Chapitre 9
Un vrai ami: Fine Vs Isaac
— Je m'appelle Isaac Like. Je viens d'une famille noble. On m'a toujours dit que j'étais un génie-né — à mon baptême, j'avais à peine 5 ans, je crois, qu'on avait déjà identifié en moi un assassin. Et pas n'importe lequel : un assassin à deux éléments, foudre et vent.
Chaque assassin possède un élément qui lui est propre — certains disent même que les assassins sont des mages incapables de manier la vraie magie, mais qui compensent par un corps à corps hors norme. Mes parents étaient fiers de moi : j'étais leur fierté, leur lumière. On m'a entraîné durement — torturé, pour être honnête — jusqu'à mes 16 ans. Mon père m'a ensuite inscrit dans la meilleure académie du monde : Academy Genius.
J'étais quelqu'un d'insociable. Je n'avais jamais eu d'amis, je restais enfermé dans ma chambre à étudier. Mais j'avais un secret : j'aimais lire des romans érotiques, en cachette — j'avais trop peur qu'on me prenne pour un pervers si on me surprenait. Un jour, à la bibliothèque, quelqu'un m'a vu : c'était Theo. J'ai cru qu'il allait me juger, qu'il aimait les mêmes choses que moi par pure coïncidence — mais non. Il a pris mon livre, pensant que j'allais me faire gronder, puis il m'a tendu d'autres romans du même genre en me disant simplement : « Lis ça dans ta chambre, pas à la bibliothèque. »
J'étais gêné, mais surtout soulagé. C'est comme ça qu'est née notre amitié. On traînait ensemble, on se disputait pour un rien, toute notre première année d'académie. Mais une rumeur a commencé à circuler sur Theo — qu'il était un pervers, qu'il espionnait les filles sous la douche. Je le savais, bien sûr. Theo m'a dit de ne pas m'inquiéter, que ce n'étaient que des ragots sans fondement.
Maintenant, on est en deuxième année. On est toujours amis. Et j'ai croisé quelqu'un qui partage mon passe-temps secret — mais lui et moi, on n'est pas du tout pareils. Il a blessé mon pote. Humilié. Et si ça n'avait été que ça, j'aurais peut-être laissé passer — mais il a touché à son amour-propre. Alors je l'ai provoqué en duel. Pas juste pour venger mon meilleur ami — pour envoyer un message clair : quiconque s'en prend à mes proches le paiera très cher.
Aujourd'hui, je vais enfin montrer de quoi je suis capable, dans cette académie.
Isaac Like
Âge : 17 ans | Classe : Assassin à double élément | Rang : A+
Petite explication : la classe Assassin
Dans ce monde, un Assassin n'est ni un pur guerrier ni un vrai mage — c'est une classe hybride, née du mana circulant naturellement dans le corps plutôt que canalisé par incantation. Chaque Assassin s'éveille à un élément parmi sept : eau, terre, feu, foudre, vent, ombre et lumière. Un double élément, comme celui d'Isaac, est extrêmement rare — on en recense à peine une poignée par génération dans tout le royaume.
La foudre accélère les réflexes et la vitesse de décision du corps, rendant chaque mouvement plus net, plus brutal, presque instinctif. Le vent, lui, fluidifie la circulation du mana à travers les membres, démultipliant la puissance de chaque frappe sans effort apparent. Combinés, ces deux éléments font d'un Assassin un adversaire capable de frapper plus vite qu'on ne peut le voir, et plus fort qu'on ne peut l'anticiper — une arme vivante, taillée depuis l'enfance pour tuer avant même que sa cible ait pu réagir.
C'est cette combinaison précise, foudre et vent, qui explique qu'Isaac ait survécu à un entraînement aussi brutal : son corps, depuis ses cinq ans, a été façonné pour ne jamais hésiter.
Quatre heures du matin
On voit Fine courir, seul, à quatre heures du matin.
— Ça fait cinq fois que je fais le tour de l'académie… ouf… c'était dur.
Une voix familière retentit derrière lui.
