Chapitre 75
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Traducteur/éditeur : Hydrogen B.
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Chapitre 75 : 075
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Je commençai par appeler Han Seonga.
— Dring. Clic.
Elle décrocha après une seule sonnerie.
Je me mis aussitôt à parler.
« Han Seonga. La Chine, la Russie et le Japon ont envahi le pays. »
— Quoi ?
« Je vais tous les éliminer, alors demande au Service national de renseignement de s’occuper du nettoyage. Ah, et envoie des agents protéger ma sœur et Rachel, qui est inconsciente chez moi. Au fait, Rachel a essayé de me kidnapper. Alors arrêtez-la ou faites ce que vous voulez. »
— Monsieur Baek Jiho ?! Nous allons envoyer des agents sur place immédiatement. Pourriez-vous nous expliquer plus en détail…
« Le Japon va probablement bientôt attaquer le quartier général du Service national de renseignement. Ils veulent récupérer l’Artefact de contrôle mental. Je vais vite régler le compte des salauds chinois et russes, puis venir vous aider. Tenez bon encore un peu. »
— Monsieur Baek Jiho !
« Je n’ai pas le temps. Je raccroche. »
Clic.
Après avoir raccroché, j’appelai la personne suivante.
Il s’agissait de Choi Yejin.
Elle aussi était dans le collimateur de la Chine.
Je devais la prévenir à l’avance.
— Dring. Dring. Dring. Dring…
La sonnerie retentit longtemps.
Mais elle ne décrochait pas.
En même temps, il était presque minuit.
Rien d’étonnant à ce qu’elle dorme.
Combien de fois l’avais-je rappelée, déjà ?
— Putain… Pourquoi tu m’appelles à cette heure-ci, espèce d’ordure ?
Heureusement, elle finit par répondre.
J’allai droit au but.
« Choi Yejin la banale. Quatre Chasseurs chinois des étages supérieurs, des membres du Comité, se dirigent vers toi. Prépare-toi vite au combat. »
— Quoi ? De quoi tu parles ? Pourquoi les Chinois viendraient ici ? Et des Chasseurs des étages supérieurs ? Mais qu’est-ce que… ?
« Ils ont envahi le pays pour s’en prendre à toi et à moi. Ils ont dit qu’ils allaient tuer tous les chasseurs de rang difficile de notre pays. Bref, dégrise vite et prépare-toi à te battre. Fais attention. Je vais régler le compte des salauds russes ici, puis je viendrai tout de suite te donner un coup de main. »
— Hé ! Mais de quoi tu parles ? Explique-moi correctement…
Clic.
Après avoir raccroché, je ramassai les documents.
Ceux que Rachel avait apportés.
Ils contenaient des renseignements opérationnels sur la Chine, la Russie et le Japon, des informations que même le Service national de renseignement n’avait pas réussi à obtenir.
Si je m’en servais, traquer l’ennemi serait bien plus facile.
En parcourant les documents, je marmonnai :
« D’abord, la Russie vient droit sur moi. La Chine s’en prend d’abord à Choi Yejin. Le Japon attaque le quartier général du Service national de renseignement… »
Trois pays avaient envahi la Corée le même jour.
Et chacun avait un objectif différent.
La Chine voulait simplement se venger.
Pour restaurer le prestige national chinois après que je l’avais humiliée, elle comptait tuer tous les chasseurs de rang difficile de Corée, le royaume.
Elle avait envoyé quatre membres du Comité pour accomplir cette tâche.
C’était l’ennemi le plus dangereux.
La Russie, elle, me visait.
Elle voulait me kidnapper, moi, le sixième chasseur de rang difficile présumé de la République de Corée, pour m’exploiter dans sa ferme à points.
Pour cela, la Russie avait envoyé le Groupe Zaslon.
En matière de puissance, il n’était pas très différent de l’unité spéciale du Ministère de la Sécurité d’État chinois qui avait envahi le pays auparavant.
Après tout, ils n’étaient que des Chasseurs des étages supérieurs.
