Chapitre 48
< — Vérité & Mensonge — > (2)
Les lèvres de Hugo se tordirent en un sourire narquois en observant la scène, mais après un instant, il laissa échapper un petit rire.
« Je vais laisser passer ça. »
Si quelqu'un d'autre avait agi ainsi, il lui aurait brisé tous les membres. Damian monta dans la voiture qui commença à s'ébranler, et Lucia resta là, à regarder jusqu'à ce que la silhouette du véhicule disparaisse. Hugo s'approcha d'elle et lui tapota l'épaule.
« Que fais-tu ? »
« ... Il m'a appelée "mère". »
« S'il ne t'appelle pas mère, comment devrait-il t'appeler ? »
« M-Mais, c'est la première fois qu'il m'appelle ainsi... »
*Cet enfant, vraiment, il ne m'appelle qu'une seule fois avant de partir.*
Lorsqu'il l'avait appelée mère, la tristesse de son départ et l'émotion d'avoir été ainsi nommée s'étaient entrechoquées en elle.
Lucia tourna brusquement la tête vers Hugo, révélant des yeux rougis, comme si elle allait fondre en larmes à tout instant.
« Tu as vu ça ? »
« Quoi ? »
« C'est bien ton fils. Déjà un séducteur. »
« ... »
Lucia regarda avec regret la direction où la voiture avait disparu, marmonnant que son fils ne devait surtout pas devenir un homme mauvais qui fait pleurer les femmes, et qu'elle ne l'élèverait pas ainsi.
Hugo s'éloigna discrètement d'elle et se dirigea rapidement vers son bureau.
***
*Damian est parti.*
Cette pensée rendait Lucia mélancolique.
*Mère.*
Le souvenir de ce mot flottait au premier plan de son esprit et elle cacha son visage qui rougissait.
*Mais je ne pourrai plus l'entendre maintenant.*
À cette pensée, elle retomba dans la déprime. Après avoir fait ses adieux à Damian, Lucia passa toute la journée perdue dans ses pensées, oscillant entre deux extrêmes émotionnels.
« Madame, l'eau du bain est prête. »
La femme de chambre le répétait déjà pour la troisième fois. Depuis un moment, Lucia avait enfilé sa chemise de nuit pour se baigner et restait assise sur le lit.
« Très bien. »
Lucia répondit, mais la tête basse, elle restait absorbée par ses pensées. La servante, prudente, n'osait pas insister davantage et restait là, incapable de faire quoi que ce soit.
Soudain, une main ferme saisit le menton de Lucia et le releva, l'obligeant à redresser la tête. Hugo était entré à un moment donné et soulevait son menton pour la regarder.
Ses yeux rouges, légèrement froids, balayèrent son visage. Dès que Hugo était entré dans la chambre et l'avait vue sur le lit, la tête basse, il avait été frappé d'inquiétude. L'idée qu'elle puisse être en train de pleurer le rendait mal à l'aise, alors il avait immédiatement relevé son visage pour vérifier.
En voyant que son expression était sereine, le poids qui pesait sur sa poitrine se dissipa.
*Pourquoi est-il déjà là ?*
Lucia jeta un coup d'œil autour d'elle pour chercher la femme de chambre, mais celle-ci s'était déjà éclipsée dès l'entrée de Hugo. Elle se souvint alors des rappels de la servante alors qu'elle était dans la lune.
*Je ne me suis pas encore lavée.*
Lucia dégagea son menton de son emprise pour le lui dire, mais avant qu'elle ne puisse parler, il se rapprocha et scella ses lèvres. Il s'empara de sa bouche et saisit ses épaules. Dans ce mouvement, il la fit basculer sur le lit. Elle tenta de repousser son torse par surprise, mais sa force ne suffisait pas.
Il se jeta sur elle. Sa main remonta la chemise de nuit jusqu'à ses cuisses et il plaça ses genoux entre ses jambes pour les écarter. Il ne lâcha pas ses lèvres, prolongeant le geste par un baiser profond. Sa langue envahit sa bouche, bougeant avec habileté pour stimuler l'intérieur de son palais.
