Chapitre 90
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : Hydrogen B.
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Chapitre 90 : 090
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Le lendemain matin.
Je me réveillai dans un lit luxueux et marmonnai doucement :
« Hum. Enfin, je me réveille dans un lit digne du Chasseur sorcier de Difficulté Extrême Lunatique… ! »
Les meubles étaient arrivés la veille.
Pendant que j’étais dans la Tour, on avait tout installé. Grâce à ça, je pouvais enfin me réveiller dans un vrai lit.
Le Doux Foyer de Difficulté Extrême Lunatique commençait peu à peu à ressembler à un endroit où des gens vivaient vraiment.
À titre indicatif, tous les meubles venaient de magasins de luxe. La plupart avaient été achetés sur les conseils de Na Hyeji.
J’étais quand même sous le choc.
Quel genre de lit pouvait coûter des dizaines de millions de won ?
À bien y réfléchir, Na Hyeji était peut-être vraiment incroyablement riche.
Bref.
« Grande sœur ! À manger ! »
Je rampai jusqu’au salon et criai. Ma sœur, qui cuisinait dans la cuisine, me répondit :
« Oui, Jiho. Qu’est-ce que tu veux pour le petit-déjeuner ? »
« Une soupe au doenjang, évidemment. »
« Encore cette fichue soupe… Je savais que tu allais me réclamer une soupe au doenjang. Attends un peu, ce sera bientôt prêt. J’ai acheté des courses hier. »
« Parfait. Le deuxième jour après le déménagement, je vais enfin pouvoir manger la soupe au doenjang de ma sœur. »
Les appareils de cuisine étaient arrivés avec les meubles la veille, y compris le réfrigérateur. On pouvait enfin manger des plats faits maison.
Une journée ne commençait pas vraiment sans une soupe au doenjang maison au petit-déjeuner !
La table fut dressée en un rien de temps.
— Slurp !
« Jiho, mange lentement. Et ne fais pas de bruit en mangeant. Si tu te goinfres comme ça dehors, les gens vont croire qu’on ne t’a pas bien élevé. »
« Hé ! Je n’ai pas à écouter les plébéiens incapables d’utiliser la magie. Comment ces plébéiens ignorants en magie osent-ils traiter qui que ce soit de mal élevé ?! Vous, les plébéiens qui n’avez jamais appris la magie, vous êtes les vrais ignorants et les vrais illettrés ! »
« … Ça m’inquiète. Tu signes le contrat officiel aujourd’hui et tu participes à un banquet à la Maison-Bleue, non ? Tu ne vas pas manger aussi salement là-bas, quand même ? »
« … »
« Jiho ? »
Ma sœur me regardait d’un air inquiet.
Elle s’en faisait trop. Elle croyait vraiment que j’allais aspirer bruyamment ma soupe, faire claquer mes lèvres et engloutir mon repas devant le président de la Corée et celui des États-Unis ?
Moi aussi, je détestais les gens qui faisaient claquer leurs lèvres en mangeant. Je ne me comportais comme ça que chez moi, quand j’étais à l’aise.
Bref, pendant le repas, je sortis mon téléphone et consultai le Forum des chasseurs.
Voilà les publications que je vis.
[C’est aujourd’hui, le contrat officiel, non ? C’est à quelle heure ?]
[J’ai entendu dire que c’était l’après-midi. Allumez une chaîne d’info à 15 heures.]
[Je m’entraîne pour le post que je ferai tout à l’heure) Waouh, le Point bleu était une jolie ancienne militaire, quelle putain de surprise, bordel de merde]
[Le Grand Point ne va pas rencontrer Torumph et partir en Amérique, hein ?]
[Mais le Grand Point va se montrer et arrêter de poster ses conneries pour attirer l’attention, non ? Même avec un culot pareil, il pourra pas continuer à publier ça maintenant que tout le monde connaît son visage.]
[Non, je pense qu’il continuera même après avoir montré sa tête… Je le sens comme ça…]
Le Forum des chasseurs était rempli de publications à mon sujet.
Je souris.
