Chapitre 1
Le soleil se levait, je voyais la lumière commencer à dépasser des bâtiments devant moi et éclaircir ma vue.
La nuit avait été plutôt calme, j'avais peur de devoir rentrer les mains vides, mais au final, j'ai pu trouver de quoi manger pendant les quatre prochains jours, et une couverture de plus. On ne sait pas à quel point l'hiver sera froid cette année.
Vaut mieux être prudent, l'hiver débutera dans les prochains mois, c'est le moment ou jamais pour rassembler de quoi tenir le choc.
Je commençais déjà à avoir froid, mais le soleil levant a commencé à me réchauffer, les nuits commencent à se rafraichir, mais les journées restent encore supportables.
Mais je savais très bien que si quelque chose me tuait, ça ne serai pas le froid, mais ces abominations.
Elles étaient sorties de nulle parts. Tout était si bien avant qu'une infection qui a commencée à se propager sur tous les êtres vivants à une vitesse inimaginable ne fasse surface, et plongea deux continents entiers dans la peur et la ruine.
Je soufflais en pensant à la manière dont j'avais survécu, on m'a évacué, comme un lâche, alors que j'avais la force de me débrouiller tout seul, et même de sauver des vies. Je repensais à mon incompétence, à comment je les avait laisser mourir, ma mère et Myriam, ma petite sœur. J'aurai au moins pu sauver ma sœur, maman avait déjà muté, j'aurai au moins pu emmener Myriam avant… qu'elle ne se face dévorée par maman, ou du moins ce qu'elle était devenue.
Je me souviens encore de ses derniers mots :
"Yoo ! Je t'en supplie, vis ! Vis ta vie quoi qu'il en coûte, s'il te plaît promet le moi."
Je serrai les dents en repensant à elle, je me sentais si lâche de n'avoir rien pu faire.
Je suis revenu à la réalité quand ma cigarette est tombée, à force de serrer les dents, la moitié est tombée par terre. En voyant ça j'ai recraché l'autre morceau, en ai sortit une nouvelle et l'alluma.
Depuis ce jour je n'ai pas arrêter de fumer, je ne comprenais pas comment les gens pouvaient en être dépendant, mais maintenant je comprends. Depuis deux semaines, depuis que le continents est tombé j'ai compris que fumer était le plus utile pour se noyer dans ses problèmes.
En continuant ma route, je suis passé devant une boutique de vêtements, les mannequins et les marchandises étaient dévastées, mais la vitre de la devanture tenait bien. Quelques fissures étaient là mais elle tenait encore. J'ai pu y voir mon reflet.
Mon visage était assez fins, sale, sans barbe , ce qui était étrange, j'avais fêté mes 28 ans il y a quelques mois, je devrais déjà avoir de la barbe, même un peu, mais il n'y avait rien. Mes yeux bleu foncé fatigués, mes cheveux noir, assez court, coiffés en arrière, même si certains tombaient encore, étaient aussi sales que ma peau.
Je portai un pull à col roulé noir avec les manches remontées jusqu'aux coudes, avec de fines bretelles sur les côtés, un grand pantalon de sécurité gris, et des chaussures de sécurité noires. Sur mon torse on y voyait une petite étiquette avec mon nom écrit dessus "Yoo Han", elle était assez petite mais on ne pouvait que la voir sur mon pull noir. Une apparence assez commune, avant tout le monde portait ça au travail, même si moi ça fait très longtemps que je les portes.
"Il faut vraiment que je trouve de quoi laver mes vêtements."
Je portais aussi un sac à dos dans ma main, il contenais les ressources que j'avais pu avoir durant la nuit.
En regardant la rue, je ne vis rien que je pouvais emporter, tout était en ruine, détruit. Et il y avait du sang et de la chair sur la majorité des espaces où les gens avaient l'habitude de se détendre avant.
Il ne me restai plus beaucoup de chemin avant d'être de retour à ma base.
Je traversai les décombre pendant encore une heure environ avant de me retrouver devant un centre commercial. Il était dévasté, rempli de cadavres, de sang et des restes de ce que contenaient les magasins. N'importe qui en voyant ça aurait fais demi-tour, mais c'est dans cet épave que j'ai construit ma base, ou plus précisément, sous cette épave.
Je me suis rendu au milieu de la place centrale, où se trouvait une porte derrière des trompes l’œil que j'avais moi même installé. Ainsi, il n'y avait que moi qui savait que derrière tous ces débris se trouvait une porte menant au parking souterrains. Je traversa la porte, descendit les escalier, et me retrouva dans le parking, ma maison depuis maintenant deux semaines.
Quand ces abominations ont commencer à ravager la ville, et que je me suis retrouvé seul, c'est dans ce parking que je me suis caché. Bizarrement, aucun monstre ne s'est aventuré dedans, j'ai donc facilement survécu et aménagé cet endroit.
J'ai condamné les entrée des voitures avec des grillages, des débris et les voitures restantes. Et les accès par escalier ont tous été condamné avec des débris, seul celui que j'ai emprunté est encore utilisable. Ce qui était à la fois un avantage et un inconvénient.
Un avantage car je n'ai que cette porte à surveiller. Un inconvenant car c'est la seule sortie, si quelque chose m'attaque et bloque l'entrée, je serai condamné.
Je posais le sac à côté d'un vieux canapé usé, qui me servait de lit. Je posa la couverture dessus car je savais que j'allais vite l'utiliser. Et je rangea la nourritures, 9 boîte de conserve dans une étagère à côté des journaux, des livres et d'autres objets qui pourront être utile plus tard.
Je pouvais maintenant tenir 4 jours, presque 8 en rationnant la nourriture.
"Je peux survivre 8 jours, pour elles."
En repensant à ma mère et à ma sœur, j'ai pensé à ma solitude, depuis que je vis ici je ne vois presque personne. J'ai bien vu des survivants que j'ai escorté aux camps de réfugiés les plus proches, mais ça ne dure pas plus de deux heures. Autant dire que je ne vois personne.
Quand l'infection a commencé, elles a contaminé deux des huit continents.
Pour l'instant, on est seul et on lutte tous les jours pour survivre, alors que les autres ne prêtent même pas attention à nous. Ils restent chez eux, à vivre une vie paisible et sans problème en nous laissant mourir les uns après les autres.
Pourquoi eux et pas nous ? Pourquoi est-ce à nous de subir ça ?
En pensant à eux je me suis souvenu avoir vu la vitesse à laquelle l'infection se propage, elle ne tardera pas à les atteindre. Ce n'est ni la distance ni la mer qui va l'arrêter. Ceux qui se croient en sécurité sur les autres continents seront bientôt eux aussi touché par l'infection, et vivront au jour le jour comme nous.
Dans peu de temps, la planète entière sera consumé par cette infection, et tous les êtres vivants aussi.
Mais il faut que je survive, je dois survivre, peu importe le prix.
"C'est ce que je t'ai promis, Myriam, je dois rester en vie. Je dois vivre la vie que toi et maman n'avaient pas pu avoir. C'est la seule chose qui compte dans ce monde en ruine."