— Moi, je peux en faire cinquante sans être essoufflé.
Fine sursauta — c'était Albert Eint.
— Ah, c'est vous, souffla-t-il, soulagé. Qu'est-ce que vous faites ici ?
— Bah, j'entendais quelqu'un courir autour de l'académie, alors je suis venu voir.
Fine, gêné, s'excusa de l'avoir réveillé.
— T'as un duel contre Isaac Like, non ? demanda Albert.
— Oui. Pourquoi cette question ?
— Pour rien. Je voulais juste savoir comment t'avais trouvé ma viande, que tu as si bien mangée.
— C'était vous ?! dit Fine, surpris. C'était succulent.
— J'en suis ravi. Mais sache que ce n'était pas pour reprendre des forces — c'était pour que tu maîtrises enfin ton Hageshi.
— Comment ça, « maîtrise » ? Ça sert à quoi, concrètement ?
— Si tu sais bien utiliser ton Hageshi, tu pourrais devenir un véritable guerrier mage.
— J'en ai rien à faire, moi, mais merci quand même.
Fine lui tourna le dos et le salua. Avant qu'il ne s'éloigne trop, Albert lui glissa un dernier mot :
— Je vais te donner un petit conseil. Agis comme les mouches.
Fine fronça les sourcils, sans comprendre, et poursuivit son chemin.
Quelques heures plus tard, dans le dortoir
— J'ai enfin fini mes préparatifs, dit Fine, tout sourire. J'ai réussi mon tout premier sandwich en seize ans d'existence.
— T'as vraiment rien de mieux à faire ? demanda Yannis, blasé.
— T'inquiète, je vais les finir.
— Et si tu les oublies ?
— T'inquiète, j'en ai pris trois, au cas où.
— Ça veut dire que ça arrive souvent, ce genre de truc, chez toi.
— Bah non… enfin si… je sais pas, mais laisse-moi manger mon sandwich tranquille.
Andrew entra à ce moment-là, les bras chargés de petits-déjeuners.
— Merci, mon pote, dit Yannis.
— Je mange encore, moi, protesta Fine.
Du côté de Blight
— Il est quelle heure ? demanda-t-il, encore à moitié endormi.
— Dix heures, mon chou, répondit Arlene.
— Mais qu'est-ce que tu fais dans ma chambre ?
— T'as oublié ?
— Oublié quoi ?
Arlene lui adressa un sourire malicieux.
— On a couché ensemble hier soir.
— Arrête de dire des trucs pareils, en plus… — la porte s'ouvrit brusquement. C'était sa sœur, Fatima.
— Félicitations, petit frère, dit-elle, un sourire en coin.
— Oh non… qu'est-ce que —
Avant qu'il n'ait pu finir sa phrase, Arlene avait déjà filé, rouge de honte.
Avant le combat
Fine se promenait, tentant de se calmer avant d'affronter Isaac.
— Soupir… qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? Je suis juste un gamin qui essaie de se battre pour la justice…
Une voix l'interrompit soudain.
— Mais qu'est-ce que tu racontes, toi ?
Fine leva les yeux et aperçut Arlene, perchée dans un arbre.
« Ouais… elle est sublime », pensa-t-il.
— Sale pervers… tu me dégoûtes, lâcha-t-elle en le surprenant en pleine contemplation.
— Je suis pas un pervers ! Et ça fait combien de temps que t'es restée là-haut, au juste ?
— Quatre heures, murmura-t-elle.
— Quatre ans, c'est long, ma gueule.
— Mais t'es débile ou quoi ? dit-elle, agacée. Bon, passons — c'est pas l'heure de ton combat contre Isaac ?
— Si, justement, j'y vais.
— Tu veux un conseil ?
— Vas-y, de toute façon j'ai besoin de toute l'aide possible.
— Quand tu te battras, n'essaie pas de réfléchir avant d'agir. Fais l'inverse.
— Tu veux dire, laisser parler l'instinct ?
— J'en sais rien, moi… c'est toi qui vois.