« Hé hé. Je vois qu’il y a plein d’utilisateurs du Forum des chasseurs qui vont être tellement éblouis par mon visage saint et beau qu’ils vont en tomber à la renverse. »
« Jiho, tu as un visage banal. Ne prends pas trop la confiance. »
C’était sûrement parce qu’on était de la même famille. Ma sœur minimisait toujours mon physique.
Bien sûr, je ne la croyais pas. Iing Iing avait dit que j’étais beau.
Et j’avais aussi une arme secrète… l’effet cosmétique sacré.
Après le petit-déjeuner, une visiteuse arriva à l’heure prévue.
« Bonjour, Chasseur Baek Jiho. »
C’était Han Seonga.
« Je vais vous escorter jusqu’à la Maison-Bleue », dit-elle à voix basse.
Ma sœur et moi montâmes dans une voiture conduite par un agent du Service national de renseignement et prîmes la direction de Jongno-gu, où se trouvait la Maison-Bleue.
L’heure du contrat officiel approchait.
* * *
En route vers la Maison-Bleue, Han Seonga prit la parole depuis le siège passager avant.
« Je vais vous expliquer le déroulement de la signature du contrat officiel. »
Elle m’exposa soigneusement chaque étape.
« D’abord, vous signerez les documents du contrat officiel dans le bâtiment principal de la Maison-Bleue. Ensuite, il y aura une brève conférence de presse, puis un banquet à la résidence d’État. L’événement prendra alors fin. Le tout devrait durer environ trois heures. »
La procédure du contrat officiel était plutôt simple.
En gros, je signerais les documents devant les journalistes dans le bâtiment principal de la Maison-Bleue, je mettrais le bazar à la conférence de presse, puis je me rendrais à la résidence d’État pour manger au banquet avant de rentrer chez moi.
« C’est plus simple que je ne le pensais. Tout le monde en faisait tellement tout un plat que je croyais que ce serait beaucoup plus grandiose. »
Je m’imaginais déjà hisser le Taegeukgi, faire jouer l’hymne national, me faire réciter le serment au drapeau et toute cette mise en scène.
Apparemment, ce n’était pas prévu.
« C’était comme ça autrefois, mais Londres a imposé des sanctions, expliqua Han Seonga. Ils ont déclaré qu’imposer le patriotisme aux Chasseurs issus du rang difficile constituait une violation de la Convention. »
« Ah, je vois. »
« Et l’opinion publique n’y est pas très favorable non plus. Même quand nous organisions une grande cérémonie de signature du contrat officiel, ils finissaient tous par partir à l’étranger… »
C’était vrai.
La Corée avait tendance à imposer le patriotisme aux gens. C’était une sorte de manipulation patriotique.
Les Américains s’en fichaient peut-être, mais les Européens s’étranglaient de rage rien qu’en y pensant.
Han Seonga reprit prudemment la parole :
« Au fait… Monsieur Baek Jiho. Vous êtes vraiment sûr de vouloir participer à la conférence de presse ? »
« Pourquoi je ne le voudrais pas ? »
« Ce sera votre première apparition publique, n’est-ce pas ? Nous avons prévu une conférence de presse, mais si vous n’en avez pas envie, nous pouvons tout simplement l’annuler. Comme vous le savez, il y a beaucoup de journalistes minables. »
Han Seonga semblait craindre que les médias ne s’en prennent à moi.
Les standards du journalisme coréen n’étaient pas vraiment élevés. On traitait souvent les journalistes d’ordures. Beaucoup publiaient des articles racoleurs et de piètre qualité.
« En fait, pas mal de journalistes et de médias s’en sont pris à vous. Ils ont essayé de recueillir des informations personnelles, de rassembler des rumeurs pour les transformer en articles plausibles et de répandre de fausses informations prétendant que vous comptiez déjà abandonner la Corée pour émigrer en Amérique ou en Europe… »
« Sérieusement ? Ces salauds sans vergogne ! Ils osent s’en prendre avec la pointe de leur plume à celui qui va sauver le royaume de Corée ?! »
« Bien sûr, le Service national de renseignement et le gouvernement ont censuré ces articles jusqu’à présent, mais ce sera difficile après la signature du contrat officiel. L’intérêt qu’on vous porte dépassera ce que nous sommes capables de gérer. Et une fois votre identité révélée, nous n’aurons plus aucune raison valable de censurer les médias. »
Le Service national de renseignement et le gouvernement avaient donc censuré les articles malveillants à mon sujet.