Alors qu'elle se laissait entraîner par le baiser, la force de ses mains agrippées aux épaules de Hugo faiblit peu à peu. Mais lorsque sa main commença à retirer ses sous-vêtements, Lucia reprit ses esprits.
« Ung... ! »
Lorsqu'elle commença à se débattre vigoureusement, serrant les jambes pour protéger son intimité excitée, ses mouvements cessèrent. Il se détacha de sa langue, lécha légèrement ses lèvres et s'écarta un peu. Son regard balaya le visage rouge et les yeux embrumés de la jeune femme, ses propres yeux vibrant d'un désir désespéré.
« Qu'y a-t-il ? » (Hugo)
« Je ne me suis pas encore baignée... »
« Je m'en fiche. »
« Moi, non. »
« Alors, dans cet état, tu prétends vouloir prendre un bain ? »
« Oui. »
Son expression était empreinte d'une volonté farouche : elle devait prendre ce bain, et tout de suite. Hugo soupira.
« Fais-tu cela exprès ? »
« ... Quoi ? »
« ... Laisse tomber. »
Elle le rendait vraiment fou de toutes les manières possibles. Il se redressa sur le lit et, dans le même mouvement, la souleva et la fit basculer sur ses épaules comme un bagage.
« Kyaa ! Hugh ?! »
Il enroula un bras autour de son corps qui se tortillait sur sa poitrine, tandis que son autre main la maintenait fermement sur ses épaules, avançant à grands pas.
Peu importait ses protestations, son pas ne faiblissait pas.
« Reste tranquille. Tu as dit que tu voulais te baigner. » (Hugo)
Sans autre forme de procès, il se dirigea droit vers la salle de bain. La pièce était embrumée par la vapeur s'échappant de la baignoire remplie d'eau bouillante. Lorsqu'il ouvrit la porte, la femme de chambre à l'intérieur fut surprise, mais il n'y prêta aucune attention.
Voyant le dos de la servante, Lucia marmonna : « Je ne sais plus quoi faire », et se couvrit le visage de ses deux mains.
Hugo la déposa sur le sol de la salle de bain. Elle lui lança un regard noir, le visage écarlate, tandis qu'il retirait sa chemise de nuit avec une expression indifférente.
« Kyyaa-k »
En un clin d'œil, elle ne fut plus vêtue que de ses sous-vêtements et couvrit rapidement sa poitrine de ses bras. Il fit un pas en arrière, croisa les bras et l'observa lentement de haut en bas.
La voir ainsi, debout, plutôt que sur le lit, était un spectacle magnifique à sa manière. Recevant son regard satisfait et admiratif, elle rougit jusqu'au cou et fit un pas en arrière.
Il haussa un sourcil et s'approcha pour réduire la distance. Elle recula à nouveau. Après avoir reculé à plusieurs reprises, son dos heurta le mur. Il se tint devant elle, lui barrant la route pour qu'elle ne puisse plus s'échapper. Il pressa ses bras contre le mur de chaque côté d'elle, l'emprisonnant.
Lucia sentit son cœur sur le point d'exploser. Ce n'était pas la première fois qu'elle était dans ses bras, mais la situation et sa nudité la rendaient si embarrassée qu'elle ne pouvait soutenir son regard.
Les coins de ses lèvres se retroussèrent alors qu'il l'observait, désemparée. Elle le rendait vraiment fou. Il baissa lentement la tête, l'inclinant légèrement sur le côté pour effleurer ses lèvres. Puis, il recommença, lui donnant un autre baiser léger. Ensuite, il l'embrassa plus longuement. Il aspira sa lèvre inférieure et balaya ses lèvres de sa langue.
Elle entrouvrit légèrement la bouche, espérant un contact plus profond, et il répondit avec empressement à son invitation, enlaçant sa langue à la sienne.
« Ung... »
Ses mains, qui couvraient sa poitrine, s'étaient posées sur ses épaules. Le bruit de leurs langues qui s'entremêlaient et de leur salive qui se mélangeait résonnait dans la salle de bain, devenant progressivement plus fort.
Hugo retira le peignoir qu'il portait et le jeta au sol. Sa main glissa sur son abdomen, pressant légèrement alors qu'elle s'immisçait dans ses sous-vêtements. Lorsque ses doigts fermes pénétrèrent son intimité, les épaules de Lucia, absorbée par le baiser, tressaillirent.