Arlene avait déjà disparu de son arbre.
— Mais pourquoi tout le monde tient à m'aider aujourd'hui ? marmonna Fine, perplexe.
L'heure du combat
Isaac se préparait quand Blight apparut derrière lui.
— Vas-y doucement avec lui.
— Pourquoi ça ? dit Isaac. C'est pas toi qui disais hier qu'il était largement à ma portée ?
— J'ai dit ça, moi ? Peu importe. Ne le tue pas, c'est tout. Il est peut-être pas encore assez fort — mais dans le futur, il pourrait bien devenir plus puissant que nous tous réunis.
— Allez, je te laisse, c'est l'heure.
Fine et Isaac entrèrent dans l'arène de l'académie. Aucun mot ne sortit d'abord de leur bouche — puis Fine rompit le silence.
— Je sais que j'ai été un vrai connard. Avant qu'on commence, je tiens à m'excuser, dit-il en s'inclinant devant Isaac.
— Ouais, ouais. Moi aussi, j'ai merdé en lançant ce duel ridicule. Maintenant, il nous reste juste à savoir lequel de nous deux est le meilleur.
— On est quittes, alors ?
— Non. Mais j'attendrai la fin du combat pour que tu m'expliques, toi, ce qui t'est passé par la tête.
Fine lui offrit un sourire franc.
— Okay.
Les gradins s'étaient remplis : Yannis et Andrew, Noëla et Sandy, Raoul souriant au loin aux côtés de Lorenzo, Nathan et Sona, Yassin et Auguste, la bande de Kyle, Blight et sa troupe, Albert Eint et M. Pouf — et enfin Theo, qui observait, silencieux, l'affrontement entre deux garçons qui avaient chacun eu tort, sans jamais avoir eu de vraies mauvaises intentions.
Le combat
Que le combat commence. Tous les regards se tournèrent vers l'écran magique flottant au-dessus de l'arène.
Isaac se jeta sur Fine à une vitesse fulgurante et le toucha avant même que celui-ci n'ait pu réagir. Fine voulut contre-attaquer — mais Isaac avait déjà anticipé, encore. Fine se débattit, chercha une ouverture, mais rien n'y fit : Isaac le propulsa violemment contre un bâtiment au loin.
— Okay. Je vais devoir sortir mes talismans, maintenant.
(Un peu plus tôt, dans le dortoir)
— Mais qu'est-ce que tu fabriques, là ? avait demandé Yannis.
— Un talisman ? avait répété Fine.
— Comment ça, un talisman ? avait demandé Andrew.
— Vous voyez le cahier de Noëla, là ?
Les deux avaient hoché la tête.
— Il contient des cercles magiques de sorts qui pourraient me servir contre Isaac — en plus, Noëla a traduit tout le vocabulaire technique pour que je comprenne.
— Et tu comptes faire quoi avec ces papiers ? avait demandé Andrew.
— Je vais y dessiner les symboles, puis je les utiliserai en combat pour pas perdre de temps à incanter un sort long à voix haute.
— Pas bête. T'en as préparé combien ? avait demandé Yannis.
— Entre cent et deux cents.
— Tu te fous de moi, là, avait dit Yannis, sidéré.
— Contre Blight, j'ai perdu un temps fou à improviser mes sorts, et je maîtrise toujours pas mon Hageshi de perception. Là, je prends les devants. En plus, Isaac est dans ce monde depuis bien plus longtemps que nous — il a l'expérience. Moi, j'ai rien, à part un vrai passif de petit délinquant.
Maintenant
— C'est l'heure, dit Fine en fouillant sa poche — avant de se figer. J'ai oublié… PUTAIN !
Dans les gradins, Yannis se frappa le front.
— Il a oublié, le con.
Fine fut projeté contre le mur du dortoir, crachant du sang sous le choc, mais réussit à s'accrocher à un rebord in extremis pour ne pas s'effondrer.
— J'ai oublié mes talismans, comme un vrai con.
