Chapitre 8
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Traducteur/éditeur : Hydrogen B.
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Chapitre 8 : 008
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Le lendemain matin.
Je me rendis à l’Antenne de gestion des grimpeurs avec ma grande sœur.
« Maintenant que l’Ordre général de mobilisation des chasseurs a été décrété, tu vas devoir te rendre tous les jours à l’Antenne des grimpeurs et y déposer des points. »
« Tous les jours ? »
« Oui. Tous les jours. En gros, c’est un contrôle de présence. Tu dois y aller une fois par jour et verser des points. Sinon, ça va poser un gros problème. »
L’Ordre général de mobilisation des chasseurs avait été décrété.
Tous les chasseurs, sans exception, devaient entrer dans la Tour et gagner des points.
Certains chasseurs pouvaient éviter d’entrer dans la Tour et faire semblant d’être actifs. C’était pourquoi le gouvernement leur prélevait des points de force chaque jour, comme pour vérifier leur présence.
L’antenne de l’Agence de gestion des grimpeurs était bondée malgré l’heure matinale.
L’ordre de mobilisation avait attiré une foule de chasseurs.
Je pris un ticket et attendis.
« Chasseur numéro vingt et un ! »
« Oui. »
Je me levai et me dirigeai vers le guichet d’échange des points.
Puis je posai la main sur la boule de cristal qui m’était familière.
[Veuillez préciser le nombre de points à transférer à la « République de Corée ».]
« Tous. »
[Transfert de 34 points à la « République de Corée ».]
Je transférai les points.
Le fonctionnaire à côté de moi regarda la boule de cristal.
« Chasseur Baek Jiho, nous avons confirmé le transfert de 34 points. Nous verserons 340 000 won sur le compte que vous nous avez indiqué. »
« D’accord. Mais je dois vraiment venir tous les jours ? Je ne peux pas les garder et tout déposer d’un coup ? »
« Avec l’Ordre général de mobilisation des chasseurs, nous devons vérifier que les chasseurs entrent bien dans la Tour chaque jour. Vous devez donc venir à l’antenne et déposer des points quotidiennement, ou au moins une fois tous les deux jours. »
« Et si je ne me présente pas ? »
« Si vous refusez de répondre à la convocation pendant plus de trois jours, vous serez placé en détention de force. Ensuite, comme les autres chasseurs de réserve, vous grimperez la Tour tout en étant hébergé dans un centre. »
« … »
C’était quand même sacrément brutal.
Si je disparaissais dans la nature, ils m’enlèveraient, m’enfermeraient et me soutireraient mes points.
À ce rythme, je n’avais pas d’autre choix que de pointer tous les jours.
« Ah, ça ne veut pas dire que vous serez enfermé quelque part comme dans une prison. Nous hébergeons les chasseurs dans des lieux comme les résidences universitaires ou les centres d’entraînement et les encourageons à grimper. Nous veillons aussi à ce que vous soyez à l’aise. Alors, si venir tous les jours à l’antenne vous pose problème, vous pourriez rester dans les hébergements que nous mettons à votre disposition… »
« Non, non, ça va, vraiment. Je préfère rester chez moi. »
« N’hésitez pas à nous le faire savoir si vous en avez besoin. »
Je m’éloignai du guichet en toute hâte, comme si je fuyais cette offre glaçante.
Ils étaient dingues ? Pourquoi quitter le confort de mon chez-moi pour une prison ?
Même si c’était un appartement semi-enterré, la maison restait ce qu’il y avait de mieux.
« Grande sœur, rentrons à la maison. »
« Tu n’as besoin de rien ? »
« On pourrait acheter de la poitrine de porc au marché en rentrant. J’en mangerais bien ce soir. »
Nous quittâmes l’Antenne des grimpeurs et rentrâmes à la maison.
Puis, par habitude, j’ouvris le Forum des chasseurs.
Je crois que je deviens accro au Forum des chasseurs.
Le pays était en plein chaos et toutes sortes de publications ne cessaient d’apparaître. Je me retrouvais à consulter le forum encore et encore.
C’était ça, l’addiction aux forums ?
Je parcourus rapidement les publications les plus récentes.
[Les soldats foutent vraiment les jetons]
[Les hébergements sont bien ?]
[À partir d’aujourd’hui, les chasseurs inactifs sont déployés de force, c’est ça ?]
[Gagnez des points, je ne veux pas mourir]
[Quelles actions acheter pendant l’Ordre général de mobilisation des chasseurs ?]
Contrairement à la veille, où le forum avait été en pleine ébullition, l’ambiance s’était un peu calmée.
Je lus quelques publications qui attiraient mon attention.
[Titre de la publication : Les soldats foutent vraiment les jetons]
Ils sont tarés, ces connards ?
