Chapitre 91
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : Hydrogen B.
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Chapitre 91 : 091
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C’est alors que tous ceux qui nous entouraient se figèrent.
« Jiho, qu’est-ce que tu racontes encore comme conneries ?! »
Clac !
Ma grande sœur me flanqua une bonne tape dans le dos.
Qu’est-ce qui lui prenait ?
Je la regardai, perplexe, et elle me lança d’un ton pressant :
« Comment oses-tu parler ainsi au président ?! Excuse-toi tout de suite… Vite ! »
« Ah. »
Je compris alors mon erreur.
Jang Daehan, qui se tenait devant moi, était le président.
Il détenait l’autorité et le pouvoir suprêmes du pays. C’était le représentant que notre peuple avait élu de ses propres mains !
Et je venais de lui lancer avec arrogance : « Vous avez l’air d’en baver, le chauve. Gardez la tête haute. »
Tout ça à cause de ce fichu ego de sorcier.
« Ah. J’ai fait une bourde parce que tous ceux qui m’entouraient me semblaient tellement insignifiants. »
Le rang de mon âme de sorcier était tout simplement trop élevé.
Tous ceux qui m’entouraient me paraissaient insignifiants et faibles. Même le président, le commandant suprême de ce pays, m’avait semblé n’être qu’un pauvre humain pitoyable et malchanceux.
Voilà pourquoi j’avais traité le président avec autant de désinvolture, sans même m’en rendre compte.
Quelle erreur…
À quel point avais-je paru irrespectueux ?
Je repensai soudain à ce salaud de Mage noir de la Tour.
« Ces gens ne sont-ils pas de simples insectes, incapables de maîtriser ne serait-ce qu’un grain de mana ? »
« Les gens sont-ils vraiment tous pareils ? Les roturiers ne sont que du bétail doué de parole. Les humains incapables de maîtriser le mana ne servent qu’à travailler ou à être sacrifiés. »
« Je ne comprends pas pourquoi tu te soucies tant des roturiers. »
Ce Mage noir avait livré des milliers, peut-être des dizaines de milliers de personnes aux Goules pour qu’elles s’en nourrissent.
Sans le moindre remords.
Il avait traité les roturiers comme du simple bétail.
Je crois que je compris comment il en était arrivé là.
Tout le monde autour de lui lui paraissait insignifiant, alors il avait fini par ne plus traiter les humains comme des humains !
Une vague d’angoisse me traversa.
« Merde. Est-ce que je vais finir comme lui, moi aussi ?! »
Pour l’instant, je ne traitais le président que comme quelqu’un d’inférieur à moi.
Mais un jour, je risquais de me mettre à considérer les humains comme du bétail, tout comme ce salaud de Mage noir que j’avais croisé dans la Tour.
Moi, traiter les habitants de Corée, le royaume, comme du bétail !
C’était hors de question !
Ce corps était fait pour sauver les citoyens de Corée, le royaume, pas pour les exploiter et les massacrer !
Je repris vite mes esprits et ouvris la bouche.
« Ah ! Désolé. J’ai parlé sans réfléchir. »
« Je vous prie de m’excuser, monsieur le président ! Ce gamin manque tellement de maturité… ! Hé ! Baek Jiho ! Qu’est-ce qui te prend, bon sang ?! »
Je présentai mes excuses pendant que ma grande sœur continuait à me taper dans le dos.
Hum. C’était ma faute, je n’avais rien à répondre.
Alors que je m’excusais…
« Hahahaha ! »
Le président Jang Daehan éclata d’un rire franc.
Pourquoi riait-il ?
La situation était-elle si absurde qu’il en avait perdu la tête ?
Il afficha un grand sourire.
« Vous êtes vraiment comme on me l’avait dit, monsieur Baek Jiho. Je me sens déjà bien plus tranquille. Vous avez l’air sincère et honnête. Et je suis heureux de voir à quel point le Chasseur Baek Jiho tient à sa patrie. »
« C’est moi. »
« Vous allez bientôt rencontrer le président Trump. J’avais peur que vous ne partiez soudainement pour l’Amérique… Heureusement, il semblerait que mes craintes étaient infondées. »
Jang Daehan sourit, satisfait.
