Chapitre 89
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TN : Ce chapitre contient des crochets. Le prochain n'en aura pas. Certaines personnes ne saisissent pas vraiment ce que je veux dire, alors voici un exemple : « Qui êtes-vous ? » (Lucia). Au lieu de mettre (Lucia), je laisserai simplement « Qui êtes-vous ? ».
David se rendit au Palais royal pour retrouver sa sœur, mais apprit qu'elle était absente pour le moment, occupée à recevoir un invité. S'asseoir et attendre l'ennuyait, alors il partit à sa recherche. Lorsqu'il apprit qu'elle se trouvait au Palais des Roses, il s'y dirigea tranquillement.
Bien que David ait été offensé par la réprimande de sa sœur quelque temps auparavant, il ne souhaitait pas se brouiller avec elle. Même si elle tenait des propos agaçants lors de leurs rencontres, Beth était l'une des rares personnes devant qui David se sentait limité. Si ses relations se dégradaient avec sa sœur, qui était la Reine et la mère du futur Roi, il serait le seul à en pâtir.
« Ma sœur me considère toujours comme un enfant, mais ce n'est qu'une question de temps. Un jour, elle me verra différemment. »
Pour que le Roi puisse atteindre ses objectifs importants, il lui fallait quelqu'un de confiance à ses côtés, et lui (David) était le mieux placé pour ce rôle. Après le couronnement, le Roi commencerait à mettre ses projets à exécution.
David était intimement convaincu qu'on lui confierait une mission de taille. Et en préparation de ce moment, il rassemblait diligemment de jeunes talents. Il croyait fermement que ses efforts seraient récompensés un jour.
À mesure qu'il s'approchait du Palais des Roses, il fut enveloppé par un parfum puissant. Le Palais des Roses était destiné à la femme la plus favorisée du roi et était resté vide durant toute la vie du défunt souverain.
« Une fois le couronnement passé, le Palais des Roses devrait revenir à ma sœur. »
David avait entendu dire qu'une princesse avait brièvement séjourné au Palais des Roses.
« Et cette princesse a épousé le Duc de Taran. »
Quelle influence immense possédait le Duc de Taran. Il était évident que la princesse avait supplié pour loger au Palais des Roses.
« Princesse, mon œil. Parce qu'on appartient à la famille royale, on se fait appeler princesse. Si l'on était une simple noble, on ne serait qu'une enfant illégitime. »
David voulait rabaisser tout ce qui touchait au Duc de Taran. Distrait un instant, il prit le mauvais chemin et pénétra dans le jardin au lieu de l'entrée. David grommela, agacé de devoir faire demi-tour.
Soudain, le vent se leva avec intensité. La brise estivale était si forte que les pétales jonchant le sol formèrent un tourbillon qui se dirigea vers David. Pour se protéger du vent, il se couvrit le visage de la main et plissa les yeux.
Lorsqu'il put enfin y voir clair, il découvrit un chapeau qui avait atterri à ses pieds. Le chapeau était richement orné de dentelle et appartenait assurément à une noble dame. David ramassa le chapeau et se redressa en relevant la tête.
Et il se figea.
La femme, déconcertée par l'envol de son chapeau, se tourna vers David. Sa robe scintillait comme la surface d'un lac baigné de soleil. La lumière semblait traverser sa peau blanche, si diaphane qu'elle semblait sur le point de disparaître. Ses lèvres, d'un rouge exceptionnel, ressortaient parmi les pétales de roses en pleine floraison.
L'atmosphère créée par la vision féerique de la roseraie, le doux parfum des fleurs, la lumière du soleil et le vent léger convenaient incroyablement à cette femme, et pour David, ce fut un véritable coup de foudre.
David tint le chapeau et s'approcha d'elle. Son cœur battait la chamade comme celui d'un adolescent découvrant le premier amour. Le visage de sa fiancée, dont on parlait depuis longtemps, s'effaça instantanément de son esprit. Il y avait une femme de chambre à côté de la dame, mais il ne lui accorda aucune attention.
David s'arrêta à un pas de la femme et lui tendit le chapeau avec courtoisie.
« Un chapeau contenant le cœur d'une noble beauté a atterri à mes pieds, je me dois donc de vous le rendre. M'autoriseriez-vous à conserver ce cœur ? »
Lucia réceptionna le chapeau et inclina la tête sur le côté, un léger rire s'échappant de ses lèvres. Comment pouvait-on dire de telles choses sans rougir le moins du monde ? Lucia riait simplement car c'était la première fois qu'elle était abordée par un homme aussi effronté.
Lucia souhaitait visiter la vaste roseraie, elle avait donc obtenu le consentement de la Reine pour s'y promener. Une rafale soudaine avait emporté son chapeau, la surprenant, et lorsqu'un homme inconnu l'avait ramassé pour s'approcher d'elle, elle fut plus surprise encore.
Lucia se sentait rassurée d'être accompagnée par sa femme de chambre et celle placée par la Reine. Elle se souvint du conseil de Jerome : ne jamais rester seule hors du manoir.
« Alors ce genre de situation inattendue peut vraiment arriver », pensa-t-elle.
