Chapitre 557
Jour 107 – Matin, Théocratie, rues
Comme je le pensais, la vitesse de régénération des PM chutait drastiquement dès qu’on s’éloignait de la frontière. Les PM que j’avais vidés jusqu’à la dernière goutte en construisant la Grande Muraille au Pays des Hommes-Bêtes grâce à un petit boulot n’étaient toujours pas revenus, et j’avais ensuite tout claqué dans des travaux de construction en ville. J’avais une montagne de champignons qui restauraient les PM, mais je devrais sans doute songer à les économiser… Et après ça, on m’avait aussi délicieusement sucé jusqu’à la dernière goutte ?
La nuit dernière, on avait sorti la version mini-jupe de l’uniforme marin d’été, toute légère, avec des bas à jarretelles et même des résilles : une sacrée équipe, rien de moins qu’une armée entière de lycéennes, avec des Sœurs, une Petite sœur elfe, une Fille Royale, une Servante et même Merimeri-san dans le lot. Elles m’avaient frotté et essuyé, tout en me déshabillant, et ce Lycéen avait frôlé la catastrophe : encore un geste de travers et j’allais lancer un « Fight Ippatsu ! », ce qui aurait été très grave ! Si j’avais tiré mon coup à ce moment-là, ç’en aurait été fini de moi en tant que Lycéen. Une telle défaillance m’aurait été fatale ! Je me serais sans aucun doute réfugié dans une grotte pour m’y enfermer et devenir un ermite complet. [1]
J’avais désespérément tenté de calmer le Lycéen, le réprimant de force tandis que « Muppet » le maîtrisait de l’extérieur pour contenir sa furie. Mais j’avais perdu connaissance et, à mon réveil, j’avais découvert un plafond inconnu et des chaînes beaucoup trop familières. Ouais, c’était Prometheus-san. Elle ne faisait pas les choses à moitié, hein ?
Et à mes pieds, alors que j’étais ligoté sur le dos, une Danseuse-san était accroupie, assise bien sagement sur ses jambes repliées. Elle levait vers moi ses yeux de biche et laissait échapper de doux soupirs, tandis que le parfait fessier de pêche de la Présidente en armure se dressait juste sous mes yeux ! Du blanc immaculé ?
Cette pêche qui se balançait s’exhibait juste devant moi. Des bruits humides éclaboussaient l’air, de rudes soupirs lui échappaient, puis elle replongeait pour reprendre son festin. Pas de petite conversation amicale, on dirait. Ses joues gonflaient adorablement, comme si elle boudait ; elle agitait les mains comme si elle détestait ça, alors qu’en réalité, ce qu’elle faisait était d’une vulgarité brutale !
Avec son visage raffiné, elle se remplissait les joues et sa langue s’agitait avec entrain. Sous ses longs cils, ses yeux humides brillaient d’un éclat étrangement provocateur et séducteur, tandis qu’elle s’activait comme une folle avec sa langue. C-C’était une fille terrifiante !?
Elle produisait des bruits mouillés de succion en faisant glisser ses lèvres de haut en bas, chaque mouvement devenant plus énergique, la fièvre et la sensualité se mêlant au plaisir. Ses lèvres et son souffle brûlant frôlaient sans cesse le Lycéen trempé de salive ; des bruits indécents de déglutition résonnaient tandis qu’elle le gobait encore et encore. Une douce stimulation, semblable à un tendre baiser, l’enveloppait tout entier. Ballotté comme dans un torrent déchaîné, il explosait et retombait, avant d’être forcé de se redresser dans des bruits de succion, puis détruit de nouveau : une boucle de terreur qui s’était répétée toute la nuit !
Comme des chats jouant avec une proie sans défense, elles continuaient de faire des bruits humides ; deux pointes de langue le léchaient et s’enlaçaient, l’une par-dessus, l’autre par-dessous, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. La longue, interminable nuit se prolongea, et le matin de la revanche ne vint jamais… Après hier et avant-hier, ma batterie magique était quasiment à plat, vous voyez ? Ma puissance de combat était loin d’être suffisante pour prendre ma revanche, mais je m’étais dit que j’allais au moins leur rendre la pareille au réveil.
« Il y avait une présence ? Ils se sont approchés à ce point ? »
— « Une présence… dissimulée. On dirait qu’il n’y en a pas, mais… c’est comme si elle était déformée. »
Un Outil magique de dissimulation, hein. On dirait des militaires. Ils avaient déjà pris position à l’extérieur de la ville. Ils avaient reçu les renseignements et étaient passés à l’action bien plus vite que prévu. Peut-être étaient-ils stationnés dans le coin, ou peut-être n’était-ce qu’une coïncidence. Peu importe : réfléchir à la question ne me donnerait pas la réponse. Une chose était sûre : après deux défaites nocturnes d’affilée, ce Lycéen n’avait plus le temps de se racheter, de retrouver son honneur ni de renverser la situation ! C’était rageant ?! Surtout quand les voir se changer était si délicieux.
Mais c’est trop tôt, la forteresse n’est pas encore terminée. Enfin, elle n’a même pas de porte ! Elle est toujours en construction, alors j’ai même placé un panneau devant la porte du château : « Travaux en cours, entrée interdite ». Ils ne savent donc pas lire, ou ils ne savent pas saisir la situation. Quelle armée pénible.
Après avoir préparé notre équipement, nous nous dirigeâmes vers les portes de la ville, qui n’en avaient pas. Les filles avaient déjà commencé à se rassembler, bavardant et s’agitant bruyamment. Puis un messager brandissant un drapeau blanc arriva de l’armée postée à l’extérieur des remparts. Ils ne seraient pas venus en si grand nombre pour se rendre : ils voulaient donc négocier. Ils étaient cinq, apparemment désarmés, mais tous de niveau quarante et quelques, des élites, et chacun portait de l’équipement renforcé par des Outils magiques. Était-ce un piège, par hasard ?