Chapitre 120
< — Réalisation — > (5)
Sa virilité fendit sa chair tendre et se fraya un chemin. Il la remplit au point de lui couper le souffle, avant de se retirer brutalement de son corps. Il balança son bassin d'avant en arrière avec insistance ; le bruit de leur chair qui s'entrechoquait résonnait à chaque mouvement.
Aujourd'hui, il était un peu rude. Lucia fermait les yeux à chaque fois que son sexe pénétrait ses entrailles délicates. Il entremêla leurs doigts et continua de presser leurs bas-ventres l'un contre l'autre.
Avec ses deux jambes enroulées autour de sa taille, le corps de Lucia se balançait au rythme de ses poussées. La chaleur qui émanait de lui était si intense qu'elle avait l'impression que sa peau, là où elle le touchait, allait brûler. Ses cris coquets se transformèrent peu à peu en gémissements.
[Il est juste attentionné ? Même au lit ?] (1)
La plaisanterie de Katherine lui traversa l'esprit un instant. L'homme qui était sur elle en ce moment n'avait rien de tendre. Il la dominait tel un tyran.
Il s'enfonça sans ménagement en elle, occupant ses profondeurs. Ses parois vaginales étroites se faisaient capricieuses, se contractant comme pour lui résister, puis s'agrippant férocement à son sexe lorsqu'il se retirait. Ses yeux se plissèrent un instant avant qu'il ne s'enfonce avec encore plus de force.
« Huu ! »
Alors qu'elle atteignait l'orgasme, ses parois internes serrèrent son membre avec force, le retenant. Après un grognement féroce, une substance brûlante se déversa dans son utérus. Le corps entier de Lucia fut parcouru de spasmes. Lorsque la vague de plaisir retomba, Lucia se sentit faible, à bout de souffle. Mais il ne lui laissa aucun répit. Il se retira de ses parois brûlantes et la saisit par la taille pour la retourner. Il souleva ses hanches et, depuis l'extérieur de ses cuisses, il s'enfonça profondément d'un seul coup. Sa vue se troubla un instant.
« Hk ! »
Il fit glisser ses lèvres le long de sa colonne vertébrale, l'embrassant avec désir.
« Ah ! »
Son membre dur pénétra avec force par l'arrière. Lucia agrippa les draps. Ses fesses, fermement maintenues dans ses mains, se déformaient sous la pression de ses paumes. Il se retira puis s'enfonça si violemment que le bruit de leur chair qui s'entrechoquait était audible. Son corps tremblait intensément et ses bras vacillaient. Une sensation de plaisir électrique remontait le long de sa colonne vertébrale. Son corps était particulièrement sensible aujourd'hui. Son vagin se resserrait, le comprimant tandis qu'il la ravageait. Sa respiration devenait plus rauque, plus excitée.
* * *
Lucia se laissa aller avec paresse à la douceur des caresses qui suivirent.
« Il n'y a pas besoin de trop y réfléchir. »
Son cœur s'était senti plus enclin à la chose après avoir aperçu son grand-père plus tôt.
« Je veux rencontrer mon grand-père. » (Lucia)
« Très bien. »
Il répondit simplement, sans poser de questions. Et Lucia lui en fut reconnaissante. Il utilisa le bras qu'il avait passé autour de son dos pour l'attirer dans une étreinte vigoureuse. Elle pouvait le sentir tout contre elle, et ce sentiment de stabilité, modérément écrasant, fit s'envoler toute son anxiété.
« Et... je ne veux pas aller à la réception demain. » (Lucia)
Demain était le dernier jour du bal célébrant le couronnement. On disait que ce serait un bal masqué, mais Lucia n'en avait pas le cœur. Elle s'était rendue à la réception deux jours de suite et elle était épuisée. Rencontrer des gens à l'improviste était stressant. Elle était plus fatiguée mentalement que physiquement.
« Fais ce que tu veux. »
Elle s'attendait à ce qu'il l'autorise, mais sa réponse fut plus rapide et plus simple qu'elle ne l'avait imaginé.
« Est-ce que ça va ? C'est la célébration du couronnement... »
« Mis à part le premier jour, le bal n'est qu'un terrain de jeu pour que les nobles s'amusent. Il n'est pas nécessaire que tout le monde y aille. À l'avenir, que tu veuilles aller à une réception ou non, tu peux faire comme bon te semble. »
« ... Je peux rester à la maison et ne pas sortir du tout ? » (Lucia)
« Tu peux. » (Hugo)
En réalité, c'était son souhait. Il lui en serait reconnaissant. Tout en pensant à cela, Hugo glissa sa tête sous sa mâchoire et l'embrassa.
« Si les activités sociales sont difficiles, ne les fais pas. » (Hugo)
Elle n'appréciait pas les activités mondaines. Hugo avait pu le deviner lors de leur séjour dans le Nord. Elle aimait une vie simple qui semblait ennuyeuse aux yeux des autres. Et Hugo aimait son côté introverti. L'idée qu'elle se rende à toutes sortes de bals et qu'elle rie avec d'autres hommes lui était désagréable.