Ses doigts caressèrent doucement son centre humide et s'enfoncèrent dans son entrée délicate. Ses bras, enroulés autour de son cou, se resserrèrent en réponse. Pendant ce temps, il convoitait obstinément ses lèvres. Il mordilla légèrement ses petites lèvres avant de les aspirer avec force. Dans une urgence contenue, il parcourut méticuleusement ses dents avec sa langue.
Au même moment, ses doigts entraient et sortaient de son intimité humide. Il sentait la sensation du fluide glissant sur ses doigts et il sentit peu à peu qu'il atteignait la limite de son endurance. À travers ses doigts, il pouvait sentir la chaleur et l'étroitesse de son corps.
Il abaissa ses sous-vêtements et saisit sa cuisse pour la soulever légèrement. Comme sa jambe se retrouvait soudainement en l'air, elle s'agrippa plus fort à son cou, sa jambe oscillant dans le vide. Il la souleva un peu plus et retira complètement ses sous-vêtements. Il la plaqua contre le mur, pressant son corps fermement contre le sien. Ses lèvres se posèrent sur ses oreilles et sa respiration résonna contre elle, provoquant un frisson sur sa peau.
« Hugh... pas encore... »
« L'eau du bain est juste devant toi. Lave-toi et fais-le, ou fais-le et lave-toi. »
« Comment est-ce la même chose... »
« Juste cette fois. Ton mari est sur le point de se dessécher et de mourir ici. » (1)
Devant son exagération, un petit rire lui échappa ; elle cessa de le repousser et s'appuya sur ses épaules, comme pour lui donner sa permission.
*Rien de tel qu'une bonne frayeur.*
Il marmonna en soupirant, puis souleva l'une de ses jambes avec sa main.
Note du traducteur :
1) Cela pourrait être traduit par « ton mari a vraiment très soif ». Cela signifie simplement qu'il en a une envie folle.
*Le terme « sous-vêtements » a été utilisé à la place de « culotte », car je trouvais que ce mot cassait l'ambiance.
< — Vérité & Mensonge — > (2)
Hugo marmonna en soupirant et souleva l'une de ses jambes avec sa main. Depuis un moment déjà, son centre était extrêmement rigide. Il souleva le bas de son corps et s'enfonça en elle d'un coup sec et lourd. Lucia laissa échapper un cri à la force soudaine venant d'en bas.
« Ah ! »
Il serra les dents et frissonna de plaisir en pénétrant en elle. Son intimité semblait toujours être une nouvelle expérience. Il pouvait l'endurer un peu lorsqu'il avait déjà bougé ses hanches quelques fois, mais chaque fois qu'il entrait en elle pour la première fois, il devait toujours réprimer son désir de se déchaîner à l'intérieur.
Il recula ses hanches et s'enfonça à nouveau en elle. Ses mouvements étaient impatients. À chaque poussée, c'était intense et tout le corps de Lucia tremblait.
« Ah ! Hk ! »
Elle enroula ses bras autour de son cou, s'accrochant à lui. Elle tenait à peine debout sur le sol avec une jambe, et à chaque poussée, ses pieds effleuraient à peine le sol. La légère anxiété de ne pas toucher le sol ajoutait à son plaisir. Son membre imposant plongeait encore et encore, profondément en elle.
Sa chair intérieure, ravagée, semblait fiévreuse, et chaque fois qu'il touchait un point sensible, elle avait l'impression que quelque chose craquait dans sa tête. Ses mouvements désespérés lui disaient qu'il la désirait ardemment. En cet instant, il la voulait, et elle le voulait aussi.
Elle mit plus de force dans ses mains agrippées à son cou et souleva son corps. Ses mains remontèrent de son cou pour s'agripper à ses cheveux. Elle posa ses lèvres sur son oreille et mordilla son lobe.
*Je veux le goûter.*
Elle tira la langue et lécha le contour de son oreille, descendant jusqu'à son cou.
« Ng... Vivian. »
Son corps tressaillit et il prononça son nom d'un ton réprobateur. Mais elle ne répondit pas et lécha son cou avec plus d'insistance. Ses lèvres trouvèrent l'endroit où ses muscles bougeaient sur son cou et elle le mordit.