Ces salauds du Service national de renseignement.
J’imagine qu’ils avaient quand même travaillé en coulisses. Je pensais qu’ils ne faisaient que se laisser infiltrer par des agents étrangers.
Bref, les journalistes minables…
Après un instant de réflexion, je répondis :
« Ça me va. »
« Vous êtes sûr ? »
« Oui. Ce ne sont que des journalistes minables, après tout. Annuler une conférence de presse parce que j’ai peur de quelques journalistes minables, ce serait vraiment la honte. »
Qui étais-je ?
J’étais le Chasseur patriote Chungmugong sorcier de Difficulté Extrême Lunatique, celui qui sauverait la République de Corée. Le directeur de la Centrale électrique de la Difficulté Extrême Lunatique. L’hélicoptère d’attaque Apache furtif à l’arc long. Le successeur de la Secte gobeline et un maître martial du Royaume du sommet. Un génie du massacre, successeur de Mao Zedong. Et le Saint Prêtre céleste de Difficulté Extrême Lunatique.
Quelqu’un comme moi était censé fuir parce qu’il avait peur des médias ?
Ce serait vraiment trop la honte !
On dit que la plume est plus forte que l’épée. Mais… elle est moins forte que la magie, non ?
Les plébéiens qui brandissaient des épées et des lances risquaient d’avoir des ennuis si les médias les prenaient pour cible.
Mais moi, je n’étais pas un plébéien primitif qui brandissait des lames et des lances !
« En fait, j’aimerais bien que les journalistes s’en prennent à moi. »
« … Pourquoi ? Si les médias s’acharnent sur vous, votre vie sera difficile à bien des égards. »
« Parce que je vais devenir une superstar. Et une superstar… c’est quelqu’un qui rend fous aussi bien ses fans que ses détracteurs ! »
« … ? »
« C’est une citation célèbre de Hoon-ah hyung. Retenez-la. »
Le GOAT du trot, le dieu Hoon-ah hyung, l’avait dit.
Une vraie superstar rendait fous aussi bien ses détracteurs que ses fans !
Quelqu’un que tout le monde aimait n’était pas une superstar, juste une star. Il fallait que certains vous détestent pour que ceux qui vous aimaient vous adorent à la folie.
Un grand personnage à la présence écrasante comme moi devait susciter à la fois des louanges aveugles et de violentes critiques. Pour une superstar, les anti-fans étaient pratiquement indispensables.
Maintenant que j’avais décidé de devenir un accro à l’attention qui dépasserait Donald Torumph et Elon Mengsk, il était normal que les gens commencent à m’insulter !
Ces journalistes minables devaient me critiquer et m’insulter juste ce qu’il fallait pour que les habitants du royaume de Corée m’apprécient encore plus.
« Alors, vous n’avez plus besoin de censurer les médias. Ils doivent me critiquer pour que les habitants de notre pays m’aiment davantage. »
« Mais… »
« Ça va vraiment. Ce qui compte davantage, c’est le menu du banquet. Le président coréen et Torumph seront là tous les deux, alors ils serviront quelque chose de vraiment bon, pas vrai ? Du homard, par exemple. Je n’en ai jamais mangé. J’aimerais bien goûter cette fois. »
« Non. Ce sera probablement un repas coréen traditionnel. Il est de coutume de servir les plats traditionnels du pays hôte. »
« Non… ! Pourquoi ?! »
Nous passâmes Gyeongbokgung et nous dirigeâmes vers la Maison-Bleue.
Les tuiles bleues, dressées au pied du mont Bugak, apparurent dans notre champ de vision.
* * *
Une fois arrivés à la Maison-Bleue, nous passâmes d’abord les contrôles de sécurité.
Les hommes du Service de sécurité présidentielle fouillèrent mes affaires et la voiture.