Ils se baladent dans l’université avec des véhicules blindés et des fusils.
L’ambiance est vraiment flippante. On se croirait en pleine guerre…
Qu’est-ce que l’armée fout là ?
Il y a un exercice militaire près de l’université ?
└ T’as pas vu les infos ? Ils ont dit qu’ils réquisitionnaient les résidences universitaires pour y loger les chasseurs.
└ Normal que l’ambiance soit flippante. Ils ne tirent sur personne, mais on est pratiquement en temps de guerre. Mdr.
└ Mais qu’est-ce que tu fous encore à l’université à cette heure-ci ? Toutes les facs devraient être fermées, maintenant.
└└ (Auteur) Je suis en master, alors j’étais encore à la fac.
└└ Un esclave en master… Courage. T’as sûrement même pas eu le temps de regarder les infos.
[Titre de la publication : Les hébergements sont bien ?]
(Une simple photo de l’intérieur d’une chambre.)
Les soldats m’ont embarqué, alors j’ai cru qu’ils allaient m’enfermer dans une prison militaire.
Mais ils m’ont emmené dans une résidence universitaire.
Ils m’ont dit d’habiter ici, de grimper la Tour tous les jours et de déposer mes points.
Ah… La Tour me fait peur.
└ Ben, n’y va pas.
└└ (Auteur) Je ne peux pas ne pas y aller. Ils m’ont enfermé et des soldats me braquent avec leurs fusils. Comment tu veux que je refuse ?
└└ Ils ne te menacent pas avec des couteaux, mais avec des fusils ? Mdr.
└ Ils ne t’ont pas pris ton téléphone ? Et pour manger, tu fais comment ?
└└ (Auteur) Ils ne m’ont pas pris mon téléphone. Ils m’apportent trois repas en boîte par jour. Si je demande des vêtements ou des produits de toilette, ils me les fournissent aussi. Je ne peux juste pas sortir du bâtiment de la résidence. Des soldats armés gardent l’entrée.
└└ Au moins, ils traitent les gens comme des êtres humains, j’imagine. Mdr. Je pensais qu’ils allaient vous enfermer en prison et vous faire bosser comme en Chine.
└└ (Auteur) Qu’est-ce que tu racontes, « ils me traitent comme un être humain » ? Je ne peux pas sortir et ils me forcent à entrer dans la Tour. C’est vraiment la merde…
└ Ça me rappelle l’époque du COVID. À l’époque aussi, ils hébergeaient les cas confirmés dans des résidences universitaires et des centres d’entraînement.
└└ La différence, c’est que pendant le COVID, les patients étaient surveillés par des médecins. Maintenant, les chasseurs sont surveillés par des soldats…
└└ La plupart des universités sont fermées pour une durée indéterminée et les résidences sont vides. Ils ne manqueront pas de place.
└└ C’est fini. Enfermez jusqu’au dernier de ces chasseurs inactifs.
« Alors, ils ne les ont pas envoyés en prison, contrairement à ce qu’a dit le fonctionnaire. »
Les chasseurs inactifs embarqués à la suite de l’Ordre général de mobilisation des chasseurs étaient hébergés ensemble dans des endroits comme les résidences universitaires et grimpaient la Tour tous les jours.
Le traitement était étonnamment humain.
En Chine ou en Russie, ils les auraient enfermés et auraient torturé, voire exécuté, ceux qui n’atteignaient pas leur quota.
Il leur suffisait d’entrer dans la Tour et de gagner ne serait-ce que quelques points.
Quelle mesure clémente.
Non. Peut-être que les dingues, ce sont les Chinois et les Russes.
J’avais l’impression que l’éthique ordinaire s’était effondrée depuis le début de l’ère de la Tour.
Détention et travaux forcés.
La Corée d’avant la Tour aurait été en ébullition si on avait fait ça, non ?
Mais c’était la morale de l’ère post-Tour.
Trop de vies étaient en jeu pour se soucier de choses comme les droits humains.
Bref.
Je ferais bien d’y aller ?
« Entrer dans la Tour. »
[Baek Jiho (République de Corée : étage 2)]
[Veuillez sélectionner l’étage où vous souhaitez entrer.]
« Étage 2. »
[Entrée à l’étage 2 de la Tour.]
Flash !
Un halo de lumière éclatant m’enveloppa.
* * *
La lumière s’estompa.
Je regardai lentement autour de moi.
Un espace souterrain, sombre et étroit.
Le plafond, les murs et le sol étaient faits de briques de pierre. Des torches accrochées çà et là répandaient une faible lueur dans l’obscurité.
Derrière moi se trouvait un portail qui menait à la réalité.
Devant moi s’étendait un passage sombre et étroit.