« ... C'est toi qui as commencé. »
Après avoir dit cela, il saisit sa cuisse, rapprocha ses hanches et agrippa ses fesses. Elle laissa échapper un court cri à cause de la saisie soudaine et le serra plus fort. Il releva la tête et commença à aller et venir, rapidement et intensément.
« Hk ! Ang ! Aah ! »
Lucia laissa échapper un cri coquin et son corps trembla violemment, ses yeux incapables de se fixer. Ses fesses étaient serrées si fort qu'elles en étaient déformées et douloureuses, et ses caresses brutales, alors qu'il embrassait et mordait son épaule, étaient brûlantes. En même temps, sa tête était remplie de plaisir et ses larmes commencèrent à couler.
Le son des gémissements, des cris et de la respiration lourde se mêlaient, résonnant dans toute la salle de bain. La nudité de l'homme et de la femme s'entremêlait, se déplaçant au rythme l'un de l'autre. La salle de bain était pleine de vapeur et de chaleur, et leurs corps étaient trempés de sueur.
Hugo la plaqua contre le mur et, inlassablement, l'ouvrit. Il déchira sauvagement ses parois vaginales alors que son désir se déchaînait en elle sans pitié.
« Ah ! Hugh ! »
Lucia s'accrocha à lui, les yeux rougis, se blottissant contre son épaule. Elle voulait le tenir fermement, mais la sueur collante sur leur peau l'en empêchait. Elle s'accrocha à lui de ses deux bras pour ne pas glisser, et son corps se contractait de plaisir à chaque fois qu'il s'enfonçait en elle.
« Hk ! »
Sa tête bascula en arrière alors qu'elle atteignait un orgasme intense. Sa conscience disparut momentanément, la plongeant dans l'obscurité alors qu'elle était consumée par le sommet du plaisir. Une vigueur fervente parcourut tout son corps, l'emplissant instantanément d'une chaleur brûlante. C'était comme si l'intérieur de son corps avait été mis à feu.
Ses parois intérieures commencèrent à se contracter follement. Le corps de Hugo se raidit et il laissa échapper un gémissement étouffé. Sa virilité atteignit sa limite et libéra sa semence au plus profond de son utérus. Ses parois vaginales se serrèrent et se contractèrent violemment, acceptant le fluide brûlant.
Ses jambes semblaient trembler, alors il s'appuya un peu plus sur le mur pour se soutenir. Le plaisir qui emplissait sa tête était si intense qu'il ferma les yeux et respira bruyamment. Le corps de Lucia trembla un peu et elle haleta dans ses bras.
« Haa... Haa. » (Lucia)
« Huu... bon sang. Je vais vraiment mourir comme ça. Tu es vraiment... » (Hugo)
S'ils ne le font pas, il meurt ; s'ils le font, il meurt. (1)
Il avait épuisé le corps fragile de la femme dans ses bras. Il la soutint alors qu'elle semblait avoir perdu toute son énergie. Hugo la serra contre sa poitrine, et le bruit de leurs cœurs battant à l'unisson résonnait dans leurs poitrines.
Les battements de leurs cœurs se confondaient, et il ne pouvait plus distinguer le sien du sien ; ses émotions étaient exacerbées. Il la serra jusqu'à ce que la chaleur de leurs corps diminue un peu, puis il se leva avec elle dans ses bras et entra dans la baignoire.
L'eau bouillante de la baignoire avait refroidi jusqu'à devenir tiède pendant qu'ils étaient occupés. Lucia s'assit dans l'eau remplie jusqu'au bord et s'appuya contre sa poitrine avant de caresser légèrement sa peau avec l'eau.
Hormis le bruit de l'eau en mouvement, la salle de bain était silencieuse, et Lucia savourait profondément la paix et le sentiment d'être seule avec lui, comme s'ils étaient seuls au monde.