Je ne pouvais pas pour autant baisser ma garde.
J’avais entendu dire qu’ils menaient leurs opérations de manière plus rigoureuse et plus méthodique que le Ministère de la Sécurité d’État.
Contrairement aux salauds du Ministère de la Sécurité d’État, qui avaient joué les seigneurs de guerre planqués en Asie du Sud-Est et en Inde, ceux-là avaient une expérience du combat bien réelle et innombrable, après avoir affronté toutes sortes de forces spéciales de l’Union européenne en Europe de l’Est.
Même s’il ne s’agissait que de chasseurs ordinaires des étages supérieurs, je ne pouvais pas me permettre d’être négligent.
Enfin, il y avait le CIRO japonais.
Leur objectif était de récupérer l’artefact qu’ils avaient perdu : l’Artefact de contrôle mental.
À titre indicatif, ils étaient complètement inoffensifs.
Ils n’avaient envoyé qu’une unité spéciale de chasseurs composée de quelques dizaines de Chasseurs des étages intermédiaires, qui, paraît-il, n’avaient pas beaucoup d’expérience du combat non plus.
Je pouvais les balayer sans difficulté.
Froufrou.
Après avoir remis les documents en ordre, je marmonnai :
« D’abord, je m’occupe de la Russie, qui est tout près, puis de la Chine et enfin du Japon. »
Les Russes déployaient leurs forces tout près d’ici.
Les Chinois avaient atterri à l’aéroport international d’Incheon et se dirigeaient vers Itaewon-dong, où se trouvait Choi Yejin.
Les Japonais se rassemblaient près de Naegok-dong, dans l’arrondissement de Seocho, où se trouvait le Service national de renseignement.
Quelle situation absurde.
« Bande de voisins cinglés. Quelqu’un a couvert Séoul de miel ou quoi ? Pourquoi vous rappliquez tous ici le même jour ? »
À ce rythme-là, même trois moi n’auraient pas suffi.
Je devais chasser les Russes ici, dans l’arrondissement de Jungnang, les Chinois à Itaewon-dong, puis aller à Seocho pour chasser les Japonais.
Ce n’était pas comme si je faisais une visite guidée de Séoul…
J’allais devoir courir dans tous les sens sans m’arrêter.
Enfin.
« C’est l’heure de la chasse. »
D’abord, la Russie, tout près.
J’enfilai mon manteau.
* * *
« Les troupes sont en position. »
Dmitry Andreyevich Sokolov, chef d’équipe du Groupe Zaslon du SVR russe, hocha la tête en entendant son subordonné.
« Lancez l’assaut. Mais n’oubliez pas : Baek Jiho doit être capturé vivant. Ne le tuez sous aucun prétexte. »
« Bien compris. »
« Mettez vos masques à gaz. Préparez les obus à gaz. »
À l’ordre du chef d’équipe Dmitry, les membres du Groupe Zaslon se mirent en mouvement avec une coordination parfaite.
— Huf. Huf.
— Clac. Clic.
Ils sortirent leurs masques à gaz et les enfilèrent.
Puis, l’un après l’autre, ils levèrent leurs lance-grenades.
« Nous allons commencer par le plan A. »
Le plan A.
Administrer un anesthésiant et neutraliser la cible.
La méthode était simple.
« Gaz. Gaz. Gaz. »
Il leur suffisait de tirer du gaz anesthésiant à forte concentration dans la maison de Baek Jiho.
Poum ! Poum ! Poum ! Poum !
Plusieurs obus jaillirent des lance-grenades et fendirent les airs.
— Crac !
Ils brisèrent les fenêtres du demi-sous-sol et s’écrasèrent dans la maison.
— Pssssss !
Une fumée rose s’éleva des fenêtres du demi-sous-sol.
C’étaient des obus à gaz.
Ils avaient tiré des obus qui répandaient de grandes quantités de gaz anesthésiant dans la maison de Baek Jiho.
