Chapitre 4
Environ cinq jours plus tard, quand je commençai à manquer de nourriture, je suis reparti en expédition pour retrouver de quoi manger. Je commençai aussi à manquer d'eau, il faut vite trouver une source d'eau potable, je ne peux pas continuer à compter sur la chance pour trouver quelques bidons d'eau de temps en temps.
Et dans le meilleur scénario possible, je trouverai aussi des armes. J'en ai déjà quelques une à ma base, mais ce n'est suffisant que pour pouvoir me défendre un mois.
Une fois sortis du centre commercial, je vis les rues encore plus ravagées que lors de ma dernière sortie. Je devais être prudent, ça voulait dire qu'il y avait eu pas mal de chaos ces six derniers jours. Je commençais déjà à empoigner le couteau à ma ceinture.
Cette fois j'avais décidé de partir vers l'est, c'était une direction que je n'avais encore jamais emprunté. Je pourrais sûrement faire de bonnes trouvailles cette fois.
…
Quelques heures plus tard, je tenais un sac rempli de bouteille d'eau et et conserves.
L'expédition s'était très bien déroulée. J'ai dû faire quelques détours à cause de ruelles bondées d'abomination. C'est dommage je croyais y avoir vu pas mal d'équipement de survie. Mais il valait mieux rester en vie plutôt que de tout miser sur un simple coup de chance qui n'arrivera peut être jamais.
Sur le chemin du retour j'ai dû faire encore quelques détours car les chemins que j'avais utilisé commençaient à être infestés.
Ainsi le chemin du retour sera plus long, je n'avais encore jamais utilisé cette route, je pourrai peut être faire de nouvelles découvertes.
Et en effet j'ai trouvé quelque chose. J'ai trouvé des traces, pas des traces de monstres mais les traces d'un passage humain. Ou si c'est le pire scénario possible, un monstre à l'apparence humanoïde. Mais je pencherai plus sur des humains car les traces montrent un passage bref et droit. Alors que toutes les abominations que j'ai croisé jusqu'à maintenant qui avaient des empreintes similaires, se déplaçaient sans grand équilibre.
Il devait donc y avoir un groupe de survivants dans le coin, si je les croise je ferai mon possible pour les emmener dans un des camps de réfugiés les plus proche.
Je continuais ma route en pensant à ses survivants. D'après la taille et le nombre d'empreintes, je dirai qu'il y a entre trois et six survivants, avec au moins un enfant.
Je les plains sincèrement. Si ils sont dehors aujourd'hui, c'est que sois leur base a été détruite, sois ils sont en cavale depuis le début de l'infection. Dans tous les cas ils ont dû en baver, bien plus que moi en tout cas.
Puis je reprenais ma route en choisissant méticuleusement les chemins les plus sûrs à prendre. Je jetais des regards partout autour de moi, sur les toits, les cratères et même derrière les piliers. Certains diraient que je suis parano, moi je dis que je suis prudent.
En marchant dans une allée, en surveillant les alentours, je vis une boutique d'armes. Je me disais que c'était trop beau pour être vrai, mais quand j'y regardais plus attentivement, je vis que toutes les armes qui y étaient exposées étaient inutilisables.
Toutes, sauf une.
Une parmi les dizaines d'armes à feux, avait l'air en bon état. Et pas la pire, un sniper. D'après toutes mes connaissances acquises à l'armée, ça semblait être un McMillan TAC-338, un sniper pour tireurs d'élite à longue distance, calibre lourd comme pour des balles de magnum, pouvant atteindre des cibles jusqu'à 1600 mètres de distance.
Si je pouvais l'avoir, ce serait une immense bénédiction.
Je m'approchais pour l'attraper, quand d'un coup, je vis une abomination telle que je n'en avais encore jamais vue lever la tête. Elle avait un long corps cendré, des petits bras comme ceux d'un humain mais sans main et une longue queue dentelée. Une énorme tête sans yeux, avec une bouche aussi grande que mon corps en entier, des crocs aussi long que ma tête et aussi tranchants que des rasoirs. La forme de sa tête me rappelait celle d'un requin.
Vu sa corpulence et son visage sans yeux, même un imbécile aurait compris que c'est une abomination rampante, et surtout aveugle.
Je fis un pas en arrière et sortis mon couteau, puis je réalisai qu'elle ne bougeait toujours pas. Ça veut dire que j'ai fait juste assez de bruit pour la réveiller, mais pas assez pour lui faire connaître ma présence.
Je savais que je ne pourrai pas marcher devant elle sans me faire remarquer, alors je jetai un coup d’œil à côté de moi et je vis la poubelle en fer. J'ai très vite agis, j'ai silencieusement saisis la poubelle et la lançai loin derrière moi. Le bruit résonnant a tout de suite attiré l'attention de l'abomination, qui s'est précipitée aussi vite qu'elle en était capable.
Elle y est allée tellement fort qu'elle a réduit en miettes la parois de la boutique dans laquelle elle s'était réfugiée.
Quand elle était derrière moi, et que je l'entendis attaquer tout ce qu'elle pouvait, j'ai commencé à avancer. Lentement mais sûrement, sans faire de bruit. Une fois le sniper devant moi, je levais lentement les bras pour l'attraper et une fois cela fait, je me suis retourné.
Puis soudain, je me retrouva face à face avec ce monstre, le choc a failli me faire perdre l'équilibre mais j'ai tenu bon. Je pouvais presque voir mon reflet sur ses crocs. J'avais rarement été autant effrayé, mais au lieu de rester là et d'attendre qu'il retourne se coucher, je saisis une boîte de conserve dans ma sacoche et la lançai vers le mur opposé.
En entendant le bruit il tourna la tête, à ce moment là j'en lançai une deuxième et une troisième. Puis il a commencé se diriger vers le mur, lentement.
Je pouvais sentir mon cœur battre si fort que j'avais l'impression qu'il allait sortir de ma poitrine. Malgré tout ce stresse, quand il continuait à ramper sans se retourner, vers le mur opposé, je commença à bouger moi aussi, très lentement, vers la sortie.
Mais dès que je commençai à croire que je pourrais partir en un seul morceau, j'ai accidentellement marcher sur les restes de la parois de l'entrée, les morceaux de verres se brisant sous ma semelle.
En entendant ça, le monstre s'est retourné et s'est mis à hurler.
A ce moment là je savais que tout était perdu, alors j'ai couru, j'ai couru aussi vite que j'ai pu, avec cette abomination me suivant à la trace et hurlant tellement fort qu'elle faillit presque me briser les tympans.
Au moment ou je croyais que ça ne pouvait pas être pire, un autre monstre est apparu devant moi, similaire à celui qui me suivait mais avec des yeux, moins grand et beaucoup plus pâle. Il s'est jeté sur moi, mais heureusement celui là était assez lent comparé à celui qui me suivait.
J'avais donc le temps de me jeter par terre, et l'abomination devant moi avait elle aussi sauter, je la sentit voler au dessus de moi, et la vis atterrir sur le gueule de celle qui me suivait.
Dès que les deux monstre sont entrés en contacte, un affrontement brutal a commencé. Je n'avais pas le temps de rester là et les regarder s'entretuer. J'ai pris mes jambes à mon cou et me suis enfui aussi vite que possible en tenant fermement tout ce que j'avais gardé.
La seule chose que je pouvais encore entendre était le bruit des craquements et des déchirures provenant de l'affrontement entre les deux abominations.