Chapitre 33
< — Damian — > (3)
TN : D'après ce que j'ai compris du chapitre précédent, vous voulez tous voir Hugo devenir jaloux, n'est-ce pas ? MDR.
« C'est un plaisir de vous rencontrer pour la première fois. Mes salutations sont tardives, je suis Damian. »
Damian s'approcha de la Duchesse et inclina la tête, en gardant une distance appropriée.
« Ah... enchantée de faire ta connaissance. »
Damian lui jeta un coup d'œil en biais lorsqu'elle répondit d'un ton doux.
« Est-elle trop sous le choc pour comprendre la situation actuelle ? »
Il n'y avait aucune hostilité ni aucun dégoût dans les yeux ambrés de la Duchesse.
Peut-être n'avait-elle pas encore mis de l'ordre dans ses émotions, ou bien était-elle une actrice de haut vol. Il ne pouvait pas encore en décider.
Son apparence seule différait de l'image qu'il s'était faite. Il avait imaginé une dame débordante de la fierté et de la grâce d'une princesse. Elle était davantage faite d'innocence et de douceur que de fierté et de grâce.
Il ne comprenait pas Ashin, qui avait répondu de manière évasive lorsqu'il lui avait demandé si elle était jolie.
« Mais elle est jolie... »
« Madame, le jeune maître vient tout juste de terminer un long voyage en calèche et a mentionné qu'il souhaitait se reposer. » (Jerome)
« Ah. Il doit se reposer. Je sais à quel point un voyage en calèche peut être épuisant. C'est presque l'heure du déjeuner, a-t-il mangé ? »
« ...Il n'en a pas envie. »
« Même ainsi, il ne peut pas rester le ventre vide jusqu'au soir, il est en pleine période de croissance. Majordome, faites-leur préparer quelque chose de léger pour son estomac et apportez-le-lui. Pour le dîner également, préparez quelque chose de facile à digérer. »
« Oui, Madame. »
Le garçon, qui fixait Lucia en silence, inclina la tête et suivit un domestique. Lorsque le garçon fut assez loin pour ne plus pouvoir la voir, Lucia saisit son visage qui rougissait à deux mains.
« Ah, mon Dieu ! Trop mignon ! »
C'était un Duc miniature ! C'était l'enfance du Duc que Lucia n'avait pas vue. Ce n'était pas seulement son apparence, mais ses expressions rigides et froides étaient pratiquement une copie conforme.
« Madame... ? »
Jerome craignait que Sa Grâce ne soit choquée, mais lorsqu'elle tourna la tête, ses yeux pétillaient.
« Vous avez dit qu'il avait huit ans, n'est-ce pas, Jerome ? »
« C'est exact. Il est né avec une constitution physique inhabituellement imposante. »
« Je vois... En effet, je ne pense pas que cela aurait de sens si son fils était petit. »
« Êtes-vous... bien ? »
« Quoi ? »
« ...Non, rien. »
« C'est un enfant bien plus mignon que ce à quoi je m'attendais. Il a l'air gentil aussi. »
« ...oui ??? »
Le mot « mignon » n'était absolument pas un terme qui correspondait au jeune maître. Peut-être durant sa petite enfance, mais certainement pas maintenant.
Et gentil ? Où avait-elle vu cela ? Le jeune maître ressemblait au Duc, avec cet air qui suggère qu'il ne saignerait pas même si on le poignardait. Les yeux de Sa Grâce étaient douteux. (1)
« Si je dis que je souhaite que nous dînions ensemble, serait-ce inconfortable ? » (Lucia)
« ...Si Madame n'est pas mal à l'aise, alors... »
« Inconfortable, vraiment. J'attends le dîner de ce soir avec impatience. »
Jerome regarda Sa Grâce quitter le salon de réception d'un pas joyeux, puis tomba dans une profonde réflexion. Elle avait une réaction totalement opposée à celle d'une personne normale.
C'était la situation tragique d'une nouvelle mariée qui, quelques mois après son union, voyait apparaître le fils aîné de son mari. La réaction de Sa Grâce n'était certainement pas normale.