En observant la scène, le chef d’équipe Dmitry murmura :
« C’est un anesthésiant toxique des Étages supérieurs. Même un chasseur de rang difficile ne pourra pas y résister. »
Les somnifères ordinaires n’avaient aucun effet sur les Chasseurs des étages supérieurs et au-delà.
C’étaient des surhommes qui avaient déjà dépassé les limites humaines.
Les gaz chimiques de la Terre moderne ne pouvaient pas leur infliger de dégâts importants.
Tout au plus pouvaient-ils irriter leurs muqueuses au point de leur faire verser des torrents de larmes et de morve.
Mais les différents poisons trouvés dans les Étages supérieurs de la Tour étaient une tout autre affaire.
Un anesthésiant capable d’agir même sur d’énormes monstres.
Ce gaz anesthésiant avait été obtenu en le raffinant puis en le vaporisant.
Peu importait que Baek Jiho soit un chasseur de rang difficile : il venait tout juste d’atteindre les Étages supérieurs.
Il ne pouvait que se faire neutraliser rapidement.
À cet instant, pourtant, un imprévu se produisit.
— Ffffffouuuuu !
« Quoi ?! »
« D’où vient cette bourrasque ?! »
Un vent violent se mit soudain à souffler depuis la villa en demi-sous-sol de Baek Jiho.
— Fffou !
La fumée rose qui s’échappait de la maison en jaillit d’un coup et monta haut dans le ciel.
Dmitry fronça les sourcils.
« Qu’est-ce que c’est que ça ?! Pourquoi un vent aussi violent s’est-il levé tout à coup… ? »
« Tout le gaz a été chassé de la maison. »
« Il a un artefact qui contrôle le vent ? Quel étrange artefact… Nous n’avons pas le choix. Lancez le plan B. »
La bourrasque qui avait jailli soudainement dispersa rapidement le gaz.
L’anesthésiant n’avait probablement eu aucun effet.
Il était temps de déployer directement les troupes.
« Équipe Granite, avancez. Équipe Sokol, couvrez-les. »
« Compris. »
— Clac. Ching.
Douze membres des forces spéciales, armés de fusils et d’épées, s’approchèrent de la villa de Baek Jiho.
Leurs épées longues étaient des artefacts de grade 2, et leurs fusils étaient chargés de munitions anesthésiantes à forte concentration.
Ils comptaient l’affronter à l’épée tout en le maîtrisant avec leurs balles anesthésiantes.
Ils venaient d’atteindre l’entrée de la villa quand…
— Grincement.
« ! »
La porte de la villa s’ouvrit brusquement.
Il n’y avait personne derrière la porte ouverte.
L’entrée était simplement vide.
Mais les membres des forces spéciales du Groupe Zaslon avaient déjà rencontré des situations similaires à maintes reprises sur les champs de bataille d’Europe de l’Est.
Ils comprirent aussitôt.
« C’est un artefact d’invisibilité ! »
« Tirez en rafale ! »
Les Chasseurs du Groupe Zaslon devinèrent où se trouvait Baek Jiho.
Ils ouvrirent le feu tous ensemble.
— Bang bang bang bang bang !
Des fusils de gros calibre chargés de balles anesthésiantes anti-chasseurs crachèrent des flammes sans discontinuer.
Des centaines de balles déchirèrent les airs.
Des traçantes, scintillant comme des étoiles, lacérèrent l’obscurité.
Le fracas assourdissant des tirs résonna dans Séoul en pleine nuit.
Pourtant, pas une seule des centaines de balles ne toucha sa cible.
— Vrouuuuch !
« Quoi ?! De l’eau ? »
« Qu’est-ce que c’est que ça ?! »
Une énorme quantité d’eau venait d’apparaître.
Elle tournoyait comme un vortex, déviant toutes les balles et les emportant au loin.
Tss.
Dmitry claqua doucement la langue.