« Pourquoi as-tu fait ça tout à l'heure ? Tu avais l'air en colère en vérifiant mon visage. » (Lucia)
« Je pensais que tu pleurais parce que le garçon était parti. » (Hugo)
« Pourquoi pleurerais-je ? Il rentre parce qu'il doit étudier. »
Lorsque Hugo avait réussi à se débarrasser du petit renard qui accompagnait Damian, il s'était d'abord senti complètement soulagé, mais plus tard, en y réfléchissant, il s'était dit qu'elle avait soudainement perdu Damian et le petit renard, et qu'elle se sentirait probablement abattue. Il se demanda s'il devait lui trouver un nouveau petit animal pour qu'elle puisse y reporter son affection. Il ne le voulait pas, cependant, alors il s'inquiéta pendant un moment.
Finalement, il conclut que si elle le demandait, il s'exécuterait, mais qu'il ne le proposerait certainement pas de lui-même.
« Je lui enverrai des lettres et des cadeaux. Même s'il ne peut pas m'entendre directement, j'aimerais qu'il puisse entendre la voix d'une mère à travers les lettres. » (Lucia)
*Ne lui accorde pas autant d'attention.* Hugo grommela intérieurement et tendit la main pour presser ses seins. Son corps se rétracta un peu alors qu'il commençait à laisser traîner des baisers légers de son cou à ses épaules.
Ses mains tâtonnèrent autour de sa poitrine et il pétrit ses seins à plusieurs reprises. Elle laissa échapper un petit soupir et posa sa tête sur ses épaules. Il baissa la tête et embrassa doucement ses lèvres.
Il lécha ses lèvres du bout de la langue et lui donna plusieurs baisers courts. Ses doigts qui pétrissaient ses seins se déplacèrent vers ses mamelons, les tordant avec une légère force, et elle laissa échapper un petit gémissement.
Alors qu'elle sombrait dans ses caresses modérément douces et stimulantes, elle sentit la présence de quelque chose qui la poussait contre les fesses, et son visage devint rouge écarlate. Elle déplaça furtivement ses fesses vers l'avant, mais il s'accrocha à elle, se rapprochant.
Comme elle continuait d'avancer petit à petit pour l'éviter, mais qu'il continuait d'avancer aussi, elle passa ses mains derrière elle et saisit la chose gênante qui la poussait.
Instantanément, son corps se raidit, et elle réalisa ce qu'elle avait fait, si bien que son propre corps se raidit aussi. Elle ne pouvait ni retirer la chose prise dans ses mains, ni la lâcher brusquement. Elle aurait souhaité qu'il réagisse d'une manière ou d'une autre, mais il s'arrêta et ne dit rien, si bien qu'elle fut très embarrassée et si décontenancée qu'elle ne sut que faire.
Elle se tourna légèrement vers lui et trouva ses yeux rouges fixés sur elle.
« T... Tu n'arrêtais pas de bouger, alors... »
Il aurait mieux valu qu'il rie malicieusement. Dans ses yeux, elle pouvait voir une immense vague de passion féroce. Sentant vivement sa virilité grandir dans sa main, elle marmonna « Oh non » et fit une grimace. Elle ne pouvait supporter la sensation de cette chose qui s'agitait dans sa main comme si elle prenait vie, alors elle lâcha prise.
Au moment où elle le fit, il saisit ses bras, la tournant pour lui faire face, et captura ses lèvres. Sans lui laisser le temps de respirer, il l'inonda de baisers et sa grande main caressa tout son corps. Il pressa ses épaules et souleva sa taille, la plaçant sur lui.
L'eau fit un grand bruit en se déplaçant sous l'effet du mouvement. Face à elle, il saisit ses cuisses pour les soulever, mais sa main glissa à cause de la poussée d'Archimède. Il enroula son bras autour de sa taille et souleva son corps, puis il la retourna et posa ses mains sur le rebord de la baignoire.
Il mordilla son oreille et lui murmura d'un ton étouffé :
« Tiens-toi bien. »
Lucia s'appuya contre le rebord avec des mains tremblantes. Elle était emportée par son rythme effréné et se sentait à bout de souffle. Derrière elle, il saisit fermement sa taille. Elle se mordit les lèvres, se préparant au choc imminent, et sentant la chaleur émanant de derrière elle, son souffle se coupa dans sa gorge et un frisson parcourut sa peau.