Peut-être ne connaissait-elle pas la gravité de la situation, ou peut-être Sa Grâce était-elle simplement quelqu'un sans discernement.
Jerome attrapa ensuite Ashin et l'entraîna dans le bureau du majordome. Il lança un regard noir à Ashin, tandis que ce dernier faisait de son mieux pour éviter son regard, les yeux errant sur tout le plafond.
« Qu'est-ce qui se passe, Sir Ashin ? »
« Que voulez-vous dire ? »
« Pourquoi ne m'avez-vous pas dit que vous alliez chercher le jeune maître ? »
« Ça... eh bien, je pensais que vous étiez déjà au courant. »
« Même si vous le pensiez, vous auriez dû m'en informer, ou en informer Madame. »
« ...c'est que... Son Excellence n'a donné aucune instruction en ce sens... »
Jerome l'attrapa par le col. Ce n'était pas un débutant venant tout juste de devenir officier administratif, alors, était-ce là quelque chose qu'un secrétaire devrait dire ?
Si quelqu'un travaillait depuis aussi longtemps qu'Ashin, il aurait dû comprendre la nature du Duc depuis bien longtemps.
Il arrivait très souvent que le Duc donne des ordres sans préciser le processus pour les exécuter, et si une personne pouvait transmettre ses paroles aux autres, alors c'était tout ce qui comptait.
Il n'avait aucun intérêt à savoir s'il y avait communication ou non. C'était aux subordonnés de gérer les problèmes découlant d'un manque de communication.
Ainsi, les vassaux du Duc tenaient souvent de brèves réunions entre eux pour vérifier s'il n'y avait pas de lacunes dans leurs informations.
« Dois-je vous signaler les choses à ce point, Sir Ashin ? »
Parfois, dans certains domaines, l'Ashin habituellement si vif voyait étrangement sa flexibilité tomber au plus bas lorsqu'il s'agissait de travail concernant le Duc.
Jerome entendit frapper alors qu'il s'apprêtait à poursuivre, et après un moment, la porte s'ouvrit lentement, laissant apparaître la tête de Fabian.
« Que se passe-t-il ? Oh, Sir Ashin, cela fait longtemps. »
« Fabian ! Ça fait un bail. Alors, vous autres frères pouvez vous débrouiller entre vous... Je vais juste... »
Ils échangèrent une brève poignée de main, se donnèrent une légère tape sur l'épaule et, sitôt les salutations terminées, Ashin sentit qu'il avait trouvé un moyen de survivre et s'éclipsa immédiatement.
« Quel est le problème ? » (Fabian)
Jerome soupira profondément.
« Ce n'est rien d'important. Le maître n'est pas là pour le moment, qu'y a-t-il ? N'avez-vous pas entendu dire qu'il allait s'occuper des barbares ? » (Jerome)
« Je sais. J'ai reçu un ordre différent, alors je suis venu ici. Il semble que le jeune maître soit arrivé ? »
« Il est arrivé il y a peu. »
« Votre expression ne semble pas bonne. Madame est-elle très mécontente ? »
« Non, ce n'est pas ça. »
Mécontente ? Elle était si ravie que même ses pas en étaient devenus plus légers. Il renonça à expliquer à Fabian, car ce dernier appellerait cela des absurdités. Il laisserait Fabian le constater de ses propres yeux.
« On m'a soudainement demandé d'apporter le document du registre familial, alors je me demandais ce qui se passait. Le jeune maître est de retour, hein. »
« ...Les documents du registre ? »
« Bien que je ne sache pas si Madame a donné son consentement. Comment vont ces deux-là ces jours-ci ? Son Excellence est-elle toujours dans son humeur de lune de miel ? »
« Surveillez vos paroles. »
Jerome semblait très peu impressionné par le sujet, fronçant intensément les sourcils, tandis que Fabian haussait maladroitement les épaules.
« Qu'en est-il de la Capitale ? Quelque chose de nouveau ? » (Jerome)
« Il y a toujours quelque chose de nouveau dans cet endroit. »
Fabian se souvint d'un incident qui avait fait grand bruit dans la haute société il n'y a pas si longtemps. Roy Krotin, l'escorte actuelle du Prince héritier, avait battu à moitié à mort un chevalier de la famille d'un Comte.
