle resta silencieuse. La pluie tambourinait contre le toit, remplissant le silence que sa voix refusait de briser, bien que pour un instant seulement.
« Qui es-tu pour parler comme si tu comprenais— »
« C’est triste, n’est-ce pas ? » dit Vanitas. « La seule femme qui a essayé d’embrasser cet Empire, quelque chose que même vous, les frères et sœurs, avez échoué à faire, a été traitée comme la saleté sous les bottes de tout le monde. »
La poigne d’Irène se resserra sur ses côtés, mais elle ne dit rien.
« Te sens-tu coupable ? » continua Vanitas. « Sachant que tu as déjà essayé de la tuer ? »
« Tu devrais arrêter de parler— »
« C’est ainsi que le peuple la voyait aussi. Que l’Impératrice devrait arrêter de parler comme si elle comprenait quoi que ce soit depuis cette haute tour. »
« … Vanitas. »
« C’était une bonne femme », dit-il. « Cet Empire ne la méritait pas. »