Je murmurai tout bas :
« On m’avait dit que le deuxième étage était un labyrinthe souterrain. »
Le deuxième étage de la Tour des Épreuves était un labyrinthe.
Il fallait traverser le dédale et trouver le Portail de sortie au bout pour réussir l’épreuve.
Mais ce n’était pas un simple labyrinthe.
Il y a des pièges partout et des gobelins patrouillent par groupes de deux dans chaque secteur.
Le labyrinthe du deuxième étage était un endroit où coexistaient toutes sortes de dangers.
D’abord, il y avait le labyrinthe lui-même.
Sa structure était complexe, et il était facile de s’y perdre.
Il fallait régulièrement dessiner des cartes pour ne pas perdre son chemin.
Le labyrinthe était si vaste qu’il fallait plusieurs jours pour en dresser une carte et trouver le bon itinéraire.
On n’y trouvait ni nourriture ni eau.
Il fallait donc faire chaque jour l’aller-retour entre la réalité et la Tour par le Portail de retour.
Ensuite, il y avait les pièges.
De nombreux pièges étaient habilement dissimulés dans le labyrinthe.
Certains projetaient des pointes dès qu’on marchait dessus.
D’autres faisaient tomber des lames du plafond, crachaient de l’acide ou tiraient des flèches empoisonnées enduites d’un venin mortel…
Ils étaient si bien dissimulés et l’endroit si sombre qu’on les repérait difficilement. Ils étaient donc extrêmement dangereux.
Enfin, il y avait les gobelins.
Contrairement à ceux du premier étage, les gobelins du deuxième patrouillaient par groupes de deux.
On se retrouvait donc forcément à se battre à un contre deux.
Les chasseurs du rang facile n’avaient pas l’habitude d’affronter plusieurs ennemis en même temps. Beaucoup peinaient donc à s’en sortir.
En général, il fallait au moins cinq jours pour terminer le deuxième étage, et environ une semaine quand on traînait.
Cartographier le labyrinthe prenait beaucoup de temps.
Comme on n’y trouvait ni eau ni nourriture, il fallait régulièrement retourner dans la réalité par le Portail de retour pour se ravitailler.
Et à chaque retour, les monstres tués entre-temps étaient réapparus.
À cet étage, il fallait enchaîner les allers-retours, les combats et la cartographie.
Tout en faisant attention aux pièges.
Pas étonnant que ce soit si difficile.
Mais…
Pour moi, c’était ridiculement facile.
Parce que j’étais un sorcier.
Je fermai les yeux et me concentrai.
Je sens l’espace lui-même.
C’était comme dessiner une carte en trois dimensions.
L’espace entier prit forme dans mon esprit.
Et je pouvais repérer toutes sortes de choses.
Un piège à pointes dans le sol, à dix pas devant moi.
Un piège à lames au plafond, à quinze pas.
Au croisement, le chemin de gauche, à vingt mètres, était une impasse.
Deux gobelins patrouillaient à trente mètres.
Un petit rire m’échappa.
Ce n’est pas un peu abusé ?
Je voyais tout à des dizaines de mètres aussi clairement que dans ma main. Le labyrinthe n’avait jamais paru aussi pathétique.
Le deuxième étage serait une promenade de santé, lui aussi.
Je m’avançai d’un pas léger.
D’abord, désamorcer le piège.
Je baissai les yeux vers le sol.
Une fine ligne apparaissait entre les briques de pierre qui le composaient.
La dalle s’enfonçait quand on marchait dessus, faisant jaillir des pointes qui transperçaient le dessus du pied.
Pour le désamorcer, c’était simple.
Boule de feu.
Un éclair.
Une minuscule boule de feu fila vers l’avant.
Boum !
Le piège à pointes, habilement dissimulé dans le sol, vola en éclats avec son mécanisme.
Je ramassai les ressorts, les pointes, les engrenages et les autres pièces mises à nu, puis les fourrai dans mon sac.
C’est quand même du métal. Je peux le vendre. J’ai entendu dire qu’on en tirait environ 10 000 won les cent grammes.
Après la taxe de 50 %, ça faisait 5 000 won les cent grammes.
À peu près le prix de la poitrine de porc ces derniers temps.
Justement, je venais d’en acheter.
Je ferais mieux de finir vite, de rentrer et de demander à ma grande sœur de m’en faire griller.
Quand même, les prix étaient devenus complètement dingues ces derniers temps.
Comment la poitrine de porc pouvait coûter 30 000 won le geun…
L’économie des gens ordinaires se dégradait de jour en jour depuis l’apparition de la Tour.
Bref.
Je traversai le labyrinthe sans hésiter.
D’abord, vingt mètres tout droit à droite, puis à gauche. Encore dix mètres, puis de nouveau à gauche. Ensuite, prendre à droite au prochain croisement.
J’avançai en dessinant mentalement le plan du labyrinthe.