« Un artefact qui contrôle le vent, un autre qui contrôle l’eau, et même un artefact d’invisibilité… Il a toute une collection d’artefacts absurdes. Le gouvernement coréen les lui a fournis ? Non. La Corée, ce pays faible en matière d’ascension, ne devrait pas en posséder de pareils… »
« Les balles ne marchent pas et on ne le voit même pas. Qu’est-ce qu’on fait ? »
« Déployez de la fumée. Il faut d’abord le faire apparaître. »
« Lancez les grenades fumigènes ! »
Poum. Poum poum. Tac.
Plusieurs grenades fumigènes fusèrent et retombèrent dans le quartier des villas.
— Pssst ! Pssssss !
Une fumée blanche s’éleva.
La zone autour de la villa fut bientôt noyée dans une fumée suffocante.
Et alors, ils le virent.
Une silhouette transparente qui se déplaçait dans la fumée.
« Le voilà ! Feu ! »
— Bang bang bang bang bang !
Une pluie de balles s’abattit.
Au beau milieu de la nuit, dans l’arrondissement de Jungnang, à Séoul, les coups de feu et les explosions se mirent à retentir sans fin.
* * *
Je serrai les dents.
« Bande de Russes cinglés. Ils se battent comme des crevards. »
Tout avait commencé alors que je rassemblais les pièces que j’allais utiliser pour le Railgun.
Les fenêtres de la maison avaient soudain volé en éclats.
Puis des objets qui ressemblaient à des grenades s’étaient écrasés à l’intérieur, répandant partout un gaz rose.
Ces tarés de Russes avaient lancé des obus à gaz par nos fenêtres !
Pris de court, j’avais aussitôt utilisé ma magie élémentaire du vent.
J’avais chassé le gaz dehors.
Mais à peine avais-je mis le pied hors de la villa qu’une rafale de tirs s’était abattue sur moi.
Ils avaient vite compris que j’utilisais un artefact d’invisibilité et avaient tenté de me clouer sur place par un tir nourri.
J’avais tout juste réussi à bloquer la pluie de balles avec l’Aura protectrice aqueuse.
Puis ils avaient lancé leur salve de fumée.
Pour contrer mon artefact d’invisibilité, ils avaient répandu de la fumée afin de me repérer.
Et à cause de ça…
— Bang bang bang bang bang !!!
Des balles fondirent sur moi de toutes les directions.
De face, sur les côtés, d’en haut.
Ils tiraient depuis toutes leurs positions.
Je les bloquai avec l’Aura protectrice.
À ce stade, je devais bien l’admettre.
« Ces Russes ont dit qu’ils avaient souvent affronté les forces spéciales européennes en Europe de l’Est, pas vrai ? Ils se battent vraiment mieux que les salauds chinois. »
Les membres des forces spéciales chinoises et russes.
On disait qu’ils étaient tous au même niveau des Étages supérieurs, alors je m’étais attendu à ce qu’ils aient à peu près la même puissance.
Comme j’avais écrasé les membres des forces spéciales chinoises, je pensais pouvoir me débarrasser des Russes sans trop de mal.
Mais je m’étais trompé.
Leur niveau au combat était peut-être semblable à celui des forces spéciales chinoises…
Mais leur mouvement et leur organisation étaient différents.
Contrairement aux salauds chinois, qui s’étaient entassés dans un centre commercial avant de se faire massacrer sans pouvoir réagir, eux se déplaçaient de façon méthodique et organisée.
Gaz, fumée.
Ils utilisaient toutes sortes d’armes de soutien sans hésiter.
Ils occupaient toutes les directions et me harcelaient sans relâche par des tirs croisés.
C’était ça, la différence entre des troupes d’élite ?
Enfin…
« Pas mal pour de simples salauds de rang normal. Mais ça s’arrête là. »
Qui étais-je ?
Le Chasseur sorcier de Difficulté Extrême Lunatique !
Et les sorciers avaient la plus grande polyvalence.
Ils pouvaient bien m’attaquer avec leurs trucs minables, comme le gaz et la fumée.
En matière de polyvalence, j’avais bien plus de cordes à mon arc.
Je lançai aussitôt un sort.
« Commençons par dissiper cette fumée qui me trahit. »
— Ffffffouuuuu !