Isaac surgit à son tour, marchant littéralement sur le mur, défiant toute gravité.
— Comment t'as fait ça ? demanda Fine, abasourdi.
— Découvre-le toi-même.
Isaac se jeta sur lui à une vitesse hallucinante. Fine fut projeté dans les airs, et Isaac continua de le frapper sans répit, jusqu'à ce qu'il retombe lourdement au sol, dans le jardin, crachant encore du sang. Isaac apparut aussitôt au-dessus de lui.
— T'inquiète, tu vas pas mourir. Si je te tuais, tu réapparaîtrais directement dans l'arène — l'académie a installé des systèmes de sécurité pour ça.
— Ça… veut dire… qu'on est… dans un jeu de combat, alors, articula péniblement Fine.
— Je pensais que t'étais fort. Apparemment non. J'ai même pas encore utilisé toute ma force, ni mes dagues.
— Soin… viens à moi… guéris-moi ! hurla Fine.
Une lumière l'enveloppa, refermant ses blessures.
— Bon, passons au round deux, dit Isaac avec un sourire.
Le combat reprit de plus belle. Isaac se mit à tourner autour de Fine à une vitesse grandissante — chaque tour un peu plus rapide que le précédent — jusqu'à former une véritable tempête. Fine fut de nouveau propulsé contre le dortoir, mais cette fois, il eut un instant pour improviser.
— Ô mon mur qui murmure, protège-moi !
Rien ne se passa. Il encaissa l'impact de plein fouet.
— Sérieux, abandonne. Tu me battras jamais, dit Isaac, presque désolé pour lui.
— J'en ai marre !
Fine libéra tout son mana d'un coup et se jeta sur Isaac en hurlant.
Isaac soupira et activa ses dagues, désormais chargées d'électricité crépitante.
— Technique foudroyante : Flashcut.
Fine encaissa l'attaque de plein fouet et fut envoyé valser à travers l'arène.
Dans les gradins
Theo observait la scène au loin, le visage défait.
— Oh non… tout ça, c'est ma faute.
— Theo Brandon. Intéressant, comme nom, dit une voix mystérieuse derrière lui.
Theo se retourna brusquement.
— Qui êtes-vous ?
C'était Raoul.
— Yo, dit-il simplement.
— Je vous ai demandé qui vous étiez.
— Je me nomme Raoul. Et j'ai besoin de toi — de ta capacité à manipuler l'esprit des gens.
— Comment… comment vous savez ça ?
Raoul se contenta de sourire, un sourire bien trop calme.
Theo Brandon
Âge : 17 ans | Classe : Manipulateur | Rang : B
Dans l'arène
Fine, perdu dans ses pensées, luttait contre la tentation d'abandonner. « Ça fait tellement mal, bon sang… j'ai envie de déclarer forfait, mais si je fais ça, je perds toute ma fierté… »
Il se releva, les jambes tremblantes.
— Je vais gagner.
Il se jeta sur Isaac à toute vitesse, mais celui-ci esquivait chaque coup avec une facilité insolente. Fine insista, encore et encore, sans toucher une seule fois sa cible. Isaac se prépara à répliquer — et c'est alors que Fine repensa au conseil d'Eint : devenir comme une mouche. Isaac frappa ; Fine, au lieu d'esquiver, se souvint des mots d'Arlene, et encaissa le coup sans chercher à fuir.
« Mais putain, ça veut dire quoi, "comme une mouche" et "l'instinct", à la fin ?! Je suis dans la merde, là ! »
Les coups pleuvaient. Fine se faisait toucher partout, mais les deux conseils continuaient de tourner dans sa tête, comme un refrain obsédant. « Mais ça veut dire quoi, bordel… » Et soudain, un souvenir lointain refit surface.
Flashback
Fine, en troisième, dans sa salle de classe au collège.
— Monsieur Mathieu, pourquoi on dit que les scientifiques sont meilleurs que les littéraires ? demanda un élève.
— C'est simple : ce sont d'excellents observateurs, répondit le professeur.