Cela n'aurait pas été un problème s'il s'était agi d'un duel légitime, mais le duel était assez indéfini.
Il serait plus juste de dire qu'il avait été écrasé par les compétences de Roy, mais la méthode était controversée.
Roy avait provoqué le chevalier en ne dégainant pas son épée, affirmant que s'il était contraint de la sortir, il admettrait sa défaite, ce qui avait fait sortir le chevalier adverse de ses gonds.
Et Roy avait battu le chevalier qui s'était jeté sur lui, épée à la main, comme une poupée de chiffon.
Lorsque Fabian avait entendu la nouvelle pour la première fois, il était resté sans voix, mais après coup, il n'avait pas pu s'empêcher de rire. Il savait que Roy était quelqu'un que son Seigneur malmenait souvent pour lui faire entendre raison.
Comme prévu, il y eut une controverse sur la loyauté du duel. Le comte courait partout en demandant quel genre de duel c'était, tandis que du côté du Prince héritier, lorsqu'il apprit que Roy les avait écrasés par ses compétences, il éclata de rire.
Et ainsi, soudainement, Roy devint rapidement le centre d'intérêt des cercles sociaux. Fabian trouvait la situation extrêmement hilarante, mais il ne pensait pas que Jerome trouverait cela drôle non plus, alors il garda cela pour lui.
« Ah, c'est vrai. Ces jours-ci, une rumeur circule à propos de la mine que Son Excellence a donnée en dot. » (Fabian)
« Pourquoi cela est-il devenu une rumeur ? »
Une dot était une affaire privée que seuls ceux impliqués dans l'échange devraient connaître.
Pour le receveur, cela indiquait combien on avait vendu sa fille, et pour le donneur, combien d'argent on avait payé pour son épouse ; ainsi, pour sauver les apparences, il était de bon ton de ne pas en parler.
« Qu'en pensez-vous ? Il est évident qui l'a propagée. Le Roi a dû s'en vanter, alors c'est arrivé aux oreilles de tous. »
« Ça... tsk. »
Les deux frères claquèrent la langue en signe de désapprobation envers le roi insensé.
« Quoi qu'il en soit, c'est pourquoi toutes sortes de rumeurs volent. On dit que comme Madame est une telle beauté, même si un homme la regarde de loin, il tomberait sous son charme, alors Son Excellence est tombée amoureuse au premier regard, a donné sa mine entière et l'a traînée dans son domaine pour que personne ne puisse la voir. »
Honnêtement, Madame n'était pas à ce point-là.
En voyant Fabian ricaner, Jerome claqua la langue.
« Quelqu'un comme Madame est belle. »
« ...Avez-vous mangé quelque chose de mauvais ? »
« Mmn, le problème, c'est de se moquer des autres sans aucune base. C'est trop... »
« Qu'est-ce qui est trop ? Son Excellence ne se soucie pas de choses comme les rumeurs. »
Était-ce vraiment le cas ? Jerome avait l'intuition que son maître ne serait pas indifférent aux rumeurs concernant Madame. Il en était presque certain.
Notes du traducteur :
1. En gros, cela signifie que ce sont des hommes si durs qu'on se demande s'ils ont vraiment du sang dans les veines.
< — Damian — > (3)
TN : Voici un autre chapitre que j'aime, j'aime et j'aime.
Damian pensait avoir dormi longtemps, mais lorsqu'il se leva, il faisait encore clair dehors.
La chambre de Damian était située dans l'un des bâtiments reliés à la tour centrale. C'était une pièce construite à l'origine pour servir de nurserie aux enfants du Duc.
Elle était considérablement vaste, allant de la chambre au bureau, assez pour accueillir jusqu'à dix enfants.
Lorsqu'il regarda par la fenêtre du deuxième étage de la chambre qui avait été la sienne jusqu'à son départ pour l'internat, il put voir le jardin couvert de fleurs colorées.
« Est-ce l'œuvre de la Duchesse... »
Il avait pensé que les fleurs ne convenaient pas à la morne demeure ducale, mais étonnamment, elles ne semblaient pas déplacées et le parfum des fleurs emplissait l'air.