« Hk- ! »
Il la pénétra d'un seul coup par l'arrière et son corps trembla violemment. Ses mains, qui la soutenaient, semblaient sur le point de se briser, alors elle y mit plus de force. Il se retira et s'enfonça lourdement à nouveau, et ses yeux devinrent embrumés.
« Ung ! »
Son désir ferme plongeait continuellement au plus profond d'elle. Il remplissait complètement son intérieur et sa chair intérieure l'enveloppait étroitement. Le bout de son sexe frottait intensément contre sa partie sensible. La chair de poule apparut sur sa peau et une sensation de picotement rafraîchissante parcourut son corps. La douleur et le plaisir la tourmentaient en même temps.
« A- ! Ung ! Hugh ! Ah ! »
Ses jambes et ses bras tremblaient, incapables de suivre ses mouvements incessants. Il tendit la main et posa la sienne sur la sienne, entremêlant leurs doigts tandis que son autre main soutenait sa taille.
Sans son soutien, elle aurait perdu la force dans ses bras et leur position se serait effondrée ; son corps continuait de trembler intensément sous ses mouvements de hanches répétés, d'avant en arrière.
***
Allongée sur le torse de Hugo, Lucia posa ses doigts sur sa poitrine, voulant tracer un cercle, mais hésitante. Elle avait quelque chose qu'elle voulait absolument lui demander, mais elle n'arrêtait pas d'hésiter entre « devrais-je ? » ou « ne devrais-je pas ? ».
Elle était curieuse de savoir si Damian avait rencontré sa mère biologique depuis qu'il était venu chez le Duc, et si ce n'était pas le cas, si c'était parce que sa mère biologique ne voulait pas voir Damian ou parce que Hugo ne voulait pas qu'il voie sa mère. Peu importe ses efforts, elle ne pourrait jamais surmonter le désir d'un enfant pour sa mère biologique, celle qui l'avait porté et mis au monde.
À moins qu'ils ne se rejettent mutuellement, il serait bon pour l'enfant de pouvoir rencontrer sa mère biologique de temps en temps.
« Hugh, euh... »
Lucia fit une pause, hésitant à continuer, et Hugo parla les yeux fermés.
« Qu'y a-t-il ? »
« Damian... »
Il fronça légèrement les sourcils.
« Ne parle pas d'un autre homme. »
« Un autre homme ? Tu as déjà dit ça la dernière fois. C'est ton fils. »
« Mais ce n'est pas une fille. »
« ... Mais quand même, nous ne pouvons pas ne pas parler de Damian du tout. »
« Ne le fais pas au lit. »
*Alors quand ?* pensa Lucia, en faisant la moue.
Le temps qu'elle pouvait passer à discuter avec lui était limité, alors si ce n'était pas la nuit, quand pouvaient-ils parler ? Il disait qu'il ne détestait pas Damian, mais elle ne savait pas pourquoi il ne montrait pas l'affection aimante d'un père. Il y avait une limite où ce n'était pas simplement une absence d'expression d'affection ; la sienne était plus proche de l'indifférence.
Plus elle y pensait, plus elle trouvait Damian admirable. L'enfant avait grandi si doux et honnête.
« Alors, juste une chose. Il y a quelque chose qui me rend curieuse. » (Lucia)
« Mm. »
« La mère biologique de Damian... a-t-elle déjà demandé à voir Damian ? »
« ... »
Était-ce une question que je n'aurais pas dû poser ? Lucia était un peu nerveuse.
« Elle est morte. »
« Ah... »
Lucia fut un peu choquée.
« Alors, c'est pour ça que tu as ramené Damian ? »
« Quelque chose comme ça. »
« Elle devait être une belle personne. La mère de Damian, je veux dire. »
« Je ne sais pas. Je ne l'ai jamais vue. »
« ... Quoi ? »
Lucia releva la tête pour le regarder. À ce moment-là, une expression troublée passa sur son visage.
Note du traducteur :
1) Il fait référence au sexe et exagère simplement. Pour ceux qui ne l'auraient pas compris.
2) Question : Dois-je renommer cet arc « Vérités & Mensonges » ? Maintenant que nous y entrons, cela semble plus approprié ? « Mensonge » et « Faux » sont les mêmes mots en coréen.
*Dois-je commencer à mettre des avertissements pour le contenu érotique ?