Boum ! Crac !
Boum ! Crac !
Chaque fois que je croisais un piège, je lui envoyais une petite boule de feu, le détruisais et récupérais ses pièces.
La plupart étaient des pièges mécaniques, comme les pièges à pointes ou les lames au plafond.
C’étaient des pièges terrifiants, capables de menacer la vie de quelqu’un à tout instant.
Pour moi, ce n’étaient que du butin.
Grrrk !
Kiaaak !
Il m’arrivait aussi de tomber sur des patrouilles de gobelins.
Bien sûr, ils ne représentaient aucune menace sérieuse.
Boum ! Boum !
Une petite boule de feu dans la tête de chacun suffisait à les achever.
Leurs crânes éclatèrent et ils s’effondrèrent, inertes.
Je ramassai leurs dagues et les fourrai dans mon sac.
Après avoir éliminé d’innombrables pièges et gobelins, mon sac était plein à craquer.
« Ça doit faire une trentaine de kilos. Non, plutôt quarante ? »
Tout était en métal, alors c’était assez lourd.
Mais ça ne gênait pas mes déplacements.
Mes capacités physiques s’étaient améliorées après mon éveil en tant que chasseur.
Même quarante kilos me semblaient légers comme une plume.
Cette constatation m’émut étrangement.
On dirait qu’hier encore, je peinais sous un sac plein pendant mon service militaire…
Maintenant, je pouvais porter tout ce poids sans rien sentir.
Je faisais surtout de la magie et pas beaucoup d’exercice physique, alors je n’avais pas souvent eu l’occasion de m’en rendre compte.
Mais mon corps s’était bel et bien renforcé.
Je progressai rapidement dans le labyrinthe.
« Voilà le Portail de sortie. »
Près de la fin du labyrinthe, je trouvai le Portail de sortie.
Une fois de plus, j’avais traversé la Tour sans une égratignure.
Mais je ne me précipitai pas vers le Portail de sortie.
« Waouh, regardez-moi où ils ont placé ce piège. Il y en a un juste devant le Portail de sortie ? C’est d’une malveillance flagrante. »
J’avais repéré un piège habilement dissimulé dans le mur, juste à côté du Portail de sortie.
Si je m’étais réjoui à l’idée de sortir et avais foncé droit devant, une flèche m’aurait transpercé le flanc.
Et c’est un piège à flèches empoisonnées, en plus.
Les pièges à flèches empoisonnées avaient la réputation d’être les plus cruels du deuxième étage.
Ils étaient bien plus habilement dissimulés que les autres, et le poison mortel qui enduisait leurs flèches les rendait létaux.
Je n’en avais pas encore croisé un seul. Je pensais donc pouvoir traverser l’étage sans en voir.
Qui aurait cru qu’il se cachait au tout dernier endroit ?
« Je vais m’en occuper et sortir. »
Fouish !
Je formai une boule de feu et m’apprêtai à la lancer.
Une fois ce dernier piège neutralisé, je pourrais terminer le deuxième étage et sortir aussitôt.
Je n’avais aucune raison d’hésiter.
Mais…
… Ce piège.
Je m’arrêtai.
La boule de feu que j’étais sur le point de lancer se figea dans les airs.
« Pourquoi y a-t-il des Motes bleues rassemblées là ? »
Le piège à flèches empoisonnées qui avait sournoisement visé mon flanc.
Je voyais un agencement de Motes bleues à cet endroit.
Ce serait possible ? Il y aurait une sorte de magie à l’intérieur ?
Je m’approchai lentement et avançai prudemment mon épée à une main.
Alors…
Pshh !
Une flèche empoisonnée jaillit d’un minuscule trou dans le mur.
Clang !
La flèche heurta mon épée à une main et ricocha sans force.
À cet instant, je le vis.
À l’intérieur du piège, l’agencement des Motes bleues s’illumina d’un seul coup et déclencha un sort.
Une suite de cercles qui se chevauchent.
J’en lus le motif.
Puis j’en compris la structure.
« Ce serait… un sort qui projette de l’air comprimé ? »
Le piège à flèches empoisonnées se servait de la magie pour comprimer l’air et propulser une flèche chargée.
Autrement dit, le motif de Motes bleues que je voyais comprimait l’air avant de le projeter.
Mon cœur se mit à battre plus vite.
Un nouveau sort. Je peux l’apprendre !
Si je reproduisais ce motif, je pourrais lancer le même sort.
Mais je ne pensais pas à un sort tout simple qui projette de l’air comprimé.
« Tranche-vent, me voilà ! »
Si je comprimais l’air en forme de lame avant de le lancer, ça donnerait le Tranche-vent, non ?
Je me mis aussitôt à reproduire le motif qui se trouvait devant moi.
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