Hum… Enfin bref.
Donc, il ne m’en voulait pas trop pour ma gaffe ?
Ouf.
« Désolé d’avoir dit une bêtise. C’est tout moi, ça. »
« N’y pensez plus. Et comparé aux autres chasseurs qui ont réussi le rang difficile, votre comportement n’a rien d’excessif. »
« Les autres chasseurs… Vous voulez dire… ? »
« Oui. La chasseuse Choi Yejin. Quand elle a un peu trop bu, il lui arrive de débarquer à la Maison-Bleue à l’aube et de m’attraper par le col. Elle me harcèle sans relâche pour que je récupère davantage de points au plus vite… Ha ha. Le personnel du Service de sécurité présidentielle en a bien souffert. »
« Euh… »
Donc cette folle de Choi Yejin se soûlait parfois, débarquait à la Maison-Bleue à l’aube et attrapait le président par le col.
Mais qu’est-ce que cette dingue pouvait bien faire de sa vie ?
Se soûler et secouer le président par le col ?
Elle était complètement cinglée ou quoi ?
Alors que je restais planté là, sous le choc, le président Jang Daehan reprit à voix basse :
« Je tenais à vous parler avant la signature officielle, loin des oreilles du président Trump… Mais il semblerait que je n’aie pas besoin de prononcer le discours que j’avais préparé. »
« Qu’est-ce que vous vouliez me dire ? »
« Rien de bien particulier. Je voulais vous demander de travailler pour votre patrie, de ne pas partir en Amérique et de rester en République de Corée… Ce genre de choses. En résumé, je suis venu vous tirer par la jambe de pantalon, Chasseur Baek Jiho. Quand je m’allonge par terre pour vous supplier à genoux, les autres chasseurs ont tendance à y réfléchir à une ou deux reprises. »
« … »
« Mais ce ne sera apparemment pas nécessaire. Tant mieux. Vraiment tant mieux… »
Le président était venu me demander de rester en République de Corée.
Après la signature officielle, je devais rencontrer Torumph au banquet. Il avait donc dû craindre que je parte en Amérique.
J’esquissai un sourire en coin.
« Quelle inquiétude inutile. »
Où irait donc ce Chasseur patriote Chungmugong de Difficulté Extrême Lunatique après avoir abandonné Corée, le royaume ?
Je ne pensais qu’à rafler jusqu’au dernier point de la Tour et à sauver les habitants de mon pays.
Il croyait que j’allais quitter honteusement la Corée comme ces chasseurs traîtres de seconde zone ?
« Ne vous inquiétez pas, monsieur le président. Faites confiance au Chasseur patriote Chungmugong de Difficulté Extrême Lunatique. Et vous devriez aussi suivre un traitement contre la chute des cheveux. Vous avez le crâne tellement dégarni qu’on dirait que vous avez froid. »
« Hahaha ! Merci de vous soucier de moi, Chasseur Baek Jiho. Malheureusement, j’ai entendu dire que la médecine moderne ne pouvait pas faire grand-chose contre la calvitie. Malheureusement. »
« C’est dommage. »
« Oui. C’est vraiment dommage… »
Le président esquissa un sourire amer, et je haussai les épaules.
Puis, tout à coup.
— Il s’inclina.
Il se courba profondément en avant.
Le président venait de s’incliner devant moi à quatre-vingt-dix degrés, à la perfection !
C’était aussi impeccable que l’inclinaison de Han Seonga.
Son crâne lisse brillait comme un miroir.
« Aah ! »
« Monsieur le président ! »
« ! »
Tous les employés alentour retinrent leur souffle, stupéfaits.
Ils semblaient sous le choc de voir un homme qui était président s’incliner aussi profondément.
Mais le plus surpris, c’était moi.
« Pourquoi est-ce qu’il s’incline comme ça, tout à coup ? »
Ce genre de choses me mettait mal à l’aise.
Le président poursuivit à voix basse, la tête toujours baissée.