J’utilisai ma magie élémentaire du vent pour chasser la fumée autour de moi.
Une puissante bourrasque souffla et dispersa les volutes épaisses.
La silhouette que la fumée avait révélée se fondit dans le décor et disparut à nouveau.
Les Chasseurs russes paniquèrent.
« Merde ! Cet artefact de vent à la con ! »
« On ne le voit plus ! »
« Continuez de tirer ! Prévoyez où il va se déplacer et arrosez la zone ! »
— Bang bang bang bang bang !!!
Une fois la fumée dissipée et moi de nouveau invisible, ils se mirent à tirer dans tous les sens.
Les murs et les fenêtres des villas voisines furent réduits en miettes.
Des trous innombrables criblèrent les voitures garées dans la rue.
Les habitants allaient subir de gros dégâts matériels.
Je devrais les dédommager de ma poche, plus tard.
Non. Le gouvernement s’en chargerait peut-être pour moi ?
Bref.
« Railgun. »
Après avoir dissipé la fumée, j’utilisai le Railgun.
Je pris une pièce dans ma main et créai un rail virtuel.
Puis j’y injectai de l’électricité.
— Boum !
Un grondement de tonnerre retentit.
Des étincelles intenses jaillirent.
Un éclair aveuglant.
Une traînée bleue transperça l’obscurité.
Le projectile, qui filait à une vitesse largement supérieure à celle du son, transperça la tête d’un Chasseur russe posté sur un toit.
— Splatch.
Sa tête éclata, semant une brume de sang.
Le fusil qu’il tenait lui échappa des mains et tomba du bâtiment.
Je me déplaçai rapidement tout en tirant au Railgun à plusieurs reprises.
— Boum !
— Boum !
— Boum !
Des traînées bleues fendirent les airs les unes après les autres.
À chaque tir, la tête ou la poitrine d’un Chasseur russe explosait.
Le sang éclaboussa les rues, les teintant de rouge.
« Chaque fois qu’on lance de la fumée, une bourrasque l’emporte ! »
« Putain… On n’a pas le choix. Lancez les grenades ! »
« Faites feu avec les lance-grenades ! »
Avaient-ils décidé que les fusils ne suffiraient pas à me maîtriser ?
Poum ! Poum ! Poum ! Poum !
— Fffou !
Ils se mirent à utiliser des grenades et des obus.
Ils comptaient me tuer avec les dégâts de zone provoqués par les explosions.
Si les armes explosives se mettaient à détoner partout, les habitants des environs risquaient d’être pris dans le feu croisé.
Je ne laisserais pas faire.
« Iing Iing, débarrasse-toi de ces bombes. »
— Iing Iing !
Iing Iing, que je tenais dans mes bras, utilisa sa télékinésie.
Vroum !
Les obus et les grenades tirés par les Chasseurs russes furent soulevés par télékinésie et montèrent haut dans le ciel.
Puis…
— Boum !
Ils explosèrent en altitude.
De minuscules fragments retombèrent en pluie.
Les Chasseurs russes s’écrièrent, stupéfaits.
« Pourquoi les grenades et les obus sont dans le ciel ?! »
« Un artefact télékinésique ?! Combien d’artefacts ce salaud a-t-il ?! »
« Les États-Unis sont dans le coup ! La Corée n’a pas autant d’artefacts ! »
« On n’a aucune chance ! Repli ! »
« Dispersez-vous et retrouvez-vous au point d’extraction ! »
Ils commencèrent à battre en retraite, peu à peu.
Ils lancèrent des tas de grenades et de fumigènes pour me ralentir, puis quittèrent leurs positions un à un.
Bien sûr, je n’avais pas l’intention de les laisser partir tranquillement.
« Iing Iing. En haut ! »
— Iing Iing !
J’étais l’Apache à l’arc long.
Le faucheur des troupes au sol.
Aucun fantassin ne pouvait m’échapper.
Et je n’étais plus un simple Apache à l’arc long.
Je possédais un artefact d’invisibilité.
J’étais devenu l’Apache furtif à l’arc long !