« Merci de m'avoir rendu mon chapeau. »
Bien que Lucia ait ri parce que la situation elle-même était étrange, aux yeux de David, elle semblait lui adresser un sourire.
« Même votre voix est magnifique. Je suis le Comte David Ramis, du Duché de Ramis. »
Lorsque David se présenta, Lucia put faire appel à ses souvenirs de rêve.
Le fils aîné du Duc de Ramis. Lucia l'avait vu à plusieurs reprises lors de soirées. Il n'avait rien à envier au Duc de Taran et se déplaçait toujours entouré de suiveurs. Il n'y avait pas beaucoup d'occasions où les deux hommes se trouvaient à une même réception, mais, lors de ces rares jours, la foule se divisait en deux camps.
Lucia n'avait pas une très haute opinion de David. Il jouait les hommes de bien, mais il était arrogant. Si l'arrogance du Duc de Taran était une confiance en soi sans égard pour les autres, celle de David consistait à piétiner autrui.
C'était purement le regard subjectif de Lucia. Dans son rêve, Lucia aimait et admirait le Duc de Taran. Quoi qu'il en soit, Lucia ressentait toujours un malaise en voyant le visage souriant de David. Il semblait porter un masque fin sur le visage.
Lucia avait simplement senti qu'il était une mauvaise personne, mais elle était tombée par hasard sur une scène impliquant David. Elle avait assisté à un très grand bal et s'était isolée dans un coin pour se reposer et éviter l'agitation.
[Quoi ? Est-ce vrai ?]
Elle avait entendu une voix forte et, en regardant, elle vit David en compagnie d'un homme.
[Père a vraiment fait ça ?]
[Oui. Je crains que son intention...]
Le bruit lointain de dents qui grincent se fit entendre. Et quand Lucia vit le visage terriblement déformé de David, elle fut choquée et se cacha à nouveau. Son expression meurtrière était totalement différente de son sourire habituel. Mais le fait qu'il n'y ait aucune maladresse dans son changement d'expression était effrayant.
Après le départ des hommes, Lucia resta cachée un moment avant de retourner prudemment dans la salle. Son cœur, battant la chamade, ne se calma pas avant longtemps. Cela s'était produit quelque temps avant la fin de son mariage avec le Comte Matin.
Et après une longue période, Lucia fut à nouveau au courant des nouvelles de la haute société en tant que femme de chambre, et apprit que le Duc de Ramis était décédé de vieillesse et que David avait pris sa succession. Lorsqu'elle apprit que le second fils du défunt Duc de Ramis était mort dans un accident depuis quelque temps, elle ressentit un sentiment étrange.
Le temps passa depuis qu'elle avait quitté son emploi de domestique, et les dernières nouvelles qu'elle eut de la Maison ducale de Ramis furent dues au hasard. Elle apprit que le (nouveau) Duc de Ramis avait tenté une rébellion et que sa famille avait été anéantie. Elle n'entendit jamais ce qu'il advint de la Reine, issue de la Maison ducale de Ramis, ou du Prince héritier que le Duc de Ramis avait tenté d'installer sur le trône.
« Au moment où je vous ai vue, j'ai cru que les roses s'étaient transformées en une personne. » (David)
Lucia, qui se remémorait ce qui pourrait arriver dans un futur lointain, fut ramenée à la réalité. Ses souvenirs du rêve se superposèrent et son impression sur l'homme en face d'elle changea.
« Peut-être agit-il ainsi parce qu'il sait qui je suis. »
Elle doutait de ses intentions en l'abordant.
« Vous exagérez. » (Lucia)
« Ce n'est pas une exagération. Je n'ai jamais vu une telle beauté. M'accorderez-vous l'honneur d'apprendre votre noble nom ? » (David)
Il ne semblait pas l'avoir approchée dans un but précis puisqu'il demandait son nom. Le silence de Lucia rendit David plus impatient.
« Je ne vais pas aller raconter des sottises. Je suis ébloui par votre noble beauté. Souhaitez-vous faire une promenade avec moi un instant ? J'attends avec impatience de vous voir vous ouvrir un peu alors que nous profitons du parfum abondant des roses. »
David était un jeune homme agressif. Il n'hésitait jamais à confesser audacieusement son amour à une femme qui lui plaisait. En retour, sa passion refroidissait aussi vite qu'elle s'était enflammée.
David était plein d'assurance, n'ayant jamais été rejeté par aucune femme. Par nature, il aimait ce qui sortait du lot et préférait les beautés pures et élégantes plutôt que celles si éblouissantes qu'elles l'écrasaient. La femme dans le jardin correspondait parfaitement à ses goûts.
David était si absorbé par ses sentiments qu'il ne remarqua pas qu'il était observé. Les regards venaient du côté proche de l'arrière de la direction où se tenait Lucia.
Lucia ne pouvait pas les voir, mais si David avait déplacé son regard un peu plus, il aurait pu les apercevoir.
Le coin du traducteur :
....HAHAHAHAHAHAHAHA.
*J'ai essayé de lire la traduction automatique hier. J'ai certainement perdu quelques neurones. Comment font les gens ?? QAQ