Chapitre 2
Le lendemain, quand je me suis réveillé, je n'avais pas faim donc j'ai laissé les conserves sur l'étagère et j'ai juste bu une bouteille d'eau.
Après avoir repris mes esprits j'ai regardé autour de moi, il y avait tout ce que j'avais accumulé ces deux dernières semaines, armes, nourritures, passe-temps et encore quelques autres.
Comme tous les matins, je commença à nettoyer mon terrain, jusqu'à ce qu'il n'y ai plus de saleté. Mais comme tous les matins, elle était de retour, on ne peux pas s'attendre à grand chose en vivant dans un sous sol en ruine.
Je fis donc ce que je pouvais et, après avoir terminé et examiné les alentours, j'ai remarqué que malgré l'immensité du parking, je n'en ai aménagé qu'une zone infime. Donc je me suis dis que ça serai bien de dégager quelques autres zones.
Je pars en expéditions tous les deux à cinq jours pour trouver de quoi survivre et de quoi me défendre. Il ne faudrait que quelques mois pour que la zone que j'occupe sois complètement inondé, mais libérer d'autres zones n'est pas de tout repos. Il faudrait dégager tous les débris, les cadavres, et les voitures, toutes ces tâches me prendront au minimum un mois pour dégager une zone aussi grande que celle que j'occupe. J'ai eut de la chance que tout ne sois pas enseveli quand je suis arrivé. Je n'aurai jamais réussi à m'installer aussi vite sinon.
En commençant à ramasser les gravas, je repensais à comment tout ça à commencer, comment tout était avant que l'infection ne commence à défigurer toutes formes de vie.
Tout à commencer il y a environ un mois et une semaine, moi et Myriam, qui avait vingt et un ans à ce moment là, regardions la télé pendant que maman nous préparait le dîner. Aux informations ils ont commencé à parler d'un virus transmissible par tout contactes avec un autres êtres humains. Puis ils ont montré des photos des quelques personnes gravement atteintes.
Avant que je ne puisse dire quoi que ce sois, j'entendis Myriam murmurer,
"Ces pauvres gens, c'est vraiment horrible. Il faudra des années pour trouver un vaccin pour les aider."
"Alors justement, fais attention à toi."
Myriam s'est tout de suite retournée en entendant les paroles de maman.
"Fais attention en allant étudier, et toi aussi Yoo, fais attention. Si vous voyez une personnes qui n'a pas l'air bien, garder vos distances. Je ne veux pas qu'il vous arrive la même chose."
Puis le salon es tombé dans un silence troublant.
Puis, une semaine plus tard, un confinement inattendu a été instauré, les médias disaient que c'était à cause du virus qui se propageait de plus en plus vite. Myriam commençait sérieusement à avoir peur pour elle, et moi aussi je commençai à avoir peur pour elle, et pour maman aussi. Enfin à la troisième semaine après l'apparition du virus, c'est là que tout à commencer à devenir un véritable cauchemar.
On voyait à la télé que les gens commençais à muter à une vitesse fulgurante, en quelques heures à peine, la capitale entière était infesté. Des monstres tous aussi hideux et effrayant les uns que les autres ont commencé à attaquer le reste du continent.
Certains étaient blanc, d'autre bruns. Certains avaient de longues pattes, d'autres rampaient sur le sol. Certains avaient des crocs acérés, d'autres n'avaient même pas de bouche. Ils étaient tous si différents, mais ils étaient tous aussi monstrueux les uns que les autres.
Quand ça a vraiment commencé à dégénérer, j'ai voulu fuir la ville vers le port avec maman et Myriam. Sur la route on a croisé des dizaines d'abominations, heureusement elles étaient toutes occupées à dévorer les civiles au alentours. Je courais, en tenant le bras de Myriam qui tenait celui de maman. Puis au bout d'un moment nous nous sommes retrouvés devant une ligne de forces armées ayant pour mission d'évacuer tous les civiles disponibles vers le port.
J'étais tellement heureux d'avoir réussi à les sauver, les soldats nous ont vu et se sont précipités vers nous. Je me suis retourné pour regarder le sourire chaleureux de Myriam et maman, mais au lieu de ça j'ai vu autre chose, une chose qui fit disparaître tout de suite mon sourire.
Maman était à genoux, le visage terne en train de marmonner des mots qui me semblaient aléatoires.
"Devenir, abomination, dégoût, mourir, libre…"
Elle tenait le bras de Myriam, fort, trop fort. Myriam tenta de se débattre mais maman resserrai sa poigne à chaque seconde. Jusqu'à ce que le bras de Myriam se fasse broyer par sa force monstrueuse
Comment pouvait elle être aussi forte ? Maman a toujours eut besoin de moi pour déplacer les meuble trop lourd pour elle, alors comment pouvait elle être capable de broyer des os humain ?
"Maman arrête je t'en supplie, j'ai mal !"
"Tuer, détruire, contraindre, rester, veiller, manger…"
Maman continuait de marmonner quand soudain elle tourna la tête vers moi. j'ai cru que j'allais mourir rien qu'en voyant ce qui était en face de moi, j’étais tétanisé. Maman n'avait plus d'yeux, des crocs aussi tranchant que des couteaux ont poussés et lui transpercé la peau, qui était devenue brune et craquelée. Et son corps grandissait à vue d’œil, il s'allongea jusqu'à atteindre trois mètres de hauteur. Sa main était devenu assez grande pour tenir l’entièreté du corps de Myriam dans paume. Je pouvais déjà entendre le bruit de ses os se briser sous sa peau.
Elle hurlait et ma mère riait. Je voulu aller les rejoindre mais quatre soldats se sont jetés sur moi, je ne pouvais plus que crier en voyant ma sœur se faire broyer vivante par ma mère.
Puis quand je commençais à me débattre pour la sauver, je l'ai entendu crier autre chose.
"Ne reste pas là ! Yoo ! Je t'en supplie, vis ! Vis ta vie quoi qu'il en coûte, s'il te plaît promet le moi."
Elle affichait un sourire sincère, plein de douceur et de tristesse. Puis d'un coup, son corps lâcha. Tous ces os et ses organes avaient été broyés, et sa tête fut dévorée, arrachée sauvagement par les crocs de ma mère.
Je ne m'entendais même plus hurler, je pouvais juste sentir mon corps être traîner jusqu'au port. Mais quand je regarda, je ne vis aucun bateau. Je croyais qu'il était parti sans nous, mais non. Il était là, éparpillé en morceau sous l'eau. On y voyais des restes humains et morceaux de ferrailles remontés à la surface. Les poissons, les requins et même les baleines avaient mutés.
Les soldats à côté de moi étaient devenus pâles, certains tombèrent à genoux.
En voyant ça j'ai compris qu'on était tous condamnés à mourir sur ce continent.