« Mais si je fais ça... » (Lucia)
« Je me moque des rumeurs. Que veux-tu faire, toi ? » (Hugo)
« Les thés sont acceptables. Ce n'est pas stressant car ce ne sont que des conversations légères. Mais les bals ont tellement de monde... »
« Mais en contrepartie, les thés sont bien plus propices aux commérages que les bals. »
« Qui va me chercher querelle ? »
« Si quelqu'un te fait du mal, dis-le-moi. Ne garde pas ça pour toi. »
« ... Tu veux dire que si quelque chose arrive, je devrais courir vers toi pour te le dire ? »
« Je les réprimanderai pour toi. »
Lucia éclata de rire. Hugo embrassa ses lèvres et commença à couvrir son visage de baisers. Elle secoua la tête, riant sans fin et disant que cela la chatouillait, mais il ignora ses refus et continua de déposer de petits baisers sur son visage.
« Dans ce cas, demain, je renverrai Antoine. » (Lucia)
« Antoine. Ce problème doit être résolu. »
Hugo se fit une raison. Il devait envoyer quelqu'un à la boutique demain pour dire à cette femme qu'elle n'avait pas besoin de venir, non seulement demain, mais aussi à l'avenir. Tout au long de la réception aujourd'hui, ses nerfs avaient été mis à rude épreuve par la crainte que des hommes ne dévorent sa femme du regard. C'était vraiment épuisant et inconfortable.
« Elle a dit que c'était une robe rouge pour demain. Apparemment, c'est une robe passionnée qui s'accorde avec le collier de diamants rouges que tu m'as offert. Ça me rend un peu curieuse. » (Lucia)
Une robe passionnée. Hugo n'était pas curieux du tout. Sans même la voir, il pouvait deviner à quel point cette robe ferait monter sa tension artérielle.
« Tu as dit que tu n'irais pas demain. » (Hugo)
Hugo craignait qu'elle ne change d'avis, alors il confirma. Il souleva son corps et se dressa au-dessus d'elle.
Lucia oublia ce qu'elle voulait dire et le fixa avec étonnement. Ne me dis pas... encore ? Elle l'observa avec méfiance tandis que sa main glissait sur son abdomen. Il frotta la zone entre ses jambes et y inséra ses doigts, tâtonnant.
« C'est encore tendre à l'intérieur. » (Hugo)
Lucia se détourna, le visage rouge.
« Je vais le mettre. » (Hugo)
« Hein ? » (Lucia)
Ses deux mains écartèrent largement ses cuisses et il s'enfonça ainsi. Une sensation de pression écrasante remonta de son bas-ventre.
« Uu... »
C'était épais. Elle ressentit une douleur cuisante.
« Ça fait mal ? »
« Un petit... peu. »
Mais il recula son bassin et s'enfonça à nouveau. La sensation de son frottement contre sa chair délicate était si vive qu'elle en eut les larmes aux yeux. Lucia frappa son bras aussi fort qu'elle le put.
« Ça fait mal ! » (Lucia)
« Attends. » (Hugo)
Lucia le regarda avec incrédulité. Parfois, il était d'une douceur infinie, et d'autres fois, il était sans pitié. Hugo laissa échapper un petit rire en la voyant s'énerver. C'était toujours amusant de susciter diverses émotions chez elle. Lorsqu'il se retira pour s'enfoncer d'un seul coup, elle fronça les sourcils et gémit. Cela semblait effectivement faire un peu mal. Il était lui-même un peu endolori.
Son intérieur était trop étroit. Après tout ce qu'ils avaient déjà fait, cela ne devrait-il pas être un peu plus détendu ? Peu importait à quel point il l'assouplissait avec des caresses épaisses et faisait couler ses fluides, c'était toujours assez serré pour pincer ses doigts. C'était incroyablement stimulant pour lui.
Alors qu'il bougeait à quelques reprises, ses fluides lubrifiants enveloppèrent son sexe. Elle ne fronçait plus les sourcils, montrant que cela ne lui faisait plus mal. À chaque poussée, elle laissait échapper un soupir qui ressemblait davantage à un sanglot. Son parfum rafraîchissant paralysait son odorat.
Hugo voulait retourner dans le Nord. Il voulait vivre en oubliant le cours du temps, dans le château, juste tous les deux, sans que personne ne puisse entrer. Hugo ne savait pas comment les choses allaient évoluer avec sa recherche de sa famille maternelle. Que pourrait-il faire si elle multipliait les échanges avec sa famille maternelle et commençait à dépendre d'eux plus que de lui ? C'était une inquiétude qu'il ne pouvait lui révéler alors qu'elle était déjà agitée à l'idée de rencontrer son grand-père.
FIN DU LIVRE 5.