« Monsieur Baek Jiho… C’est confirmé. Vous n’avez pas d’arme sur vous, n’est-ce pas ? »
« Non. »
« Qu’est-ce que c’est, ce bâton ? »
« Ah. C’est mon bâton. Je commence à me faire vieux… alors j’ai besoin d’une canne pour me déplacer. Ouf, mon pauvre dos. »
« … »
Grâce à mon statut de Chasseur sorcier, je pus facilement faire entrer mon bâton.
De l’extérieur, ce n’était qu’une vieille canne miteuse. Ça me faciliterait l’usage de la magie.
Grâce à mon entraînement récent, j’étais capable d’utiliser la magie sans bâton, mais l’efficacité était bien moindre.
Après les contrôles de sécurité, ce fut l’heure du maquillage.
Avant mon passage devant les médias, j’étais censé me faire maquiller dans une loge de la Maison-Bleue.
Mais je refusai catégoriquement.
« Beurk… ! Un homme qui se maquille ?! Je ne suis pas une pédale, putain ! Je ne me ferai pas maquiller, c’est clair ?! »
« Monsieur Baek Jiho ? Mais vous allez bientôt passer devant les caméras. Il faudrait au moins mettre une base de teint… »
« Je ne suis pas une pédale, putain ! »
Elles brandirent soudain des produits cosmétiques devant mon visage.
Je n’eus naturellement d’autre choix que de reculer en hurlant d’horreur et de m’enfuir !
Un mec avec une bite qui se met de la poudre sur la gueule ?!
Réprimande !
Un vrai maître martial devait se tenir loin du maquillage de pédale et rester près de la sueur et du fer !
Les hommes qui empestaient la poudre pour le visage n’avaient leur place que dans le show-business ou les bars gays !
Comment moi, l’homme le plus viril des hommes, pouvais-je me mettre de la poudre sur le visage ?
C’était ridicule. Évidemment !
« Jiho… Tu ne peux pas rester tranquille et te laisser faire ? Pourquoi tu fais tout ce cirque alors qu’on a fait tout ce chemin… »
« Tu ne peux pas comprendre, tu es une femme. Un homme qui se met de la poudre sur le visage, c’est un homme qui va se faire tomber la bite. Les seuls produits qu’un homme peut utiliser, c’est un tonique hydratant tout-en-un et de la crème solaire ! »
« Ah… C’est gênant. »
Pour une raison ou une autre, ma sœur était gênée de me voir me débattre.
Non, c’était bien plus gênant de voir des hommes se maquiller.
Ma sœur ne comprenait peut-être pas ces sentiments virils parce qu’elle était une femme.
Au milieu de toutes ces procédures pénibles, j’entendis des voix discrètes tout autour de moi.
« C’est vraiment le Point bleu ? »
« Hum… Son monde intérieur a l’air extraordinaire, en tout cas. »
« Je devrais lui demander un autographe ? »
« Laisse tomber. Si le chef te surprend, tu vas te faire passer un savon. »
« J’ai entendu dire qu’il gagnait des centaines de milliers de points par jour. C’est incroyable. Il paraît qu’il est encore dans les Étages supérieurs et qu’il gagne déjà autant… »
« Peut-être que notre pays ne s’effondrera vraiment pas, finalement… »
Les employés de la Maison-Bleue n’arrêtaient pas de me jeter des coups d’œil.
Il y avait des agents du Service de sécurité présidentielle, des secrétaires et des employés chargés du maquillage.
Ils chuchotaient entre eux en pensant que je ne pouvais pas les entendre. Mais le Chasseur sorcier de Difficulté Extrême Lunatique entendait tout.
Je souris en coin.
Ils doivent me trouver fascinant.
Après tout, j’avais gardé mon identité secrète jusqu’ici.
Seuls quelques proches, le Service national de renseignement et des hauts fonctionnaires connaissaient mon visage.
Maintenant qu’ils pouvaient enfin me voir, ils ne pouvaient que me trouver fascinant.
Ensuite, je reçus diverses consignes. On m’expliqua le déroulement de la cérémonie du contrat, on me donna des conseils pour répondre aux journalistes, ainsi qu’une liste de questions probables et des réponses suggérées.
Naturellement, je ne les mémorisai pas correctement.