« Chasseur Baek Jiho. Je vous remercie sincèrement pour tous vos efforts jusqu’à présent. »
« … »
« Pour avoir rapporté tant de points, résolu la pénurie d’électricité de notre pays et fait face aux menaces venues de l’étranger… Je vous remercie pour tout cela. Sans vous, la situation en République de Corée serait encore bien pire qu’elle ne l’est aujourd’hui. »
« C’est moi. »
« … Continuez à prendre soin de nous, je vous prie. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, dites-le-nous à tout moment. Le gouvernement de la République de Corée fera tout son possible pour vous faciliter la vie. »
Le président se redressa lentement.
Avec un sourire gêné, il ajouta : « Hum. La signature officielle va bientôt commencer. Je devrais aller calmer le président Trump. Il a l’air furieux parce que je l’ai empêché de rencontrer le Chasseur Baek Jiho avant la signature. »
« Vous devriez y aller. J’ai entendu dire que Torumph avait mauvais caractère. »
« Haha. Je vais donc vous laisser. À tout à l’heure, au banquet, après la signature officielle. »
Clac, clac.
Le président Jang Daehan s’éloigna avec ses secrétaires.
Il s’était peut-être fait mal au dos en s’inclinant aussi bas, car il se massait la taille en marchant.
Un homme d’âge mûr, la quarantaine, devrait commencer à prendre soin de son dos.
Voilà ce qui arrivait quand on se forçait à s’incliner parfaitement à quatre-vingt-dix degrés.
En le regardant s’éloigner, je marmonnai à voix basse :
« Grande sœur, ce vieux est plutôt classe. »
« Je sais. Ça n’a pas dû être facile pour lui de s’incliner comme ça, alors qu’il est président… »
« Il n’a pas à rougir devant Han Seonga, avec son inclinaison à quatre-vingt-dix degrés. C’était impeccable. Si j’ai encore beaucoup de Potions de rajeunissement plus tard, je devrais lui en donner après toi. »
« … Et Hyeji ? »
« Le président passe avant cette sangsue de Na Hyeji qui prend le bus. Il faut bien s’occuper d’abord des gens admirables comme lui ! Oui ! »
« Hyeji va être triste. Elle avait vraiment l’air d’espérer recevoir bientôt une Potion de rajeunissement, elle aussi… »
« Mais une Potion de rajeunissement peut-elle guérir la calvitie ? »
Le président Jang Daehan.
Ce n’était pas un chasseur hors du commun, juste un civil ordinaire…
Mais en tant qu’homme, il était admirable.
Même après avoir atteint le poste le plus élevé du pays, il n’avait pas peur de perdre la face et me témoignait un respect sincère.
À vrai dire, il avait toujours été comme ça.
Un homme prêt à renoncer à sa dignité et à sa fierté, et à employer tous les moyens nécessaires pour sauver le pays.
Il méritait vraiment d’être celui qui avait dépassé tous les politiciens établis pour devenir président.
Je regardai l’heure et marmonnai doucement :
« La signature officielle va bientôt commencer ? »
* * *
Au même moment, dans la salle Chungmu du bâtiment principal de la Maison-Bleue.
C’était là qu’aurait lieu la signature officielle de Baek Jiho.
L’agitation y régnait.
À cause de Torumph.
« Ces putains de CMM sont là aussi ! Quel conseiller a fait venir ces abrutis de la fausse presse ?! CMM a été virée du corps de presse de la Maison-Blanche il y a belle lurette ! C’est moi qui les ai virés ! Quel crétin de conseiller les a laissés entrer ? Répondez-moi tout de suite ! »
« C-c’était moi. »
« Vous êtes viré ! Faites vos cartons et fichez-moi le camp ! Et foutez-moi tous ces abrutis de CMM dehors, tout de suite ! Bande de déchets ! »
Le président Trump venait de repérer ses ennemis jurés de CMM.
Lors de leurs déplacements à l’étranger, les présidents américains avaient pour habitude d’emmener des journalistes à bord de l’avion présidentiel.
Mais un nouveau conseiller avait commis l’erreur d’inclure CMM.