Il n'éprouvait habituellement ni amour ni haine envers les fleurs, mais il pensa qu'il serait agréable de voir le jardin rempli de fleurs.
Et ainsi, Damian descendit au jardin. Le parfum qui emplissait ses narines était beaucoup plus intense.
« Damian. »
Ce fut la première fois que le garçon réalisa que son nom pouvait être prononcé si doucement. Il s'arrêta brusquement et se tourna pour regarder la Duchesse qui s'approchait. Alors que Damian posait ses yeux sur la Duchesse qui semblait extrêmement heureuse, il pencha la tête.
« Pourquoi est-elle heureuse ? »
« As-tu bien dormi ? Tu t'es réveillé assez tôt. N'as-tu pas faim ? »
C'était une voix douce et claire. Sa voix agréable était empreinte de bienveillance. Damian resserra les rênes de sa prudence. Quelle actrice incroyable.
« ...Ça va pour l'instant. »
« T'ai-je peut-être interrompu ? »
« Non. »
Damian n'avait aucun souvenir de sa mère biologique, et qu'il s'agisse de ses professeurs ou des étudiants de l'académie, ils étaient tous des hommes. Les femmes qui travaillaient en cuisine ou faisaient le ménage étaient toutes des femmes d'âge mûr.
Il n'avait jamais conversé avec une jeune femme avec laquelle il n'entretenait pas de relation de travail, il était donc extrêmement maladroit.
« Je trouvais que le jardin avait l'air superbe, alors je suis venu ici. » (Damian)
« Je viens juste de planter un tas de fleurs, mais je suis ravie que tu trouves cela agréable. » (Lucia)
« Vous pouvez me parler plus familièrement. » (Damian) (TN : Elle utilisait un langage formel)
« Mm... Bien sûr ? Je ne m'en soucie pas vraiment, mais... serait-ce plus confortable pour toi ? »
« Oui. »
« Très bien. Si tu te promènes, aimerais-tu faire une petite marche avec moi ? » (TN : Elle est passée au tutoiement)
« ...Oui. »
Alors qu'ils marchaient en silence sur le chemin du jardin, Lucia continuait de jeter des coups d'œil furtifs au garçon.
Plus elle le regardait, plus elle était émerveillée. Il semblait que son cœur, qui avait tant voulu le voir, pouvait être satisfait en regardant Damian pendant un moment.
Même le ton rigide et poli du garçon lui ressemblait d'une certaine manière.
« J'ai entendu dire que tu étais à l'internat. Est-ce les vacances ? »
« ...Il n'y a pas de vacances, mais une sortie est possible. Son Excellence m'a demandé de venir, alors je suis venu. Il m'a aussi demandé de présenter mes salutations à la Duchesse. »
« Ah... »
Damian gardait définitivement ses distances avec elle. Elle pouvait le sentir.
« Bien qu'en vérité, s'il m'avait appelée "mère" une fois... mm... cela aurait pu être un peu effrayant... »
Lorsque les enfants nobles atteignent l'âge de raison, ils deviennent souvent obsédés par un sentiment de droit et deviennent arrogants et impudents.
Il y avait aussi des cas où ils restaient les mêmes même après avoir mûri, mais malgré tout, en grandissant, ils apprenaient à garder ce qu'ils pensaient vraiment à l'intérieur et à faire semblant à l'extérieur.
Damian avait maintenant huit ans, mais il était aussi discipliné qu'un chevalier. Mais même ainsi, elle ne pouvait le voir que comme l'enfant qu'il était.
« Est-ce là le pouvoir des internats ? Alors ce serait bien d'envoyer tous les enfants nobles dans des internats. »
Le fait qu'elle ne soit pas dans une position assez élevée pour imposer une telle pensée était la chance de tous les enfants nobles.
« Damian, honnêtement, en ce moment, il m'est difficile de te considérer comme un fils. »
Si directe — ! Damian s'arrêta de surprise et regarda Lucia.