De toute façon, j’allais répondre selon mes propres convictions, alors je ne voyais pas l’intérêt d’apprendre par cœur les questions et les réponses prévues.
Au milieu de ces procédures compliquées et contraignantes, quelqu’un vint nous voir.
« Ho ho. Je suis désolé de vous avoir fait attendre avant de venir accueillir notre invité. Ma conversation avec le président Trump a duré plus longtemps que prévu, voyez-vous. »
Clac, clac.
Un homme d’âge mûr descendit le long couloir de la Maison-Bleue, suivi par un groupe de secrétaires.
Son visage m’était familier. Évidemment. On le voyait tout le temps aux informations.
Il avait la quarantaine, ce qui était assez jeune pour un politicien. Il avait l’air épuisé et de lourdes cernes lui creusaient le dessous des yeux.
Quelques années plus tôt à peine, il n’était qu’un politicien indépendant inconnu. Puis le pays avait commencé à s’effondrer pour de bon.
Il était rapidement remonté depuis le bas de l’échelle et avait fini par accéder à la présidence.
Avec un sourire chaleureux, il me tendit la main.
« Je suis Jang Daehan, président de la République de Corée. Je suis ravi de vous rencontrer. »
« C’est moi. »
« J’attendais avec impatience de rencontrer le Chasseur Baek Jiho. Nous voici enfin face à face. Merci d’être venu jusqu’ici. »
Jang Daehan, le président du royaume de Corée.
Il était venu me voir.
En lui serrant la main, je fus étrangement ému.
Hum. C’est un peu étrange de serrer la main de quelqu’un que je n’ai vu qu’à la télévision.
Je jetai un coup d’œil.
Mon regard se posa sur le sommet de son crâne.
Son crâne brillait de mille feux.
Le président avait une calvitie au sommet du crâne !
Je marmonnai pour moi-même :
On disait qu’il avait encore tous ses cheveux avant de devenir président, mais qu’une fois élu, le stress lui avait fait perdre ceux du sommet du crâne. Enfin, être président d’un pays au bord de l’effondrement ne devait pas être facile.
C’était pour ça qu’on le surnommait le Chauve.
Un autre président du passé était célèbre pour sa calvitie, mais il s’agissait d’une personne tout à fait différente, alors ne vous méprenez pas.
Bref, le président Jang Daehan…
Il est à plaindre à bien des égards.
Un homme qui courait sans relâche d’un endroit à l’autre pour sauver sa patrie d’un effondrement imminent.
Il avait sillonné l’Amérique, la Chine, la Russie, l’Europe et le Japon, mendiant des points comme un mendiant. Il s’était présenté devant l’ONU et Londres, les suppliant d’aider la Corée en lui donnant des points.
Un homme comme ça.
Il fallait reconnaître que ce n’était pas très digne d’un chef d’État…
Mais quand le pays était complètement dans la merde, quelle dignité restait-il à préserver ?
C’était pour ça que la plupart des citoyens avaient de la peine pour lui.
Chaque fois qu’ils voyaient son crâne se dégarnir, ils ne pouvaient s’empêcher de le plaindre.
Tss, tss.
Je claquai doucement la langue.
Le pauvre. Il était devenu président d’un pays au bord de l’effondrement pour rien, et maintenant il subissait toutes sortes d’épreuves et d’humiliations.
Un homme admirable et à plaindre.
Je devais au moins l’encourager.
Tout en lui tenant la main, je lui adressai quelques mots réconfortants.
« Président Jang Daehan. Ce Chasseur patriote Chungmugong de Difficulté Extrême Lunatique va bientôt sauver la République de Corée. Quand elle se sera relevée et que votre stress aura disparu, vos cheveux repousseront sur le sommet de votre crâne, pas vrai ? Alors, tenez bon encore un peu. »
« Jiho ! »
« … ! »
Ma sœur, qui avait assisté à la scène, en resta stupéfaite.
Les secrétaires et les employés autour de nous ouvrirent eux aussi de grands yeux.
Pourquoi tout le monde réagissait comme ça ?
Y avait-il quelque chose qui clochait dans mes encouragements sincères ?
Notes de bas de page :
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