Torumph rugit :
« Ces fichus CMM… ! J’en peux plus de ces abrutis de la fausse presse ! Ils sont catastrophiques ! Pox News ! Où est Pox News ? Mon cher Pox News ! »
« Ils sont là-bas. »
« Oh ! Notre merveilleux Pox News est là ! Je vais leur accorder une interview exclusive. Je leur dirai que ces putains de journalistes de CMM ont soudoyé notre conseiller débile et se sont clandestinement faufilés jusqu’en Corée ! Ce sont des démons qui me mettent des bâtons dans les roues à chaque fois que j’essaie de rendre sa grandeur à l’Amérique ! »
« … Je vais appeler le journaliste. »
« Maudits CMM ! Maudite fausse presse ! Des gens abjects ! Je déteste vraiment CMM ! »
Torumph adressa un doigt d’honneur aux journalistes de CMM tandis qu’on les faisait sortir.
Pendant que Torumph faisait son scandale, les médias coréens et américains mitraillaient la scène de leurs appareils photo.
La grandeur habituelle du plus grand chercheur d’attention du monde.
Au milieu du vacarme qui régnait dans la salle Chungmu, un homme se tenait tranquillement à côté du président Trump.
Sa peau était légèrement plus foncée que celle de la plupart des Blancs.
Il était de petite taille, mais son corps était couvert de muscles solides.
Ses yeux bruns reflétaient une détermination inébranlable, et une certaine pression émanait de tout son être.
« Oh, capitaine ! Mon capitaine ! David ! »
Cet homme n’était autre que David.
Saisit.
Torumph, qui bavardait avec un journaliste, saisit David par l’épaule.
Rabattant sa casquette rouge sur son front, il lui dit à voix basse :
« Ce Coréen va bientôt arriver. Observe-le bien et vois quel genre d’homme est Baek Jiho, et à quel point il est fort. Beaucoup de gens en font tout un plat, alors vérifie par toi-même. »
« Compris, monsieur le président. »
« Bien ! Je ne fais confiance qu’au jugement de notre grand capitaine ! Vous êtes le meilleur ! Excellent ! Et bien sûr, moi aussi, je suis le meilleur ! »
Torumph avait demandé à David d’évaluer Baek Jiho.
Le principal objectif de sa visite en Corée était de recruter Baek Jiho. Torumph voulait donc mesurer ses capacités à travers le regard de David, le chasseur numéro un mondial dont l’Amérique était si fière.
L’œil du capitaine David lui donnerait une estimation assez fiable.
Baek Jiho.
Était-il vraiment un chasseur qui valait la peine d’être recruté ?
Ou n’était-il qu’un chasseur de rang difficile de plus ?
L’attitude de Torumph au banquet, plus tard, dépendrait du jugement de David.
« La signature officielle va bientôt commencer. Membres de la presse et des chaînes de télévision, veuillez garder le silence. »
À l’annonce d’un employé de la Maison-Bleue, le bruit s’estompa peu à peu.
David observa l’entrée de ses yeux enfoncés.
Il se dit :
« Baek Jiho. Le sixième chasseur de rang difficile à apparaître en République de Corée… »
Il pensait à Baek Jiho.
Le parcours de Baek Jiho était incroyable à bien des égards.
« Un chasseur qui gravit un étage par jour. Un chasseur qui rapporte des centaines de milliers de points chaque jour, alors qu’il se trouve encore dans les Étages supérieurs. Un chasseur qui a rapporté plusieurs Réacteurs à pierres magiques des Étages intermédiaires… »
C’était plus que difficile à croire.
Son parcours était aberrant.
Comment quelqu’un qui se trouvait encore dans les Étages supérieurs pouvait-il gagner des centaines de milliers de points chaque jour ?
Comment pouvait-il rapporter des Réacteurs à pierres magiques, qu’on ne trouvait que dans les Étages supérieurs, depuis les Étages intermédiaires ?
Comment pouvait-il terminer en une journée des étages qui prenaient aux autres plusieurs jours au mieux, et plusieurs semaines au pire ?
Quel que soit le point de vue, c’était absurde.
Il y avait extrêmement peu de chances que ce soit vrai.
Malgré tout, David ne tira pas de conclusions hâtives.