« Toi aussi, n'est-ce pas ? Il t'est difficile de me considérer comme ta mère. »
Je ne m'attendais pas à cette méthode ! Damian choisit ses mots avec soin.
« ...Je m'excuse. Ai-je fait une erreur... »
« Non. Je ne te blâme pas, je dis juste que c'est naturel. Nous venons de nous rencontrer, nous ne nous connaissons pas, alors il est tout à fait naturel d'être étranger l'un à l'autre. »
Des yeux rouges, beaucoup plus petits que les siens (ceux d'Hugo), regardèrent Lucia. Il évoquait chez Lucia l'image d'un jeune animal qui venait tout juste de découvrir le monde. Il haussa les sourcils de manière adorable, l'observant comme si elle était la première existence qu'il ait jamais vue.
Pour Lucia, qui s'était habituée au regard prédateur de la bête gigantesque appelée Hugo, le regard perçant de Damian n'était que cela.
« Trop mignon. Trop mignon ! »
Ses mains s'agitaient. Elle voulait lui pincer un peu les joues ou même lui tapoter la tête.
Lucia se retint de le faire, car cela le rendrait plus vigilant.
« Nous n'avons que dix ans d'écart. Si j'avais un enfant de dix ans à mon âge, alors ton père deviendrait un criminel. » (Lucia) (1)
Damian réprima rapidement l'immense sourire qui était sur le point d'éclater sur son visage.
« Alors, je veux que nous essayions de nous rapprocher un peu. Au lieu d'être si formel et de m'appeler "Duchesse", appelle-moi par mon prénom, Lucia. C'est mon nom d'enfance. »
« ... »
« Apprenons à nous connaître à partir de maintenant, Damian. »
Lucia avait été influencée de diverses manières en traînant avec Kate. Il serait difficile de changer son caractère fondamental, mais elle aimait la façon directe de parler de Kate, alors elle essayait d'être davantage comme ça.
Elle tendit la main pour demander une poignée de main tandis que Damian fixait sa main d'un air absent. Il ne parvenait pas à comprendre ce que la Duchesse voulait.
Pourquoi voudrait-elle faire une chose aussi gênante ? Damian était certainement la partie la plus faible entre lui et la Duchesse. Il était jeune et un enfant illégitime.
Lorsque la Duchesse donnerait naissance à un enfant à l'avenir, il serait un obstacle. Il n'y avait aucune raison pour que la Duchesse essaie d'améliorer leur relation.
« Est-ce difficile ? » (Lucia)
« ...Non. »
Damian saisit la main de la Duchesse devant lui.
« Je ne sais pas quel est son véritable mobile, mais... comme je ne peux pas encore lire mon adversaire, je n'ai pas d'autre choix que d'accepter. »
Bien que Damian fût jeune, il n'était pas un idiot qui révélerait son agressivité à un adversaire dont il ne pouvait saisir les intentions.
Œil pour œil, dent pour dent. Si elle cachait un couteau derrière son sourire, il ferait de même. Il était encore jeune et n'avait aucun pouvoir.
C'était une époque où il ne pouvait absolument pas contrarier qui que ce soit.
« On dirait qu'il sera difficile de se rapprocher. » (Lucia)
Damian pensait cacher ses pensées, mais pour Lucia, qui avait beaucoup vécu, la vigilance d'un jeune enfant était évidente.
Même si elle disait qu'elle n'était pas son ennemie, il ne la croirait pas.
Avec sa position d'enfant illégitime sans mère pour l'embrasser et un père qui ne lui accordait ni soins ni attention chaleureuse, peu importe qui c'était, ils seraient désabusés.
« Après quelque temps, tout ira bien. Ma sincérité sera certainement vue un jour. »
Lucia savait qu'elle aimerait son fils tout autant qu'elle l'aimait lui.
Notes du traducteur :
1. Je ne suis pas sûre que la blague soit bien passée (désolée), mais elle dit que si elle est la mère biologique d'un enfant de 10 ans à son âge (elle a 18 ans, je crois), alors son père devient un criminel (car elle aurait dû accoucher à 8 ans pour que cela arrive).
*Ah, du fluff. Le fluff est bon pour mon cœur ❤