« L’heure de l’Apache furtif à l’arc long a sonné !!! »
— Iing Iing !!!
Vroum.
Grâce au vol télékinésique d’Iing Iing, je m’élevai haut dans le ciel.
Je lui donnai un ordre.
« Iing Iing. Tu vois les types qui parlaient cette drôle de langue et qui se sont enfuis tout à l’heure ? Poursuis-les. »
— Iing Iing !
Avec les capacités de reconnaissance et de vol d’Iing Iing pour me guider, je les traquai et les éliminai.
La poursuite et l’élimination furent incroyablement faciles et sans effort.
— Iing !
Chaque fois qu’Iing Iing pointait un endroit de son petit doigt en volant, un Chasseur russe en fuite s’y trouvait, paniqué.
— Boum !
Je n’avais qu’à tirer au Railgun pour leur percer un gros trou à l’arrière du crâne.
Même dispersés et partis dans des directions différentes, ils ne pouvaient éviter les traînées du Railgun qui fondaient du ciel.
— Boum !
— Boum !
— Boum !
— Boum !…
À chaque éclair et chaque explosion, des traînées bleues tombaient du ciel et transperçaient la tête ou la poitrine des Russes en fuite.
— Boum !
« Ghh… ! »
Floc.
Le dernier Chasseur russe s’effondra.
Un large trou lui avait été percé dans la poitrine. Il s’affala tandis qu’un flot de sang épais s’écoulait de sa blessure.
Je baissai les yeux vers son corps et murmurai :
« Han Seonga va en baver. Ça va être difficile de nettoyer tout ça. »
Lors de l’affrontement précédent avec la Chine, tout s’était passé dans un immeuble commercial isolé, donc le nettoyage avait été facile.
Il avait suffi d’envoyer des agents et de boucler la zone.
Mais cette fois, le combat avait commencé au milieu d’un quartier résidentiel de villas de l’arrondissement de Jungnang, avant de s’étendre dans toutes les directions.
À cause de ça…
« Qu’est-ce que c’est que ça ? Il y a une guerre ?! »
« Aaaah ! Il y a un cadavre, là ! »
« Appelez la police ! »
Clic ! Clic !
Les appareils photo crépitèrent.
« Je viens de le voir ! Un laser bleu est tombé du ciel et a transpercé quelqu’un ! C’est un extraterrestre ! »
« Qu’est-ce que tu racontes ? Un extraterrestre ? »
« Tu as filmé, pas vrai ? Pas vrai ? Si on met ça sur MyTube, ça fera forcément dix millions de vues. »
« Espèce de cinglé ! Quelqu’un est mort et tu penses aux vues ?! »
Il y avait trop de témoins.
Des gens qui observaient les corps des membres des forces spéciales russes depuis leurs fenêtres ou depuis la rue.
Les objectifs des smartphones qu’ils tenaient à la main luisaient en reflétant la lumière.
Dès demain, les informations et Internet seraient en plein chaos.
Bref.
« La Russie, c’est réglé. Ensuite, la Chine. »
Les salauds chinois devaient déjà se battre contre Choi Yejin.
Je l’appelai.
Et alors…
— Hé !!! Sauve-moi, putain !!!
Le cri désespéré de Choi Yejin retentit dans le téléphone.
Derrière sa voix, j’entendis le bruit du combat.
— Bang bang. Poum. Boum boum boum !
La bataille semblait faire rage.
Choi Yejin parla d’une voix pressante.
— Les salauds chinois sont vraiment venus, putain !!! Je ne tiendrai plus longtemps !!! À l’aide !!! Sauve-moi !!!
« …J’arrive bientôt. »
— Dépêche-toi !
Elle avait l’air désespérée, mais pourquoi semblait-elle aussi étrangement détendue ?
Bref, après avoir raccroché…
« Iing Iing. Allons chez Choi Yejin. »
— Iing !
Accompagné d’Iing Iing, je me dirigeai vers Itaewon-dong, où habitait Choi Yejin.
Après la Russie, la Chine.
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