— Et vous, alors, pourquoi vous êtes prof de physique et pas scientifique ? demanda Franky.
— Il faut être un très bon observateur pour ça, Franky. Pas vrai, Fine ?
— Pourquoi vous me demandez à moi ?
— Parce que t'es doué en sciences, non ?
Fin du flashback
« Ah, oui, c'est vrai — les mouches, avec leurs yeux composés, c'est justement pour ça qu'elles sont si difficiles à attraper. Elles perçoivent des centaines d'images par seconde, ce qui leur donne l'impression de voir le monde au ralenti. Et le conseil d'Arlene… c'était pas vraiment "l'instinct" — c'était "agir automatiquement", sans que la réflexion vienne tout ralentir. »
Fine se mit à sourire, et activa pleinement son Hageshi.
— Tu es enfin prêt, on dirait, dit Isaac.
— Ouais, je suis prêt.
Fine observa chaque détail autour de lui, sa perception désormais parfaitement maîtrisée.
Dans les gradins, Blight admit qu'il avait largement sous-estimé Fine. Arlene répondit qu'elle, elle le savait depuis le début. Eint, de son côté, se contenta de rire doucement.
Le combat reprit. Fine se plaça en garde ; Isaac dégaina ses deux dagues et fonça droit sur lui — mais cette fois, Fine esquiva. Isaac crut d'abord à un coup de chance. Puis Fine esquiva de nouveau. Et encore.
— Tu sais quelle est ma classe ? demanda Isaac, presque amusé.
— Assassin, j'imagine.
— Oui, mais pas n'importe lequel. Un assassin à double élément.
— Et alors ?
— Chaque assassin maîtrise un élément : eau, terre, feu, foudre, vent, ombre, lumière. Moi, c'est foudre et vent.
— Et tu sais quoi ? Je m'en fous, répondit Fine, imperturbable, en continuant d'esquiver.
Isaac laissa sa foudre se propager tout autour de lui, crépitante.
— Merde, ça devient sérieux, là, non ? pensa Fine.
Il se souvint alors de trois talismans glissés dans la doublure de son manteau en cuir : Corps léger, Speedy, Strength corps. Il les plaqua d'un geste sur sa peau. L'instant d'après, les deux combattants se percutèrent de plein fouet, le choc les projetant tous deux dans les airs.
Dans les gradins
— Ils sont vraiment forts, hein, Andrew ? dit Yannis, le souffle coupé.
— On va devoir s'améliorer, nous aussi, répondit Andrew, les yeux rivés sur le ciel.
— Ouais… ouais, carrément.
Les deux amis regardaient, fascinés, les éclairs de lumière qui ponctuaient le combat.
Le dénouement
— Lame du vent ! cria Isaac.
Fine l'esquiva de justesse.
— Il est temps d'en finir ! répondit-il.
Isaac chargea son attaque ultime : Windflash, une lame capable de trancher littéralement l'air. Il se jeta sur Fine — qui, dans un souffle, murmura une incantation :
— Esprit des métaux, gardien des forges éternelles, écoute mon appel. Que la force du fer épouse ma chair, que ma peau devienne une armure, et que mes os portent la solidité des montagnes. Par la volonté de mon âme, que l'acier naisse en moi ! TRANSFORMATION : BRAS D'ACIER !
Le bras de Fine se métamorphosa, recouvert d'un acier d'une dureté extrême.
Les deux combattants se percutèrent à pleine vitesse. Un choc sourd résonna dans toute l'arène. Puis, le silence — et une seule silhouette resta debout : Fine. Il leva son bras droit vers le ciel, triomphant.
— Je suis… UN GÉNIE !
Au loin
Raoul essuyait lentement du sang sur la lame de son couteau, savourant presque la victoire de Fine, comme si elle lui appartenait aussi, d'une certaine façon.
— Ah, il a gagné, on dirait.
Félicitations, vous avez absorbé : Manipulation mentale.
Au sol, dans l'ombre des gradins en liesse, gisait le corps sans vie de Theo.