« … Je le saurai quand je le verrai. Je verrai s’il est réel ou s’il s’agit d’une manœuvre coréenne dans une ultime tentative avant la destruction du pays. »
David était un chasseur qui avait vécu d’innombrables combats et possédait un instinct aguerri.
Il avait rencontré quantité de chasseurs et tué de nombreux ennemis.
En examinant l’allure, l’expression et les mouvements de Baek Jiho, il pourrait évaluer son niveau sans trop de difficulté.
Le regard du numéro un mondial était aussi précis que cela.
David.
Les présidents de Corée et d’Amérique.
Les caméras de la presse et des chaînes de télévision.
Tous fixaient l’entrée de la salle Chungmu.
Puis, soudain.
— Boum !
Les portes de la salle Chungmu s’ouvrirent enfin.
Juste après.
— Flash !
Une intense lumière dorée se déversa dans la salle.
Elle était si vive et si puissante que tout le monde perdit momentanément la vue.
« Aaaah ! Mes yeux !!! C’est trop lumineux, bon sang ! Qu’est-ce que c’est que ça ?! Encore une tentative d’assassinat ?! David ! Vérifiez mes oreilles ! Elles sont toujours bien accrochées ?! »
« Quoi ?! »
« C’est quoi, cette lumière… ?! »
« C’est trop lumineux, je n’arrive même pas à ouvrir les yeux… ! »
Les journalistes et les équipes de télévision paniquèrent.
Cette soudaine lumière vive les avait pris au dépourvu, comme on pouvait s’y attendre.
Mais ils n’étaient pas au bout de leurs surprises.
— Clac. Clac. Clac. Clac.
Une silhouette lumineuse se mit à traverser fièrement la salle Chungmu !
La lumière marchait.
Mais que se passait-il donc ?
« Ce serait… une personne ?! »
« Quoi ? C’est une personne ?! »
« Mais qu’est-ce que vous racontez ? »
Les journalistes perdaient leurs moyens.
La silhouette humaine, enveloppée d’un éclat doré, traversa le centre de la salle puis s’approcha de la table, tout au fond.
Alors…
« Je signe ici ? »
La silhouette lumineuse prit tranquillement un stylo.
Gribouillis.
L’homme de lumière signa sans hésiter le document qu’on avait préparé.
Il s’adressa au président assis de l’autre côté de la table.
« J’ai signé. C’est ça, la signature officielle ? »
« … À cette voix, seriez-vous monsieur Baek Jiho ? »
« Oui. Vous avez oublié mon visage ? Pourquoi vous ne me reconnaissez pas ? On vient de se voir… Ah ! C’est parce que mon aura a tellement changé que vous ne me reconnaissez pas ? »
« … ? »
« Hé hé. Je dois avoir l’air sacrément saint, là. Qu’en pensez-vous ? Voilà la majesté d’un Chasseur céleste de la Difficulté Extrême Lunatique. Mon aura a tellement changé que vous ne me reconnaissez même plus. L’effet cosmétique est vraiment incroyable… ! »
« Non, bien sûr… »
Comment aurait-il pu le reconnaître ?
La lumière était si vive qu’il avait du mal à garder les yeux ouverts… !
Mais le président n’eut d’autre choix que d’avaler ses paroles.
Sa bouche refusait de bouger.
D’où venait cet intense éclat doré ?
Il avait quelque chose de révérencieux et de sacré, tout en dégageant une puissance écrasante et dominatrice…
On aurait dit qu’il se trouvait face à un être d’un tout autre ordre.
Le président Jang Daehan ne put que fixer Baek Jiho d’un air hébété, sans parvenir à parler.
Puis Baek Jiho lança d’un ton enjoué :
« Maintenant que j’ai signé, c’est l’heure de la conférence de presse ? »
« Euh, monsieur Baek Jiho… ? »
« Ah. Je dois juste monter sur cette estrade, c’est ça ? »
Clac, clac.
L’homme de lumière, Baek Jiho, traversa la salle à grands pas et monta sur l’estrade installée dans un coin de la salle Chungmu.
Il approcha la bouche du microphone et murmura :
« C’est moi. »
La voix de Baek Jiho résonna dans les haut-parleurs reliés au microphone.
Point bleu faisait ses débuts.
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